Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les chasseurs — Chapitre 1 · Premier contact
Auteur
Les chasseurs
Chapitre 1 · Premier contact
Note de l'auteur.
Chères lectrices, chers lecteurs. Peut-être que vous me connaissez, ou pas. J'interviens juste avant que vous ne commenciez à lire ce qui sort de mon imagination pour vous signaler que j'ai utilisé une IA pour corriger mon texte. Ma vision n'est plus celle de mes
Chères lectrices, chers lecteurs. Peut-être que vous me connaissez, ou pas. J'interviens juste avant que vous ne commenciez à lire ce qui sort de mon imagination pour vous signaler que j'ai utilisé une IA pour corriger mon texte. Ma vision n'est plus celle de mes
ans et elle s'épuise tel un TGV, donc à grande vitesse. J'espère donc que vous me pardonnerez cet écart.
Dans ce chapitre, pour un public averti, j'ai essayé, autant que faire se peut, d'éviter de donner trop de détails sur certaines scènes. Je fais confiance à votre imagination.
Bonne lecture.
Je baille en regardant la plage défiler derrière la vitre du car. Depuis ce matin, j'enchaîne les transports en commun… entre le bus, le RER pour la gare Saint-Lazare pour monter dans le TER de sept heures vingt-sept à destination de Deauville/Trouville, et finalement le car cent onze pour aller sur Cabourg. Non, je me suis levé trop tôt ce matin, je n'ai plus l'habitude de mes vingt ans, et d'ailleurs j'en ai cinquante… Ce n'est plus trop de mon âge, tout ça.
Dans ce chapitre, pour un public averti, j'ai essayé, autant que faire se peut, d'éviter de donner trop de détails sur certaines scènes. Je fais confiance à votre imagination.
Bonne lecture.
Je baille en regardant la plage défiler derrière la vitre du car. Depuis ce matin, j'enchaîne les transports en commun… entre le bus, le RER pour la gare Saint-Lazare pour monter dans le TER de sept heures vingt-sept à destination de Deauville/Trouville, et finalement le car cent onze pour aller sur Cabourg. Non, je me suis levé trop tôt ce matin, je n'ai plus l'habitude de mes vingt ans, et d'ailleurs j'en ai cinquante… Ce n'est plus trop de mon âge, tout ça.
Le car traverse la ville de Villers-sur-Mer, s'arrêtant à chaque arrêt pour que des étudiants puissent y monter. Je sors mon téléphone et je relis les derniers messages provenant d'un numéro inconnu, mais qui ne laissent aucun doute sur l'expéditeur.
Désolé de te réveiller, je sais qu'il est tôt. Il va y avoir une apparition aujourd'hui… Cabourg, onze heures quarante-huit, avenue de la Mer, en face de la boulangerie. L'Organisation envoie une chasseuse. Elle est très prometteuse, tout comme tu l'étais à son âge, mais elle travaille en solo. C'est une tête brûlée, elle fonce dans le tas depuis… un incident… Il faudrait la recadrer. Je sais que je te demande beaucoup. S'il te plaît. Elle est en train de se perdre mais ne le réalise pas. J'espère que tu accepteras de l'aider. Comme toujours, je détruis la carte SIM. Bonne chance.
Satané bibliothécaire. Tu sais que je te serai éternellement redevable pour ton aide et ton silence.
Le car arrive enfin à destination. Il est dix heures quarante-sept. Parfaitement à l'heure, les cars ici ! Bon, allez, j'ai soixante et une minutes devant moi, et je meurs de faim. Je déambule sur l'avenue de la Mer au milieu des touristes qui sont assez nombreux, je soupire. Il me faut un café ! Je trouve la boulangerie, j'entre, je salue la boulangère puis demande un cappuccino et un pain au chocolat. Je repère une table libre dans un coin et m'y installe.
Sur le téléphone, le compte à rebours indique quarante-neuf minutes, j'ai le temps. L'odeur du bon pain me relaxe, mais je n'oublie pas pourquoi je suis là.
Les apparitions n'ont jamais cessé depuis que je suis parti, il y a déjà douze ans… depuis « un incident ». C'est comme ça que l'Organisation nommait la perte d'un chasseur. C'était mon amie, la seule personne avec qui je chassais, on se connaissait parfaitement, aussi bien en combattant qu'en privé. Je n'avais pas supporté que l'Organisation passe sous silence ce qu'il s'était passé et encore moins qu'elle m'impose un binôme sans me demander mon avis. Je n'étais pas son jouet et donc, je suis parti, ou plutôt… j'ai simulé un accident de voiture avec l'aide du bibliothécaire, la seule personne à avoir compris mon désespoir.
Bref, tout cela, c'est du passé. Le cappuccino est déjà tiède. Un rapide coup d'œil sur le téléphone : seize minutes… Je bois mon café et mange mon pain au chocolat, puis je me lève et sors de la boulangerie.
Je relis les messages. C'est le lieu, l'heure approche. J'ai la photo de la chasseuse, il faut que je la trouve. Appuyé, dos contre une grille, je dévisage tous les touristes sans la trouver. Les minutes passent… plus que huit minutes.
Je ne vais pas pouvoir continuer de la chercher et surveiller la foule pour trouver l'apparition. Je m'éloigne de quelques mètres et subtilise une chaise d'un restaurant. Au coin de la rue, je monte sur la chaise sous les yeux curieux des passants. Plus que trois minutes. Leur dire de s'enfuir, j'en ai tellement envie, mais je risque de perdre ma cible et cela deviendrait ingérable.
Deux minutes… Cette femme, là-bas, elle regarde la foule. Trop loin pour l'identifier…
Soixante secondes. Mes mains dans les poches trouées saisissent les manches en cuir.
Vingt-cinq secondes. Bon sang, il y a trop de monde, il va falloir être rapide. Et cette femme qui ne bouge toujours pas.
Cinq secondes… quatre… trois… deux… un… zéro !
Un cri dans la foule. Un homme en sweat rouge et casquette hurle de douleur. Je ne réfléchis plus, c'est l'apparition, je saute de ma chaise et fonce vers lui. La femme à côté de lui, lui tient le bras, inquiète, mais trop tard. Il lui mord le bras.
Ils sont deux.
Comme à leur habitude, ils se tournent vers d'autres passants pour les mordre.
Ils sont quatre…
Je bouscule la foule, je renverse des personnes. Rien ne m'arrête.
Ils sont huit, puis déjà seize.
La foule panique, les gens courent… Vite, je dois me dépêcher.
Une trentaine…
Je ne quitte pas des yeux ma cible quand un infecté se présente devant moi. D'un geste rapide, je sors mes mains de mes poches et lui règle son compte, sans ralentir.
Je crie pour attirer leur attention sur moi et, enfin, je me trouve face à ma cible. Aucune hésitation, je vise ses côtes droites et gauches, et relâche les lames dont le pouvoir ralentit ses mouvements. J'ai juste le temps de faire un pas en arrière que deux longues lames traversent son corps. Je regarde derrière lui et je croise le regard de la jeune femme.
Pas le temps de parler. Les infectés se rapprochent. Je sors un sachet de sel et je commence à le verser au sol, imité rapidement par la jeune femme. Un demi-cercle chacun, même pas eu besoin de se concerter avec elle. Un petit sourire de nostalgie apparaît sur mon visage. Je regarde la femme… « L'incantation ! »
Elle regarde l'apparition dans les yeux, lui fait un doigt d'honneur, puis marmonne quelques paroles en latin. L'apparition s'enflamme aussitôt dans un cri, imitée par les autres infectés, avant de tous exploser en poussière.
Nos armes tombent au sol, nos regards ne se quittent pas. Dans ma tête, je lui hurle dessus : elle prend tout cela pour un jeu ?
Les cris de la foule s'éloignent, la rue devient presque déserte. J'ai perdu trop de temps, la police arrive. Je tourne la tête, la femme court et tourne sur la gauche au croisement. Je ramasse mes armes en remarquant que les siennes ne sont plus là, puis je la suis, je dois lui parler. Elle monte sur une moto, enfile son casque et se tourne vers moi. Aucun mot… Elle démarre et quitte les lieux.
J'entends les sirènes approcher. Autour de moi, un motard… « Désolé mon gars. » Me voilà à conduire une moto. J'aime pas les motos, elles font trop de bruit, on n'est pas discret.
Je quitte Cabourg et prends la direction d'un hôtel à Merville-Franceville.
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Commentaires ()
Tension et mystère sont au rendez-vous.
Ensuite, ton histoire...
Quelle mise en place mystérieuse… Qu'est-ce que cache ce terme de "chasseurs" ? Le rythme s'accélère… Tu nous tiens en haleine… Ces infectés… Cette femme… cette rencontre… Mais où tout ça va-t-il nous mener 🤔 ?
Je crois qu'on ne le saura qu'au prochain numéro 😉.
La suite de l histoire est dans ma petite tete ^^ Mais ca sera pour une prochaine fois. Mes yeux sont en greve haha