Les bonnes filles ne font pas ça...
Chapitre 1
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Couverture de Les bonnes filles ne font pas ça..., par OliH
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Les bonnes filles ne font pas ça... — Chapitre 1

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OliH
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Les bonnes filles ne font pas ça...

Chapitre 1

Marie se tenait devant le grand miroir ovale de sa chambre, la lumière dorée de fin d’après-midi caressant sa peau claire. D’un geste précis, elle terminait son maquillage léger. Un trait de mascara pour souligner ses grands yeux brun foncé, un soupçon de blush sur ses pommettes délicates, et une touche de baume sur ses lèvres naturellement pulpeuses. Son carré brun foncé, parfaitement lisse avec une frange droite qui effleurait ses sourcils, encadrait un visage fin et expressif.
Elle soupira, reposant le tube de baume.
Pourquoi ai-je accepté cette soirée ?
Son enfance avait été ce qu’on qualifie d’heureuse. Fille unique d’une famille aisée, catholique pratiquante, élevée dans un cocon de confort et de principes stricts. Ses parents l’aimaient profondément, mais cet amour s’accompagnait d’une vigilance constante. Dès que sa mère constatait que quelque chose était contraire à la morale chrétienne, elle lui disait « Les bonnes filles ne font pas ça… ». Elle a entendu cette phrase des milliers de fois pendant sa jeunesse. Ensuite, ce furent les écoles privées d’excellence, pensionnats non mixtes jusqu’à ses quatorze ans. Un univers presque entièrement féminin, protégé, où le monde extérieur semblait lointain et légèrement dangereux.
Ce n’est qu’à quatorze ans qu’elle avait commencé à côtoyer des garçons, tous issus du même milieu fermé. À dix-huit ans, elle avait rencontré Édouard. Même âge, même éducation, mêmes références. Ses parents l’adoraient, il était le gendre idéal. Marie s’était convaincue qu’elle l’aimait. Ils partageaient les mêmes centres d’intérêt, allaient à la messe ensemble, parlaient d’avenir avec sérénité. Elle s’imaginait déjà en robe blanche, entourée d’enfants.
Un soir où ils étaient seuls chez elle, Édouard avait insisté plus que d’habitude. Ses mains s’étaient faites pressantes, sa voix rauque. Marie avait fini par céder, non par désir ardent, mais par cette idée naïve que cela scellerait leur union pour toujours.
Il l’avait embrassée avidement, presque brutalement, sa langue forçant le passage. Ses doigts avaient remonté sa jupe sans douceur, tirant sur sa culotte en coton blanc qu’il avait fait descendre jusqu’à ses chevilles. Sans caresse préalable, sans un mot tendre, sans même effleurer son intimité pour la préparer, il avait ouvert son pantalon et l’avait pénétrée d’un seul coup de reins.
La douleur avait été immédiate et violente. Marie avait étouffé un cri, le corps raidi, les larmes lui montant aux yeux. Elle n’était pas prête, son sexe sec et contracté résistait à cette intrusion brutale. Édouard avait commencé à bouger rapidement, des va-et-vient saccadés, égoïstes, grognant contre son cou sans se soucier de ses grimaces. Chaque mouvement ravivait la brûlure entre ses cuisses. Ses ongles s’enfonçaient dans les draps, son ventre se crispait dans un réflexe de protection.
Cela n’avait duré que deux ou trois minutes. Après quelques coups de reins brutaux, il s’était raidi et avait joui en elle avec un râle rauque, déversant sa semence chaude et abondante dans son intimité désormais souillée. Lorsqu’il s’était retiré, un mélange épais de sperme et de sang avait coulé le long de ses cuisses pâles, tachant les draps. Édouard s’était déjà rhabillé, à peine un regard pour elle, et était parti après un vague « À plus tard ».
Marie était restée allongée, jambes tremblantes, le sexe brûlant et douloureux, les joues inondées de larmes silencieuses. Ce soir-là, quelque chose en elle s’était brisé.
Une semaine plus tard, il l’avait quittée par message, lui reprochant d’être « trop froide » quand ils couchaient ensemble. L’ironie était cruelle, n’ayant « fait l’amour » qu’une fois, et lui n’ayant absolument pas pris soin d’elle, ni même duré le minimum lui permettant de s’approcher un minimum de la jouissance.
Depuis, Marie n’avait plus accepté aucun rendez-vous…
Jusqu’à Max.
Max était l’exact opposé d’Édouard. Fils d’ouvrier, sorti d’un milieu modeste, il travaillait comme mécanicien dans un petit garage du village voisin. Tatouages sur les avant-bras, mains abîmées par le cambouis, sourire insolent et regard sombre qui semblait toujours cacher une promesse de plaisir brut.
Pour Marie, cela avait été un coup de foudre immédiat et viscéral. Pas pour son esprit, elle savait qu’il était loin d’être intellectuel, mais pour son physique, sa carrure solide, ses épaules larges, sa mâchoire volontaire et cette aura de virilité brute qui contrastait tellement avec les garçons polis et aseptisés qu’elle avait connus jusque-là. Elle avait dû insister, presque s’abaisser, pour qu’il la remarque. Elle, la fille de bonne famille au carré brun impeccable et au regard sage. Mais sa beauté discrète et son corps finement sculpté avaient fini par capter son attention.
Ils avaient couché ensemble dès leur première sortie officielle. Parce qu’elle voulait encore une fois sceller leur union. Ce fut moins douloureux qu’avec Édouard, certes, mais toujours sans réelle jouissance pour elle.
Ce soir-là, dans la petite chambre de Max qui sentait l’huile de moteur et le tabac froid, il l’avait déshabillée avec une impatience gourmande. Ses mains calleuses avaient parcouru ses seins, pincé ses tétons avec rudesse. Quand il l’avait pénétrée, elle avait serré les dents, mais son corps s’était habitué plus facilement. Il allait et venait en elle avec plus d’endurance, grognant des mots crus qui la faisaient rougir jusqu’aux oreilles. Pourtant, elle ne ressentait qu’une chaleur mécanique, une friction répétée qui ne déclenchait aucune vague de plaisir. Elle simulait les gémissements, cambrait le dos pour lui faire plaisir, car « dans un couple, on couche ».
Plus tard, poussée par l’envie de le satisfaire pleinement, elle avait glissé le long de son corps et osé prendre son sexe dans sa bouche. La sensation avait été étrange : épais, chaud, avec un goût légèrement salé. Elle s’était appliquée maladroitement, les joues brûlantes de honte. Les bonnes filles ne font pas ça, se répétait-elle intérieurement, les larmes aux yeux, tandis que Max gémissait de plaisir et guidait sa tête d’une main ferme. Elle avait continué jusqu’à ce qu’il jouisse dans sa bouche, avalant par réflexe une partie de sa semence, le reste coulant sur son menton. La honte l’avait envahie violemment… Mais elle l’avait fait. Pour lui. Et elle en était fière.
Max aimait ça. Alors elle recommençait, chaque fois un peu plus docile, un peu plus experte, même si une partie d’elle se sentait sale après chaque fellation.
Ses parents ne l’aimaient pas du tout. Ils le trouvaient vulgaire, limité, indigne de leur fille si bien élevée. Et ils avaient raison sur un point : Max n’était pas très cultivé. Mais Marie l’aimait sincèrement cette fois. D’un amour mêlé de rébellion. Le fait que ses parents le détestent lui procurait même un plaisir secret, presque jouissif. C’était sa façon à elle de commencer à briser le carcan familial étouffant qui l’avait emprisonnée pendant vingt ans.
Puis un soir, en scrollant sur internet, ils étaient tombés sur une annonce pour un club libertin situé à une trentaine de kilomètres. Ils en avaient ri tous les deux, moqueurs et un peu gênés. Mais quelques jours plus tard, Max avait reposé la question, plus sérieusement :
— On pourrait juste aller voir… Pas forcément faire quoi que ce soit. Juste découvrir.
Marie avait accepté. Pour lui faire plaisir, encore une fois.
Depuis ce jour, une boule de stress grossissait dans son ventre. Lourde, chaude, lancinante. Elle grandissait un peu plus chaque matin, à mesure que la date approchait, mélange d’angoisse, de curiosité interdite et d’une excitation sourde qu’elle n’osait pas encore nommer.
Son maquillage terminé, Marie se leva et recula de quelques pas pour se contempler dans le grand miroir sur pied.
La jeune femme qui lui faisait face était à la fois elle-même et une étrangère. Son carré brun parfaitement lisse avec sa frange droite accentuait son regard brun intense, presque fiévreux ce soir. Elle se trouvait belle. Provocante, même.
Pourtant, sa tenue n’avait rien d’extravagant pour la plupart des gens. Mais dans son milieu catholique et bourgeois, c’était presque scandaleux. Une mini-jupe noire moulante qui s’arrêtait à mi-cuisses, révélant ses jambes fines et galbées. Un crop top noir ajusté qui soulignait la courbe de sa poitrine et laissait voir une bande de peau claire au niveau de son ventre plat. Sous le tissu fin, ses seins libres, sans soutien-gorge, pointaient légèrement, trahissant déjà son trouble. Elle avait osé porter un string noir, minuscule, acheté spécialement pour l’occasion. Le tissu soyeux épousait parfaitement son intimité, rappel constant de sa transgression. Les filles bien ne font pas ça… se répétait-elle, mais cette pensée ne faisait qu’accentuer le frisson interdit qui courait sur sa peau.
Elle chaussa ses escarpins noirs à talons hauts, qui allongeaient encore sa silhouette, puis descendit l’escalier, le cœur battant.
Max l’attendait en bas. Dès qu’il la vit, son regard s’assombrit de désir. Il la détailla lentement, sans aucune pudeur, des jambes jusqu’à la poitrine.
— Putain, Marie… T’es bandante habillée comme ça.
Le compliment cru la fit rougir violemment. Une chaleur traîtresse monta dans son ventre, se répandant jusqu’entre ses cuisses. Elle baissa les yeux, gênée, mais flattée.
Il s’approcha d’elle d’un pas félin, glissa une main possessive sur sa taille nue et l’attira contre lui. Son baiser fut vorace, presque animal. Sa langue força ses lèvres, explora sa bouche avec avidité tandis que son autre main descendait sur ses fesses, relevant légèrement la mini-jupe. Il pressa son corps dur contre le sien. Marie sentit distinctement son érection contre son ventre. Son souffle s’accéléra. Sous le minuscule string, son sexe commençait déjà à s’humidifier, le tissu fin absorbant sa moiteur naissante.
Quand il s’écarta enfin, elle avait les joues rouges, les lèvres gonflées et les tétons durcis sous le crop top.
— Allez, faut y aller, murmura-t-il d’une voix rauque, la main toujours posée sur ses reins.
Marie prit une grande inspiration, essayant de calmer les battements désordonnés de son cœur. La boule de stress dans son ventre était plus lourde que jamais, mêlée désormais à une excitation sourde et coupable.
Oui… On y va vraiment, pensa-t-elle.
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Marie a dix-neuf ans, une éducation catholique stricte et un petit ami, Max, qui vient de lui proposer une soirée bien loin de tout ce qu'elle connaît. Le trajet vers le club libertin paraît une éternité : chaque kilomètre la rapproche d'un lieu que sa foi condamne sans appel, et son corps réagit déjà malgré elle. Les mains crispées sur ses cuisses, elle se demande si elle aura le courage de franchir la porte. Entre la peur du péché et une curiosité qui la dévore, une question reste en suspens : jusqu'où est-elle prête à aller ?
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