Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ça — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ça
Chapitre 2
Clic, clac, clic, clac. Une paire de talons martèle le sol. Clic, clac… La voilà qui arrive toute pimpante, passe devant le proviseur, minaude avant de repartir en remuant son fessier. Une vraie femme fatale cette Sonia, toujours souriante, un regard de biche qui ferait fondre n’importe quel cœur de glace… Mais surtout, oh oui surtout, des formes à faire bander le diable.
Et quand on parle du loup, le voilà qui pointe le bout de son nez. Assis derrière le bureau du proviseur il fixe cette femme atypique, la scrute et tente d’en percer le secret. La porte se referme sur un mignon mollet, retour aux affaires sérieuses. Monsieur Hein s’installe sur son fauteuil de cuir, la moustache frémissante comme d’habitude.
— Je vais être honnête avec vous mon cher Thomas. Vous êtes totalement inconnu au bataillon et je n’ai pas de temps à perdre avec un débutant. Je vous donne un mois pour remettre cette classe à l’ordre. On ne va pas passer par quatre chemins, si je ne suis pas satisfait vous sautez. Sinon vous aurez la chance de pouvoir ajouter notre prestigieux établissement à votre C.V quelque peu banal.
Pas de réponse, son interlocuteur se contente de lui sourire. Un rictus qui semble figé sur ce visage de cire. Le proviseur se sent mal à l’aise, une impression de danger l’étouffe.
— Bon, sortez. Et si vous avez des problèmes un jour passez par ma secrétaire, ne me faites pas chier avec vos soucis. J’en ai bien assez moi-même.
L’homme quitte la pièce le dos voûté, il est imposant, presque trop grand pour la porte. Peu lui importe les babillements d’un proviseur aigri, son esprit a autre chose en tête. Dans le couloir trainent de fines effluves féminines, un parfum agréable quoiqu’un peu trop acide. Il décide de suivre cette odeur comme l’on traque une bête, sa proie ne lui échappera pas si facilement.
Les couloirs sont désertés, seuls quelques éclats de voix percent le silence. Un rire insolent, un hurlement d’enseignant excédé, la basse-cour étudiante s’agite comme toujours. A grandes enjambées il escalade l’escalier et tombe nez à nez avec la mignonne.
— Oh ! Bonjour… Vous m’avez fait peur ! Monsieur ?
— Appelez-moi Thomas. A qui ais-je l’honneur ?
— Je suis Madame Plusin, professeure de littérature. Si vous êtes Thomas alors je serai Sonia. Vous n’êtes pas un élève, si ?
— Appelez-moi Thomas. A qui ais-je l’honneur ?
— Je suis Madame Plusin, professeure de littérature. Si vous êtes Thomas alors je serai Sonia. Vous n’êtes pas un élève, si ?
Un ricanement échappe aux lèvres pourpres de l’homme, en voilà une créature amusante. Il prend goût au jeu, la discussion s’amorce. Soudain entre deux banalités il remarque le crucifix pendu au coup de la femme, son âme de prédateur bouillonne désormais.
— Au fait je ne vous ai pas dis, je remplace Madame Takri. Une vraie classe de petits diables cette Terminale 7. Vous ne trouvez pas ? On les croirait sortis des enfers…
Il a fait mouche, les joues de Sonia deviennent cramoisies, elle bafouille.
— Monsieur ! Ne parlez pas du Malin ainsi voyons ! De plus je suis persuadée que derrière leur cruauté feinte se cache un véritable cœur d’or. C’est là ce que notre Seigneur nous apprend. Vous croyez en Dieu Thomas ?
La garce, en voilà une bien culottée pour tenter de convertir le Diable lui-même. Mais elle ne perd rien pour attendre, derrière chaque sainte se cache mille secrets. Il suffit de gratter un peu à la porte du placard pour que tous les squelettes se fassent la malle.
— Désolé mais non, voilà bien des années que j’ai abandonné tout intérêt pour la religion.
— C’est bien dommage… Peut-être aurons-nous l’occasion d’en reparler, je suis sûr qu’un homme comme vous ferait un parfait samaritain.
— C’est bien dommage… Peut-être aurons-nous l’occasion d’en reparler, je suis sûr qu’un homme comme vous ferait un parfait samaritain.
Cette fois c’en est trop, il éclate de rire sans retenue. La voilà qui prend la fuite, prétexte un quelconque retard et lui tourne le dos, ses petits talons frappant le sol alors qu’elle rejoint sa salle de classe. Un mignon moulinet de la main et disparait derrière la bâtant de la porte.
[…]
Le portail s’ouvre doucement, dans un atroce grincement. Deux silhouettes se glissent à travers l’ouverture, pas rapides, regards tourmentés. La femme semble mal à l’aise, scrute les environs comme si elle craignait d’être suivie. Son compagnon est moins gêné, une main baladeuse ne cesse de se faufiler contre les fesses de son amante… Elle tortille un peu du cul, feignant de vouloir échapper à cette douce étreinte. Sa robe remonte l’espace d’un instant, exposant un fessier ferme et bronzé au vent glacial d’hiver.
Elle se retourne. Dans ses beaux yeux gris se mêlent la crainte et la colère. Les mots glissent un à un hors de sa bouche.
— Arrête, ça, tout, de, suite.
Un ordre lâché à demi-souffle, comme si sa vie en dépendait, comme si quelqu’un allait s’intéresser à deux tourtereaux… Le garçon a comprit, il connait ce regard, le «Serpent» a refait surface. Mais la fureur laisse bien vite place à un étrange amour paternel.
— Désolé…
— Allons, allons ça n’est pas bien grave. Rentrons vite à la maison.
— Allons, allons ça n’est pas bien grave. Rentrons vite à la maison.
Un petit smack, puis un deuxième. Les embrassades ridicules des jeunes adolescents, ne sachant jamais quand s’arrêter. Pourtant il faut repartir, ce lieu n’est pas sûr.
[…]
Un bruit sourd, un poids écrasé contre la porte du dessus. Puis des rires féminins, des cris… Cette scène Monsieur Bergen la connait par cœur. Chaque semaine c’est la même histoire :
Et il la plaque contre la porte, et ils s’embrassent, et voilà que madame prend les devants. Le son de la clé dans la serrure et celui de la braguette qui s’ouvre. Un râle masculin accompagnant divers succions. Tous ces sons infimes, presque imperceptibles mais si habituels… Ah la garce, qu’est-ce qu’il aimerait avoir affaire à elle lui aussi. Un bien triste veuf Monsieur Bergen, la main plongée dans son caleçon, écoutant aux murs pour alimenter une imagination ramollie par l’âge.
Tiens, voilà que les choses s’accélèrent, elle n’a pas perdu de temps cette fois ! A moins que… Pour la première fois le vieillard doute, son ouïe l’abandonnerait-elle ? Ce martèlement sauvage, insupportable mais si excitant, il le reconnaitrait entre mille. Pourtant il hésite, serait-ce simplement quelqu’un qui monte à l’étage ? Non. La truie geint, c’est bien elle qui produit ce boucan.
Oui… Clic, clac, clic, clac. En haut des escaliers, l’œil rivé sur le judas, le Diable guette tout sourire. Clic, clac, clic, clac. Les escarpins de Sonia frappent le mur contre lequel on la prend. Clic, clac, clic, clac…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Par contre, parler d'un ancien compte quand on a dix-huit ans...
Tu as perdu une bonne occasion de te taire PetitRaton.
C'est bien connu :
Sur Xstory, la qualité d'un texte est inversement proportionnelle au total des points récoltés.
Mais tu le sais !
=)
PM
Merci en tout cas :)
Tu ne mérites pas ça, petite rate à folio.