Un examen du permis de conduire particulier
Chapitre 3 · Le hangar désaffecté
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Un examen du permis de conduire particulier — Chapitre 3 · Le hangar désaffecté

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draghixa
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Un examen du permis de conduire particulier

Chapitre 3 · Le hangar désaffecté

Nous pénétrons dans l’immense hangar sans être franchement rassurées, en suivant à distance Michel qui s’enfonce au fond du bâtiment. Alain ne peut pas s'empêcher de nous coller au train tout en nous tapant les fesses comme si nous étions du bétail. Je me contente de lui sourire hypocritement sans vraiment le calculer, tant je suis intriguée par cet endroit sombre dans lequel nous nous engouffrons. De maigres rayons de soleil se faufilent difficilement à travers l'épais amas de feuilles qui encrasse la verrière du plafond. Des tas de ferrailles, planches et gravats en tout genre jonchent le sol, tandis que des machines rouillées et obsolètes témoignent d’un passé industriel révolu depuis longtemps. Chaque centimètre carré des murs est recouvert de tags aux qualités artistiques douteuses. Tandis que je slalome entre les flaques d’eaux croupissantes, Tara me questionne en chuchotant pour me faire discrètement part de son inquiétude.
— Léa, tu connais ce coin, il t’a déjà emmenée ici ?
— Non, c’est la première fois que j’y mets les pieds.
— C’est tellement glauque, qu'est-ce qu’on vient foutre ici ?
— À ton avis, t’as besoin que je te fasse un dessin ?
— Non mais… (je la coupe)
— Écoute Tara, j'imagine que t'as bien compris qu'ils veulent passer du bon temps avec nous, alors maintenant si tu hésites, vaux mieux que tu partes maintenant, après ça sera trop tard pour venir pleurer.
— Mais Michel il va me saquer pour le permis si… (je la coupe une deuxième fois)
— C'est bien toi qui as voulu jouer non, tu lui as ouvert tes cuisses, faut assumer maintenant.
— C’est vrai, tu as raison…
Je sens sa main serrer fort la mienne, même si elle traîne des pieds, elle se résout à me suivre, la tête blottie contre mon épaule.
Michel monte un escalier métallique en colimaçon qui mène à un bureau en mezzanine et nous y attend à l’entrée. La porte est condamnée par une chaîne imposante cadenassée et est floquée d'un énorme et inquiétant sticker jaune et noir de danger. Une fois tout le monde réuni à l’étage, Michel sort comme par magie une clé qui ouvre le cadenas.
— Bienvenus dans ma garçonnière, lâche-t-il souriant tout en ouvrant la porte.
— Mais ça craint pas, y’a pas des trucs dangereux ? (je l’interroge inquiète)
— Y’a zéro risque, c’est moi qui ai collé ce sticker pour dissuader les squatteurs d’entrer.
Il appuie sur un interrupteur pour éclairer la pièce et s’écarte pour nous laisser entrer Tara et moi.
— Après vous mes jolies !
Je pénètre dans la pièce accompagnée de Tara avec autant de curiosité que d'appréhension, car avec Michel, je m’attends à tout.
— Alors pas mal, hein, ça fait des années que je l’aménage, j’ai même bricolé un système D pour avoir l’électricité, dit-il fièrement.
Je suis littéralement sur le cul, tant je n’en crois pas mes yeux. La pièce qui devait faire office autrefois, d’austère bureau de chef d’atelier, a été reconvertie en un véritable petit club libertin, au style baroque très tape-à-l’œil. Du sofa au fauteuil en passant par le minibar ou les éclairages, le rouge et le cuir dominent partout. La décoration est à connotation exclusivement sexuelle, avec des cadres photos représentant des femmes nues, pour certaines en action, et de nombreux sex-toys accrochés aux murs ou posés sur des tables basses. Si cela peut paraître kitsch et de mauvais goût au premier abord, il ne s’en dégage pas moins une atmosphère chaleureuse et pour le moins très grisante. Tandis que Tara et moi n’en finissons plus d’observer la pièce à la fois avec un soupçon d'excitation, Michel se sert un whisky ainsi qu’à Alain. Ils s’installent confortablement dans le sofa et trinquent sourire aux lèvres. Si je fais mine de ne pas les calculer, je comprends vite à travers leurs messes basses et ricanements, qu’ils ne sont pas là que pour refaire le monde autour d'un verre. Je sens leurs regards nous déshabiller avec lubricité, ils ont déjà la main posée sur la braguette.
Michel ne tarde pas à nous mettre dans l’ambiance, en mettant une musique jazzy/lounge des plus sensuels comme on peut en entendre dans les clubs de striptease.
— Allez-y les filles, la piste est à vous.
Si le ton est courtois, son invitation sonne comme un ordre. Alors que Tara se montre une fois de plus hésitante, je commence à danser lascivement tout en inondant les hommes d’un regard suave. Tara m’imite aussitôt non sans maladresse, rongée par le stress, elle tremble comme une feuille et s’accroche à mon regard comme à une bouée. Si nous voir nous trémousser semble ravir les deux hommes, Michel montre rapidement des signes d’impatience, il fait mine de bailler sans grande finesse.
— Les filles, soyez plus “caliente” sinon on va s’endormir avec Alain.
Le message est bien reçu, s'il veut une fille chaude, il va être servi, j’ai bien l'intention de lui prouver que je vaux mieux que cette Coralie et son coup de rein. J'attrape Tara par la taille et la serre contre moi, elle est surprise mais se laisse guider. Je me frotte à elle, poitrine contre poitrine, pubis contre pubis, glisse une jambe entre les siennes puis remonte mes mains sous sa robe pour caresser ses fesses. Elle a beau frissonner, elle se laisse volontiers faire, je lis dans ses yeux, qu’elle y trouve du plaisir. D’ailleurs elle attrape à son tour mes fesses en plongeant ses mains sous ma jupe en jean. Nos regards se noient l’un dans l’autre, nos nez se frôlent, je sens son souffle sur ma bouche et son cœur battre à toute allure contre ma poitrine.
Le spectacle semble enfin être à la hauteur de ces messieurs qui se caressent l’entrejambe avec entrain.
— Embrasse-la.
M’ordonne Michel laconiquement, le regard brillant, tout en frottant sa lèvre inférieure avec son pouce. Tara me regarde d’un air hésitant, je comprends qu’elle n’a jamais embrassé une femme, pas plus que moi d’ailleurs. Mais rapidement son visage se tend vers l’avant, ses yeux se ferment et ses lèvres s'entrouvrent timidement. J’en ai autant envie qu’elle, tout comme j’ai envie de satisfaire mon maître. J’attrape ses lèvres, fourre ma langue dans sa bouche et l’enroule autour de la sienne. Les doigts plantés dans ses fesses, je la serre encore plus fort contre moi, nos poitrines s’écrasent l’une contre l’autre, prêtes à jaillir de leur décolleté. C’est une première délicieuse, tant sa bouche est un véritable bonbon, doux et sucré. Notre baiser, enivrant et charnel à souhait, émoustille les deux compères qui se laissent aller à des commentaires de comptoir de café.
— Regarde-moi ces deux petites gouines (jubile Michel)
— Putain, tu l’as dit, de vraies salopes les minettes d’aujourd’hui.
— Oh ça sent la branlette espagnole cette histoire.
— Obligé, avec des lolos pareils !
— Il fait chaud, mettez-vous à l'aise les filles.
La demande de Michel est sans ambiguïté, il veut nous voir à poil. Elle fait tiquer Tara qui se fige et me questionne du regard une fois de plus. Ses doutes ne font que se renforcer lorsque les deux hommes dégainent leur sexe de concert et se branlent tout en nous matant la bave aux lèvres. Si Tara est hésitante, moi, je mouille comme une chienne, excitée comme jamais de me sentir désirée et dévorée du regard par deux mâles en rut. Pas question de laisser les turpitudes de ma partenaire saboter ce moment. Je reprends aussitôt possession de sa bouche pour captiver son attention et détourner son regard des hommes. Je soulève délicatement sa robe, elle frissonne mais ne me résiste pas, je crois qu’elle me fait confiance et qu’elle est prête à me suivre malgré ses doutes. Je dévoile tour à tour, ses cuisses, ses fesses - elle porte un délicieux string rose en dentelle - puis enfin sa poitrine, elle aussi parée de dentelle rose. Sans que je n’aie à la forcer, elle lève les bras pour que je puisse retirer sa robe. Presque nue, la pudeur s'empare d’elle, elle rougit, fixe ses pieds et croise même les bras pour cacher sa poitrine. En plus de cette expérience inédite et ô combien intimidante, je devine qu’elle nourrit un complexe à cause de ses rondeurs et de son teint pâle. Si seulement elle savait à quel point elle est bonne, c’est bien la première fois que j’ai envie de me taper une meuf. Sexe en main, les hommes n’en finissent plus de glousser entre deux gorgées de whisky. Et quand Michel me fixe et hoche subtilement la tête, je comprends qu’il souhaite que je me déshabille à mon tour. Je m’exécute aussitôt retirant ma jupe et mon top pour me retrouver comme Tara en sous-vêtements. Un frisson parcourt mon corps tout entier et exalte mes sens. Je suis déboussolée, je ne connais pas Tara et n’ai jamais été lesbienne, et pourtant j’ai une folle envie de la baiser pour satisfaire Michel. Je resserre un peu plus mon étreinte, mes caresses se font plus intimes, je palpe ses fesses, dégrafe son soutien-gorge et mitraille le haut de sa poitrine de baisers charnus avant de laisser glisser ma langue pour sucer ses tétons. Tara peine à retenir ses gémissements, à croire que la coquine prend aussi son pied. Bien plus à l’aise, la voilà qui dégrafe à son tour mon soutien-gorge, avant de blottir ma tête contre sa poitrine. Je sens ses mains presser mes seins et cajoler mes tétons. Nos caresses intimes ne font que décupler l’excitation de ces messieurs, surtout celle d’Alain qui ne demande qu’à bondir du sofa pour s’inviter à la fête, mais il n’en fait rien, attendant sagement en bon petit soldat, le feu vert de Michel. Je continue de sucer les seins de Tara tout en guettant la réaction de Michel ; plus stoïque que lui tu meurs. Sans doute lui en faut-il plus pour qu'il frémisse, alors je surenchéris, je baisse la culotte de Tara à mi-cuisse, mets ma main entre ses jambes et effleure avec délicatesse son vagin, c’est la première fois que mes doigts glissent sur une autre vulve que la mienne. La coquine mouille tout autant que moi. Je retire à mon tour ma culotte et la jette aux pieds de Michel tout en lui adressant un sourire de garce, il lâche un maigre rictus de satisfaction. Alain lui, s’empresse de ramasser ma culotte et de la renifler comme un mort de faim, avant de la frotter contre son sexe. Je continue d’embrasser Tara (j’avoue j’aime ça), puis saisis sa main et trempe ses doigts dans ma chatte humide. Le spectacle de deux femmes nues, aux corps entrelacés, en train de se masturber mutuellement semble enfin ravir Michel. Il se saisit d’un gode sur la table basse et le balance à mes pieds.
— Baise-la ! M'ordonne-t-il sur un ton toujours aussi calme mais néanmoins autoritaire.
Je le ramasse, il est en silicone et prodigieusement réaliste, mais surtout énorme, de quoi à nouveau nourrir l’inquiétude de Tara. Je tente de la rassurer.
— T’inquiète pas, je vais y aller en douceur.
— Je sais pas, j’ai jamais vu un truc aussi gros.
— Ça va aller, tu n’as qu'à me dire si ça te fait mal, vas-y, allonge-toi au sol.
Elle s'allonge sur le tapis et écarte les jambes, je sens sa respiration s’accélérer, elle fixe la lumière du plafond, refusant de voir ce qui l’attend. Je m’agenouille entre ses jambes et commence par lécher sa chatte pour essayer de la détendre. Mes coups de langue semblent efficaces, la miss gémit et se trémousse, elle pose une main sur ma tête comme pour m’encourager à continuer, à croire que je me débrouille pas trop mal pour une débutante. Tara mouille abondamment, c’est le bon moment, j’attrape le gode, le suce en salivant copieusement dessus pour le lubrifier tout en allumant Tara du regard.
— Vas-y, baise-moi ! s’écrit-elle la voix gorgée de désir.
Je commence par caresser son visage avec le gode avant de l’enfoncer délicatement dans sa bouche, sa langue tournoie habilement autour avec gourmandise. Son inquiétude semble s’être évaporée, j’en profite pour faire glisser lentement le gode, caressant tour à tour ses seins, son ventre et son pubis. Je le frotte sensuellement contre son clitoris, elle se pince les lèvres et se cambre. Je lèche une dernière fois les vingt centimètres de silicone puis l’introduis en douceur dans sa chatte humide. J’ai beau l'enfoncer avec précaution pour ne pas lui faire mal, Tara crie sans retenue même si elle m’exhorte à continuer en répétant en boucle des “encore” presque à bout de souffle. Ses mains cherchent désespérément à quoi s’accrocher, les bouclettes du tapis en font les frais. Sa chatte a déjà avalé une bonne moitié du joujou, Tara est rouge écarlate, des gouttes de sueur perlent sur tout son corps, je préfère temporiser.
— Ça va toujours ma chérie, tu veux faire une pause ?
— Mets-lui tout ! M’ordonne froidement Michel.
Tara échange un regard avec lui, Michel semble déterminé, elle ne peut pas se permettre de le contrarier sous peine de voir le permis lui échapper. D’un signe de la tête elle me fait signe de continuer. Pour me rassurer, elle attrape mon poignet pour m’accompagner. Alors je continue, toujours aussi lentement, jusqu'à fourrer l’intégralité du gode dans son vagin. Je manie la bête avec des va-et-vient aussi doux que possible. Mais encore une fois, c’est trop timide au goût de Michel.
— Putain c’est mou tout ça, accélère un peu Coralie !
— C'est Léa.
— Quoi ?
— Moi c'est Léa, pas Coralie.
— Et alors, c'est pareil, accélère je t'ai dit.
Son mépris aurait pu me vexer, il n'en est rien, au contraire, il ne fait que nourrir mon désir de soumission. Je lui souris et m’exécute, j’accélère la cadence, en prenant soin de ne pas faire mal à Tara. Mais à croire que cela ne lui suffit toujours pas.
— Plus fort bordel, je commence à bander mou là, défonce-lui sa petite chatte.
Prise en étau entre le désir de satisfaire Michel et la sagesse de ne pas traumatiser Tara, je commence à douter et me fige. Tels deux enfants gâtés, impatients et mal éduqués, Michel et Alain ne cessent de pester pour nous mettre la pression.
Tara me fixe.
— Vas-y prends-moi fort ! me demande-t-elle la voix tremblante.
— T’es sûre ?
— Oui, baise-moi la chatte !!!
Intérieurement je souffle, c’est la réponse que j’espérais. Gonflée à bloc, j’empoigne le gode en le serrant plus fort que jamais et commence à lui limer la chatte sans ménagement. Plus elle gémit et plus mes va-et-vient se font incisifs. Tara écrase son visage, bouche ouverte, dans le tapis, comme si elle cherchait à étouffer ses cris. Une larme s’échappe de son œil et coule sur sa joue. Son apparente souffrance ne m’inspire aucune compassion, au contraire, elle ne fait que renforcer l’étrange plaisir sadique que j’éprouve à la dominer. Alain et Michel ne tiennent plus en place et finissent par se lever en se débarrassant de leur pantalon avant de s’approcher de nous sexe en main. Je continue de masturber Tara, tout en dévorant leurs sexes du regard la langue bien pendante. Ils m'encerclent en agitant leur sexe sous mon nez. Michel se penche et attrape mon sein droit avec sa main libre ; en bon suiveur, Alain en fait de même, en se saisissant de mon autre sein.
— On est tombé sur deux belles salopes s’extasie Alain.
— Oui, tu vas voir, la blondinette suce comme une vraie chienne.
Ils rapprochent leur sexe de mon visage en se branlant avec une telle énergie qu'ils semblent à la fois affamés et possédés. Je les défie du regard à tour de rôle, la langue tendue, comme si je voulais leur prouver que je ne suis pas impressionnée et que je suis prête à accueillir leurs engins. Leurs glands turgescents viennent s’écraser contre mes joues, tandis qu’Alain balaye mon visage de l’oreille jusqu’à la commissure de mes lèvres, Michel tapote ma langue avec lourdeur. Je sens rapidement leur liquide préséminal lubrifier et imprégner ma peau de l’odeur de leur sexe. Loin de me rebuter, cette odeur me stimule tel un puissant aphrodisiaque. Obsédée par l'envie de satisfaire ces messieurs, je délaisse le gode et Tara pour attraper leurs sexes avec fermeté. J’en prends la mesure en les branlant délicatement et en les frottant contre mes seins. Je commence par engloutir le sexe d’Alain, bien moins imposant, histoire de taquiner Michel. Alain est particulièrement excité, j’ai l’impression de voir un jeune shooté à l’extasie, de toute évidence il n’a pas baisé depuis belle lurette. L’une de ses mains appuie lourdement sur ma tête tandis que l’autre pince douloureusement l’un de mes tétons, ses coups de reins manquent de maîtrise, si bien que son gland vient systématiquement boxer ma glotte, je dois pincer ses testicules pour l’inviter à plus de modération. Michel dont je branle mollement l’énorme sexe, se montre ronchon, frustré de passer après son ami. Tara n’est pas en reste, me voir cernée par deux belles queues semble l’émoustiller, le visage déterminé, elle emmanche le gode que j’ai laissé planté dans son vagin et se masturbe avec bien plus d’ardeur que je ne l’ai fait.
— Alors Alain tu voulais pas qu’elle te fasse une petite branlette espagnole ?
— Mais oui c’est vrai, j’avais zappé.
— Attends deux secondes avant.
Michel se dirige vers une petite commode et en revient avec un appareil photo en main. Le nez dans son écran, il pointe son objectif sur moi et plus particulièrement ma poitrine.
— Vas-y Alain, c’est quand tu veux mon poulet.
— Ok, allez viens ma belle, prends-moi la bite entre tes beaux nichons.
Je suis choquée, je me ravise en mettant mes bras devant ma poitrine pour me protéger, avec la désagréable impression de passer un casting x de seconde zone. Tout autant choquée, Tara arrête net de se masturber et se rassied en repliant les genoux devant sa poitrine. J’interpelle Michel assez sèchement.
— Tu fais quoi là ?
— Ça se voit pas, j’immortalise tes prouesses sexuelles.
— Sans me demander mon avis, je ne suis peut-être pas d’accord.
— Allons, mais bien sûr que si, tu es d’accord, tu n’as pas envie de rejoindre ces murs dans un cadre ?
Je balaye la pièce du regard à 360 degrés, je réalise que toutes les photos accrochées aux murs sont d’autres filles candidates aux permis de conduire (ou non) qu’il a entraînées dans sa garçonnière, il y en a des dizaines ! Je me sens soudainement quelconque, juste une fille de plus, ou plus exactement une proie qu’il veut accrocher à son tableau de chasse. Je continue de scruter les photos, toutes les filles sans exception sont jeunes et jolies, bon sang comment fait-il pour avoir autant de succès, la promesse d’un permis facile ne peut pas tout expliquer. J’en viendrais presque à croire qu’il tire son charisme d’un pouvoir surnaturel. Et en plus de ça, il est bigrement bon photographe : que ce soit le cadrage, la lumière, ou l’instant saisi, ses clichés sont juste parfaits. Certains portraits sont gentiment érotiques avec des pauses suggestives, d’autres beaucoup plus crus, avec des gros plans sur des sodomies ou des visages maculés de sperme. Un portrait attire particulièrement mon attention, on y voit un gros plan sur le visage d’une jolie brune au regard incendiaire, dont les lèvres sont délicatement posées sur un gland. Je suis quasiment sûre de reconnaître cette satanée Coralie au fameux coup de rein, celle qui m’a succédé à l’examen de conduite et avec laquelle Michel ne cesse de me confondre. Je ne la connais pas mais je la déteste déjà car je suis bien trop orgueilleuse et surtout jalouse pour supporter cette rivalité. Je suis prête à tout pour supplanter cette pétasse dans l’estime de Michel, et tant pis s'il faut que je travestisse ma dignité à travers l'œil de son objectif. À mon tour, j’abreuve l’objectif de Michel de regards de garce, j’attrape mes seins, les secoue et les lèche tout en les frottant contre le sexe d’Alain.
— Vas-y mon chou, mitraille-moi ! Je l’implore d’une voix charnelle.
— Ah bien ma jolie, lâche-toi, je veux voir la salope qui sommeille en toi.
J’engloutis la queue d’Alain entre mes seins, les clics de l'objectif s'enchaînent à un rythme démentiel. Un sourire carnassier défigure le visage de Michel, son regard jubilatoire transpire le sadisme. Je réalise tout à coup que l’écran de son appareil photo n’est rien d'autre que l'exutoire d'une perversion malsaine et exacerbée, ancrée au plus profond de lui.
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