Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Entre deux livres — Chapitre 10 · Soutenance et délivrance
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Entre deux livres
Chapitre 10 · Soutenance et délivrance
Chapitre 10 : soutenance et délivrance
Pierre se réveille en sursaut. Le torse nu, en sueur, il attrape son téléphone. Cinq heures quinze. Bien trop tôt pour se lever. Pourtant son corps ne le laisse pas tranquille. Il a la boule au ventre de sa soutenance à venir et les désirs les plus fous à chaque fois qu'il repense à la veille. Il passe la lumière de son écran sur son lit et observe Camille. Elle semble si paisible dans son pyjama blanc.
Il repose son portable et tente de fermer les yeux sans parvenir à trouver le sommeil. Toute son attention est déjà focalisée sur sa présentation qu'il s'imagine faire devant un jury imaginaire. Il tourne et se retourne dans son lit, parvenant épisodiquement à s'endormir par tranche de quarante-cinq minutes. Ces mouvements finissent par éveiller Camille qui comprend rapidement l'état de stress dans lequel il se situe. Il est neuf heures du matin quand les deux étudiants finissent par se lever. Elle se propose de préparer le petit déjeuner, mais c'est finalement Pierre qui finit par faire l'essentiel des choses afin de ne pas rester inactif avec son angoisse qui le bouffe.
La jeune femme tente à plusieurs reprises de le déstresser, lui proposant aussi bien d'aller courir que nager ou même recommencer à s'occuper de lui comme hier. Peine perdue. Pierre est à quelques heures d'un moment important dans sa petite vie d'étudiant et rien ne pourra y changer. Le jeune couple se contente calmement de réviser chacun dans son coin, en attendant le moment fatal.
Treize heures : Camille se rend la première dans la salle de bain. Exit le pyjama et le jean gris ; elle en ressort après seulement dix minutes vêtue d'une superbe jupe bleue mi-cuisse et un haut blanc sans manche rentré dans celle-ci. Pierre, toujours dans sa bulle, remarque son changement de tenue sans s'y attarder toutefois. Il se rend à son tour dans la pièce et enfile sa chemise ainsi que son pantalon noir. Après s'être assurés une dernière fois de ne rien avoir oublié, ils finissent par quitter l'appartement avec un bon quart d'heure d'avance.
Treize heures quarante-cinq : les deux étudiants arrivent devant la fac de lettre. Ils ont marché vite sans trop s'adresser la parole. Ils franchissent la porte et montent à l'étage. Les bruits de pas nerveux de Pierre font craquer l'escalier en bois, mais ce n'est rien comparé au toucher dévastateur des talons de Camille qui semblent résonner dans tout l'établissement. Arrivés à l'étage, Pierre retrouve le candidat qui devait passer avant lui. Celui-ci le salue cordialement avant de croiser désabusé le regard de la poupée qui l'accompagne. Camille en jette. Le seul qui tarde à le remarquer est certainement celui à qui elle tente le plus de plaire.
Une porte s'ouvre. Le jury convoque le candidat précédent. Le voilà seul dans le couloir avec Camille. Il tremble de tout son être. Elle tente de lui donner de la force, mais rien à faire. Il entend le candidat précédent se débattre dans son exposé. Ça n'as pas l'air de très bien se passer, rajoutant de l'angoisse au stress pour celui qui attend. Il reprend ses notes entre ses mains, se repasse la trame de sa présentation. Soudain un bruit se fait entendre dans l'escalier.
Le candidat qui le suit vient d'arriver. Il le salue comme l'avait fait l'autre et manque de tomber à la renverse en apercevant les longues cuisses de Camille dans le hall. Il s'approche craintivement d'elle et lui demande à quelle heure son passage est prévu, croyant qu'il s'agissait de l'une des nombreuses étudiantes de sa promo, trop belles pour lui, à qui il n'a jamais osé adresser la parole. Celle-ci l'éconduit poliment avant de lui indiquer qu'elle venait avec Pierre, son petit-ami, faisant passer le teint de celui-ci de blanc à transparent. Le candidat devient silencieux à l'image du couloir. Une porte s'ouvre, le précédent candidat sort, le regard dans le vide, puis c'est la délibération. Discussion silencieuse du jury. Tout semble s'être arrêté. Plus personne ne marche ni ne parle. Deux minutes. Trois minutes. Cinq minutes. La porte s'ouvre à nouveau. On appelle le candidat suivant. Pierre engage une profonde respiration. Il s'éloigne de Camille sans même la regarder.
Ses pas le conduisent vers l'instant redouté. Il pénètre dans la salle. La porte se referme derrière lui. Camille retient son souffle. On entend les membres du jury s'exprimer, suivi d'un moment de calme au bout duquel la voix de Pierre vient s'imposer. La présentation a démarré. Dix minutes si tout se passe bien. Un bon quart d'heure de questions. Le voilà enfermé pendant quasiment une demi-heure sans qu'elle ne puisse rien y faire. Le stress est pour lui, mais c'est peut-être elle qui fait l'expérimentation du temps le plus long.
A moins que cela ne soit le candidat d'en face, tétanisé par l'enjeu et trop timide pour pouvoir ne serait-ce que lever les yeux du sol, de crainte de croiser les jambes nues de cette fille qui l'effraie. Il passe assurément un moment traumatisant. Le pauvre, elle a presque de la pitié pour lui. La situation la fait sourire. Elle décide alors de s'éloigner un peu, laissant les abords immédiats de la salle de jury aux personnes directement concernées.
Dix minutes passent. Elle tapote nerveusement sur son téléphone, fait défiler ses réseaux sociaux sans parvenir à se concentrer. Quinze minutes. Il doit maintenant être au milieu d'une foule de questions. Elle espère qu'il s'en sort, bien qu'elle ne puisse rien pour lui. Vingt minutes. Elle décide de revenir près de la porte. L'autre candidat semble avoir repris un peu d'assurance. Il assume enfin de pouvoir, ne serait-ce qu'un instant, passer son regard sur elle.
Un peu plus de vingt-cinq minutes : la porte de la salle s'ouvre. On voit un membre du jury la tirer vers lui, puis accompagner Pierre vers la sortie. Il a le sourire aux lèvres. Ses yeux pétillants repèrent tout de suite l'objet de ses désirs. Camille, assise sur l'un des fauteuils, se redresse immédiatement et court dans sa direction. D'un langoureux baiser et d'un câlin appuyé elle vient récompenser le candidat sortant, l'autorisant même à déposer une main sur la pliure de sa jupe. Le candidat suivant regarde médusé ce petit couple se reformer sous ses yeux et repartir main dans la main, prêt à se sauter dessus, au moment même où lui s'apprête à affronter l'épreuve de son cursus.
Sur le chemin, Camille apprend ravie que la présentation s'est très bien passée et que le jury n'a pas tari de compliments. Elle s'accroche à son bras, fière de son petit étudiant futur diplômé. La montée des escaliers se fait dans une ambiance plutôt sage. Pierre déverrouille la porte de son appartement, dépose son sac et accroche sa veste. Il ne tarde pas à expérimenter le contrecoup de tant d'attention. Son estomac crie famine, ses yeux se ferment. Il avale rapidement un bout de pain, puis un autre. Il s'assoit sur le canapé.
Camille l'observe depuis la cuisine. Il semble épuisé. En maitresse bienveillante elle devrait lui proposer de se reposer, mais en amante gorgée d'hormones, une autre idée lui travers l'esprit. Elle est tiraillée. Les paupières de Pierre se ferment quelques secondes. Il est rapidement pris par la douceur de l'assise. Il revoir défiler devant lui le stress de la matinée, l'ambiguïté des interrogations, les bons commentaires à la fin. Ses sens se déconnectent, il est assommé par le retour de bâton.
Pierre s'endort. Quelques minutes. Cinq minutes. Dix minutes. Un peu plus de dix minutes. Soudain le haut de ses mains lui rapporte une sensation des plus douces. Un corps qui viendrait se poser, exerçant de plus en plus de poids sur ses cuisses. Du fond de son canapé il ouvre progressivement les yeux. L'image de Camille se dessine alors. La jeune femme s'est installée à califourchon sur lui, passant ses deux bras de chaque côté de sa tête. D'un mouvement délicat elle vient embrasser son homme encore en train d'émerger.
Lui n'est pas encore en mesure de réagir. Il demeure spectateur, simple témoin des actes de cette fille trop belle pour lui. La douceur du premier baiser agit comme un réveil idyllique. Des picotements le saisissent. Elle éloigne ses lèvres humides des siennes, lui permettant de contempler à nouveau son visage angélique. Des forces lui reviennent progressivement. Il parvient à lever ses bras et à le poser sur le tissu de sa jupe. Celle-ci s'étant déjà bien relevée, c'est avec des cuisses complètement nues que ses doigts entrent en contact.
Redécouvrant après bien des préoccupations complexes la douceur et la simplicité de sa peau juvénile, le dormeur est pris d'une profonde joie qui se manifeste par un sourire béat. Constant le réveil en cours ce son homme, Camille vient l'embrasser à nouveau en espérant le relancer au plus vite. La chaleur de ce second baiser fonctionne au-delà de ses espérances sur son amant, qui sans dire un mot, se met à saisir fermement l'arrière de ses cuisses.
Il ouvre grand les yeux. Exit la fatigue, sa libido a repris le dessus. Le voilà prêt à sauter sur cette femelle qui s'offre à lui. Pour la première fois, c'est lui qui prend l'initiative d'attraper les commissures de sa compagne. Un baiser fougueux, appuyé, humide, long, durant lequel les mains sont devenues baladeuses et les langues déliées. Gagnant en audace, il vient remonter ses doigts pour les placer sous sa jupe, agrippant et ramenant à lui ses fesses si désirables.
Camille se retrouve soudainement tractée vers l'avant, transportée par son mâle qui a définitivement repris du poil de la bête. Ainsi positionnée elle est presque trop haute pour embrasser son vis-a-vis. Qu'importe. Sentant son partenaire prêt à passe à l'étape supérieure elle vient retirer son haut et se coller à lui. Pierre, ébahi, voit alors la poitrine de sa belle s'avancer vers lui.
Pour la première fois depuis un certain nombre de mois, Camille goûte à nouveau à l'étrange sensation d'avoir un homme affamé entre ses seins. Elle y trouve un curieux mélange de chatouille, ballotement, léchouilles et humidité. Le tout est agréable, mais l'excitation vient surtout de l'envie avec laquelle son amant vient se jeter sur son dû. Pierre est surexcité. Il oscille entre le sein gauche et le sein droit, immisçant partout son nez, cherchant à atteindre les tétons de sa langue. Camille jouit de cette faim sans limite. Elle passe ses bras à l'arrière de sa nuque et vient plaquer sa tête contre son buste. Son souffle se fait de plus en plus chaud à mesure que son compagnon la dévore. Il a clairement la dalle et ça l'excite follement.
Se laissant aller à cette animalité, elle commence sans s'en rendre compte à gigoter son bassin sur celui de son cavalier. Le mouvement au départ incontrôlé devient rapidement intéressé pour celle qui s'amuse ostensiblement à passer la ficelle de son tanga contre la bosse toujours plus prononcée de son compagnon. Le premier retour de frottement vient lui picoter l'entrejambe, l'incitant à appuyer davantage encore. Elle devient petit à petit insensible aux léchouilles entre ses mamelons. Son intimité la tiraille, la démange de sauter le pas.
Elle coupe court aux distractions de ce grand enfant. Pierre voit la superbe poitrine de sa copine s'éloigner de son visage, lui permettant de la contempler à nouveau des yeux. Elle semble totalement différente de tout à l'heure. Ses cheveux son défaits, son souffle déjà court. Dans la plissure de ses joues il devine son envie de rapidement passer à l'acte. Sans dire un mot ils se relèvent et prennent la direction de la chambre. Au milieu du couloir elle l'interrompt :
— Attends je vais prendre des capotes.
— T'inquiète pas j'en ai aussi acheté.
— Je vois que Monsieur a tout prévu …
— Louper une opportunité comme ça, ce serait inexcusable.
_ Je ne me le serais pas pardonné non plus ...
— T'inquiète pas j'en ai aussi acheté.
— Je vois que Monsieur a tout prévu …
— Louper une opportunité comme ça, ce serait inexcusable.
_ Je ne me le serais pas pardonné non plus ...
Camille entre la première dans la chambre. Pierre la suit de près. Il l'embrasse debout à la limite du lit avant de la pousser sur le matelas. Elle se retrouve allongée, dans l'attente de son homme. Ils s'embrassent à nouveau tout en poursuivant le jeu de caresses. Pierre ne tarde pas à retirer sa chemise pour mieux se jeter torse nu sur sa belle, avant de se mettre sur le côté pour la laisser prendre le dessus. Il en profite alors pour passer ses mains dans son dos et lui dégrafer le soutien-gorge en un clin d'œil.
La facilité avec laquelle elle s'est retrouvée à moitié nue vexe presque sa princesse, qui commence déjà à se diriger vers son entrejambe pour se venger. D'un mouvement tout aussi rapide et animal elle vient faire sauter le bouton de son jean et glisser celui-ci le long de ses chevilles. La voilà une fois de plus nez à nez avec la bosse de son caleçon qu'elle ne tarde pas à dompter. Pierre savoure cette nouvelle mise en bouche, pourtant il a envie de plus. Il meurt d'envie de la découvrir en profondeur. Alors, entre deux gémissements de plaisir causés par cette super fellatrice, il lâche plein d'envie :
— Laisse moi te lécher.
Camille ne dit rien pendant quelques secondes. Il insiste alors :
— J'ai envie de te bouffer la chatte.
Elle stoppe soudain son mouvement et vient s'agenouiller sur le lit, le sourire aux lèvres
— Je suis occupée mais je suis sûre qu'on peut trouver un arrangement, répond-elle avec une expression gourmande.
De ses doigts de fées elle fait glisser sa jupe le long de ses jambes, dévoilant petit à petit la générosité de son postérieur. Elle pose ensuite un pied au sol et fait tomber son vêtement par terre, se dressant quasi-nue face à Pierre, habillée de son seul petit tanga bleu. Assurée d'être scrutée par tous les yeux de cette pièce, elle entame un petit tour sur elle-même, se dévoilant sous tous les angles avant de retirer centimètre par centimètre la dernière lingerie qu'il lui reste.
Pierre se précipite d'enlever définitivement le jean et le caleçon ainsi que les chaussettes qui trainaient à ses pieds. Il est maintenant totalement nu, prêt à recevoir la bénédiction de sa nymphe dans le plus simple des appareils. Camille s'avance à nouveau sur le lit, progressant à quatre pattes. Elle avance jusqu'à trouver la bouche de son amant, l'embrasse avec passion, s'assure de l'envie dans son regard, puis se retourne.
La perspective est renversante pour le jeune homme. La ligne de son dos est parfaite, la courbure de son fessier d'une incroyable féminité. Incrédule, il voit sa belle se pencher en avant et ses hanches se rapprocher. Pour la première fois il est spectateur de ce magnifique séant qui se dirige sur lui. Profitant de chaque second, il observe le corps chaud de sa belle se glisser contre le sien. Pierre est transcendé par le contact des deux bustes, mais plus que tout, il a hâte de voir les cuisses si harmonieuses de sa maitresse se poser sur lui. Après s'être longuement rapproché, le postérieur de Camille passe enfin à quelque centimètres de son visage. Il a juste le temps de l'admirer, de venir positionner ses mains sur sa courbure, que déjà celui-ci le dépasse et dévoile aux yeux de l'homme allongé le plus grand secret d'une femme.
Pierre voit se dessiner l'intimité de sa maitresse au-dessus de lui. Il prend le temps de la contempler. Un vagin, une fente, une ouverture vers tous les possibles, parfaitement positionnée à la croisée des formes divines. Il se contente dans un premier temps d'y déposer un timide baiser comme pour remercier à cette entité d'exister. La sensation d'humidité aux abords de son gland lui indique que Camille a repris le cours de ses opérations, pourtant, loin d'être pressé par sa concurrente, il envisage de prendre son temps pour apprivoiser cette majestueuse chatte.
Il en approche à nouveau les lèvres, les dépose contre la chair divine, puis les entrouvre pour donner à sa langue l'opportunité d'emprunter un sentier bienheureux. Le premier contact est d'une infinie douceur. Il est suivi de mouvements tout aussi respectueux. Son organe se contente dans un premier temps de parcourir de haut en bas les muqueuses présentées avant de se concentrer sur la partie supérieure.
Petit à petit sa langue, qui a passé le premier test, gagne en confiance et se révèle plus joueuse. C'est le début d'un savoureux jeu de ronds et de diagonales. Pierre vient titiller la zone érogène de sa déesse. Celle-ci réagit par de petits mouvements incontrôlés de ses cuisses ainsi qu'un redoublement d'intensité sur la fellation. Par moment il décroche de son travail buccal, surpris par une audace de sa belle. Il se sent presque aspiré par l'intermédiaire de sa tige et se venge en la faisant trembler de tout son corps.
Camille éprouve le plus grand mal à dissimuler le plaisir qui la gagne. Son buste vient se coller à celui de Pierre, ses cuisses commencent à vaciller, elle peine à maintenir son vagin au dessus de la bouche passionnée. Logé sous cette architecture instable, Pierre est témoin de l'une des plus belles perspectives qui puissent être offertes à un homme : celle de voir le corps de sa bien aimée onduler si fort au dessus de lui qu'il en vient à ressentir l'amoureuse soumission à un divin postérieur. Prisonnier de cet édifice, il offre sa langue à tout ce qui passe devant elle, de l'extrémité gonflé de son clitoris au sillon interdit de son espace inter-fessier.
Il est subjugué, presque dépassé par cette plongée entre ses cuisses, mais ne s'avoue jamais rassasié. Il continue d'insister, cherchant à la faire craquer la première. Il y arrive grâce à une envie folle. Vaincue par une langue affamée, Camille cesse de le sucer et dépose sa tête contre son mollet pour venir se concentrer sur son propre plaisir. Puis, après de nouveaux tressaillements de ses hanches, elle vient offrir à son amant le point de vue dont il rêve depuis le départ. En décollant son buste pour le positionner à l'oblique, elle déplace son superbe fessier pour l'assoir sur le visage amoureux de Pierre. Sans le vouloir, elle vient écraser de son bassin son amant qui n'en demandait pas tant. Ce surplus de rondeur vient magnifier l'immersion de ce dernier. Enfermé entre les deux formes de sa dulcinée, il lèche et joue avec tous les éléments qui passent à portée de ses lèvres.
Cette dégustation folle ne tarde pas à porter ses fruits. Rapidement le plaisir transcende sa cavalière. Les gémissements se font de plus en plus fort à mesure que l'étreinte de ses hanches augmente. La pression comme le volume atteint un dernier pic avant que ne s'impose le silence. Pierre venait, sous couvert d'une innocente envie de découvrir l'anatomie de sa partenaire, de la bouffer de l'intérieur, ne laissant aucune paix à son vagin qui s'est contracté à de multiples reprises au dessus de sa face éperdue.
La redescente est l'occasion pour chacun des partenaires de reprendre leurs esprits. Camille ne dit rien. Elle n'a pas besoin de dire quoi que ce soit, son visage apaisé suffit à exprimer un profond remerciement. Elle s'écroule dans le lit, d'abord de côté, puis à nouveau sur le dos. Incapable de parler, le souffle encore coupé, se contentant d'écarter les jambes pour donner le signal de continuer.
Pierre s'éloigne en direction de la table basse et attrape un préservatif. Il l'enfile sous son regard. Après la béatitude de la jouissance, ses yeux trahissent une nouvelle montée en flèche du désir. Elle recommence à se trémousser sur le matelas, repositionnant son bassin et calant sa tête dans l'oreiller. La protection mise, son homme se dirige vers le lit et vient s'allonger sur elle, l'embrassant pour la première fois depuis le début de ce double jeu oral. Il appose ensuite sa main à la base de son sexe et, après quelques repositionnements, vient placer celui-ci à l'orée de la fente désirée.
Camille accueille avec plaisir ce sexe vigoureux qui parvient à écarter sans aucun difficulté les parois d'un vagin extrêmement lubrifié. Une première sensation de plaisir la traverse au moment où le pénis parvient à s'insérer en totalité. Pierre prend le temps de s'arrêter au fond et de l'embrasser avant de débuter les allers-retours.
Ceux-ci sont naturellement doux au départ, manière de remercier une femme de nous offrir un accès à son intimité, puis de plus en plus rapide pour la punir de nous exciter autant. Des gémissements s'échappent rapidement de la bouche de sa conquête qui semble surprise par la puissance de celui qui la monte. Leurs bustes sont plaqués l'un contre l'autre tandis que les deux amants laissent leurs mains explorer librement le corps de l'autre.
La danse de leurs sexes s'accompagne de multiples mouvements de leurs doigts. Les amants parcourent de leurs mains le corps de l'autre qu'ils brûlent encore de découvrir. Les caresses de Pierre se font au départ sages, mais galvanisé par le souffle chaud de Camille il se prend à saisir son corps avec plus de vigueur. Tout s'enflamme lorsque Camille, relevant brièvement son bassin, laisse l'opportunité à une main pleine d'envie de se positionner à l'orée de sa fesse droite. La mainmise de son compagnon sur cette partie charnelle, point névralgique de ses envies, déclenche rapidement chez lui la plus inarrêtable des sauvageries.
Le jeune homme se sent alors pris d'une envie soudaine de tout renverser. Après deux puissants mouvements il vient s'extirper de l'intimité de sa belle et la pousser d'une main dans le dos sur le côté, lui faisant le signe de se retourner. Celle-ci comprend immédiatement l'indication de ce mâle en chaleur et vient se mettre sur les genoux, le dos légèrement cambré et le cul bien exposé.
Pierre vient alors se mettre derrière elle et présente à nouveau son sexe à l'entrée de sa fente. Il pénètre celle-ci sans mal et reprend ses mouvements sur un rythme soutenu. La vue sur le superbe postérieur de Camille, le contact appuyé avec ses hanches ainsi que la possibilité de placer ses mains sur son postérieur agissent comme un catalyseur pour lui. Il est grisé par la situation et s'apprête à déclencher la foudre. Camille n'a plus qu'à endurer la colère de ce mâle qui, de pénétration en pilonnage, semble ne plus la relâcher.
La jeune femme ne bouge plus. Elle approche sa tête de l'oreiller, gémit son bonheur, lui supplie de continuer. Le volume sonore de ses jouissances semble couvre maintenant largement le bruit du lit qui s'affaisse. Sous les coups de boutoirs qui l'assaillent elle peine à maintenir son bassin en place. Son fessier retombe vers le matelas et c'est un pénis enragé qui est obligé d'aller le chercher pour continuer à le matraquer.
Sentant l'orgasme monter le long de son membre, Pierre vient remettre droit les hanches de sa belle pour les pénétrer une dernière fois. Dans mouvement salvateur il vient présenter son sexe à l'entrée du vagin de sa promise pour l'enfoncer de tout son possible, délivrant sa semence sous le son grave d'un ultime râle de plaisir. L'enchainement des décharges de sperme au fond du préservatif agit comme une libération pour Pierre. Libération de tout : la solitude affective, les études, la peur de ne pas réussir, de ne pas savoir faire avec Camille, de ne pas être à la hauteur de leur vraie première fois. Il se déleste d'un poids immense qu'on vient lui ôter, crache toute sa frustration au fond de sa femelle et jouit de l'instant présent.
Camille aussi est traversée par d'intenses sensations. Elle qui a tremblé sous les coups vacille maintenant sous la jouissance de son compagnon. Totalement à la merci de celui-ci, elle attend sagement qu'il en ait fini avec elle. Ce n'est qu'au moment où, satisfait de sa partenaire, il vient enfin retirer enfin son sexe de ses parois, qu'elle parvient à s'effondre sur le lit. Ses yeux se ferment alors, sa tête vient se placer dans l'oreiller, tentative pleine d'espoir de retenir chacune des sensations qui la traverse.
Les secondes passent. Pierre, toujours en position, se remet progressivement des picotements et transports qui ont été les siens. Il regarde hébété Camille allongée sur le matelas. Reprenant ses esprit, il s'affaire à retirer le préservatif pour la rejoindre au plus vite. Le sexe encore en érection il marche en direction du lit. Posant un genou puis l'autre, il s'affale à côté de sa belle, posant sa tête à quelque centimètre seulement de son ventre. Elle passe une main dans ses cheveux, lui chuchote quelque chose. Ses paupières sont lourdes. Dans l'intimité trop connue de son appartement d'étudiant, après avoir fais face à tous les périls d'une année, il s'endort, paisible et amoureux, au côté de sa muse.
Fin
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Notes aux lecteurs : c'était mon premier récit. Merci à tous pour le soutien dont j'ai pu bénéficier, les petits commentaires et autre encouragements. J'ai découvert un hobby qui m'a occupé avec passions durant ces derniers mois. Écrire et développer ces deux personnages avec vous aura été un réel bonheur. Il est maintenant temps de laisser à nos deux tourtereaux le temps de vivre leurs expériences à l'abri des regard, en attendant, peut-être, d'avoir de leurs nouvelles dans un petit épilogue bonus. Au plaisir de vous retrouver sur le site. Eosthene
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Merci
Une des meilleures histoires présentes sur ce site, sans aucun doute. Au plaisir de te lire à nouveau :)