Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
De Charybde en Scylla — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
De Charybde en Scylla
Chapitre 1
"De Charybde en Scylla"
Chapitre 1
Je m’appelle Nadège, J'habite à C… une petite ville provinciale. Je suis comptable au service clientèle d’une petite société de composants électronique. De taille normale et de corpulence moyenne, on me dit jolie. J’ai les Cheveux noirs que je porte longs. Un visage ovale et les yeux de couleur noisette. Voila pour l’essentielle de ma personnalité. Je vis en couple avec Marc depuis trois ans. Un électricien que j'ai rencontré lors d'une sortie en boite. C'est un joli garçon, de grande taille. Il a les cheveux châtains et les yeux bleus. Je me suis aperçue qu'il a beaucoup de charme auprès des femmes. Pour me rassurer, Il me répète régulièrement que je suis son seul et unique amour. Marc, c’est le compagnon idéal que je rêve de rencontrer depuis toujours.
Quelques jours après notre première rencontre, nous nous sommes revus à plusieurs reprises. Nous avons décidés de vivre ensemble et que Marc emménagerai dans mon appartement.
Il ne me reste plus qu’à vous présenter Carine, une esthéticienne indépendante. Elle est grande et mince, ses cheveux sont châtains mi-longs, elle a les yeux bleus. Elle est jolie et très féminine. Sa présence dans un groupe de personnes ne passe jamais inaperçue. Carine est ma seule amie. Je dirai même, ma confidente lors des longues absences de Marc. Isolée à C, c'est la seule personne à m’avoir offert de l’aide lors de mon emménagement. Depuis ce jour, nous sommes devenues les meilleures amies du monde.
***
" Bien des évènements s’inscrivent dans la courbe de notre vie sans en modifier le parcourt. Parfois le destin se joue de vous et vous fait douter de vos plus intimes certitudes. Savons-nous vraiment ce que nous sommes ? Sans la rencontre de cette visiteuse, jamais je n’aurai vécu l’aventure que je vais vous raconter."
***
Vendredi 16 heures, je prévois un week-end en amoureux avec Marc. Cela sera possible après la vérification de la comptabilité trimestrielle de la société. D’habitude je ne prends jamais de travail à domicile. L’insistance de mon chef de service et un joli chèque libellé, oublié dans les livres de comptes, ont vaincus ma résistance.
Sur le chemin du retour, j'achète une grande pizza aux olives et une bouteille de vin, pour le repas du soir. Quelques snacks viennent compléter mes achats. Il est 17 heure 30, j’ai juste le temps de rentrer et de me rafraîchir avant le retour de Marc.
Je franchis la porte commune de mon immeuble. Monte les escaliers jusqu'au premier étage. Là, je glisse la clé dans la serrure de mon domicile. La porte à peine ouverte, je suis accueillie par une odeur inconnue et pénétrante.
Dans la cuisine, la table est encombrée des reliefs d’un petit déjeuner composé de cornes flakes et de lait. Une veste défraîchie est suspendue au dossier d’une chaise. A coté du frigo, une paire de chaussures, et un sac de toile usagé attendent leur propriétaire. Toutes les portes des armoires sont grandes ouverte.
Le doute n'est pas permis, une personne est entrée chez moi pendant mon absence. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Est-elle partie ou toujours présente ? Désireuse d'en savoir plus, je pars prudemment à la recherche de cet intrus.
Le désordre de la salle de bain m’indique que mon visiteur a utilisé les lieux. Essuies mouillés boulés, flacons de shampoing et de bain mousse renversés dans le fond de la baignoire. Comme dans le cuisine toutes les portes sont grandes ouvertes.
Un tas de chiffons sous l’évier me révèle l’origine de cette odeur envahissante. J’étale du bout du pied le tas informe de tissu qui s'avère être des vêtements féminins. D’après l’état de ses vêtements, ce doit être une déshéritée sociale chronique. Rien n’est propre, tout est usé jusque la trame. L'odeur est tellement concentrée dans cet espace réduit que je me précipite pour vomir dans la toilette. Ce pénible instant passé, je reprends mes recherches.
Me voici arrivée devant la porte de ma chambre à coucher. Je la pousse de la main, et je la découvre en même temps que ma sortie de bain, abandonnée à coté du lit. Ma visiteuse dort du sommeil du juste dans mon lit. Je suis soufflée par le culot de cette fille ! Elle à déjeuner, s’est lavée, à enfiler mon peignoir et dors mon plumard.
Poussée par la curiosité, je la regarde calme. Ma visiteuse est grande, la vingtaine d'années, potelée sans être grosse. Son visage est parsemé de taches de rousseur. Les lèvres sont pulpeuses et bien dessinées. La tête est encadrée par une abondante chevelure rousse qui s’étale éparse sur son dos. Ses reins creusés mettent en valeurs des fesses rondes et rebondies.
Elle dort sur le ventre, une main sous la joue. Les jambes écartées dans un total abandon. Le peu que je vois de son anatomie me permet de dire que c’est une vraie rousse. Malgré le bain qu'elle a pris, l'odeur écoeurante suinte de tout son corps. Face à ma visiteuse, j'hésite quant à la conduite à tenir. L'éveiller et lui demander de partir ou demander de l'aide à Carine. Incapable de prendre une décision, je sors de ma chambre sans bruit et je l'enferme à clé.
Plusieurs minutes s’écoulent avant que je n’arrive à réagir et à prendre le dessus sur la panique qui s'empare de moi. Finalement, je réussi à me calmer un peu. Je prends mon Gsm et j'envoie un texto à Carine. L’ange de toutes mes situations désespérées. Je suis loin de penser que cet appel va bouleverser complètement mon existence.
— Bonjour Carine, j'ai un gros problème.
— Bonjour Nadège. Parle, je t'écoute
— Il y a une inconnue qui dort dans mon lit, je fais quoi ?
— Eveille-là et demande lui de partir.
— Je n'ose pas.
— Pourquoi ?
— Je crois qu’elle est plus forte que moi !
— Que veux tu que je fasse pour toi?
— Tu ne peux pas venir m’aider ? J’ai peur !
— Où es-tu ?
— Dans la cuisine
— Et ta visiteuse ?
— Dans mon lit, elle dort toujours.
— Sort de chez toi. Ferme la porte à clé et attends-moi devant chez toi.
— D'accord, je vais faire comme tu dis.
— Et ne fais rien d’autre !
— OK
— Carine !
— Oui Nadège ?
— Merci beaucoup.
— Mais c'est moi qui te remercie
— OK
— Bonjour Nadège. Parle, je t'écoute
— Il y a une inconnue qui dort dans mon lit, je fais quoi ?
— Eveille-là et demande lui de partir.
— Je n'ose pas.
— Pourquoi ?
— Je crois qu’elle est plus forte que moi !
— Que veux tu que je fasse pour toi?
— Tu ne peux pas venir m’aider ? J’ai peur !
— Où es-tu ?
— Dans la cuisine
— Et ta visiteuse ?
— Dans mon lit, elle dort toujours.
— Sort de chez toi. Ferme la porte à clé et attends-moi devant chez toi.
— D'accord, je vais faire comme tu dis.
— Et ne fais rien d’autre !
— OK
— Carine !
— Oui Nadège ?
— Merci beaucoup.
— Mais c'est moi qui te remercie
— OK
Pendant l'échange des textos, la peur s'est installée en moi et ne fait que grandir avec le temps qui passe. En proie à la panique, j’arrive tant bien que mal à refermer la porte de mon appartement puis à regagner la rue. C'est angoissée et au bord des larmes que Carine me trouve devant chez moi.
Dix minutes se sont écoulées depuis mon appel à l’aide. Carine arrive enfin ! Elle me prend dans ses bras, me réconforte et m’invite à raconter ce qui m’arrive. A demi tremblante je lui raconte ma détresse.
— Donc si je t'ai bien comprise. Pour le moment, ta visiteuse dort toujours dans ton lit.
— Oui Carine.
— Comment est-elle ?
— Rousse, très grande et forte
— Et tu ne la connais pas du tout ?
— Non, je ne l’ai jamais vue.
— Et Marc, il connaît ta visiteuse?
— Je l'ignore, je ne pense pas !
— Comme moi, tu sais que Marc travaille beaucoup
— Je le sais aussi bien que toi. C'est moi qui te l'ai appris et nous en avons souvent parlé ensemble.
— Marc un homme et même un joli garçon. Si tu vois ce que je veux dire ….
— Tu crois que Marc aurait ….
— Non Nadège, je ne crois rien, je réfléchis…Ta porte a été forcée ?
— Non, je l’ai ouverte avec ma clé.
— Donc ta visiteuse à une clé qui ouvre ta porte !
— Ben oui ! À moins que …
— A moins que quoi Nadège ?
— Rien Carine, je pense tout haut. C’est tout.
— Oui Carine.
— Comment est-elle ?
— Rousse, très grande et forte
— Et tu ne la connais pas du tout ?
— Non, je ne l’ai jamais vue.
— Et Marc, il connaît ta visiteuse?
— Je l'ignore, je ne pense pas !
— Comme moi, tu sais que Marc travaille beaucoup
— Je le sais aussi bien que toi. C'est moi qui te l'ai appris et nous en avons souvent parlé ensemble.
— Marc un homme et même un joli garçon. Si tu vois ce que je veux dire ….
— Tu crois que Marc aurait ….
— Non Nadège, je ne crois rien, je réfléchis…Ta porte a été forcée ?
— Non, je l’ai ouverte avec ma clé.
— Donc ta visiteuse à une clé qui ouvre ta porte !
— Ben oui ! À moins que …
— A moins que quoi Nadège ?
— Rien Carine, je pense tout haut. C’est tout.
Perdues dans leurs pensées respectives, le silence s'installe entre les deux amies. C’est Nadège qui le rompt la première.
— Tu as une solution à me proposer ?
— Peut être ?
— Parle, je t’écoute.
— C’est très simple. Tu rentres chez toi, tu éveilles ton invitée et tu lui demandes gentiment de partir.
— Ce n'est pas mon invitée et ce que tu me proposes est la meilleure façon de me faire agresser. Tu as autre chose à me proposer ?
— Oui, mais je pense que tu n’accepteras pas.
— Arrête de penser et donne-moi ta solution !
— Tu veux vraiment l’entendre ?
— Oui Carine ! Mais dépêche-toi pour l'amour du ciel. Je dois ma préparer pour Marc et du travail à rendre pour lundi matin.
— Peut être ?
— Parle, je t’écoute.
— C’est très simple. Tu rentres chez toi, tu éveilles ton invitée et tu lui demandes gentiment de partir.
— Ce n'est pas mon invitée et ce que tu me proposes est la meilleure façon de me faire agresser. Tu as autre chose à me proposer ?
— Oui, mais je pense que tu n’accepteras pas.
— Arrête de penser et donne-moi ta solution !
— Tu veux vraiment l’entendre ?
— Oui Carine ! Mais dépêche-toi pour l'amour du ciel. Je dois ma préparer pour Marc et du travail à rendre pour lundi matin.
Sourde aux arguments de son amie, Carine laisse le stress envahir celle-ci de façon à pouvoir présenter et accepter sa solution sans possibilité de refus.
— Carine stp, peux-tu monter chez moi pour éveiller cette personne et lui demander de partir ? Supplie Nadège de plus en plus dépassée par la situation.
Carine se tait et semble réfléchir au problème de son amie. En réalité elle gagne du temps.
— Tu veux vraiment qu’elle parte ? Lui répond enfin Carine. Sans savoir qui elle est ? Ni d’où elle vient ? Sans savoir qui lui a donné la clé pour entrer chez toi ? Et sans savoir si elle ne reviendra pas pendant ton absence ?
— Non ! Je veux avoir des réponses avant qu’elle ne parte.
— C’est vendredi soir, veille de week-end et tu ne travailles pas demain.
— Ça je le sais !
— Je vais m’occuper de ta visiteuse.
— Que vas-tu faire ?
— Régler le problème toute seule.
— Vraiment toute seule ?!
— Enfin ! Presque toute seule …
— Cela m’aurait étonnée aussi …
— Hé ma fille ! Ce n’est pas mon lit qu’une inconnue squatte. Ne l’oublie pas !
— Excuse-moi Carine ! Ça m’a échappé. Cette situation me fout la frousse et me dépasse totalement.
— Je comprends.
— Non ! Je veux avoir des réponses avant qu’elle ne parte.
— C’est vendredi soir, veille de week-end et tu ne travailles pas demain.
— Ça je le sais !
— Je vais m’occuper de ta visiteuse.
— Que vas-tu faire ?
— Régler le problème toute seule.
— Vraiment toute seule ?!
— Enfin ! Presque toute seule …
— Cela m’aurait étonnée aussi …
— Hé ma fille ! Ce n’est pas mon lit qu’une inconnue squatte. Ne l’oublie pas !
— Excuse-moi Carine ! Ça m’a échappé. Cette situation me fout la frousse et me dépasse totalement.
— Je comprends.
Effectivement Carine comprend beaucoup de choses, plus que Nadège ne peux l’imaginer. Depuis le temps qu’elle habite la ville de C, sa profession lui a permit de rencontrer beaucoup de personnes. Plus que Nadège peux le supposer. Et par toujours des personnes recommandables du point de vue de la morale.
Un nouveau silence s'installe entre les deux femmes. Carine le laisse s'installer pour mieux le rompre quelques instants plus tard, en donnant à son amie la solution qu’elle envisage depuis le début.
— J’ai la solution à ton problème.
— Pardon !
— J’ai la solution à ton problème. Tu m’écoutes parfois quand je te parle ?
— Tu vas appeler ton petit ami ?
— Je n'ai pas de petit ami et je n'en n'aurai jamais. Par contre, je suis à la recherche d'une petite amie, si tu me comprends.
— Je te comprends très bien. Je suis avec Marc et ça me suffit.
— C'est ensemble que l'on va régler ton problème.
— Comment ?
— Tu me laisses faire. J’aurai juste besoin de ton aide de temps à autre. Et que tu ne me poses aucune question.
— Ca me convient mais je ne suis pas forte et je ne sais pas me battre.
— Mais, Nadège, on ne va pas se battre !
— Suis-moi !
— Où va-t-on ?
— Chez toi, on va réveiller ta visiteuse.
— D’accord ! Voila les clés je te suis.
— Pardon !
— J’ai la solution à ton problème. Tu m’écoutes parfois quand je te parle ?
— Tu vas appeler ton petit ami ?
— Je n'ai pas de petit ami et je n'en n'aurai jamais. Par contre, je suis à la recherche d'une petite amie, si tu me comprends.
— Je te comprends très bien. Je suis avec Marc et ça me suffit.
— C'est ensemble que l'on va régler ton problème.
— Comment ?
— Tu me laisses faire. J’aurai juste besoin de ton aide de temps à autre. Et que tu ne me poses aucune question.
— Ca me convient mais je ne suis pas forte et je ne sais pas me battre.
— Mais, Nadège, on ne va pas se battre !
— Suis-moi !
— Où va-t-on ?
— Chez toi, on va réveiller ta visiteuse.
— D’accord ! Voila les clés je te suis.
Compréhensive Carine prend le trousseau de clés que Nadège lui tend. Et c’est Carine en tête, que les deux jeunes femmes regagnent l’appartement de Nadège. Avec l’intention de faire connaissance avec la visiteuse inconnue.
A suivre...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Bonsoir,
Je vous reviens pour vous informer que tout à fini par s'arranger grâce à Emmanuelle qui s'est montrée compréhensive à mon égard. L'erreur venait du fait que j'ai troqué le i de mon prénom pour un y.
J'ai également changé le titre de l'histoire Plume d'ange est devenue De Charybde en Scylla, la trame de l'histoire restant identique.
cordialement,
Bonne soirée.
il faudrait que tu envoies un mel aux administrateurs du site
je ne sais donc pas où elles sont, puisqu'une fois retirées de la validation, elles devraient être misent en diffusion avec une date de parution et comme il n'y a plus de correcteurs sur ce site, je ne vois pas qui corrige l'autre.
C'est bizarre ce fonctionnement, on ne sait pas où sont nos histoires, c'est assez ennuyeux. Surtout pour éditer les suites. nous n'avons aucun repère.
Ps: Je pense quand même qu'une histoire, une fois validée par les lecteurs, il est facile de donner une date de parution aux auteurs rapidement, je dirais même dans la minute, puisque cela doit se faire automatiquement, ce n'est qu'une question de dates libres au fur et à mesure des arrivées d'histoires acceptées et ne pas les laisser dans le noir complet.
Il me semble qu'il manque une fonction au site, qui serait "ajouter un nouveau chapitre à une histoire déjà parue". Ça me semble l'évidence même.
Il ne me reste qu'à patienter et afficher les chapitres suivants sur ma page personnelle en attendant que cette situation se débloque.
Bonne journée.
Bien cordialement.
Cordialement,
Bonne journée.
J'estime que tu aurais dû commencer par poster ta demande de renseignements.
Effectivement j'ai posté mon second chapitre ici parce que je ne trouve pas la l'endroit prévu pour poster ce second chapitre afin qu'il soit soumis à l'approbation des lecteurs.
Je vais essayer de trouver votre réponse concernant ce soucis qui me taraude depuis quelques jours.
Je suis d'accord avec vous. J'aurai du commencer pour la demande de renseignement.
Une dernière question pourquoi le site Xstory me dit que je n'ai posté aucune histoire. Au fait je tiens à signaler que je suis bien l'auteure ce récit.
Bien à vous,
Angélique
Angélique
En pénétrant dans l’appartement de son amie Carine doit se rendre à l’évidence que celle-ci lui a raconté la réalité. Excepté pour l’odeur, c’est pire que dans le récit. L’entièreté du logement en est imprégnée d’une odeur pestilentielle.
Depuis le début de la découverte de la logeuse dans son lit, Carine s’est aussi aperçue que Nadège perd vite pieds face à une situation imprévue. Sans réaction de celle-ci, elle agit comme si elle était la locataire du logement. Elle prends la direction des opérations et commande Nadège qui ne aperçoit de rien.
- Nadège, cette odeur est insupportable. Prépare un sac poubelle et ouvre une fenêtre que l’on puisse respirer.
- Que vas-tu faire ?
- Réveiller ta visiteuse ! Elle à foutu le bordel, c’est à elle à tout nettoyer.
Carine se rends d’un pas décidé vers la chambre de Nadège et ouvre la porte sans précaution. Elle sort une paire de menottes de la poche arrière de son jeans et entrave les chevilles de la dormeuse. Puis, lui assène une violente paire de claques sur les fesses.
- Debout la belle au bois dormant !
Etonnée de recevoir des claques, la jeune fille s'éveille. Réalise très vite qu’elle a les pieds entravés et se met à hurler. D’un bond Carine lui chevauche les jambes et d’une autre paire de claques sur les fesses lui intime le silence. Les fesses de la rousse accusent les coups et commences à rougir.
- Ta gueule ! Tu vas quitter ce lit immédiatement et remettre l’appartement de mon amie dans l’état ou tu l’as trouvé quand tu es arrivée.
- Je ne saurais pas marcher, vous m’avez attaché les pieds.
- Tu vas ranger le bordel que tu as foutu dans l'appart de mon amie en marchant à quatre pattes. –
- Jamais !
Relevant le défi, Carine fait rouler la visiteuse qui atterrit lourdement sur le sol. La soulevant à demi par les cheveux, elle la force à obéir.
- A quatre pattes ma belle, avance et grouilles toi !
L’ordre ponctué par une nouvelle claque sonore sur son cul, fait paniquer la dormeuse qui se maudit de s’être laissée surprendre. Gênée par les menottes, elle avance avec une lenteur qui exaspère Carine.
- Dépêche-toi crasseuse. Va plus vite, du travail t’attend ! Mais comment fais-tu pour puer comme ça ?
Consciente de sa position humiliante, la captive pleure à chaudes larmes espérant attendrir Carine, qui ne décolère pas.
- N’espère pas m’attendrir, ni me faire changer d’avis. Tu perds ton temps. Et grouille-toi d’avancer. On ne va pas passer la soirée à nettoyer ta porcherie.
Carine à tout le loisir de détailler la jeune fille qui se dirige à quatre pattes vers la salle de bain. Elle n’a guère plus de vingt ans, elle est rousse et bien faite. Une longue chevelure masque partiellement une opulente poitrine, que Carine évalue à nonante-cinq C, balance au fur et à mesure de la progression enfantine de sa propriétaire.
De la position qu'elle occupe, elle remarque une toisson pubienne rousse bien fournie. Laissant deviner un sexe aux lèvres charnues. Et voir une raie culière souillée d’excréments.
Arrivée à hauteur de la salle de bain, c'est une Nadège furieuse qui l’accueille en lui jetant le sac poubelle à la figure.
- Attrape ! Ramasse tes guenilles et mets-les dans le sac. Et dépêche-toi ! Comment peux-tu mettre des vêtements aussi sales ? Une vraie infection !
- ...
- Dis tu pourrais répondre quand je te parle !
Mal à l’aise devant la colère de Nadège, elle ne répond pas et sanglote de plus belle. Ses affaires ramassées, elle sort de la salle de bain. Tirant le sac d'une main tout en s'aidant de l'autre pour avancer.
- Arrête idiote ! A cette vitesse là, tu en as pour toute la soirée ! Place le sac entre tes bras et tire-le avec les dents. Direction la cuisine, et dépêche-toi, que je puise aérer après ton départ. Plus vite, plus vite scande Nadège en ponctuant ses demandes de claques qui marbrent les chairs de la rouquine.
Effrayée par la colère de Nadège, celle-ci rentre la tête dans les épaule et obéit. Le sac entre les dents, la distance entre la salle de bain et la cuisine est rapidement franchie. Arrivée à la porte de la cuisine, elle marque un temps d’arrêt vite interrompu par Nadège qui la ramène à la réalité.
- Tu fais la même chose que dans la salle de bain. Tu mets toutes tes affaires dans le sac poubelle. Sauf le sac à main que tu laisses dehors.
- Mes chaussures aussi ?
- Toutes tes affaires c’est toutes, réplique Nadège. Et plus vite que ça ! Ensuite tu mettras le sac sur le balcon !
- Mais … je suis toute nue !
- Je m'en suis aperçue figure-toi ! Rassure-toi, à quatre pattes, tu ne montres pas grand-chose. Une tignasse rousse, une paire de seins et un cul rond. Crois–moi tu n’as vraiment rien d’extraordinaire ! Maintenant, dépêche-toi ! Parce que figure-toi que j’ai hâte de faire ta connaissance.
Pendant tout ce temps, Carine qui a regagnée la chambre de Nadège n’a pas perdu son temps. Elle fait irruption dans la cuisine, bousculant la jeune fille qui fini de ramasser ses hardes.
Fière de ses trouvailles, elle dépose sur la table une bouteille de vin vide et deux sachets en plastique remplis de vêtements, qu’elle vient de trouver dans la chambre de son amie.
- Qu’est-ce que c’est ? demande Nadège ?
- Je l’ignore. Je les ai trouvés dans ta chambre.
Oubliée dans la conversation entre les deux amies, la captive toujours à quatre pattes, attend de pouvoir sortir sur le balcon pour y mettre le sac qu'elle tient toujours entre les dents. Carine qui s’en aperçoit, le fait remarquer à son amie.
- Ouvre-lui la porte, qu’elle puisse mettre ses affaires dehors.
Nadège ouvre la porte du balcon à la rouquine qui tremble de tous ses membres. Se faisant la plus petite possible, elle s’aventure sur la petite terrasse, qui donne sur les jardins, et y dépose le sac contenant ses nippes.
A peine rentrée dans la cuisine, où Carine l’attend de pieds fermes. Celle-ci la saisit la jeune fille par les cheveux, l’obligeant à la suivre à la suivre en sautillant. Arrivé dans la salle de bain, elle aide la jeune fille à entrer dans la baignoire.
- Tourne-toi et mets les mains dans le dos, ordonne-t-elle à la captive plus morte que vive.
Carine décroche une paire de pantys de Nadège, qui séchait sur le fil à linge. Et s’en sert pour lui immobiliser les bras. Ayant peur pour sa vie, celle-ci commence à paniquer et pleure à gros sanglots en marmonnant des sons inintellibles. Une petite culotte, maintenue en place par une autre paire de collants se transforme en bâillon, la réduisant au silence par la même occasion. En peux de temps, la rousse est immobilisée et réduite au silence.
- A genoux ! Lui ordonne-t-elle de sa voix la plus menaçante.
Affolée, la captive se laisse tomber sur les genoux.
Pour faire bonne mesure et renforcer la panique qui gagne la jeune femme. Carine lui relève la tête par les cheveux. Lui en arrachant quelques-uns au passage. Le regard mauvais, elle lui lance au visage.
- Tu restes comme ça ! Change de position et je t’arrache la peau du cul à coup de gifles. Tu m'as comprise souillon ?
Rendue muette, la captive ne peut qu’acquiescer de la tête.
- Tout à l’heure nous aurons une petite conversation. Je t’invite à réfléchir aux réponses que tu me vas donner. A tantôt !
Carine quitte la salle de bain, qu’elle plonge dans l’obscurité. Laissant la captive dans les affres du désespoir. Elle se dirige vers le salon où Nadège l’attend, en lui présentant une boisson fraîche. La mine dépitée de son amie l’avertit d’un nouveau souci.
- Que se passe-t-il encore ma chérie ? Demande Carine à son amie en acceptant le rafraîchissement proposé.
- Regarde ! C’était dans le sac que tu as rapporté de la chambre.
La totalité du contenu du premier sachet est étalé sur la table du salon. Laissant échapper une myriade de petites culottes assorties de leur soutien gorge. Il y en a de toutes les couleurs. Certaines chaste, d’autres osées, pour ne pas dire coquines. De quoi donner des idées polissonnes à une jeune vierge.
- On a pincé une sale voleuse et rien d'autre. Ce sont mes sous vêtements, commence l’amie de Carine au bord des larmes.
- Tu en es sûr ? Lui demande son amie.
- Sûr et certaine. Je connais mes sous-vêtements.
- Même ce soutien gorge ? Demande Carine en exhibant un modèle particulièrement échancré.
- Oui, même ce soutien échancré ! Pour te dire la vérité, je trouve mes seins trop gros. Alors pour qu’on ne les remarque moins, je les laisse libre de toute entrave.
- Même pour aller travailler ?
- Oui ! Même pour aller au travail. Le sujet est clos, si tu veux bien. Je trouve le moment mal choisi pour parler de mes seins. Tu ne trouves pas ?
- Tu as tout à fait raison ma chérie. Ce sera pour une autre fois.
- Si le sujet te passionne pourquoi pas !
Voulant clore définitivement le sujet des sous vêtements, Nadège fourre le tas de lingerie dans le sac en plastique. Le dépose par terre et invite Carine à vider le contenu du second sac sur la table. Comme Nadège s’y attendait, il contient pour l’essentiel des vêtements. Quelques pantalons, des tee-shirts, un pull ou deux ainsi que des pantys neufs et usagés.
- Il y a même une paire chaussures au fond ! S’exclame Carine. Attends ! Je vais retourner le sac sur la table.
Quelques instants plus tard, une paire de chaussures de sport usagées, rejoint le tas de vêtements sur la table. Délivrant une paire de menottes, qui avait échappée au regard de Carine.
Les deux amies oublient instantanément les chaussures et n’ont d’yeux que pour la paire de menottes qui trône sur la table, tel un Seigneur sur son trône. Carine plus preste que son amie s’en saisit et s’en amuse devant le regard consterné de Nadège qui semble tout à coup gênée par la présence inopinée des bracelets d’acier.
- C’est à toi ? Ma chérie. Demande Carine en fixant Nadège du regard.
- Non bien sûr ! Répond cette dernière en rosissant légèrement. C’est la première fois que je les vois.
- En es-tu certaine mon cœur ? Demande Carine à son amie de plus en plus embarrassée par la question.
- Oui Carine ! J’en suis certaine. Répond-elle en soutenant le regard de son amie tout en rougissant jusqu’à la racine des cheveux. Que ferai-je d’une paire de menottes ? Finit-elle par lui demander.
- Je ne sais pas ma chérie, sans doute comme tout le monde. Les jeux de l’amour sont parfois bizarres.
- Et moi je te dis qu’elles ne m’appartiennent pas !
- Certaine ? Insiste Carine.
- Sûr et certaine ! Réponds Nadège exaspérée. Elles appartiennent peut-être à notre invitée ? Reprends Nadège.
- C’est possible. Posons-lui la question. Ce sera l’occasion de savoir qui elle est.
- Qu’en penses-tu mon cœur ?
- C’est une excellente idée répond Nadège à son amie, en poussant un léger soupir de soulagement.
***
Plume d’Ange
Angélique
Chapitre 1
Je m’appelle Nadège, J'habite à C… une petite ville provinciale. Je suis comptable au service clientèle d’une petite société de composants électronique. De taille normale et de corpulence moyenne, on me dit jolie. J’ai les Cheveux noirs que je porte longs. Un visage ovale et les yeux de couleur noisette. Voila pour l’essentielle de ma personnalité. Je vis en couple avec Marc depuis trois ans. Un électricien que j'ai rencontré lors d'une sortie en boite. C'est un joli garçon, de grande taille. Il a les cheveux châtains et les yeux bleus. Je me suis aperçue qu'il a beaucoup de charme auprès des femmes. Pour me rassurer, Il me répète régulièrement que je suis son seul et unique amour. Marc, c’est le compagnon idéal que je rêve de rencontrer depuis toujours.
Quelques jours après notre première rencontre, nous nous sommes revus à plusieurs reprises. Nous avons décidés de vivre ensemble et que Marc emménagerai dans mon appartement.
Il ne me reste plus qu’à vous présenter Carine, une esthéticienne indépendante. Elle est grande et mince, ses cheveux sont châtains mi-longs, elle a les yeux bleus. Elle est jolie et très féminine. Sa présence dans un groupe de personnes ne passe jamais inaperçue. Carine est ma seule amie. Je dirai même, ma confidente lors des longues absences de Marc. Isolée à C, c'est la seule personne à m’avoir offert de l’aide lors de mon emménagement. Depuis ce jour, nous sommes devenues les meilleures amies du monde.
***
" Bien des évènements s’inscrivent dans la courbe de notre vie sans en modifier le parcourt. Parfois le destin se joue de vous et vous fait douter de vos plus intimes certitudes. Savons-nous vraiment ce que nous sommes ? Sans la rencontre de cette visiteuse, jamais je n’aurai vécu l’aventure que je vais vous raconter."
***
Vendredi 16 heures, je prévois un week end en amoureux avec Marc. Cela sera possible après la vérification de la comptabilité trimestrielle de la société. D’habitude je ne prends jamais de travail à domicile. L’insistance de mon chef de service et un joli chèque libellé, oublié dans les livres de comptes, ont vaincus ma résistance.
Sur le chemin du retour, j'achète une grande pizza aux olives et une bouteille de vin, pour le repas du soir. Quelques snacks viennent compléter mes achats. Il est 17 heure 30, j’ai juste le temps de rentrer et de me rafraîchir avant le retour de Marc.
Je franchis la porte commune de mon immeuble. Monte les escaliers jusqu'au premier étage. Là, je glisse la clé dans la serrure de mon domicile. La porte à peine ouverte, je suis accueillie par une odeur inconnue et pénétrante.
Dans la cuisine, la table est encombrée des reliefs d’un petit déjeuner composé de cornes flakes et de lait. Une veste défraîchie est suspendue au dossier d’une chaise. A coté du frigo, une paire de chaussures, et un sac de toile usagé attendent leur propriétaire. Toutes les portes des armoires sont grandes ouverte.
Le doute n'est pas permis, une personne est entrée chez moi pendant mon absence. Qui ? Comment ? Pourquoi ? Est-elle partie ou toujours présente ? Désireuse d'en savoir plus, je pars prudemment à la recherche de cet intrus.
Le désordre de la salle de bain m’indique que mon visiteur a utilisé les lieux. Essuies mouillés boulés, flacons de shampoing et de bain mousse renversés dans le fond de la baignoire. Comme dans le cuisine toutes les portes sont grandes ouvertes.
Un tas de chiffons sous l’évier me révèle l’origine de cette odeur envahissante. J’étale du bout du pied le tas informe de tissu qui s'avère être des vêtements féminins. D’après l’état de ses vêtements, ce doit être une déshéritée sociale chronique. Rien n’est propre, tout est usé jusque la trame. L'odeur est tellement concentrée dans cet espace réduit que je me précipite pour vomir dans la toilette. Ce pénible instant passé, je reprends mes recherches.
Me voici arrivée devant la porte de ma chambre à coucher. Je la pousse de la main, et je la découvre en même temps que ma sortie de bain, abandonnée à coté du lit. Ma visiteuse dort du sommeil du juste dans mon lit. Je suis soufflée par le culot de cette fille ! Elle à déjeuner, s’est lavée, à enfiler mon peignoir et dors mon plumard.
Poussée par la curiosité, je la regarde calme. Ma visiteuse est grande, la vingtaine d'années, potelée sans être grosse. Son visage est parsemé de taches de rousseur. Les lèvres sont pulpeuses et bien dessinées. La tête est encadrée par une abondante chevelure rousse qui s’étale éparse sur son dos. Ses reins creusés mettent en valeurs des fesses rondes et rebondies.
Elle dort sur le ventre, une main sous la joue. Les jambes écartées dans un total abandon. Le peu que je vois de son anatomie me permet de dire que c’est une vraie rousse. Malgré le bain qu'elle a pris, l'odeur écoeurante suinte de tout son corps. Face à ma visiteuse, j'hésite quant à la conduite à tenir. L'éveiller et lui demander de partir ou demander de l'aide à Carine. Incapable de prendre une décision, je sors de ma chambre sans bruit et je l'enferme à clé.
Plusieurs minutes s’écoulent avant que je n’arrive à réagir et à prendre le dessus sur la panique qui s'empare de moi. Finalement, je réussi à me calmer un peu. Je prends mon Gsm et j'envoie un texto à Carine. L’ange de toutes mes situations désespérées. Je suis loin de penser que cet appel va bouleverser complètement mon existence.
- Bonjour Carine, j'ai un gros problème.
- Bonjour Nadège. Parle, je t'écoute
- Il y a une inconnue qui dort dans mon lit, je fais quoi ?
- Eveille-là et demande lui de partir.
- Je n'ose pas.
- Pourquoi ?
- Je crois qu’elle est plus forte que moi !
- Que veux tu que je fasse pour toi?
- Tu ne peux pas venir m’aider ? J’ai peur !
- Où es-tu ?
- Dans la cuisine
- Et ta visiteuse ?
- Dans mon lit, elle dort toujours.
- Sort de chez toi. Ferme la porte à clé et attends-moi devant chez toi.
- D'accord, je vais faire comme tu dis.
- Et ne fais rien d’autre !
- OK
- Carine !
- Oui Nadège ?
- Merci beaucoup.
- Mais c'est moi qui te remercie
- OK
Pendant l'échange des textos, la peur qui s'est installée en moi, ne fait que grandir avec le temps qui passe. En proie à la panique, j’arrive tant bien que mal à refermer la porte de mon appartement puis à regagner la rue. C'est angoissée et au bord des larmes que Carine me trouve devant chez moi.
Dix minutes se sont écoulées depuis mon appel à l’aide. Carine arrive enfin ! Elle me prend dans ses bras, me réconforte et m’invite à raconter ce qui m’arrive. A demi tremblante je lui raconte ma détresse.
- Donc si j'ai bien compris pour le moment, ta visiteuse dors toujours dans ton lit.
- Oui Carine.
- Comment est elle ?
- Rousse, très grande et forte
- Et tu ne la connais pas du tout ?
- Non, je ne l’ai jamais vue.
- Et Marc, il connaît ta visiteuse?
- Je l'ignore, je ne pense pas !
- Comme moi, tu sais que Marc travaille beaucoup
- Je le sais aussi bien que toi. C'est moi qui te l'ai appris et nous en avons souvent parlé ensemble.
- Marc un homme et même un joli garçon. Si tu vois ce que je veux dire ….
- Tu crois que Marc aurait ….
- Non Nadège, je ne crois rien, je réfléchi … Ta porte a été forcée ?
- Non, je l’ai ouverte avec ma clé.
- Donc ta visiteuse à une clé qui ouvre ta porte !
- Ben oui ! À moins que …
- A moins que quoi Nadège ?
- Rien Carine, je pense tout haut. C’est tout.
Perdues dans leurs pensées respectives, le silence s'installe entre les deux amies. C’est Nadège qui le rompt la première.
- Tu as une solution à me proposer ?
- Peut être ?
- Parle, je t’écoute.
- C’est très simple. Tu rentres chez toi, tu éveilles ton invitée et tu lui demandes
gentiment de partir.
- Ce n'est pas mon invitée et c'est la meilleure façon de me faire agresser. Tu as
autre chose à me proposer ?
- Oui, mais je pense que tu n’accepteras pas.
- Arrête de penser et donne-moi ta solution !
- Tu veux vraiment l’entendre ?
- Oui Carine ! Mais dépêche toi pour l'amour du ciel. J’ai des choses à faire et du
travail à rendre pour lundi matin.
- Carine stp, peux-tu monter chez moi pour éveiller cette personne et lui demander de partir ? Supplie Nadège de plus en plus dépassée par la situation.
Carine semble réfléchir au problème de son amie. En réalité elle gagne du temps.
- Tu veux vraiment qu’elle parte ? Sans savoir qui elle est ? Ni d’où elle vient ? Sans savoir qui lui a donnée la clé pour entrer chez toi ? Et sans savoir si elle ne reviendra pas pendant ton absence ?
- Non ! Je veux avoir des réponses avant qu’elle ne parte.
- C’est vendredi soir, veille de week-end … et tu ne travailles pas demain.
- Ça je le sais !
- Je vais m’occuper de ta visiteuse.
- Que vas-tu faire ?
- Régler le problème toute seule.
- Vraiment toute seule ?!
- Enfin ! presque toute seule …
- Cela m’aurait étonnée aussi …
- Hé ma fille ! Ce n’est pas mon lit qu’une inconnue squatte. Ne l’oublie pas !
- Excuse-moi Carine ! Ça m’a échappé. Cette situation me fout la frousse et me dépasse totalement.
- Je comprends.
Effectivement Carine comprend beaucoup de choses, plus que Nadège ne peux l’imaginer. Depuis le temps qu’elle habite la ville de C…, sa profession lui a permit de rencontrer beaucoup de personnes. Plus que Nadège peux le supposer. Et par toujours des personnes recommandables du point de vue de la morale.
Un nouveau silence s'installe entre les deux femmes. Carine le laisse s'installer pour mieux le rompre quelques instants plus tard, en donnant à son amie la solution qu’elle envisage depuis le début.
- J’ai la solution à ton problème
- Pardon !
- J’ai la solution à ton problème. Tu m’écoutes parfois quand je te parle ?
- Tu vas appeler ton petit ami ?
- Je n'ai pas de petit ami et je n'en n'aurai jamais. Par contre, je suis à la recherche d'une petite amie, si tu me comprends.
- Je te comprends très bien. Je suis avec Marc et ça me suffit.
- C'est ensemble que l'on va régler ton problème, reprend Carine.
- Comment ?
- Tu me laisses faire. J’aurai juste besoin de ton aide de temps à autre. Et que tu ne me poses aucune question.
- Ca me convient mais je ne suis pas forte et je ne sais pas me battre.
- Mais, Nadège, on ne va pas se battre !
- Suis moi !
- Où va-t-on ?
- Chez toi, on va réveiller ta visiteuse.
- D’accord ! Voila les clé je te suis.
Compréhensive Carine prend le trousseau de clés que Nadège lui tend. Et c’est Carine en tête, que les deux jeunes femmes regagnent l’appartement de Nadège. Avec l’intention de faire connaissance avec la visiteuse inconnue.
A suivre
Avec toutes mes excuses.
Angélique
Je ne pense pas être déçu par la suite, car bien que je n'attache pas d'importance aux notes attribuées je vois qu'il y a 8 points pour 8 votes c'est du 100 pour cent....
on peut dire que cela fait l'unanimité
Bon courage
PM