Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'arrivée tardive de Caroline — Chapitre 1 · Tension sexuelle un soir d'automne
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'arrivée tardive de Caroline
Chapitre 1 · Tension sexuelle un soir d'automne
Bonjour à tous, je m'appelle Alexandre, et je suis enseignant-chercheur dans le domaine de l'électronique. Je travaille sur le plateau de Saclay, en banlieue parisienne, et je suis en couple depuis quatre ans avec Mélanie. Nous avons récemment acheté un appartement sur Paris, notamment grâce à l'appui financier de mes beaux-parents, car mon salaire d'enseignant chercheur ne m'aurait jamais permis un tel projet. L'histoire que je vous raconte s'est déroulée en 2021, à une époque où le Covid venait encore périodiquement perturber le quotidien du commun des mortels.
Sans que nous soyons un vieux couple, Mélanie et moi sommes rentrés dans une routine classique à l'approche de notre trentaine. Nous avons tous les deux notre travail, et la vie parisienne consomme une grosse part de notre énergie, en particulier avec les transports qui sont devenus – c'est de notoriété publique – un enfer ces dernières années. Je me sens bien avec elle et j'apprécie le fait que nous avons une situation stable, que nous affrontons le quotidien côte à côte, avec un plan de vie déjà tout tracé : déjà un foyer, des projets familiaux dont nous parlons régulièrement... Un plan de vie très classique, voire banal en somme, mais cette banalité nous convient très bien.
Bien que notre train de vie laisse assez peu de place à des moments intimes, je n'ai jamais ressenti de manque de tendresse ou d'attention, et je n'ai jamais cherché à aller « voir ailleurs ». Je ne suis pas du genre courtisan, au contraire d'ailleurs, je suis plutôt pris de panique quand je sens qu'une personne commence à s'intéresser à moi. Je me fais très rapidement des films (du genre « bon sang, elle est en train de tenter un truc, ou je rêve ? »), et, comme par réflexe, je m'empresse de parler de ma compagne actuelle pour être sûr de faire comprendre en douceur que je ne suis pas disposé à entamer une relation qui irait au-delà de l'amitié avec mon interlocutrice (ou mon interlocuteur).
Toute cette pudeur a volé en éclat pendant la période du Covid, et notamment lorsque je me suis rapproché d'une collègue en thèse de doctorat, qui s'appelle Caroline. Nous étions compagnons de thèse, car nous travaillions dans le même laboratoire, et je l'ai rencontrée lorsqu'elle a débuté la sienne. À l'époque, j'avais commencé la mienne depuis un an et demi environ. Depuis, j'ai été embauché dans mon laboratoire d'accueil, ce qui fait que Caroline est restée une collègue avec qui j'ai naturellement tissé un lien particulier : elle m'a beaucoup soutenu à l'approche de ma soutenance de thèse, pendant la rédaction du mémoire également, et désormais la situation était inversée. C'était à son tour de s'approcher de ces grandes échéances, et je la soutenais en lui donnant le plus de conseils possibles, d'autant que le déroulement de ses études présentait des difficultés techniques, liées au Covid.
Caroline devait en effet terminer sa thèse il y a quelques mois déjà, cependant les confinements successifs avaient mis des entraves au bon déroulement de certaines expériences qu'elle devait conduire, si bien que l'échéance avait dû être décalée. Par ailleurs, le télétravail imposé ne rendait pas la chose aisée pour fournir un cadre de travail optimal. À cela il fallait rajouter le fait qu'elle était en relation à distance avec son compagnon, avec qui elle avait acheté une maison dans le Berry, dont ils étaient tous les deux originaires. Cela engendrait des difficultés financières, car elle ne pouvait pas se permettre de louer à temps plein un logement sur Paris tout en ayant le crédit de sa maison à rembourser, car elle n'avait pas prévu que sa thèse durerait aussi longtemps. Ayant vécu le stress de la thèse il y a peu, j'étais particulièrement empathique vis-à-vis de la situation de Caroline.
Ainsi, au détour d'une conversation, je lui confiai que Mélanie disposait d'un autre appartement sur Paris, qu'elle louait de temps en temps sur des courtes durées, et que cela pourrait être intéressant pour elle d'en disposer pour pouvoir télétravailler depuis chez elle et son compagnon, tout en n'ayant pas (ou peu) de frais de logement à engager pour les fois où elle devrait se rendre du Paris pour le travail. À cette époque, le régime mixte télétravail obligatoire / présence sur site était en vigueur et cette proposition pouvait lui permettre de fonctionner de cette manière sans avoir à payer un loyer permanent pour un logement parisien. J'en parlai à Mélanie auparavant, bien entendu, qui accepta sans sourciller et en lui faisant un prix défiant toute concurrence. Une manière de faire preuve de générosité tout en passant par une plateforme célèbre qui conférait un cadre légal à cette affaire. Caroline n'en revint pas.
C'est ainsi qu'en ce soir d'octobre 2021, je marche dans Paris en direction de l'appartement de Mélanie, pour accueillir Caroline dans son logement temporaire pour quelques jours. Les clés en poche, un sac de draps propres en main, je me positionne à l'entrée du garage commun du bâtiment, en attendant son arrivée. Il a plu récemment, et la lumière pâle des réverbères se reflète sur le pavé glissant de la cour. Une voiture immatriculée 18 apparaît alors sur l'entrée, et Caroline me fait un geste de la main. J'active le portail automatique et me dirige vers elle pour lui désigner l'emplacement qui lui est réservé.
— Waouh, j'ai même droit à un comité d'accueil ? Je pensais que tu aurais déposé les clés par-là pour que je me débrouille, t'étais pas obligé de m'attendre !
— Aucun problème, nous ne sommes qu'à vingt minutes à pied avec Mélanie, et puis c'est quand même plus sympa que je te fasse faire un tour de l'appartement et que je te montre tout ce qui ne marche pas pour pas que tu penses avoir cassé quelque chose, haha !
— Oui pas bête, vu comme je suis maladroite, j'aurais grave stressé si en plus d'être hébergée à prix cassé, j'avais littéralement cassé quelque chose chez Mélanie...
— Tu parles, aucun souci même si tu casses des trucs, tu rigoles ou quoi ? Ce n’est pas Versailles non plus, tu verras. Puis un appartement, ça vit...
— Aucun problème, nous ne sommes qu'à vingt minutes à pied avec Mélanie, et puis c'est quand même plus sympa que je te fasse faire un tour de l'appartement et que je te montre tout ce qui ne marche pas pour pas que tu penses avoir cassé quelque chose, haha !
— Oui pas bête, vu comme je suis maladroite, j'aurais grave stressé si en plus d'être hébergée à prix cassé, j'avais littéralement cassé quelque chose chez Mélanie...
— Tu parles, aucun souci même si tu casses des trucs, tu rigoles ou quoi ? Ce n’est pas Versailles non plus, tu verras. Puis un appartement, ça vit...
Une fois garée, Caroline sort de sa voiture et récupère sa valise dans le coffre. Je lui propose de la porter étant donnée sa possible fatigue du trajet, mais elle refuse poliment et me fait remarquer que je porte déjà quelque chose. En entrant dans le hall d'entrée, la lumière du lustre nous aveugle, et contraste avec l'obscurité extérieure. J'en ai pratiquement les larmes aux yeux, d'autant que le sol en marbre clair n'aide pas. Caroline le remarque et me lance :
— Bah alors ? Faut pas pleurer, je sais que ça te fait plaisir de me voir, mais faut pas te mettre dans cet état-là ! (Oui, Caroline aime bien chambrer et j'ai suffisamment d'autodérision pour renchérir)
— Je sais mais c'est plus fort que moi, ta présence seule suffit toujours pour me mettre dans un état d'émotion tel !
— Ouaiiiis c'est ça, t'en fais pas un peu trop ?
— Si, tu as raison. Après, je ne pleurais peut-être pas de joie, t'en sais rien...
— Je sais mais c'est plus fort que moi, ta présence seule suffit toujours pour me mettre dans un état d'émotion tel !
— Ouaiiiis c'est ça, t'en fais pas un peu trop ?
— Si, tu as raison. Après, je ne pleurais peut-être pas de joie, t'en sais rien...
On se marre en se rapprochant de l'ascenseur, dans lequel on passe tout juste, elle, moi et sa valise. La lumière moins vive me permet d'y voir plus clair et je détaille un peu Caroline. Sa chevelure rousse bouclée tombe en cascade sur ses épaules. Elle n'est pas maquillée, contrairement à d'habitude – normal, on est dimanche et elle vient de se taper trois heures de voiture – ce qui ne l'empêche pas de rayonner : son sourire est contagieux, je la sens apaisée comme je l'ai peu vue ces derniers temps. Ses yeux sombres pétillent et je vois et les lumières de l'ascenseur s'y refléter. Arrivés au 3ème étage, je la laisse passer devant et mes yeux se posent sur ses jambes. Elle porte un legging de sport, qui moule parfaitement ses mollets, ses jambes, et ses fesses.
— Bon, c'est par où, demande-t-elle brusquement en se retournant.
— A droite ! Deuxième porte, bafouillai-je in extremis.
— Et merde, elle va me prendre pour un gros porc, elle va croire que j'étais en train de la reluquer... Ceci dit, elle n’aurait pas tort, j'avais littéralement mes yeux posés sur ses fesses, pour le coup, pensai-je en soupirant.
— A droite ! Deuxième porte, bafouillai-je in extremis.
— Et merde, elle va me prendre pour un gros porc, elle va croire que j'étais en train de la reluquer... Ceci dit, elle n’aurait pas tort, j'avais littéralement mes yeux posés sur ses fesses, pour le coup, pensai-je en soupirant.
Je lui tends les clés, en déclarant :
— Bienvenue chez toi !
Elle ouvre la porte et se jette sur le canapé, la valise à ses pieds. Juste avant, j'ai jeté de nouveau un œil à ses fesses, plus discrètement. Caroline correspond à mon style de fille : ses cuisses et ses fesses charnues ne me laissent pas indifférent. Sa chevelure, ses yeux pétillants, son sourire, tout attire mon regard.
— C'est bon, tu peux partir maintenant, dit-elle en riant.
C'était la première fois que nous nous retrouvons seul à seul dans un cadre non professionnel. Il nous est arrivé de faire des sorties communes avec d'autres doctorants, mais cette fois-ci nous sommes seuls, et je ne me sens pas complètement à l'aise. Je me rends compte que je suis victime de son charme, et je n'en suis pas fier. Curieusement, je suis d'autant plus sensible au fait qu'elle soit en tenue du dimanche – par rapport à sa coquetterie habituelle des jours de travail. La voir en tenue décontractée m'émoustille, c'est comme si on avait tacitement franchi « un cap » dans notre complicité, comme si je la découvrais au naturel, authentique, sans fard... Ça y est, je recommence à me faire des films. Un peu décontenancé, je cherche à donner le change et à conserver ma répartie pour ne pas montrer mon désarroi.
— Partir ? Ah mais non, je ne t'ai pas dit ? Je dors ici ce soir. Je prends le lit. Il y a un tapis à côté de la télé, c'est ici que tu dors, ce soir.
Elle éclate de rire et rétorque :
— C'est mort, je n’y crois pas une seconde. Tu m'as aidée à trouver un appartement, tu m'amènes des draps, tu m'attends le soir quand j'arrive. Tu ne trompes personne, Alex ! Tu es beaucoup trop gentil pour faire ça. Tu voudrais me laisser le tapis et prendre le lit, mais tu n'y arriverais même pas !
— On parie ?
— Humpf ! De toute façon, je suis trop douillette, donc si j'ai envie de dormir dans le lit, je viendrais dedans de toute façon, tu n'auras pas d'autre choix que de me faire une place.
— On parie ?
— Humpf ! De toute façon, je suis trop douillette, donc si j'ai envie de dormir dans le lit, je viendrais dedans de toute façon, tu n'auras pas d'autre choix que de me faire une place.
Je suis surpris par l'allusion, d'autant qu'elle est assise sur le canapé, et que naturellement son choix aurait dû se tourner vers ce dernier si jamais le lit était pris. J'essaye de ne pas me laisser déstabiliser et je continue sur ma lancée en cachant ma surprise.
— Haha, mouais, ce n’est pas faux, tu m'avais dit que t'étais une marmotte. Mais pour ça il faudrait que tu prennes une douche d'abord. Je n'accepte que les paysannes propres dans mon lit.
L'allusion à ces origines provinciales est un peu osée, et assez provocatrice, je tente le tout pour le tout pour ne pas perdre la face.
— Mais quel goujat ! s'exclame-t-elle en éclatant de rire. Ceci dit, tu as raison, une bonne douche me ferait du bien. Tu me fais faire le tour du propriétaire, monsieur le parisien, oui ou non ?
Je lui fais faire rapidement le tour du 80 m² dont dispose Mélanie. Il s'agit d'un gros T2, avec un salon qui est immense par rapport au reste de l'appartement. La salle de bain est équipée d'une cabine de douche à l'italienne, à droite en entrant dans l'appartement, tandis que la chambre se trouve sur la gauche du salon, avec une petite fenêtre donnant sur une cour intérieure. Caroline tombe amoureuse de la douche :
— Waouh, dingue ! Il y a tellement de place là-dedans !
— Ouais, c'est top. Même à deux avec Mélanie, on ne se gêne pas, c'est cool.
— Mouais mouais mouais. Je suis sûre que vous n’êtes pas gênés pour plein de choses dans cette douche !
— Ouais, c'est top. Même à deux avec Mélanie, on ne se gêne pas, c'est cool.
— Mouais mouais mouais. Je suis sûre que vous n’êtes pas gênés pour plein de choses dans cette douche !
Je suis estomaqué, je ne l'avais pas vu venir. Je bredouille :
— Mais non, banane. On ne se gêne pas, dans le sens où on ne se bouscule pas ! Il y a de la place, quoi. Enfin, tu m'as compris.
— Mais oui, mais oui, je t'ai compris. J'ai TOUT compris, dit-elle en pouffant de rire devant ma gêne. Elle est d'humeur espiègle ce soir, et j'ai un peu du mal à tenir le rythme.
— Mais oui, mais oui, je t'ai compris. J'ai TOUT compris, dit-elle en pouffant de rire devant ma gêne. Elle est d'humeur espiègle ce soir, et j'ai un peu du mal à tenir le rythme.
Nous continuons notre petit tour, qui finit sur le canapé où elle s'étale de nouveau. Je la rejoins. Nous bavardons encore un peu, les nouvelles du travail, l'actualité. Au bout d'un petit quart d'heure, elle me coupe :
— Bon, on parle, on parle, mais je ne plaisantais pas quand je disais que j'ai besoin de prendre une douche. Et puis il faut encore que je mette les draps après et tout.
— Yes, t'as raison, tu dois être épuisée. Je vais te laisser.
— Yes, t'as raison, tu dois être épuisée. Je vais te laisser.
N'ayant toutefois pas franchement envie de quitter sa compagnie de suite, je propose :
— Si tu veux, je peux mettre les draps pendant que tu prends ta douche. J'en ai pour cinq minutes, ça te les fera gagner pour le dodo. Et avant que tu dises quoi que ce soit, je le fais de toute façon régulièrement quand Mélanie fait venir du monde dans son appartement, donc ça ne me dérange vraiment pas.
— Euh... Ça me gêne un peu quand même, j'ai l'impression d'abuser un peu beaucoup.
— Si je te le propose, c'est que ça ne me dérange pas.
— Bon... OK. Laisse-moi juste attraper mes affaires dans ma valise, et je file à la douche. J'en ai pour deux minutes.
— Prends ton temps !
— Euh... Ça me gêne un peu quand même, j'ai l'impression d'abuser un peu beaucoup.
— Si je te le propose, c'est que ça ne me dérange pas.
— Bon... OK. Laisse-moi juste attraper mes affaires dans ma valise, et je file à la douche. J'en ai pour deux minutes.
— Prends ton temps !
Elle file à la salle de bain, et je commence à entendre l'eau couler. Je m'empare des draps, et je commence à les installer sur le lit. Je suis soudainement pris d'un doute : couette ou pas couette ? On est en octobre, mais le chauffage central de l'immeuble est plutôt correct. Dans le doute, je m'approche de la salle de bain, et appelle Caroline pour lui poser la question à travers la porte.
— Caroline ?
Pas de réponse.
— CAROLINE ??
Le jet d'eau s'arrête.
— Tu me parles ?
— Oui, je voulais savoir si tu voulais une couette pour ce soir. Tu es plutôt frileuse ou pas ?
— Un peu frileuse ! Je veux bien la couette, s'il te plaît.
— Oui, je voulais savoir si tu voulais une couette pour ce soir. Tu es plutôt frileuse ou pas ?
— Un peu frileuse ! Je veux bien la couette, s'il te plaît.
Je finis d'installer les draps, tant bien que mal : malgré ma bonne volonté, la housse de couette est un peu ma kryptonite, je mets toujours des plombes à mettre la couette correctement dedans.
— Alex ?
Cette fois-ci, c'est à mon tour d'être appelé. Je me dirige vers la salle de bain, et trouve la porte entrebâillée de vingt centimètres avec un bras nu qui dépasse et son visage rougi qui m'observe...
— Je suis allée un peu trop vite à la douche, je n’ai pas pris ma serviette... Tu peux me passer celle qui est dans ma valise s'il te plaît ?
Je sens le rouge me monter aux joues. « Elle est nue, de l'autre côté de cette porte, juste là ! ». J'intime à mon cerveau de chasser cette pensée érotique. Une buée épaisse remplit la salle de bain, et je n'ai de toute façon aucun moyen de distinguer autre chose que son bras qui dépasse, mais elle est forcément nue, de l'autre côté de cette porte ! Trop tard, mon cerveau commence à s'emballer. Je me dirige vers sa valise, et en extrais une petite serviette, sous laquelle se cachent des sous-vêtements. Je ne prends pas le temps de les regarder, même si je sens monter une bouffée d'adrénaline et que mes tempes sont en feu. « C'est bon Alex, t'es plus un ado » essayé-je de me convaincre.
Constatant que sa serviette est assez petite, je ne peux m'empêcher de lui faire la remarque, pour essayer de penser à autre chose :
— Elle est rikiki ta serviette... Je t'en file une plus grande, attends encore une seconde !
Je l'entends grommeler. J'ouvre un placard sous clé, réservé à Mélanie et moi, et j'en sors mon peignoir de bain, propre. Je lui donne à travers la porte, qui s'écarte momentanément un peu plus pour laisser passer l'objet de son attente. Pendant un instant qui semble durer une éternité, j'aperçois son mollet nu et l'intégralité de son bras, jusqu'à son épaule.
— Ce n’est pas trop tôt... What ? C'est quoi ce truc ? Un peignoir ?
— Ouais, tu seras mieux dedans, en vrai.
— Ah bah c'est sûr ! Dis donc, tu parles d'un accueil... Je vais revenir plus souvent !
— Quand tu veux ! répondis-je en rigolant.
— Ouais, tu seras mieux dedans, en vrai.
— Ah bah c'est sûr ! Dis donc, tu parles d'un accueil... Je vais revenir plus souvent !
— Quand tu veux ! répondis-je en rigolant.
Au bout de quelques minutes, Caroline sort, les cheveux humides, l'air détendue, affublée d'un pyjama à rayures fines blanches et grises avec un ourson sur l'épaule gauche. Je souris et elle devine que je me moque d'elle.
— Oui, bon, c'est mon pyjama. J'allais pas sortir à poil non plus.
Je pouffe de rire, un peu surpris par son côté direct.
— Oui, tu as raison, c'est mieux.
— Ton peignoir sent un peu ton odeur, tu sais ?
— Ton peignoir sent un peu ton odeur, tu sais ?
Ça recommence. Comment fait-elle pour me mettre dans l'embarras en une seule phrase ? Je perds de nouveau mes moyens.
— Désolé, je pensais qu'il était propre.
— Il l'est ! Je pense que ce doit être ta lessive probablement, mais j'ai associé cette odeur à toi, je pense. Je la sens parfois quand on se fait la bise. Mais ça ne me dérange pas ! ajoute-t-elle d'un ton précipité, devant mon air incrédule.
— Ah, euh, d'accord. Tant mieux !
— Il l'est ! Je pense que ce doit être ta lessive probablement, mais j'ai associé cette odeur à toi, je pense. Je la sens parfois quand on se fait la bise. Mais ça ne me dérange pas ! ajoute-t-elle d'un ton précipité, devant mon air incrédule.
— Ah, euh, d'accord. Tant mieux !
Bien qu'elle soit face à moi, je ne peux résister à la détailler de nouveau. Sa poitrine menue flotte librement dans son pyjama, et je devine ses tétons qui pointent à travers le tissu. Le t-shirt est légèrement trop court, et laisse entrevoir une partie de son ventre, et le haut de son pantalon de pyjama. J'aperçois quelques poils sombres en dessous de son nombril, et cette vision m'excite. Je ressens un fourmillement caractéristique dans mon pantalon. Mes yeux se posent de nouveau sur son visage et je sais que cette fois-ci, elle a bien vu que je la matais. Elle me fixe en souriant, et ne semble pas rebutée.
— Je vais quand même te laisser te reposer, Caroline.
— Oui, sinon on va encore parler toute la nuit !
— C'est un risque, en effet, répondis-je avec un sourire.
— On se voit demain au boulot ?
— Allez, vendu. Tu n’auras pas de problème pour les transports en commun depuis l'appartement ? Ou tu y vas en voiture ?
— Je suis peut-être une paysanne – propre d'ailleurs ! – mais je sais encore me repérer dans Paris, réplique-t-elle.
— Oui, sinon on va encore parler toute la nuit !
— C'est un risque, en effet, répondis-je avec un sourire.
— On se voit demain au boulot ?
— Allez, vendu. Tu n’auras pas de problème pour les transports en commun depuis l'appartement ? Ou tu y vas en voiture ?
— Je suis peut-être une paysanne – propre d'ailleurs ! – mais je sais encore me repérer dans Paris, réplique-t-elle.
En me rapprochant de la porte, elle ajoute :
— On ne reste vraiment pas dormir, monsieur le parisien toujours propre ? Je ne t'ai pas vu prendre ta douche d'ailleurs, c'est bien beau de se moquer des culs-terreux...
Je m'esclaffe de sa boutade, mais rougis de nouveau à l'évocation de la discussion de tout à l'heure. Je me surprends à nous imaginer, sur le lit de la chambre qui se trouve à quelques mètres de l'entrée. Je devine presque la chaleur de son corps blotti contre le mien, ses cheveux humides contre mon épaule. Mon érection est désormais franche, et je n'ai plus aucune répartie sur ce coup-là.
— Non, non. Tu as gagné, je te laisse tout l'appartement.
— J'ai gagné... Voyez-vous ça... dit-elle en se rapprochant soudainement de moi.
— J'ai gagné... Voyez-vous ça... dit-elle en se rapprochant soudainement de moi.
Sa joue se colle contre la mienne et elle me murmure au creux de l'oreille, d'une voix sensuelle :
— Alors, dehors, Alexandre. Ouste.
Son parfum m'enivre. Mon nez dans ses cheveux, sa joue contre la mienne et mon corps pratiquement collé au sien, je ne sais pas quoi faire de mes mains ni de mes bras, qui restent ballants le long de mon corps. Je me sens complètement grisé, et je garde un instant les yeux fermés, tétanisé. Je cherche encore quoi répondre, lorsque ses lèvres rencontrent délicatement sur ma joue, et déposent une bise humide qui me sort de ma torpeur.
— Rentre bien ! Et merci encore pour l'accueil.
Je lui rends sa bise sur l'autre joue et me retrouve un instant plus tard sur le perron, porte close. Je suis complètement chamboulé et mon érection ne se calme pas. Je prends la direction de l'ascenseur quand je sens mon portable vibrer. Je viens de recevoir un message de Caroline, tandis que j'en avais reçu un il y a dix minutes de Mélanie, que je n'avais pas senti.
... J'ouvre celui de Caroline en premier.
... J'ouvre celui de Caroline en premier.
— Merci beaucoup pour les draps, au fait ! Ils sentent aussi ton odeur... J'aime bien.
Je suis de nouveau troublé par ce message. L'avantage des échanges textuels est que l'on dispose d'une minute ou deux pour pouvoir élaborer une réponse qui convient. Mais cette fois-ci, je suis bloqué, je ne trouve pas de quoi faire le malin, faire le beau, faire celui qui maîtrise la situation.
— Tant mieux. Profite, et fais de beaux rêves Caroline.
— Mais j'y compte bien ;-)
— Mais j'y compte bien ;-)
Elle a bel et bien gagné sur ce coup-là.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Bonne lecture !
J'ai hâte de lire la suite :)