L’aventure c’est l’aventure
Chapitre 1 · 1
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Couverture de L’aventure c’est l’aventure, par Jeromemeuse
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

L’aventure c’est l’aventure — Chapitre 1 · 1

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Jeromemeuse
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L’aventure c’est l’aventure

Chapitre 1 · 1

Camille détestait la montagne.
Son truc à elle, c'était la plage, la mer, le soleil brûlant sur la peau et le farniente absolu. Les vacances étaient faites pour s'abandonner, pas pour marcher. Alors quand Louis, son chéri, avait annoncé que cette année ils passeraient l'été en altitude, elle n'avait guère été enthousiaste. D'accord, c'était beau. Mais quand même. Ce n'était même pas une question d'effort physique. Camille courait régulièrement et avait fait de la gymnastique pendant des années. Son corps fin et tonique n'avait aucun mal à encaisser les dénivelés. C'était simplement… l'intérêt. Ou plutôt le manque total d'intérêt. Leurs premières vacances ensemble s'étaient déroulées en Corse, entre criques isolées et nuits chaudes. Elle avait accepté la montagne par loyauté, par amour. Parce qu'il fallait bien faire un effort, de temps en temps.
Et maintenant ils étaient là, sur ce sentier étroit qui serpentait entre les pins et les rochers. Ils formaient un beau couple.
Elle, vingt-cinq ans, brune aux cheveux longs et lisses qui glissaient dans son dos à chaque pas. Fine, 1m73, une poitrine modeste mais ferme, parfaitement contenue dans un soutien-gorge de sport noir sous son t-shirt technique un peu trop moulant.
Lui, trente et un ans, architecte, grand, tout en longueur, mince sans être musclé, avec cette élégance un peu détachée des grands marcheurs. Le soleil de la matinée cognait déjà fort. La chaleur collait le tissu de son legging fin contre ses cuisses. À chaque pas, le frottement léger du tissu sur sa peau lui rappelait à quel point elle aurait préféré être allongée quelque part, nue, les yeux fermés, à se laisser toucher plutôt qu'à monter encore. Louis s'était arrêté un peu plus haut, le souffle calme, et s'était retourné vers elle.
— Tu tiens le coup ? demanda-t-il en souriant.
Camille releva les yeux. Une goutte de sueur lui coulait entre les seins. Elle ne répondit pas tout de suite.
— Tu me prends pour qui, dit-elle en rigolant, allez en route !
Le sentier s'élevait en lacets serrés sur le flanc de la montagne. Étroit, caillouteux, bordé d'un côté par une pente herbeuse encore humide de rosée et de l'autre par un à-pic qui s'ouvrait sur la vallée encore plongée dans l'ombre. L'air était vif, presque tranchant. Il sentait le pin, la terre froide et cette odeur pure de roche à peine réchauffée par le soleil levant. Plus haut, des névés brillaient d'un blanc éclatant sous la lumière rasante. Le silence n'était cassé que par le cri lointain d'une marmotte et le bruissement léger du vent dans les aiguilles des mélèzes.
Vers midi, ils s'arrêtèrent sur un replat herbeux, à l'abri d'un gros rocher. Chacun sortit son sandwich. Ils mangèrent en silence, assis côte à côte, les jambes étendues, le soleil déjà chaud sur leurs épaules. Quelques randonneurs passèrent, les saluèrent d'un signe de tête poli, puis disparurent plus haut sur le sentier. Leurs voix s'éloignèrent rapidement. Quand ils eurent fini, Louis rangea les emballages dans son sac. Camille se releva, étira un peu son dos, sentant le tissu de son legging coller légèrement à ses cuisses. Ils reprirent la marche. Le sentier s'adoucissait par endroits. Ils avançaient plus lentement maintenant, regardant le paysage s'ouvrir devant eux : les crêtes dentelées, les combes encore ombragées, les taches de neige qui persistaient malgré l'été. Louis lui montrait parfois une fleur, une gentiane d'un bleu presque trop vif, un edelweiss accroché à une paroi, ou s'arrêtait net, un doigt sur les lèvres, pour lui désigner une marmotte dressée sur un rocher, ou l'ombre rapide d'un aigle qui planait très haut.
C'était un moment doux. Un moyen de se rapprocher. Il y avait dans la façon qu'avait Louis de se retourner vers elle — ce mouvement précis, le menton légèrement baissé, les yeux plissés par le soleil — une tendresse sans apprêt qui lui serrait quelque chose dans la poitrine. Elle ne disait rien. Elle n'avait jamais su quoi faire de ça.
Deux mois plus tôt, elle avait donné un coup de canif dans ce tableau idyllique. Une seule fois en deux ans.
Ce soir-là, Louis n'avait pas pu venir. Elle s'était rendue seule à la soirée chez une copine. Elle portait une jupe plissée courte, un petit haut moulant qui laissait deviner le dessin de ses seins, des dim up, et un string noir en dentelle.
Le feeling était passé presque immédiatement. D'abord une simple discussion près du bar, puis des sourires de plus en plus appuyés. L'alcool aidant, les regards étaient devenus francs. Il avait une voix basse, un peu rauque, et une façon de la regarder qui ne cherchait pas à se dissimuler. Quand, seuls dans le couloir, il avait penché la tête vers elle, elle n'avait pas reculé. Leurs bouches s'étaient trouvées, d'abord prudentes, puis plus hardies. Sa langue avait glissé contre la sienne avec une assurance tranquille. Il l'avait plaquée doucement contre le mur, une main déjà sous sa jupe, caressant la chair nue au-dessus des bas. Elle sentit ses doigts glisser plus haut, jusqu'à rencontrer le string déjà un peu humide. Il lui proposa de venir chez lui. Elle accepta sans réfléchir — ou plutôt en sachant exactement ce qu'elle faisait, ce qui était pire.
Chez lui, à peine la porte fermée, il l'avait poussée contre le mur de l'entrée. Ses mains avaient soulevé le petit haut, dénudant ses seins. Il les prit en bouche l'un après l'autre, suçant les pointes jusqu'à les faire durcir, les pinçant légèrement entre ses dents, pendant que ses doigts descendaient à nouveau sous la jupe. Il écarta le string sur le côté et glissa deux doigts en elle sans attendre, la trouvant déjà trempée. Camille gémit contre sa bouche. Elle se sentait à la fois présente et lointaine — consciente du moindre détail, les doigts qui allaient et venaient, le pouce qui appuyait sur son clitoris en petits cercles précis, et en même temps incapable de se souvenir pourquoi elle aurait dû partir. Ses propres hanches bougeaient d'elles-mêmes, cherchant plus de pression.
Il l'avait fait s'agenouiller ensuite. Elle ouvrit sa braguette, sortit sa queue déjà dure, et la prit en bouche. Elle lécha longuement le gland, suça le long de la verge en le regardant, une main enroulée autour de la base, l'autre massant ses couilles. Il gémit son prénom en lui tenant les cheveux, sans vraiment la forcer, la laissant régler le rythme. La salive coulait le long de son menton pendant qu'elle l'avalait plus profondément, la gorge se relâchant peu à peu.
Il l'avait relevée, retournée, et pliée en avant contre le dossier du canapé. La jupe plissée avait été remontée jusqu'à la taille. Le string avait été tiré sur le côté. Elle sentit le gland chaud s'appuyer contre son entrée, puis s'enfoncer d'un seul coup, la remplissant entièrement. Un gémissement rauque lui échappa. Il commença à la baiser immédiatement, des coups de reins amples et profonds, une main agrippée à sa hanche, l'autre pressée entre ses omoplates pour l'obliger à cambrer davantage. Le bruit de leurs peaux qui s'entrechoquaient remplissait le salon. Elle sentait chaque centimètre de lui entrer et ressortir, le gland frottant exactement là où elle en avait besoin. Ses seins balançaient sous le petit haut encore relevé. Il tira sur ses cheveux pour la faire redresser un peu le buste, changeant l'angle, et elle cria plus fort. Ses doigts se crispèrent sur le tissu du canapé pendant qu'il la prenait plus fort, plus vite, le bas de son ventre claquant contre ses fesses à chaque poussée.
Il s'était ensuite retiré, allongé sur le canapé, et l'avait attirée à califourchon sur lui. Camille écarta le string une dernière fois, se positionna, et descendit lentement le bassin. Elle le sentit s'enfoncer en elle centimètre par centimètre, jusqu'à ce qu'elle soit complètement empalée. Les mains posées à plat sur son torse, elle commença à bouger. D'abord des mouvements de bassin circulaires, lents, savourant la sensation d'être pleine. Puis elle se redressa, les mains sur ses propres cuisses, et prit un rythme plus ample, montant presque jusqu'au bout de sa queue avant de redescendre d'un coup. Ses seins bougeaient librement. Il les saisit, pinçant les tétons pendant qu'elle le chevauchait. Elle sentait le clitoris frotter contre le bas de son ventre à chaque descente. La jouissance montait, chaude, insistante. Elle pencha le buste en avant, les cheveux lui tombant sur le visage, et accéléra, le cul rebondissant sur ses hanches avec un bruit humide et régulier.
Quand elle sentit l'orgasme arriver, elle se redressa, les mains derrière sa nuque, et se toucha le clitoris en rythme avec ses mouvements. Il l'agrippa aux hanches et commença à la baiser par en dessous, des coups de reins courts et secs. Elle jouit la première, le corps secoué de spasmes, les parois se contractant autour de lui. Il la suivit presque aussitôt, la maintenant fermement enfoncée sur sa queue pendant qu'il se vida en elle par à-coups profonds.
Après, elle était restée un moment ainsi, le souffle court, le string toujours tiré sur le côté, la jupe encore relevée. Elle n'avait rien dit. Elle était rentrée chez elle plus tard dans la nuit, le goût de lui encore dans la bouche, le string humide entre ses cuisses.
Et maintenant, sur ce sentier de montagne, Louis se retournait vers elle avec ce mouvement qu'elle connaissait par cœur — le menton baissé, les yeux plissés — et lui tendait une gentiane d'un bleu presque trop vif. Le souvenir lui contracta le ventre.
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