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Couverture de Mes démons resurgissent, par nevaterra
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Mes démons resurgissent — Chapitre 1

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nevaterra
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Mes démons resurgissent

Chapitre 1

À trente ans, ma vie est stable, réglée comme une feuille de papier à musique. Véritable ligne horizontale, sans mouvement.
Cela fait maintenant dix ans que je partage ma vie avec cette femme merveilleuse avec nos mêmes habitudes. Notre amour, au début de notre relation, a brûlé comme un feu de bois trop vif. Puis les flammes se sont faites braises, chaudes certes mais sages. Prévisibles comme chez de nombreux couples.
Nos corps se connaissent par cœur, nos gestes sont tendres, mécaniques parfois. Le désir ne disparaît pas, bien au contraire il se discipline. Il s'endort sous les draps du quotidien.
Mais en moi, quelque chose ne sommeille pas. Il me revient au galop depuis plusieurs semaines... ce manque ancien, plus trouble. Une faim que je croyais apprivoisée et ensevelie au plus profond de moi. Mais non, elle resurgit. Depuis mon adolescence et ma rencontre avec cette fille qui est devenue mon épouse, j'ai cessé toute attirance pour les corps d'hommes, pour leur puissance nue, leur odeur, leur présence brute, leur sexe.
Pourtant, elle est là, tapie sous la surface de mon enveloppe charnelle. Une obsession silencieuse qui se fait à nouveau sentir. Je revis ces étreintes plus rugueuses, ces élans moins policés, ces rencontres polissonnes, ces baises brèves, furtives, presque animales dans des boîtes gay ou sur des lieux de rencontres entre mecs, ces positions à quatre pattes qui me plaisaient tant, pendant que je me faisais littéralement féconder, ensemencer, remplir de jus... gras, gluants...
Depuis ces dernières années, je fais semblant d'oublier ces bons moments virils. Je me disais que ce n'étaient que des moments passés, certes mais qui furent pour moi tellement agréables. Je sens à nouveau ce désir refaire surface, renaître dans mon bas-ventre, dense, douloureux, insistant et surtout inavoué.
Et ce désir, cette envie ne demande qu'à reprendre vie. Je caresse mon sexe tendu, dur qui ne demande qu'à expulser sa substance visqueuse...
Je roule vers Paris dans le cadre de mes activités professionnelles, pour une semaine. Je réserve depuis des lustres un petit hôtel sans prétention tenu par des descendants d'illustres tsaristes ayant fui leur pays en mille neuf cent dix-sept.
Arrivé dans le treizième arrondissement, je pousse les portes de l'hôtel où je suis enregistré. Chambre standard, vue standard, solitude standard.
Une fois la porte refermée, ma valise défaite, je remarque le silence qui m'enveloppe. Je m'approche de la fenêtre et admire la vie dans cette rue, les lumières des néons qui clignotent comme des promesses qui m'invitent à saisir une éventuelle occasion. Dans cette ville que j'affectionne, où chacun est anonyme, je sais qu'il y a des désirs clandestins.
Et je sens cette vie vibrer dans mon bas-ventre, vibrer dans mon corps.
Je me déshabille lentement, comme un rituel que je connais par cœur et me voici nu, debout face à ce grand miroir. Trente ans, me dis-je, et qu'ai-je fait de ces années ? Je me regarde. Un corps superbe travaillé par des heures d'entraînement en salle, corps désirable surtout quand je remarque ces regards de filles ou de mecs posés sur moi.
Puis mon regard bleu acier se pose sur mes pectoraux dessinés, mes tétons durs, mon ventre plat et s'attarde plus longuement sur mon sexe long et fin lové sur une paire de couilles aussi grosses que deux abricots. Mon pubis est rasé de près, comme mes burnes d'ailleurs. Mais ce soir, je m'observe avec une curiosité presque clinique, puis avec une faim plus franche.
Il y a quelque chose de troublant dans cette solitude : être à la fois le spectateur et l'objet du désir.
Je me tourne légèrement, examine la ligne de mes hanches, la courbe pleine de mes fesses encore lisses, presque insolentes dans leur jeunesse. Je les effleure, les caresse, les malaxe lentement. Mon corps répond sans hésitation, comme s'il attendait ce moment depuis la route.
Mon sexe, jusque-là, mou, se tend, s'étire, gonfle, s'allonge, durcit et devient aussi dur que de l'okoumé. Aussi fier qu'un obélisque.
Je m'allonge ensuite sur le lit défait, la lumière tamisée caressant ma peau. Je me replie sur moi-même, en boule, cherchant mon propre corps comme on chercherait celui d'un autre. Le geste devient plus lent, plus concentré. Je me contemple, je vois mon cul, mes couilles et ma queue tendue, fasciné par la mécanique du désir qui se déploie sous mes yeux.
Il y a quelque chose de profondément intime dans cette mise en scène solitaire. Une tension presque narcissique. Le plaisir monte, dense, irrépressible. Je m'abandonne à cette vague sans détourner les yeux, accueilli par mon propre souffle, par la chaleur qui me submerge. Je me masturbe de la main gauche comme si c'était une main étrangère pendant que de l'autre, je me fiste délicatement.
Après avoir empoigné mon pieu tendu, je le caresse jusqu'à ce que le plaisir éclate, m'envahit. J'ouvre grand la bouche, respire fort quand de nombreux jets de foutre jaillissent avec force, de manière désordonnée. Six, sept, huit... ma main souillée par ma semence. Toujours allongé, le cœur battant, je reste immobile dans cette chambre impersonnelle, là où je viens de vivre un moment d'une vérité brute. Puis, je me vautre sur le drap tâché, maculé, souillé de mon foutre, puis...
Le plaisir retombe vite, ma bite reprend sa forme initiale, mais le désir palpite encore sous ma peau, comme une braise que l'on attise d'un souffle discret. Je recueille sur mes doigts le foutre chaud et gras maculant, ventre, joue et mon menton.
Lentement, je m'explore.
Je bascule la tête en arrière, le souffle court. Les cuisses relevées et écartées, je reste là, étendu, haletant, un sourire un peu insolent aux lèvres. Une flaque de sperme juste en dessous de mon nombril. Je recueille ces lampées de foutre gras et les porte à ma bouche. Dans la chambre d'hôtel impersonnelle, je me retrouve seul tous les soirs avec mes pensées, avec la tension accumulée sous ma peau. Toute la semaine, je me suis vidé les burnes silencieusement, matin et soir, les draps froissés comme seuls témoins de ma faim.
La semaine de travail prend fin et me voici à nouveau sur la route pour regagner mon domicile, ma femme, mes gosses. L'asphalte luit sous les phares, et au bout de deux heures de route, la moitié de mon trajet, de nombreux panneaux font état d'une halte routière. Une de ces haltes plantées sur les autoroutes, comme une grosse cabane isolée comprenant des toilettes hommes d'un côté, de l'autre les femmes, des machines distributrices de boissons... Pas de restaurant. Pas de lumière chaleureuse. Juste le béton, le vent, et le silence.
La halte était construite avec un large stationnement pour les camions. Souvent, les routiers s'y arrêtent pour dormir quelques heures, moteurs éteints, silhouettes massives alignées dans la nuit.
Je descends de mon véhicule et me dirige vers les toilettes afin de vider ma vessie. Le silence m'entoure.
En entrant je vois les urinoirs alignés contre le mur, les cabines au fond. Je choisis donc une cabine, par habitude, par besoin d'intimité. Je me soulage en silence et cela fait du bien. Puis la porte d'entrée s'ouvre. Quelqu'un vient d'entrer.
Je l'entends s'arrêter aux urinoirs. Le bruit discret d'une fermeture éclair que l'on baisse. Quant à moi, je tire la chasse, respire fort et quitte cette cabine exiguë.
En ouvrant la porte, je le vois, lui, de profil, son sexe à demi bandé dans une main. Je ne vois que ça, cette barre de chair tendue, longue...
La lumière froide du néon ne laisse aucun doute sur ce que je vois. Sa main reste là, sans mouvement brusque, comme s'il assume le fait d'être surpris. Pas de gêne. Pas de panique. Nos regards se croisent.
Le silence devient dense, presque étouffant.
Moi, je reste immobile une seconde de trop, statufié. Le cœur plus rapide. La solitude de la route, le froid dehors, la tension accumulée toute la semaine, tout s'est condensé dans cet instant suspendu.
L'homme ne baisse pas les yeux. Moi non plus. Je reste figé dans l'embrasure de la porte.
Il me lance un salut rapide, presque nerveux. Pas provocant.
Son pantalon est ouvert. Trop ouvert. Je distingue la ligne sombre de son poil pubien sous la lumière blafarde. Il tient encore son sexe en main, exposé à mon regard, sans gêne. Le mec ne bouge pas.
Il jette des coups d'œil par-dessus son épaule vers la porte d'entrée, vérifie si quelqu'un arrive. Mais je me souviens que le parking est désert, mais la peur d'être surpris semble collée à sa peau.
Dans ma tête, tout s'accélère. J'ai lu des histoires gay dans lesquelles des hommes s'arrêtent dans des haltes routières pour chercher des aventures entre mecs. Des rencontres rapides. Anonymes. Sans lendemain. Juste du cul.
D'ailleurs, maintenant que je regarde autour de moi, de nombreux numéros de téléphone sont inscrits sur les murs crades des toilettes.
Je le regarde. Il me regarde. Le silence s'étire. Je sens mon cœur cogner plus fort que la chasse d'eau quelques secondes plus tôt. Je pourrais sortir. L'ignorer. Faire comme si je n'ai rien vu. Mais une autre pensée m'envahit, m'invite à rester sachant que personne ne me voit. Et lui ne me connaît pas. Cette pensée s'installe. Elle prend de la place. Pourquoi pas. De plus, sans que je puisse intervenir, je sens mon sexe s'étirer dans mon boxer, se tendre, s'allonger, durcir... érection qui me fait soudainement mal, fortement comprimée contre mon bas-ventre.
Il a sensiblement mon âge. Un visage solide, angélique. Il semble nerveux, tendu, offert dans cette lumière crue. Venait-il ici pour se branler à son aise ?
Surtout que je remarque quelque chose d'assumé dans sa posture.
Instinctivement, je me recule lentement et vais m'asseoir sur la cuvette. Sans un mot, mécaniquement dirais-je. Je le regarde, puis mate sa queue qui enfle drastiquement. Une véritable lance de chair droite, fière, tendue dans le creux de sa main.
Le mec comprend. Il s'avance, déterminé, queue en main, rigide, offerte, entre dans la cabine et referme la porte derrière lui. Le verrou claque doucement. Le monde extérieur disparaît autour de nous.
Il est tout près maintenant. Trop près pour faire semblant. Je sens la chaleur de son corps, l'odeur du mâle, du jeune mâle, masculine, brute. L'air devient dense. Ma tête tourne légèrement. Comme un vertige. Je pourrais encore reculer. Je ne le fais pas. J'ai envie de ce moment. Je me suis assez branlé pendant la semaine. Mes démons reviennent ce soir.
Mon cœur cogne dans ma poitrine. Mon souffle s'accélère. Le désir monte d'un coup, violent, incontrôlé. Ce n'est plus une réflexion. C'est une impulsion. Quand je cède, ce n'est pas par faiblesse. C'est par choix. Et tout en moi se met à vibrer.
Sa hampe palpite à quelques doigts de mes lèvres. Je l'empoigne : chaleur, dureté, effluve mâle qui m'enivre. Un morceau de belle facture. Le vertige me gagne. J'entrouvre la bouche ; il s'avance. La chair investit mon palais. Je la savoure, je la suce, je la dévore. Je tire doucement sur la gaine de peau qui recouvre le gland soyeux qui glisse sur ma langue.
Je goûte au sel du precum : étrange nectar, goût qui me revient en mémoire. Dans mon boxer, ma queue me fait mal.
Son doux gland roule sur ma langue, je le suce comme je le ferais avec une énorme sucette. Je ferme les yeux et me revois quelques années en arrière à sucer une belle queue dans ce bosquet où des hommes venaient pour ça.
Il se retire, les lèvres brillantes, le regard accroché au mien. Il me fait signe de me lever. Il passe devant moi, si près que nos visages se frôlent presque. Dans un souffle bas, il murmure :
— Baisse ton pantalon.
Je déboucle la ceinture, dézippe mon pantalon et baisse mon boxer. Mon braquemart jaillit avec fierté et vient claquer mon bas-ventre dans un bruit mat. Le mec baisse la tête et admire mon sexe.
Sa main l'empoigne, la caresse, la branle puis, il s'assied à son tour sur la cuvette et enfourne mon dard avec assurance. Je remarque à ce moment qu'il porte à l'annulaire une alliance, comme moi.
Sa bouche est chaude, précise. Il suce avec application, joue avec mon gland, le découvre lentement, comme pour savourer chaque réaction. Je sens mes jambes trembler. Je me retiens, je me retire un instant pour ne pas jouir trop vite.
Il relève les yeux vers moi, des yeux verts, brillants, un demi-sourire aux lèvres, puis reprend autrement la fellation, explorant, pressant, la caressant avec la même faim contenue. La cabine est étroite. L'air ambiant devient lourd. Nos respirations se mélangent.
Il y a dans ses gestes la même envie que dans les miens. La même urgence. Ce n'était plus une simple halte sur l'autoroute. C'était un moment volé. Il se penche vers moi et murmure :
— C'est bon... Suis-moi... Allons autre part.
On se rhabille à la hâte, puis on sort de la bâtisse et nous nous dirigeons vers le parking toujours presque vide, à l'exception de deux camions.
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Chapitre 2 · Mes démons resurgissent (fin)
Une nuit sur une aire d'autoroute, une rencontre impromptue réveille chez lui des désirs qu'il croyait enterrés depuis dix ans. Entre la cabine trop étroite et une chambre d'hôtel de fortune, l'adrénaline du risque fait surface. Quelque chose en lui se fracture — ou se libère. Ce chapitre final l'entraîne là où ses démons l'appellent depuis toujours, dans des territoires intimes qu'il n'osait plus s'autoriser.
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