Bon alors, je m’interroge pas mal sur le rôle de la police en ce moment et y’a tellement de trucs qui se bousculent dans ma tête qu’il a fallu que je couche ça à l’écrit. Désolé pour la longueur et l’aspect un peu brouillon.
Y’a eu tout le tintouin sur le Black Live Matter qui a amené à ramener le débat sur le rôle de la police, son racisme, sa violence et ses méthodes d’interventions, débat que certains ont tenté de stopper ou ont refusé d’écouter. Bon, je comprends que pour une bonne partie, il s’agisse de brave type qui font leur boulot avec honneur, souvent, dans des conditions compliquées mais ça n’empêche que le débat peut être légitime. Il vaut mieux s’interroger plutôt que de fermer l’œil sur des dérives potentielles.
Castaner, au début des manifestations BLM en France a commencé à interdire l’usage de la « clé d’étranglement » comme technique d’interpellation, une technique plusieurs fois remise en cause pour sa dangerosité (voir le décès de Georges Floyd à l’origine des manifestations récentes, mais aussi plus localement de la mort de Cédric Chouviat après un contrôle qui a tourné au vinaigre. Il aurait eu le temps de dire sept fois « j’étouffe » aux policiers avant de perdre connaissance).
Preuve supplémentaire de la dangerosité du truc, hier même : des flics débattent justement des différentes méthodes d’interpellation. L’un des agents propose à une collègue de la pratiquer sur elle. Il dit l’avoir pratiqué qu’une fois à l’entraînement. Résultat : elle a failli y passer mais s’en sort vivante, fort heureusement, mais avec deux vertèbres déplacées. N’y a-t-il pas de quoi se poser des questions ?
Enfin bref, Castaner interdit cette méthode dans un premier temps et propose l’utilisation du taser comme alternative, alternative qui, a priori, n’est pas sans risques non plus (voir même encore plus dangereux). On voit alors apparaître des protestations de policiers partout en France. Jusque-là, je peux les comprendre, la réalité du terrain et des situations qu’ils affrontent au quotidien ne doivent pas leur laisser beaucoup d’alternatives.
Bon, Castaner prend peur, annule l’interdiction de la clé d’étranglement, leur autorise toujours le taser au passage et en bonus, simplifie la procédure d’outrage à un agent (peut-on craindre des abus d’agent peu scrupuleux ? Le genre d’abus que dénonçait le figaro en 2014. Qu’est-ce que ça va devenir si la procédure est facilitée ?)
Bon, alors les policiers obtiennent des avancées mais leur colère ne semble pas se calmer et c’est là que je décroche ! Ils continuent de faire pression par des manifestations non déclarées devant les lieux de pouvoir et, la nuit dernière, devant la Maison de la Radio. Et là, le si habituellement efficace et intransigeant préfet de police de Paris Didier Lallement (on va reparler plus tard de ce gentil monsieur) peine à retrouver les organisateurs de ces manifestations illégales.
Mais que cherche la police de plus ? Elle a obtenu gain de cause en un rien de temps et même plus sans avoir eu à subir la répression du gouvernement. Imaginez ce qu’on pourrait obtenir grâce à elle si elle se rangeait de notre côté pour appuyer certaines de nos revendications. Elle aurait pu nous être très utile contre la réforme des retraites par exemple.
Mais que cherche la police de plus ? Protester contre les accusations de violences illégitimes et de racisme dans leur rang ? J’ose espérer que non. Comme je l’ai déjà affirmé plus tôt, je pense ces questions légitimes et j’aurais jadis imaginé que des gardiens de la paix, de l’ordre et de la justice qu’ils sont censés être seraient les premiers à dénoncer les brebis galeuses dans leur rang.
Maintenant j’aimerais revenir sur les accusations de violence et de racisme :
Y a-t-il des violences disproportionnées et illégitimes ?
Ben déjà, on peut remarquer qu’Amnesty international dénonce depuis pas mal de temps les violences policières sur des manifestants et des journalistes. L’organisation dénonce aussi plusieurs pratiques illégales lors du confinement (Insultes racistes ou homophobes, usage illégitime de la force, car ne répondant pas aux critères de nécessité ou proportionnalité).
On a eu plein de témoignages lors des manifestations des gilets jaunes ou contre les réformes des retraites. Beaucoup de vidéos ont été tournées pour illustrer le phénomène. A chacun de se faire un avis si l’usage de la force est légitime dans chaque cas, mais perso, quand des manifestants se font tabasser par des professionnels du maintien de l’ordre alors qu’ils sont à terre, je ne vois aucun contexte qui peut justifier cela.
Plusieurs haut-gradés de la gendarmerie et de la police dénonçaient les pratiques illégales et dangereuses du préfet Lallement (j’avais bien dit qu’on reviendrait à lui), le monsieur qui affirmait n’être pas du « même camp » des manifestants alors qu’il est censé assuré la sécurité de tous. Exemple : les flics entourent des manifestants pacifiques en ne leur laissant aucun moyen de fuir puis les arrosent avec les lacrymos. Résultat : les gens pacifiques qui ont du mal à respirer et qui ne peuvent pas fuir, ben ils paniquent et ils deviennent violents. Un exemple concret :15 octobre 2019, manifestation des pompiers. Des manifestants sont coincés sur le pont de la Concorde et demandent dans le calme à quitter les lieux. Ils sont encerclés par la police d’un côté et par les gendarmes de l’autre. On leur refuse le passage et les arrose avec les lacrymos. Certains prennent le risque d’enjamber la rambarde du pont pour tenter de fuir. Fort heureusement, les gendarmes décident de désobéir aux ordres du préfet et escortent les manifestants jusqu’au métro pour éviter tout accident.
Et ce monsieur tout à fait charmant, Lallement, eh bien vous savez quoi ? Malgré des méthodes dangereuses et illégales, il n’est pas du tout inquiété par la justice. En même temps, s’il a été placé là c’est sûrement pour une bonne raison. J’ai du mal à croire que le gouvernement ignorait la réputation du berger Lallement. Je pense plutôt qu’il a été placé là justement pour ses méthodes. C’est pratique après tout, de telles méthodes sont efficaces pour effrayer les moins téméraires des manifestants (du coup, moins de personnes à la prochaine manifestation) et poussent des manifestants pacifiques dans la violence (du coup, moins de soutien populaire pour les manifestants). De quoi bien pourrir toute contestation.
Des violences policières ? Pour moi ça ne fait aucun doute mais il n’y a sûrement pas que la police à blâmer, avec le cas Lallement (mais je ne pense pas que cela s’arrête à son cas), je suis persuadé que cette violence est facilitée, voir encouragée, par plus haut. Il me semble même avoir vu passé le témoignage de flics qui affirmaient que leur hiérarchie les invitait à « se lâcher » lors des manifestations.
Des violences, oui, mais restent-elles impunies ? Non, fort heureusement, nous sommes encore en démocratie (ou quelque chose qui y ressemble...un peu). Sauf que, quand on s’intéresse aux enquêtes de l’IGPN sur les violences policières, y’a pas beaucoup d’enquête qui aboutissent (à tel point que c’est devenu une blague sur internet). Je ne sais plus où mais j’avais vu passer le truc suivant (à prendre avec des pincettes parce que je n’ai pas retrouvé la source) : en fait, la plupart des poursuites à la suite d’une enquête de l’IGPN c’est contre des flics qui ont remis en cause, d’une façon ou d’une autre, l’institution policière (genre en désobéissant à la hiérarchie) mais très peu de condamnations pour des violences sur monsieur tout le monde. En gros, les flics doivent se tenir droit à l’intérieur de l’institution mais on ferme plutôt les yeux s’ils déconnent à l’extérieur.
Tiens, prenons un exemple d’une des affaires de violences policières qui a abouti à une condamnation. Un flic, qui a frappé une femme de 62 ans, à terre, lors des gilets jaunes, lui ouvrant le crâne. Le mec reconnaît une faute professionnelle et est condamné à 18 mois de prisons avec sursis. Résultat : 200 policiers strasbourgeois « expriment leur malaise » suite à cette condamnation. Euh ? Quoi ? Ils cherchent à faire passer quoi comme message là ? En plein débat sur les violences policières, je trouve la manœuvre très étrange.
Ailleurs, à Marseilles, des flics soupçonnés pour avoir menacé le frère (et témoin) d’une victime de violences policières) On dirait une caste qui se protège les uns les autres et qui refusent d’avoir des comptes à rendre.
Y a-t-il du racisme dans la police ?
Plus de la moitié des forces de l’ordre vote extrême-droite (loin de moi l’idée d’amalgamer racisme mais extrême-droite mais faut bien reconnaître que bien souvent, les deux se retrouvent)
Des personnes perçues comme noires ou arabes ont une probabilité vingt fois plus élevée que les personnes blanches d’être contrôlées par la police.
Des groupes facebook regroupent plusieurs milliers de gendarmes et policiers où les types affichent un racisme décomplexé et des propos gerbants.
Des témoignages de policiers dénoncent une partie de leur collègue.
Des enregistrements de propos de flics racistes (certains se revendiquent même suprémacistes blancs et/ou fascistes) du style « Je n’attends qu’une chose, c’est que tous ces gens crèvent. Je n’ai plus envie de sauver les gens. Je me dis que tous ces gens doivent crever. Ça régénérera l’espèce humaine et surtout la race blanche. Quand les gonzesses s’offrent à des nègres ou des bougnules, j’m’en bats les couilles si après elles se font démonter la gueule, buter et tout ce que tu veux...T’as voulu la couleur, maintenant faut qu’tu payes la redevance ! ». « Vivement la guerre civile, vivement l’effondrement. Et moi je pense qu’il n’y a pas que la diversité qui va prendre cher, j’pense que la gauche aussi. Il va vraiment falloir éliminer ces fils de putes. », « Ce pays mérite une guerre raciale bien sale. Il faut qu’ils crèvent ces chiens » etc. Bien, pour des « gardiens de la paix » armés jusqu’aux dents !
Je pense que ça commence à faire beaucoup d’éléments et qu’il ne s’agit sans doute pas que de cas isolés. Non, je ne suis pas en train de dire que tous les flics sont des salauds de racistes mais je pense que ce genre d’idéologies nauséabondes se transmet plus facilement dans ce milieu. A titre personnel, mon frère est gendarme et depuis qu’il l’est, il est devenu raciste. Il a quelque-fois des mots que je trouve limite, pas non plus au point de rêver d’une guerre raciale mais quand même, il m’inquiète parfois.
Vouloir prendre la défense des forces de l’ordre, c’est bien. On en a besoin tous les jours et beaucoup d’entre eux font leur travail avec honneur et implication. Par contre, évitons de sacraliser la fonction afin de remettre en question ce qui doit être remis en question. Comme tout, c’est une situation complexe avec du positif et du négatif.
Perso, je pense que les violences policières sont une réalité et qu’il ne s’agit pas de brebis galeuses isolées, qu’elles sont aux contraires favorisées par le système de l’institution et encouragées par certaines idéologies bien ancrées au sein des forces de l’ordre, par une relative impunité dont ils jouissent et aussi par le pouvoir qui a tenu face aux derniers mouvements sociaux uniquement grâce à police.
Je sais pas, il n’y a que moi qui trouve tout ça inquiétant ? Et quand je vois des flics tenter de faire taire toutes critiques ou refuser de regarder le problème en face, je ne suis pas plus rassuré. Je trouve ça dingue d’en venir à me méfier de gens censés nous protéger. N’hésitez pas à me faire part de votre sentiment.
« Alors c’est bien beau de critiquer, mais si t’as rien à proposer ça sert à rien » me diront peut-être certains. Alors, moi, peut-être que je ne sais pas comment améliorer l’institution policière mais je suis persuadé qu’elle est perfectible et que, ce n’est pas en fermant les yeux sur les problèmes que ça va s’améliorer, bien au contraire. Oui, perfectible. Je me base sur l’exemple de Camden, une ville des USA où la police a radicalement revu ses méthodes. La ville était réputée pour ses trafics de drogues, sa corruption et un taux de criminalité record. Depuis leur nouvelle philosophie, le taux de crimes et délits à radicalement baissé et les plaintes contre policier ont quasi disparu et petit bonus, ces flics n’ont eu aucun mal à défilé aux côtés des BLM.
« Il a fallu passer d’une mentalité de guerriers à celle de gardiens et démilitariser les interventions » explique un responsable.
Je remarque surtout, que ceux qui se plaignent sont des victimes qui étaient entrain de volé un scooter, ou qui faisait des rodées sauvages en scoot....
Ben oui, c'est bien connu, il n'y a que des gens qui ont commis des délits qui se plaignent du racisme et des violences policières et cette violence n'est dirigée que vers les délinquants.
Quant à savoir si, par exemple, c'est mérité qu'un jeune de 14 ans finisse à l'hôpital après s'être fait tabassé la gueule par quatre policiers suite à une interpellation alors qu'il tenté de voler un scooter, je laisse le soin à chacun d'avoir son avis.
Perso, j'ai plutôt tendance à être choqué. Le rôle de la police n'est pas de rendre elle-même la justice, surtout par une violence démesurée.
Je n'ai pas spécialement de sympathie pour le délinquant qui va se faire juger pour ses actes.
J'aurais tendance à avoir plus de sympathie s'il subit une violence disproportionnée suite à une interpellation.
Je n'ai aucune sympathie pour des flics qui s'autorisent le droit de rendre la "justice" eux-même et qui abusent de leur autorité.
J'ai bien plus de sympathie pour les flics qui font correctement leur boulot.
Nami8
27 juin 2020 à 14:57
Je remarque surtout, que ceux qui se plaignent sont des victimes qui étaient entrain de volé un scooter, ou qui faisait des rodées sauvages en scoot....
Ben oui, c'est bien connu, il n'y a que des gens qui ont commis des délits qui se plaignent du racisme et des violences policières et cette violence n'est dirigée que vers les délinquants.
Quant à savoir si, par exemple, c'est mérité qu'un jeune de 14 ans finisse à l'hôpital après s'être fait tabassé la gueule par quatre policiers suite à une interpellation alors qu'il tenté de voler un scooter, je laisse le soin à chacun d'avoir son avis.
Perso, j'ai plutôt tendance à être choqué. Le rôle de la police n'est pas de rendre elle-même la justice, surtout par une violence démesurée.
Je n'ai pas spécialement de sympathie pour le délinquant qui va se faire juger pour ses actes.
J'aurais tendance à avoir plus de sympathie s'il subit une violence disproportionnée suite à une interpellation.
Je n'ai aucune sympathie pour des flics qui s'autorisent le droit de rendre la "justice" eux-même et qui abusent de leur autorité.
J'ai bien plus de sympathie pour les flics qui font correctement leur boulot.
Désolé mais quand je vois les flics dans mon rétro, bah je m'arrête, tout simplement, et je me fais pas agressée par les flics, ni harcelé sexuellement. Je m'arrête et y a pas de problème, tous le monde rentre chez soi sains et sauf
Alors pourquoi ces délinquants ne font pas la même chose ? Ah oui, ils sont en tords, j'avais oublié que c'était illégale de désobéir à la loi
Lioubov
27 juin 2020 à 15:10
Ah, j’attendais ton intervention, Lioubov.
La voici, Nkari.
On en vient à voir les étrangers comme des raclures de chiottes, à les stigmatiser, à les essentialiser alors que, la science l’a montré, la criminalité et la délinquance est plutôt la conséquence de conditions socio-économique plus qu’une origine ethnique. […]La situation actuelle […] c’est le résultat d’une politique qui a laissé pourrir sans apporter de réelles solutions et/ou de réels moyens.
Permets-moi de ne pas être d’accord avec toi, Nkari. Que fais-tu du « plan Borloo » ? Oui, ce (je cite) « plan de cohésion sociale pour rétablir l’égalité républicaine dans les quartiers. » Il ne faisait que succéder à d’autres plans, depuis 1977.
Mis en œuvre début 2005, ce plan a coûté (sur 5 ans) 16,257 milliards d’euros aux contribuables que nous sommes. Avec quels résultats ?
Cet argent public a été déversé dans des tas d’associations lucratives chargées de distribuer des emplois inutiles, dans des subventions dodues et des équipements divers : combien de salles multimédias, de bibliothèques interactives, de terrains de foot ou de basket ont été construits, rénovés, re-construits, re-rénovés, repeints, re-repeints et re-re-rénovés avec ces dizaines de milliards ?
La réalité est que ces monceaux d’argent ont été dépensés pour une unique raison : acheter une relative tranquillité sociale, un calme politiquement vendable et l’éventuelle orientation des suffrages une fois tous les cinq ans.
Et la situation est même devenue pire, avec de fréquents règlements de compte à la kalachnikov : ces phénomènes, jusqu’alors circonscrits à la banlieue de grandes villes comme Paris, Lyon et Marseille s’étend à des villes moyennes telles que Grenoble, Dijon et Besançon.
Cette absence de résultats n’a pas empêchée le sieur Borloo de présenter un nouveau plan en 2018, chiffré à 48 milliards d’euros ! Heureusement, il n’a pas été accepté, mais il semble que, discrètement, certaines de ses mesures sont mises en application.
Ce n’est donc pas le manque de moyens qui est à l’origine de la quasi sécession de ces banlieues « chaudes ».
antonin mordore
27 juin 2020 à 15:16
Depuis que j'ai vu un tag "la police on l'encule" je rêve de m'engager :P
Je t'adore Jeremy !!
Tu vas adorer être contribuable français alors !!
Ah merde je vais vexer Donico !!
antonin mordore
27 juin 2020 à 15:53
Nkari tu dis beaucoup de trucs justes, même si je ne suis pas d'accord avec tout.
Tu dis que les racisés détestent les blancs et ils ont raison. Ta justification c'est l'esclavage et le colonialisme. Ok pas faux. ça se comprend.
Néanmoins comme je l'ai déjà dit, et personne ne m'a contré sur l'argument :
1- je ne suis pas responsable de choses qui se sont passées plus de deux siècles en arrière.
2- mes ancêtres que faisaient-ils au moment ou les black étaient en esclavage ? Ils trimaient eux aussi comme des esclaves dans les aciéries, et les mines du Nord Pas de Calais. Pour des types, les bourgeois capitalistes, qui oppressaient , ou leurs semblables, les noirs, dans les colonies.
3- si mes souvenirs sont bons la France a été la première a abolir l'esclavage...esclavage qui existe encore aujourd'hui dans certains pays proches de la mer rouge.
4- au fait les blancs sont ils les seuls esclavagistes ? Il y a eu une traite négrière entre les tribus et les peuples intra africains...qui vendaient leurs frères aux blancs.
5- et les pays islamiques ? Désolé mais ce sont eux qui ont pris les plus gros lots d'esclaves en mille ans : dans les pays d'Europe de l'est, en Afrique noire et sur les côtes de la méditerranée.
Baybars le célèbre chef mamelouk, anciennement esclave des califes, avait les yeux bleus et un profil slave. Slave vient d'ailleurs du mot esclave.
Les barbaresques ont pris environ 4 millions de captifs blancs sur les côtes de la méditerranée, trafic qui ne s'arrêta qu'avec la colonisation du Maghreb...hélas ! De source sûre et étayée, un million 200.000 entre 1530 et 1780 .
Combien les empires de Damas, Bagdad et Du caire ont ils raflés et castrés de noirs africains ???
Pour le savoir , entre autres sources, "le génocide voilé", de Tidiane N'Diaye.
Certes ces esclavages ne justifient en rien celui des colonisateurs blancs, mais il serait intéressant de l'évoquer.
Comme le dit Donico, la racisme et la connerie sont certainement les trucs les mieux partagés dans le monde...
antonin mordore
27 juin 2020 à 16:05
Tilia tu peux dire "que tous les flics sont des bâtards" ACAB !
On est en démocratie, Mais s'il te plait, arrête alors de faire les chevaliers servants quand on ose une critique sur les causes que tu défends. Tu ne penses pas que tu peux offenser des flics qui sont ici, il doit y en avoir, et qui ne sont ni fachos ni racistes. Tu les mets tous dans le même sac !
Vois tu je suis un humaniste et démocrate. Je ne recherche que la vérité et l'entente entre tout le monde. Mais les indignation sélectives sont un peu justes. La tolérance, c'est accepter des idées ou des gens, qui s'opposent à son système de pensée en amont. Etre d'accord avec ceux qui sont d'accord avec toi, c'est un peu facile.
Mais bon tu fais ce que tu veux ...
Lioubov
27 juin 2020 à 16:23
Je ne peux que t'approuver, Antonin, même si j'ignorais le nombre réel d'esclaves.
Je te confirme que la France a aboli l'esclavage dès 1315 (Louis X), bien que Louis XIV ait autorisé le "commerce triangulaire" en 1671, mais uniquement à destination des colonies. La toute jeune République interdit l'esclavage dans les colonies en 1794, mais cette loi n'est pas appliquée partout. Finalement, ce n'est qu'en 1848 que Victor Schoelcher abolit l'esclavage en métropole et dans l'ensemble des colonies.
Nkari
27 juin 2020 à 16:34
La voici, Nkari...Que fais-tu du « plan Borloo » ?
Ce plan date d’une époque où je ne m’intéressais pas à la politique alors je ne pourrais pas beaucoup argumenter dessus mais j’ai l’impression que tu donnes toi-mêmes des pistes de réflexions sur la réalité de ce plan.
« Cet argent public a été déversé dans des tas d’associations lucratives chargées de distribuer des emplois inutiles »
Ben voilà, y’a des jeunes de cités qui se tournent vers la délinquance parce qu’ils estiment ne pas avoir de perspectives dans ce que leur propose la société. Et là, y’a un plan qui soi-disant est là pour leur permettre de s’intégrer mieux mais qui ne leur propose que des emplois inutiles.
« dans des subventions dodues et des équipements divers : combien de salles multimédias, de bibliothèques interactives, de terrains de foot ou de basket ont été construits, rénovés »
Ouais, ça peut aider, au moins à permettre aux populations de se sentir plus à l’aise sur leur lieu de vie, mais c’est loin d’être suffisant à mon avis.
« La réalité est que ces monceaux d’argent ont été dépensés pour une unique raison : acheter une relative tranquillité sociale »
Là encore, ça m’a l’air d’une bonne piste. Le but du gouvernement de l’époque devait d’avoir sa caution sociale, pas de réellement arranger la situation. Je veux dire, il ne suffit pas d’injecter des sous au hasard, il faut les injecter au bon endroit. Et puis, ce n’est pas qu’une question d’argent. Il y a d’autres paramètres, d’autres facteurs à prendre en compte. Imaginons par exemple, qu’on a réussi à financer les études de jeunes issues de populations défavorisées. Ils ont pu réussir à obtenir des formations qui leur ouvrent la porte de jobs intéressants. Eh bien, ça ne change pas que le racisme des employeurs va faire qu’ils vont encore avoir beaucoup de mal à obtenir un poste, ce qui, au final, ne va pas grandement améliorer la situation.
En effectuant quelques recherches sur le net histoire d’en apprendre plus sur le plan Borloo, je suis tombé sur des critiques de l’époque.
Je vais me permettre de citer directement les critiques :
A propos des contrats d’avenir liés au plan : « C’est un mauvais remake des contrats emploi solidarité (CES) ou des nombreux types de contrats similaires, s’agace François Desanti, un élément de plus à la batterie des emplois précaires. Les contrats d’avenir ne garantiront rien de ce qu’un salarié est en droit d’attendre, notamment un salaire convenable et un emploi stable. Nous ne voulons pas de ces ersatz d’emploi. »
« Dans cette perspective, le contrat d’avenir banalise les contrats précaires et légitime le travail au rabais. Pour Michel Leclerc, d’AC ! Rhône, ce contrat s’inscrit dans une logique de pérennisation de la précarité et permet d’afficher un volontarisme anesthésique : « Le gouvernement a besoin de ces mesures concrètes pour donner l’illusion d’une évolution. Sinon, ça péterait ! » »
A propos du plan logement (500 000 logements sociaux locatifs devaient être construits) :
« Sur les 500 000 logements annoncés, 200 000 au moins sont des PLS et s’adressent mécaniquement aux classes moyennes »
Donc 40 pourcents ont pu être détourné au profit de personne qui ne rencontraient bien moins de difficultés à se loger décemment que les populations que le plan Borloo devait, à la base, aider.
« Ainsi le volet logement du plan Borloo tend-il à renforcer la dynamique d’épuration sociale déjà contenue dans la loi pour la rénovation urbaine de 2003. Obtenue par Jean-Louis Borloo, elle prévoyait 200 000 constructions, autant de réhabilitations et encore autant de démolitions sur cinq ans. « Les politiques de démolitions favorisent aussi l’épuration sociale, commente Jean-Baptiste Eyraud. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien si le gouvernement prévoit d’augmenter la capacité d’hébergement d’urgence. On anticipe l’explosion de la précarité. » ».
Enfin bref, je ne vais pas m’étendre plus vu que je ne maîtrise pas vraiment le sujet mais, à première vue, j’aurais tendance à penser que ce plan ne visait pas vraiment à améliorer la situation des plus précaires et des quartiers difficiles et que, par conséquent, ce n’est pas étonnant si cela ne sait pas améliorer.
antonin mordore
27 juin 2020 à 17:04
Je ne peux que t'approuver, Antonin, même si j'ignorais le nombre réel d'esclaves.
Je te confirme que la France a aboli l'esclavage dès 1315 (Louis X), bien que Louis XIV ait autorisé le "commerce triangulaire" en 1671, mais uniquement à destination des colonies. La toute jeune République interdit l'esclavage dans les colonies en 1794, mais cette loi n'est pas appliquée partout. Finalement, ce n'est qu'en 1848 que Victor Schoelcher abolit l'esclavage en métropole et dans l'ensemble des colonies.
Louis X le Hutin, premier fils de Philippe Le bel ! Oui je le savais, "l'air de la ville rend libre". Respect maitre Loup !
Lioubov
27 juin 2020 à 17:08
Ben voilà, y’a des jeunes de cités qui se tournent vers la délinquance parce qu’ils estiment ne pas avoir de perspectives dans ce que leur propose la société. Et là, y’a un plan qui soi-disant est là pour leur permettre de s’intégrer mieux mais qui ne leur propose que des emplois inutiles.
Mais surtout des emplois rémunérés "normalement". Alors comment veux-tu que les gamins de 12-13 ans qui gagnent 100 € par jour en faisant "la chouffe" (le guet, alors que leurs aînés dealent et roulent en BMW sans avoir jamais rien foutu à l'école) respectent leurs parents et les vieux chibanis qui ont bossé toute leur vie pour gagner la moitié de ce que ces gamins encaissent facilement ? Dans les cités, le modèle n'est pas celui qui s'en est sorti grâce à son travail, mais celui qui gagne facilement de quoi frimer (grosse bagnole, fringues de marque), quitte à envoyer quelques rafales d'AK47 de temps en temps.
Personnellement, j'ai vécu la plus grande partie de mon enfance et de mon adolescence dans une cité de la périphérie de Besançon (non, pas celle de Planoise, qui fait beaucoup parler d'elle depuis quelque temps : à l'époque, elle n'était pas encore construite), et je ne suis pas devenu délinquant pour autant. Diverses nationalités se côtoyaient : Français, Espagnols, Portugais, Italiens, Arméniens, Grecs, mais nous vivions en bonne harmonie car les immigrés s'intégraient, mais - et surtout - l'Islam n'était pas répandu comme de nos jours.
Utilisateur supprimé
27 juin 2020 à 17:09
Antonin Mordore merci pour ce retour très constructif sur l'esclavage et Lioubov pour le complément d'information.
Concernant, les violences policières, je ne connais pas les problématiques racistes que certains vivent et qui doivent être insoutenable c'est sûr qu'il faut trouver un moyen pour enrayer cela mais faire changer les conscience même avec des fait établit est compliqué. Comme on peut le voir pour le féminisme. Un moyen comme j'ai pu le dire dans un autre poste serait de revoir la formation de la police, mais aussi comme la suggérer Donico une caméra sur les interventions. Il serait aussi intéressant de revoir la structure même de la police et de ces organes de contrôle qui semble posséder des défaillance au vue de ce que je lis ici.
Sur la question des gilets jaunes, il me semble au départ qu'elle avait été interdite sur les champs Elysée et autorisé sur un autre lieu concernant la première enfin si elle a été déclaré d'ailleurs. Les personnes devait donc se disperser car la manifestation n'a jamais été déclaré et qu'elle ne respectait pas le cadre légale. Il en va de même pour les suivantes aucun service d'ordre et ainsi de suite. L'intervention des forces de l'ordre même sur les personnes pacifistes pour leur demander de se disperser est donc légitime ici car celles-ci sont dans l'illégalité (même au regard du droit de manifestations). Après, on peut toujours redire sur les méthodes et je ne contesterais pas qu'il y a eu des débordements. Il aurait peut-être été intéressant d'avoir des médiateurs dans les escadrons et un préfet un peu moins autoritaire et adepte de la réponse répressive.
Concernant les plans banlieues déjà en les nommant ainsi on stigmatise les personnes visées. La meilleur réponse serait par une révision de notre modèle éducatif valorisant tous les métiers et d'avoir une formation plus pratiques que théorique à tous les niveaux (collège, lycée, université ou écoles d’ingénieurs/commerce/politiques, ENA): Le modèle Suisse que je connais me semble un modèle intéressant et qui pourrait s'appliquer mais demanderait un changement de culture au niveau des sociétés et du droit du travail. Il y a aussi un autre soucis qu'on ne parle peu qui est que les professeurs ne sont plus respecté ni par les élèves et leurs parents (je précise que je sais que ce n'est pas forcément une majorité): on a alors dans certains cas à des dérives avec des profs agressés alors que ceux-ci fait normalement leur travail. Ces cas sont pas toujours condamnés aussi fermement qui le devrait alors on a une perte de l'autorité du professeur qui ne peuvent plus enseigner sereinement et aidé tous les élèves à s'en sortir.
Utilisateur supprimé
27 juin 2020 à 17:19
Ben voilà, y’a des jeunes de cités qui se tournent vers la délinquance parce qu’ils estiment ne pas avoir de perspectives dans ce que leur propose la société. Et là, y’a un plan qui soi-disant est là pour leur permettre de s’intégrer mieux mais qui ne leur propose que des emplois inutiles.
Mais surtout des emplois rémunérés "normalement". Alors comment veux-tu que les gamins de 12-13 ans qui gagnent 100 € par jour en faisant "la chouffe" (le guet, alors que leurs aînés dealent et roulent en BMW sans avoir jamais rien foutu à l'école) respectent leurs parents et les vieux chibanis qui ont bossé toute leur vie pour gagner la moitié de ce que ces gamins encaissent facilement ? Dans les cités, le modèle n'est pas celui qui s'en est sorti grâce à son travail, mais celui qui gagne facilement de quoi frimer (grosse bagnole, fringues de marque), quitte à envoyer quelques rafales d'AK47 de temps en temps.
Personnellement, j'ai vécu la plus grande partie de mon enfance et de mon adolescence dans une cité de la périphérie de Besançon (non, pas celle de Planoise, qui fait beaucoup parler d'elle depuis quelque temps : à l'époque, elle n'était pas encore construite), et je ne suis pas devenu délinquant pour autant. Diverses nationalités se côtoyaient : Français, Espagnols, Portugais, Italiens, Arméniens, Grecs, mais nous vivions en bonne harmonie car les immigrés s'intégraient, mais - et surtout - l'Islam n'était pas répandu comme de nos jours.
Je suis d'accord avec toi sur le première partie cela est compliqué et il faut réussir à endiguer par une réponse policière visant le haut de cette gangrène en plus de prendre les "petits" poissons. Cela est plus facile à écrire qu'à faire ceux en haut de ces réseaux savent brouiller les pistes.
Sur le second point selon moi ce n'est pas l'Islam car cette religion n'est pas plus guerrière que l'ai le catholicisme. Par ailleurs, l'adaptation pour les personnes de ces pays est plus complexe que pour des personnes de culture européens car plus éloigné au départ. Il est fort probable aussi que le mélange ce soit moins bien fait avec les populations françaises aussi. Ce qui expliquerait en partie le communautarisme. Je pense qu'un effort de ces communautés à aussi été fait mais pas perçu aussi bien que pour les européens et qu'une partie seulement a été intégré ce qui explique la situation actuelle.
Nkari
27 juin 2020 à 17:22
Tu dis que les racisés détestent les blancs et ils ont raison. Ta justification c'est l'esclavage et le colonialisme. Ok pas faux. ça se comprend.
Alors non, je n’ai pas voulu dire ça. Je peux comprendre pourquoi des personnes oppressées et/ou socialement dominées puissent finir par détester la population dominante. Après, faut-il obligatoirement tomber dans la haine du dominant pour remettre en question l’ordre établi, j’en doute. La haine est-elle une bonne chose ? J’en doute aussi.
Néanmoins comme je l'ai déjà dit, et personne ne m'a contré sur l'argument :
Je ne sais pas trop où tu veux en venir avec tes points suivants mais bon, je vais tenter de répondre.
1- Ouaip, moi non plus, ni les connards d’aujourd’hui qui nous gouverne. Tout ce que j’observe, c’est qu’il y a encore un système de domination, hérité du passé, qui nous avantage, nous blancs, en France. En tant qu’humaniste, j’aimerais idéalement que chacun, peu importe son origine, puisse avoir les mêmes chances et possibilités dans la vie.
2- T’évoques les bourgeois capitalistes, tout de suite ça me parle ! ;) Aujourd’hui, nous trimons encore pour des bourgeois capitalistes, les mêmes qui continuent de piller les ressources de pays pauvres. Comme quoi, la situation n’a pas si fondamentalement changé.
3- Sur ce point-là, Lioubov a développé, rien à dire de plus.
4- Oui, et ?
5- Encore une fois ; oui, et ? On évoquait bien le racisme dans nos sociétés occidentales, non ? Bien sûr que d’autres peuples ont pu développer des systèmes racistes envers des populations qu’ils dominaient. Je ne vois pas trop en quoi c’était nécessaire de l’évoquer. Mais bon, admettons.
Et au passage, il me semble que c’est plutôt le mot esclave qui vient du mot slave.
Lioubov
27 juin 2020 à 17:31
[...] selon moi ce n'est pas l'Islam car cette religion n'est pas plus guerrière que l'est le catholicisme.
Si c'est le cas, je me demande pourquoi les auteurs de quasiment tous les attentats commis en France et à l'étranger sont musulmans. Je suppose que tu as dû entendre parler des Twin Towers, de Charlie Hebdo, de l'Hyper Casher, du Bataclan, de la promenade des Anglais à Nice, de l'affaire Merah, non ? Les auteurs de ces tueries n'étaient pas bouddhistes ou shintoïstes, me semble-t-il...
Lioubov
27 juin 2020 à 17:37
Je peux comprendre pourquoi des personnes oppressées et/ou socialement dominées puissent finir par détester la population dominante.
Un truc que je n'arrive pas à comprendre : si ces personnes qui se disent oppressées ou dominées sont tellement mal à l'aise dans notre pays, pourquoi s'obstinent-elle à vouloir y rester, et même à y faire venir leur famille sous prétexte de regroupement familial ?
Animus.Anima
27 juin 2020 à 17:54
[...] selon moi ce n'est pas l'Islam car cette religion n'est pas plus guerrière que l'est le catholicisme.
Si c'est le cas, je me demande pourquoi les auteurs de quasiment tous les attentats commis en France et à l'étranger sont musulmans. Je suppose que tu as dû entendre parler des Twin Towers, de Charlie Hebdo, de l'Hyper Casher, du Bataclan, de la promenade des Anglais à Nice, de l'affaire Merah, non ? Les auteurs de ces tueries n'étaient pas bouddhistes ou shintoïstes, me semble-t-il...
Il faut faire attention à ne pas tomber dans les mêmes biais que celui dans lequel tombe les personnes qui critiquent la police.
Pour les flics, je pense qu'au départ quand ils commencent leur métier, ils ne sont pas plus nombreux à être racistes que les avocats, les médecins, les caissiers, les artisans etc... oui il y a des racistes mais comme partout. Par contre à partir du moment où ils vont être mis sur des quartiers connotés "difficile" avec une majorité de personnes de couleurs ou immigrées, ils vont inconsciemment se dire pour certains "on arrête toujours la même catégorie de personnes ce sont peut-être eux le problème". Ces personnes vont dire ça à d'autres flics qui vont le dire a d'autres etc...
Du coup ils auront l'oeil sur ces personnes de couleur. Ils vont regarder plus attentivement les personnes de couleur et donc statistiquement ils trouveront une majorité de ces personnes chez les auteurs d'infractions (logique si ils sont + surveillés que les blancs). Le cercle devient de plus belle entretenu et ainsi de suite.
Je n'aime pas les flics mais sans flics on serait dans une belle merde. Le problème principal vient de ce type de procédés plus que des personnes et taper sur tous les flics alimentent cette haine car aucun flic ne veut être je pense traité gratuitement de raciste. Il y a un noyau pourri oui mais comme partout la différence c'est que le climat de travail est très propice à la prolifération de ce phénomène, et il est particulièrement voyant.
C'est pareil pour l'islam ils ne sont pas tous extrêmistes, il y a un noyau pourri mais comme dans toutes les religions.
Je finirais en disant que je suis ni flic ni musulman ni étranger.
megalosex
27 juin 2020 à 19:34
Puisqu'on parle de l'Islam, parler de "noyau pourri" n'a pas de sens (pas plus que pour les autres religions, d'ailleurs).
D'abord il faut savoir que l'Islam, à ses origines, s'est imposée à la pointe de l'épée ( Mahomet a ainsi livré de nombreuses batailles, qui sont relatées dans le Coran). Parti de l'Arabie, il s'est ensuite imposé en Egypte, puis en Libye et dans tout le Maghreb. Dans ces contrées conquises vivaient des chrétiens coptes, qui ont dû, soit se convertir, soit payer un impôt, afin de continuer à pratiquer leur religion.
Avec le temps, l'Islam s'est très diversifié par le biais de sécession ( celle entre sunnites et chiites intervenue dès la fin du 7eme siècle) ou par l'adoption d'usages locaux. Les sunnites, les plus nombreux, (90% du total), sont eux-mêmes divisés en plusieurs branches, dont celle qui fait le plus parler d'elle : le salafisme. Les salafistes se définissent comme des musulmans de stricte observance et pour une lecture littérale du Coran. Ce n'est pas forcément gênant tant que ça reste dans la sphère privée. Le problème, c'est quand des mouvements dans le genre des Frères Musulmans, se mettent en tête d'imposer leurs vues. Et, on voit bien qu'ils ont de plus en plus d'influence.
Nos sociétés occidentales sont malades. Et la police n'en est qu'un reflet parmi d'autres. Je ne sais s'il y a une solution. Dans tout ce que j'ai pu lire précédemment, on s'en tient au constat. De toute façon, il faut savoir que toutes les civilisations sont mortelles (il n'y a qu'à voir la liste de celles qui nous ont précédé). La nôtre est parvenue à son terme. Je ne pense pas que le feu du ciel nous tombera sur la tête un beau matin. Non, tout cela se transformera par petites touches et dans quelques décennies ( ou siècles) nos descendants se retrouveront dans une société différente de la nôtre.
Ce n'est pas très structuré, mais j'ai écrit au fil des idées qui me venaient. Vous allez dire que c'est une vision philosophique des choses, mais il faut voir toujours d'un peu plus haut.
Tilia TV
27 juin 2020 à 19:41
C'est amusant, on parle du problème du racisme dans la police, et certains membres arrivent a détourner la conversation sur l'islam... Si l'islam vous obsèdent tant, convertissez vous!
Shabanou
27 juin 2020 à 20:12
C'est amusant, on parle du problème du racisme dans la police, et certains membres arrivent a détourner la conversation sur l'islam... Si l'islam vous obsèdent tant, convertissez vous!
L'islam pose des problèmes et ces problèmes créent du racisme, ça me semble logique au contraire.
Animus.Anima
27 juin 2020 à 20:15
Puisqu'on parle de l'Islam, parler de "noyau pourri" n'a pas de sens (pas plus que pour les autres religions, d'ailleurs).
D'abord il faut savoir que l'Islam, à ses origines, s'est imposée à la pointe de l'épée ( Mahomet a ainsi livré de nombreuses batailles, qui sont relatées dans le Coran). Parti de l'Arabie, il s'est ensuite imposé en Egypte, puis en Libye et dans tout le Maghreb. Dans ces contrées conquises vivaient des chrétiens coptes, qui ont dû, soit se convertir, soit payer un impôt, afin de continuer à pratiquer leur religion.
Avec le temps, l'Islam s'est très diversifié par le biais de sécession ( celle entre sunnites et chiites intervenue dès la fin du 7eme siècle) ou par l'adoption d'usages locaux. Les sunnites, les plus nombreux, (90% du total), sont eux-mêmes divisés en plusieurs branches, dont celle qui fait le plus parler d'elle : le salafisme. Les salafistes se définissent comme des musulmans de stricte observance et pour une lecture littérale du Coran. Ce n'est pas forcément gênant tant que ça reste dans la sphère privée. Le problème, c'est quand des mouvements dans le genre des Frères Musulmans, se mettent en tête d'imposer leurs vues. Et, on voit bien qu'ils ont de plus en plus d'influence.
Nos sociétés occidentales sont malades. Et la police n'en est qu'un reflet parmi d'autres. Je ne sais s'il y a une solution. Dans tout ce que j'ai pu lire précédemment, on s'en tient au constat. De toute façon, il faut savoir que toutes les civilisations sont mortelles (il n'y a qu'à voir la liste de celles qui nous ont précédé). La nôtre est parvenue à son terme. Je ne pense pas que le feu du ciel nous tombera sur la tête un beau matin. Non, tout cela se transformera par petites touches et dans quelques décennies ( ou siècles) nos descendants se retrouveront dans une société différente de la nôtre.
Ce n'est pas très structuré, mais j'ai écrit au fil des idées qui me venaient. Vous allez dire que c'est une vision philosophique des choses, mais il faut voir toujours d'un peu plus haut.
Je trouve ça bien écrit, j'ai peut-être manqué de clarté quand j'ai employé l'expression "noyau pourri", je voulais dire par la que dans toutes les religions il y a des extrémistes, mais qu'ils ne sont pas représentatifs de l'ensemble des personnes adeptes de ces religions.
Comme le dit Tilia d'ailleurs c'est une obsession étonnante, les musulmans sont bien vite accusés de tous les maux pour des actes commis par une petite minorité.
Quand un protestant, un bouddhiste, un catholique commet un crime personne ne dit "vivement qu'ils partent tous".
Y’a eu tout le tintouin sur le Black Live Matter qui a amené à ramener le débat sur le rôle de la police, son racisme, sa violence et ses méthodes d’interventions, débat que certains ont tenté de stopper ou ont refusé d’écouter. Bon, je comprends que pour une bonne partie, il s’agisse de brave type qui font leur boulot avec honneur, souvent, dans des conditions compliquées mais ça n’empêche que le débat peut être légitime. Il vaut mieux s’interroger plutôt que de fermer l’œil sur des dérives potentielles.
Castaner, au début des manifestations BLM en France a commencé à interdire l’usage de la « clé d’étranglement » comme technique d’interpellation, une technique plusieurs fois remise en cause pour sa dangerosité (voir le décès de Georges Floyd à l’origine des manifestations récentes, mais aussi plus localement de la mort de Cédric Chouviat après un contrôle qui a tourné au vinaigre. Il aurait eu le temps de dire sept fois « j’étouffe » aux policiers avant de perdre connaissance).
Preuve supplémentaire de la dangerosité du truc, hier même : des flics débattent justement des différentes méthodes d’interpellation. L’un des agents propose à une collègue de la pratiquer sur elle. Il dit l’avoir pratiqué qu’une fois à l’entraînement. Résultat : elle a failli y passer mais s’en sort vivante, fort heureusement, mais avec deux vertèbres déplacées. N’y a-t-il pas de quoi se poser des questions ?
Enfin bref, Castaner interdit cette méthode dans un premier temps et propose l’utilisation du taser comme alternative, alternative qui, a priori, n’est pas sans risques non plus (voir même encore plus dangereux). On voit alors apparaître des protestations de policiers partout en France. Jusque-là, je peux les comprendre, la réalité du terrain et des situations qu’ils affrontent au quotidien ne doivent pas leur laisser beaucoup d’alternatives.
Bon, Castaner prend peur, annule l’interdiction de la clé d’étranglement, leur autorise toujours le taser au passage et en bonus, simplifie la procédure d’outrage à un agent (peut-on craindre des abus d’agent peu scrupuleux ? Le genre d’abus que dénonçait le figaro en 2014. Qu’est-ce que ça va devenir si la procédure est facilitée ?)
Bon, alors les policiers obtiennent des avancées mais leur colère ne semble pas se calmer et c’est là que je décroche ! Ils continuent de faire pression par des manifestations non déclarées devant les lieux de pouvoir et, la nuit dernière, devant la Maison de la Radio. Et là, le si habituellement efficace et intransigeant préfet de police de Paris Didier Lallement (on va reparler plus tard de ce gentil monsieur) peine à retrouver les organisateurs de ces manifestations illégales.
Mais que cherche la police de plus ? Elle a obtenu gain de cause en un rien de temps et même plus sans avoir eu à subir la répression du gouvernement. Imaginez ce qu’on pourrait obtenir grâce à elle si elle se rangeait de notre côté pour appuyer certaines de nos revendications. Elle aurait pu nous être très utile contre la réforme des retraites par exemple.
Mais que cherche la police de plus ? Protester contre les accusations de violences illégitimes et de racisme dans leur rang ? J’ose espérer que non. Comme je l’ai déjà affirmé plus tôt, je pense ces questions légitimes et j’aurais jadis imaginé que des gardiens de la paix, de l’ordre et de la justice qu’ils sont censés être seraient les premiers à dénoncer les brebis galeuses dans leur rang.
Maintenant j’aimerais revenir sur les accusations de violence et de racisme :
Y a-t-il des violences disproportionnées et illégitimes ?
Ben déjà, on peut remarquer qu’Amnesty international dénonce depuis pas mal de temps les violences policières sur des manifestants et des journalistes. L’organisation dénonce aussi plusieurs pratiques illégales lors du confinement (Insultes racistes ou homophobes, usage illégitime de la force, car ne répondant pas aux critères de nécessité ou proportionnalité).
On a eu plein de témoignages lors des manifestations des gilets jaunes ou contre les réformes des retraites. Beaucoup de vidéos ont été tournées pour illustrer le phénomène. A chacun de se faire un avis si l’usage de la force est légitime dans chaque cas, mais perso, quand des manifestants se font tabasser par des professionnels du maintien de l’ordre alors qu’ils sont à terre, je ne vois aucun contexte qui peut justifier cela.
Plusieurs haut-gradés de la gendarmerie et de la police dénonçaient les pratiques illégales et dangereuses du préfet Lallement (j’avais bien dit qu’on reviendrait à lui), le monsieur qui affirmait n’être pas du « même camp » des manifestants alors qu’il est censé assuré la sécurité de tous. Exemple : les flics entourent des manifestants pacifiques en ne leur laissant aucun moyen de fuir puis les arrosent avec les lacrymos. Résultat : les gens pacifiques qui ont du mal à respirer et qui ne peuvent pas fuir, ben ils paniquent et ils deviennent violents. Un exemple concret :15 octobre 2019, manifestation des pompiers. Des manifestants sont coincés sur le pont de la Concorde et demandent dans le calme à quitter les lieux. Ils sont encerclés par la police d’un côté et par les gendarmes de l’autre. On leur refuse le passage et les arrose avec les lacrymos. Certains prennent le risque d’enjamber la rambarde du pont pour tenter de fuir. Fort heureusement, les gendarmes décident de désobéir aux ordres du préfet et escortent les manifestants jusqu’au métro pour éviter tout accident.
Et ce monsieur tout à fait charmant, Lallement, eh bien vous savez quoi ? Malgré des méthodes dangereuses et illégales, il n’est pas du tout inquiété par la justice. En même temps, s’il a été placé là c’est sûrement pour une bonne raison. J’ai du mal à croire que le gouvernement ignorait la réputation du berger Lallement. Je pense plutôt qu’il a été placé là justement pour ses méthodes. C’est pratique après tout, de telles méthodes sont efficaces pour effrayer les moins téméraires des manifestants (du coup, moins de personnes à la prochaine manifestation) et poussent des manifestants pacifiques dans la violence (du coup, moins de soutien populaire pour les manifestants). De quoi bien pourrir toute contestation.
Des violences policières ? Pour moi ça ne fait aucun doute mais il n’y a sûrement pas que la police à blâmer, avec le cas Lallement (mais je ne pense pas que cela s’arrête à son cas), je suis persuadé que cette violence est facilitée, voir encouragée, par plus haut. Il me semble même avoir vu passé le témoignage de flics qui affirmaient que leur hiérarchie les invitait à « se lâcher » lors des manifestations.
Des violences, oui, mais restent-elles impunies ? Non, fort heureusement, nous sommes encore en démocratie (ou quelque chose qui y ressemble...un peu). Sauf que, quand on s’intéresse aux enquêtes de l’IGPN sur les violences policières, y’a pas beaucoup d’enquête qui aboutissent (à tel point que c’est devenu une blague sur internet). Je ne sais plus où mais j’avais vu passer le truc suivant (à prendre avec des pincettes parce que je n’ai pas retrouvé la source) : en fait, la plupart des poursuites à la suite d’une enquête de l’IGPN c’est contre des flics qui ont remis en cause, d’une façon ou d’une autre, l’institution policière (genre en désobéissant à la hiérarchie) mais très peu de condamnations pour des violences sur monsieur tout le monde. En gros, les flics doivent se tenir droit à l’intérieur de l’institution mais on ferme plutôt les yeux s’ils déconnent à l’extérieur.
Tiens, prenons un exemple d’une des affaires de violences policières qui a abouti à une condamnation. Un flic, qui a frappé une femme de 62 ans, à terre, lors des gilets jaunes, lui ouvrant le crâne. Le mec reconnaît une faute professionnelle et est condamné à 18 mois de prisons avec sursis. Résultat : 200 policiers strasbourgeois « expriment leur malaise » suite à cette condamnation. Euh ? Quoi ? Ils cherchent à faire passer quoi comme message là ? En plein débat sur les violences policières, je trouve la manœuvre très étrange.
Ailleurs, à Marseilles, des flics soupçonnés pour avoir menacé le frère (et témoin) d’une victime de violences policières) On dirait une caste qui se protège les uns les autres et qui refusent d’avoir des comptes à rendre.
Y a-t-il du racisme dans la police ?
Plus de la moitié des forces de l’ordre vote extrême-droite (loin de moi l’idée d’amalgamer racisme mais extrême-droite mais faut bien reconnaître que bien souvent, les deux se retrouvent)
Des personnes perçues comme noires ou arabes ont une probabilité vingt fois plus élevée que les personnes blanches d’être contrôlées par la police.
Des groupes facebook regroupent plusieurs milliers de gendarmes et policiers où les types affichent un racisme décomplexé et des propos gerbants.
Des témoignages de policiers dénoncent une partie de leur collègue.
Des enregistrements de propos de flics racistes (certains se revendiquent même suprémacistes blancs et/ou fascistes) du style « Je n’attends qu’une chose, c’est que tous ces gens crèvent. Je n’ai plus envie de sauver les gens. Je me dis que tous ces gens doivent crever. Ça régénérera l’espèce humaine et surtout la race blanche. Quand les gonzesses s’offrent à des nègres ou des bougnules, j’m’en bats les couilles si après elles se font démonter la gueule, buter et tout ce que tu veux...T’as voulu la couleur, maintenant faut qu’tu payes la redevance ! ». « Vivement la guerre civile, vivement l’effondrement. Et moi je pense qu’il n’y a pas que la diversité qui va prendre cher, j’pense que la gauche aussi. Il va vraiment falloir éliminer ces fils de putes. », « Ce pays mérite une guerre raciale bien sale. Il faut qu’ils crèvent ces chiens » etc. Bien, pour des « gardiens de la paix » armés jusqu’aux dents !
Je pense que ça commence à faire beaucoup d’éléments et qu’il ne s’agit sans doute pas que de cas isolés. Non, je ne suis pas en train de dire que tous les flics sont des salauds de racistes mais je pense que ce genre d’idéologies nauséabondes se transmet plus facilement dans ce milieu. A titre personnel, mon frère est gendarme et depuis qu’il l’est, il est devenu raciste. Il a quelque-fois des mots que je trouve limite, pas non plus au point de rêver d’une guerre raciale mais quand même, il m’inquiète parfois.
Vouloir prendre la défense des forces de l’ordre, c’est bien. On en a besoin tous les jours et beaucoup d’entre eux font leur travail avec honneur et implication. Par contre, évitons de sacraliser la fonction afin de remettre en question ce qui doit être remis en question. Comme tout, c’est une situation complexe avec du positif et du négatif.
Perso, je pense que les violences policières sont une réalité et qu’il ne s’agit pas de brebis galeuses isolées, qu’elles sont aux contraires favorisées par le système de l’institution et encouragées par certaines idéologies bien ancrées au sein des forces de l’ordre, par une relative impunité dont ils jouissent et aussi par le pouvoir qui a tenu face aux derniers mouvements sociaux uniquement grâce à police.
Je sais pas, il n’y a que moi qui trouve tout ça inquiétant ? Et quand je vois des flics tenter de faire taire toutes critiques ou refuser de regarder le problème en face, je ne suis pas plus rassuré. Je trouve ça dingue d’en venir à me méfier de gens censés nous protéger. N’hésitez pas à me faire part de votre sentiment.
« Alors c’est bien beau de critiquer, mais si t’as rien à proposer ça sert à rien » me diront peut-être certains. Alors, moi, peut-être que je ne sais pas comment améliorer l’institution policière mais je suis persuadé qu’elle est perfectible et que, ce n’est pas en fermant les yeux sur les problèmes que ça va s’améliorer, bien au contraire. Oui, perfectible. Je me base sur l’exemple de Camden, une ville des USA où la police a radicalement revu ses méthodes. La ville était réputée pour ses trafics de drogues, sa corruption et un taux de criminalité record. Depuis leur nouvelle philosophie, le taux de crimes et délits à radicalement baissé et les plaintes contre policier ont quasi disparu et petit bonus, ces flics n’ont eu aucun mal à défilé aux côtés des BLM.
« Il a fallu passer d’une mentalité de guerriers à celle de gardiens et démilitariser les interventions » explique un responsable.