00:00 00:00
ou pour accéder à la lecture audio sans limite de temps
Couverture de Isabelle la robe de dentelle bleue, par Marc57000
Couverture de Isabelle la robe de dentelle bleue, par Marc57000
Temps de lecture Vues Date de publication Commentaires Partager Liste de lecture
Fantasme
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Isabelle la robe de dentelle bleue — Chapitre 5 · La visite de Tom

10 minutes
263
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

Auteur

Photo de profil de Marc57000
Marc57000
Histoires publiées
14
Chapitres publiés
302
Abonnés
79
J'aime cumulés
6.5k

Isabelle la robe de dentelle bleue

Chapitre 5 · La visite de Tom

La clef tourne dans la serrure avec un déclic lourd et sec qui résonne dans le silence pesant de mon appartement. Je pousse la porte et pénètre dans le grand hall d’entrée. L’air y est rassis, empreint d’une odeur familière de cire à meuble, de parquet ancien et de ce parfum de lavande séchée qu’Henri affectionnait tant de son vivant. Pendant plus de trente ans, ce décor feutré, tiré au cordeau, a été le cadre d'une existence rangée, prévisible et parfaitement chloroformée. Aujourd'hui, en franchissant ce seuil après les soubresauts frénétiques de l'autoroute et l'onde de choc qui vient de secouer chaque fibre de mon corps dans l'habitacle de mon 4x4, j'ai l'impression troublante d'infiltrer en usurpatrice la demeure d'une étrangère.
~
Je retire mes escarpins d'un geste machinal, laissant le cuir chaud de ma voûte plantaire retrouver la fraîcheur minérale et apaisante du parquet. La moiteur entre mes cuisses commence à peine à sécher, laissant sur ma chair une sensation cuisante, presque irritante, qui entretient la braise de mes sens à chaque pas. Ma robe bleu ciel à imprimé floral est froissée par les mouvements convulsifs de mon plaisir solitaire contre le siège en cuir ; mes cheveux, défaits par la précipitation de ma fuite et la sueur du désir, retombent en mèches rebelles sur mes épaules. Je jette mon sac à main sur la console en acajou du couloir et m'avance d'un pas lent vers le grand miroir doré qui trône dans l'entrée.
~
Ce que la glace me renvoie n'a plus rien à voir avec la veuve éplorée, la femme invisible ou la directrice de bibliothèque à la tenue irréprochable et austère. Mon regard brille d'un éclat vif, presque sauvage, les pupilles largement dilatées par les résidus d'une adrénaline purificatrice. Mon rouge à lèvres est légèrement dépassé sur le bord inférieur, mes joues sont empourprées d'un rose sanguin et chaud. Mais le plus troublant reste cette empreinte invisible qui palpite sous l'étoffe synthétique : la dentelle noire de mes bas autofixants, encore imbibée de ma propre jouissance, qui mord fermement la chair tendre de mes cuisses nues, juste sous l'ourlet froissé de ma robe.
~
Je prends une longue inspiration, cherchant à retrouver mon calme, à réajuster le masque de la bienséance avant de me retirer dans ma chambre. Mais soudain, un bruit de clef retentit à nouveau derrière moi. Le mécanisme de la porte blindée claque avec une brutalité familière, suivi aussitôt du choc mat d'un trousseau que l'on jette sans précaution sur la tablette de l'entrée.
— Maman ? C'est moi.
Mon sang se glace instantanément dans mes veines, balayant en une fraction de seconde la torpeur voluptueuse qui m'engourdissait encore les membres. Mon cœur rate un battement avant de repartir dans une course folle. Tom.
~
Mon fils s'avance dans la pénombre du couloir, grand, les épaules légèrement voûtées sous un blouson de cuir sombre, traînant derrière lui un imposant sac de voyage en toile. À vingt-quatre ans, il porte sur son visage les traits d'Henri : le même nez droit et impérieux, les mêmes sourcils fournis, cette même autorité tranquille et bourgeoise qui m'a si longtemps tenue en lisière dans mon propre foyer. Il est venu chercher les derniers cartons de ses affaires d'étudiant, ceux qui traînaient encore au fond du placard de son ancienne chambre depuis qu'il a emménagé dans son propre studio à l'autre bout de la métropole.
~
— Tom… murmuré-je, la voix singulièrement enrouée par le silence de ma fuite et l'intensité de l'effort récent. Je… je ne t'attendais pas si tôt.
Il s'arrête net à deux mètres de moi, déposant son sac au sol dans un froissement de toile. Ses yeux clairs balayent mon allure d'un regard d'abord distrait, puis subitement acéré, intrigué par mon immobilité. Le contraste entre nous deux est d'une violence inouïe. Il cherche sa mère — la femme mûre, réservée, vêtue de teintes neutres et drapée dans une dignité matronale austère — et il se retrouve face à cette créature défroquée, à la respiration encore trop haute, exhalant une odeur de parfum capiteux, de gazole et de sueur chaude.
~
— Je te l'avais envoyé par message hier soir, maman, réplique-t-il, un brin d'agacement dans la voix, avant que son ton ne fléchisse sous l'effet d'une surprise grandissante. Tu… tu sortais ? Tu es allée où comme ça ?
Son regard descend involontairement le long de ma silhouette. Pourtant, extérieurement, je tente par réflexe de garder la face : mes mains lissent machinalement l'étoffe de ma robe à fleurs, rabattant le tissu sur mes genoux, fermant au mieux l'accès à mes secrets intimes. Je m'efforce de me tenir droite, de recomposer l'attitude protectrice et décente de la mère de famille respectable. Je cherche un mensonge rassurant, une excuse banale sur une course en ville ou une promenade au parc.
~
Mais en croisant mes yeux brillant d'un feu interdit, un réseau de réminiscences atroces et fulgurantes déferle sous le crâne de Tom. Ce n'est pas seulement de la suspicion qui s'allume dans ses pupilles : c'est le souvenir traumatisant, monstrueux et indélébile de cette nuit d'il y a six mois, gravé au fer rouge dans sa mémoire. Le flash le traverse avec une netteté insoutenable. Il se revoit, figé sur le seuil de la cuisine dans l'obscurité, à peine à trente centimètres de mon arrière-train. Il revoit cette image obscène où j'étais plantée là, à quatre pattes sur la grande table en chêne massif, la robe relevée sur mes reins, abandonnée à une frénésie solitaire.
~
Cette vision d'horreur et de perversité intime, ravivée par l'atmosphère lourde du couloir et le fumet musqué qui émane de moi, le frappe de plein fouet. Son visage se vide de tout son sang, virant à une pâleur cadavérique. Il reste pétrifié sur le parquet, la bouche légèrement entrouverte, littéralement asphyxié par la charge obscène de ce souvenir qu'il n'a jamais pu effacer. Tout son être vacille sous le poids de ce tabou familial pulvérisé. Il sait exactement de quoi sa chair est capable ; il a mesuré l'abîme insatiable qui se cachait sous les jupes de sa mère.
~
L'air entre nous devient si dense qu'il en devient irréel, saturé par la résonance silencieuse de cette image mentale. Je lis dans la décomposition de ses traits la confirmation absolue de sa vision : il ne voit plus la mère qui l'a élevé, la femme pieuse et réservée qui lui préparait ses repas. Il voit la femelle mûre, la prédatrice déchaînée dont il a contemplé l'intimité la plus crue à trente centimètres de distance. La culpabilité qui aurait dû me foudroyer à cet instant précis ne vient pas. Au contraire, une vague d'orgueil sombre, une satisfaction perverse et enivrante s'infiltre dans mes veines. Savoir que son esprit est hanté par la vue rapprochée de mon cul et de mon sexe profanés agit comme un puissant nectar sur ma libido reconquise.
~
— Tu… tu as une drôle de mine, maman, bégaye-t-il enfin, la voix soudain brisée et étranglée, reculant d'un pas imperceptible comme si le simple fait de respirer le même air que moi le brûlait à la gorge.
Ses yeux clairs, noyés d'un mélange d'effroi, de dégoût et de sidération, évitent frénétiquement mon corps. Il tourne brusquement le dos, lâchant presque son sac de voyage pour s'engouffrer dans le couloir menant à son ancienne chambre. Il marche d'un pas précipité, presque désordonné, fuyant ma présence comme si j'étais atteinte d'un mal contagieux. Dans sa précipitation, il attrape son dernier carton à bout de bras sans même prendre le temps de vérifier ce qu'il contient, puis fait demi-tour sur-le-champ pour repasser devant moi.
~
— Je dois y aller, maman. J'ai… j'ai de la route à faire, lâche-t-il d'un trait, le regard obstinément fixé au sol, les lèvres blanchies par la tension.
Il ne cherche pas à m'embrasser, il ne cherche même plus à feindre une politesse filiale. Il veut juste fuir cette pièce, fuir ce foyer corrompu et la présence de cette femme dont il a vu l'entre-cuisse de si près. Lorsqu'il me frôle pour atteindre la porte, je sens l'onde de choc de sa terreur. Il esquive mon bras d'un écart presque violent, craignant que le tissu de sa veste ne touche ma robe.
~
Le bruit fracassant de la porte d'entrée qui se referme dans son sillage fait vibrer les cloisons de l'appartement, suivi du son précipité de ses pas qui dévalent l'escalier en pierre. Le silence retombe ensuite sur le hall, lourd, massif, presque irréel.
Je reste seule au milieu du couloir, immobile dans la fraîcheur du parquet. Les bruits de la ville au-dehors me parviennent étouffés par les dalles de double vitrage. Lentement, je lève une main et passe mes doigts sur l'ourlet de ma robe à fleurs, sentant sous l'étoffe la tiédeur tenace de ma chair et la rudesse de ma dentelle. Un sourire lent, cruel et souverain étire progressivement mes lèvres peintes. Le souvenir de ma croupe offerte à trente centimètres de ses yeux, de mon anus et de ma chatte trempée exposés dans la cuisine il y a six mois, a fini de détruire à jamais l'image de la mère. Le dernier fil qui me rattachait à ma vie d'autrefois vient de se rompre définitivement sous le regard de Tom.
~
Je m'avance vers la fenêtre du salon qui donne sur la rue. En bas, je vois la silhouette de mon fils émerger du porche de l'immeuble, portant son carton comme un fardeau insupportable. Il marche vite, la tête baissée, sans une seule fois se retourner vers mes fenêtres. Il monte dans sa voiture, fait vrombir le moteur et s'arrache du trottoir dans une accélération brusque, fuyant le spectre de sa mère. Je le regarde disparaître au coin de la rue avec une indifférence glacée, presque royale.
Il n'y aura plus de retours en arrière, plus de repentir, plus d'excuses. La pudeur bourgeoise et les tabous familiaux ont volé en éclats sous le poids de mes désirs intérieurs. Je me retourne vers la pièce obscure, savourant l'espace immense de cet appartement qui n'appartient plus qu'à moi et à mes ombres. Je suis désormais une prédatrice affamée, libérée de tout devoir moral, et je sais que les routes de Metz et les parkings de l'A31 m'attendent pour la suite de mon règne.
Commentaires Partager Liste de lecture

Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.

J'aime
ou laissez un mot
Gras
Soyez respectueux
Publier
Chapitre suivant
Chapitre 6 · Le prétexte du pneu
Isabelle, cinquante-six ans, directrice d'une bibliothèque messine, mène depuis des semaines une double vie silencieuse. Derrière l'armure de ses tailleurs stricts et de sa voix mesurée, quelque chose couve, s'impatiente, cherche une issue. Ce mercredi de printemps, alors que le soleil baigne les pavés de Metz, elle sent que l'heure est venue de franchir un seuil. Mais lequel, et jusqu'où osera-t-elle aller ?
6 minutes
210
5
0
Chapitre suivant

Commentaires ()

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à en laisser un !

Histoires similaires

✦ Jane Does Beau-père XSTORY
Hétéro, Romantique et 2 autres tags
Beau-père
Chapitre 1
Par Jane Does
225
9
29.7k
✦ Jane Does Fall in love XSTORY
Hétéro, Romantique
Fall in love
Chapitre 1
Par Jane Does
61
5
5.2k
✦ Anthynéa Les heures perdues XSTORY
Hétéro, Infidélité
Les heures perdues
Chapitre 1
Par Anthynéa
8
1
6.1k
✦ Jane Does La jument brune XSTORY
Hétéro, Romantique et 2 autres tags
La jument brune
Chapitre 1
Par Jane Does
318
3
15.5k
✦ Aurélie Ma mère, son compagnon et moi XSTORY
Hétéro, Exhibition et 1 autre tag
Ma mère, son compagnon et moi
Chapitre 1
Par
349
30
36.8k
✦ lo1ka Kabir, maman et moi XSTORY
Trans & QIA+, Jeunes majeurs et 2 autres tags
Kabir, maman et moi
Chapitre 5
Par lo1ka
87
7
27.9k
✦ Utilisateur supprimé L' amant de ma mere XSTORY
Hétéro, Infidélité et 2 autres tags
L' amant de ma mere
Chapitre 1
Par
65
0
59.5k

Restez informé des nouvelles histoires

Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail

Explorez les catégories

Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir

Mode sombre
Apparition progressive
Lecteur Audio