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✦ Le miel noir Lucie : fantasme, surveillante et cupidon XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Lucie : fantasme, surveillante et cupidon — Chapitre 6

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Le miel noir
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Lucie : fantasme, surveillante et cupidon

Chapitre 6

22 heures : la surveillante en charge de vérifier le respect du couvre-feu dans le couloir des terminales garçons est sur le point de terminer sa ronde. Dans le silence le plus complet, elle inspecte la moindre trace de lumière ou de raffut, chacun des étudiants étant formellement prisonnier de son petit espace et du silence pour la nuit. Discrète, elle réduit au maximum l'empreinte sonore de ses pas dans le couloir, pour surprendre l'éventuel malheureux qui veut jouer au plus malin. Arrivée devant la chambre de Paul, bien éveillé et même bien habillé, Lucie s'arrête. De son talon, elle fait crisser doucement la gomme de ses bottes, comme involontairement : le signal. Elle repart à l'autre bout du couloir, feignant de rentrer dans ses quartiers, mais cette fois un peu plus bruyamment. Chacun de ses pas couvre ceux de Paul, à quelques mètres derrière elle, qui la suit sur la pointe des pieds.
— À quoi tu joues, patate, pas la peine de te mettre sur la pointe des pieds. En plus t'es en chaussettes ! Tu t'es pris pour quoi ? Un méchant Disney ? Arrivés dans les couloirs des classes, Lucie se permet de hausser le ton : ils sont en sécurité.
— Je voulais te surprendre ! En étant silencieux, t'aurais oublié jusqu'à ma présence, et en te retournant pour vérifier, je t'aurais fait peur. Paul semble fier de sa blague avortée.
— Ecoute mon chou, je suis venue parler avec un adulte, de choses d'adultes. Pas avec un ado qui joue à cache-cache... sans même se cacher... T'es un peu couillon, hein ?
Les deux reprennent sagement leur marche, Paul continue de faire le singe pour soutirer quelques sourires à sa surveillante, ce qui échoue assez lamentablement. C'est seulement quand il se prend un mur qu'elle laisse échapper un rire franc. C'est toujours ça de gagné...
Paul a besoin de ces pitreries pour détourner son attention de l'énormité de ce qu'il se passe. Ce soir, après plusieurs mois de rapports cordiaux avec sa surveillante (relativement cordiaux, disons), elle l'emmène dans sa chambre. Il essaye de faire taire la quantité débile de scénarios, tous les plus érotiques les uns que les autres, qui se battent en duel dans son crâne. Pour l'occasion, il s'est parfumé, légèrement, et a repassé méticuleusement ses affaires.
Lucie n'est pas beaucoup plus sereine. Depuis la soirée au laboratoire presque un mois et demi s'est écoulé, un mois et quelques semaines à ressasser les évènements et à digérer l'excitation. Depuis la soirée, dans sa culotte et dans son esprit, Paul et le professeur de physique chimie se sont longuement battus pour savoir qui l'intéressait le plus. Le jeune homme de 20 ans est mesuré et futé, il a un corps long et fin, mais pas dénué de force. Surtout, elle se sent bien auprès de lui.
Ces dernières semaines, ils ont appris à communiquer et à jouer même en présence d'autres étudiants. Même dans son rôle de surveillante, elle lui sourit, et lui dans le sien d'élève modèle, il apprend à lui parler. Ils partagent quelques goûts pour certaines œuvres littéraires, se sont échangé quelques playlists, et sont allés jusqu'à se promettre de regarder quelques films classiques ensemble.
De l'autre côté du ring, le professeur est plus du style cheval fougueux un peu trop intimidant : on a peur de grimper dessus par crainte de se casser une jambe. Mais c'est aussi, peut-être, dans le mélange de peur et de désir que l'excitation se trouve la plus forte.
Lucie est un peu perdue, mais ce n'est pas au professeur qu'elle aurait pu proposer de venir dans sa chambre discuter stratégie d'organisation de soirée et littérature. Si Graillou avait été à la place de Paul, elle aurait déjà été débarrassée de son blouson, le jean aux chevilles et la culotte profondément enfoncée dans la gorge pour étouffer ses gémissements.
Alors qu'elle sent son bas-ventre se contracter, elle relativise d'un coup sec : ce prof est dangereux, tout aurait pu très mal tourner. Heureusement, la petite bombe Cassandre est arrivée... j'espère qu'elle n'a pas vendu la mèche... La simple idée que Paul puisse savoir ce qu'il s'est passé avec le professeur lui glace le sang.
En foulant ces couloirs, Paul ne peut s'empêcher de revenir quelques semaines auparavant, quand Lucie se faisait soulever sauvagement par son professeur de physique chimie dans une pénombre similaire. Ce même petit brin de femme, toute en assurance et en élégance, un peu « garçon manqué », était ballotée comme une poupée gonflable par un homme, un vrai. Il a eu l'occasion, la dernière fois, de voir l'impressionnant engin de son prof et le naturel avec lequel il s'emparait de ce corps si parfait : la concurrence est rude. Paul ne sait pas ce qui les relie, d'ailleurs, il n'est même pas censé savoir ce qu'il s'est passé. Après la soirée, Lucie a fait promettre à Cassandre de ne rien répéter à personne, jouant de son autorité de pionne. Il espère que Cassandre n'a rien répété aux autres filles, de tout son cœur.
— Voilà ma demeure ! lâche Lucie, faisant taire leurs méditations respectives.
— Quel honneur vous me faites mademoiselle, j'enlève mes chaussures ?
— Ahah, t'es con. Bien évidemment. Allez, après toi champion.
Les chambres des surveillants sont un peu plus grandes que celles des étudiants. En plus d'offrir un minimum syndical de cuisine et une salle de bain autonome, elles donnent, pour certaines, une petite vue sur la cour depuis le premier ou le deuxième étage. Paul est impressionné, malgré la petitesse et la froideur de l'architecture, Lucie est parvenue à y insuffler une véritable présence, un caractère. Des bougies et de l'encens traînent sur une petite table basse, de jolis tapis donnent de belles nuances de rouge, d'ocre et de bleu à la pièce, et les rideaux en dentelle laissent au lieu un aspect libre, ouvert. L'étudiant est tout de suite accueilli par de jolies odeurs boisées et une chaleur naturelle tout à fait confortable.
— ... ça te plaît ? ose Lucie, un peu mal à l'aise à l'idée de laisser un étudiant visiter son antre.
— Oui, vraiment. La pièce te ressemble, j'aime beaucoup.
Paul ne s'est pas entendu parler, alors il manque le rouge discret qui s'empare de la mine faussement confiante de la surveillante. Pour faire taire sa gêne, Lucie déplace les bougies et vient déposer son ordinateur sur la table basse.
— Approche-toi, voilà ce que je voulais te montrer.
Devant lui, sur le petit écran, une carte du campus scolaire se déploie. Tous les bâtiments sont couverts de marqueurs et d'indications ; de grandes flèches se promènent entre des numéros répartis avec harmonie. Sur le côté, une légende touffue surplombe des brouillons d'emploi du temps.
— C'est... impressionnant. T'as vraiment tout intégré là-dessus, les habitudes des classes, les rondes des surveillants, les pauses... Je suis admiratif.
— Merci. Sans ça, mon plan aurait tout bonnement été impossible à mettre en œuvre. Si c'est une prison, comme tu la décris, on a tout intérêt à s'équiper le plus sérieusement possible.
— C'est bien joli, mais je suppose que tu ne m'as pas invité juste pour te vanter de tes qualités organisationnelles.
— Tout juste Watson, tu vas m'aider à préparer la prochaine soirée. Tu connais les mecs mieux que moi, et je veux commencer à créer des couples, partant ?
— Et comment !
— Bière ?
— Et comment !
Chacun une bière à la main, les deux compères partent pour de longues heures de discussion et de manigance pour permettre aux jeunes terminales de l'établissement de se rencontrer dans les meilleures conditions possibles, dignes des plus belles comédies romantiques.
L'avalanche de scénarios érotiques qui assaillait Paul avant qu'il ne rentre dans cette pièce s'est calmée. Trop happé par le jeu et l'excellente alchimie qu'il y a entre Lucie et lui, il en vient à oublier son désir mordant, violent, pour simplement profiter de l'instant.
Alors que l'ambiance se détend, qu'ils gagnent tous les deux en confiance et en ébriété, ils ne se sentent pas s'approcher petit à petit l'un de l'autre. Imperceptiblement, quand Paul vient piquer l'ordinateur et taper sur le petit clavier une liste de noms ou un lieu, ses doigts frôlent ceux de Lucie. Quand Lucie se lève pour enfiler quelque chose de plus confortable, elle ne fait pas attention à la nuque du jeune homme qu'elle caresse de ses cheveux.
— Je vais me débarbouiller, je te laisse trouver le meilleur créneau. De toute façon, je ne pense pas qu'on ait beaucoup d'options si on veut une nouvelle soirée avant les vacances.
Effectivement, se dit Paul. L'alignement de planètes qu'ils recherchent c'est madame de Rentule, la plus vieille des surveillantes, presque sourde et mère du directeur à ce que l'on dit. Elle met environ 2 heures 30 pour faire le tour des bâtiments, avec des pauses d'une demi-heure toutes les demi-heures. Il suffit que Lucie débarque comme une fleur, prétextant l'insomnie et la générosité, vers 23h devant les amphithéâtres pour la relever et c'est dans la poche. Et ça tombe le vendredi... 13 ! Tant pis pour les signes de mauvais augure, le jour est idéal. Surtout que binôme de madame de Rentule, bien moins sourd qu'elle, sera en week-end prolongé.
Satisfait, Paul se laisse retomber sur le tapis, le crâne embrumé par cette troisième bière couplée aux parfums ambiants. Il fait un peu chaud, non ? Une fois débarrassé de sa chemise, en débardeur blanc, il se met à vaquer dans le petit appartement. Sur une des étagères, au milieu de petites statues de dieux lointains, un paquet de cigarettes trône sagement.
— Lucie, je peux te piquer une clope ? crie Paul à travers la porte.
— Quoi ??
— J'ouvre la fenêtre !
Une fois revenu à la table basse, Paul brave l'interdit : il fouille dans l'ordinateur de la demoiselle. Sur le bureau, au milieu de quelques jeux et autres logiciels de travail, un dossier porte le nom de l'école. À l'intérieur, plusieurs autres dossiers : administratif, emplois du temps, consignes, examens blancs. Paul aurait pu s'arrêter à ce dernier dossier et se garantir une bonne note, mais il est pompette. Et le dernier dossier, camouflé en corbeille (Lucie a dû changer l'icône pour se rassurer), est intitulé « du cœur et du cul ». Trop curieux, le terminale s'enfonce dans le dossier et y trouve une liste énorme de textes. Certains ont des noms ambigus comme « marguerite » ou « Gazelle salope ». D'autres, un peu moins obscurs, s'intitulent par exemple « orgie chez les élèves » et « les deux loups et l'agneau ».
Paul s'attarde sur un qui porte un nom particulièrement intéressant : Nuage d'étoiles sur pelage de chat. C'est un petit poème en prose, il y a même un peu de dialogue. Sans avoir le temps de commencer à lire, il est interrompu :
— Tu t'es perdu beau brun ? Tu voulais jouer à un jeu ? Tu t'ennuies ahah ?
— Non non... je voulais te lire, parvient à marmonner le garçon pris en flagrant délit.
Après avoir ouvert la fenêtre un peu plus grand, Lucie se sert une cigarette et s'installe en face du jeune homme.
— C'est vrai que ce n'est pas correct de ma part. J'aurais dû commencer par ça.
N'empêche que... commence à articuler Lucie dans un grand sourire
— Que quoi ??
— Que je le savais ! T'es un fan de littérature érotique !
— Euh oui, un peu. Face à l'air triomphant de Lucie, Paul préfère filer doux, et mentir. Tu m'expliques ce que tu fais, tu veux bien ?
Alors que la jeune femme, beaucoup trop heureuse de pouvoir partager ses textes avec quelqu'un, s'agite et commence à déblatérer ses intentions, ses différents types de texte, ses références, Paul se déconcentre. Il vient de remarque le changement de tenue de Lucie et ne perd pas une miette de ce qu'elle lui offre à voir et à deviner, alors qu'elle se relève et commence à faire les cent pas dans le petit appartement.
Lucie a changé son jean large par un minishort fluide, laissant ses jolies jambes découvertes. Bien qu'un peu courte sur pattes, la jeune femme a des cuisses fuselées, presque élégantes. Son pull a laissé place à un t-shirt beaucoup trop grand, laissant apparaître ses clavicules et le haut de son torse. Ses bras minces dépassent des manches d'une façon un peu comique, mais cette vision est compensée par sa grosse poitrine qui existe sans souci dans la grande taille. La surveillante a dû enfiler une brassière, Paul ne parvient pas à y voir le relief d'un téton. Mais il a raté un gros morceau de conversation, Lucie a complètement changé de sujet :
— ... Parfois c'est clairement trash, le côté « la jeune femme qui se fait abuser par un groupe de mecs » c'est un de mes préférés. Et toi ?
— Euh... les histoires dans les lycées. Paul répond la première chose qui lui traverse l'esprit. Il n'a jamais lu de texte érotique et maintenant c'est ce qu'il a sous les yeux qui l'inspire le plus.
— Oui je te comprends, je serais pas venue ici si ça ne m'excitait pas un peu. Sur ces mots, Lucie se lève et part en recherche d'une autre bière. T'en veux une aussi ?
— Euh ouais... merci !
En suivant le joli fessier de sa surveillante préférée, dont la courbe est à peine camouflée dans ce short fluide, Paul fait un tri rapide dans ses idées : s'il veut que quelque chose se passe, quelque chose doit se passer.
— Euh Lucie, je veux savoir comment les idées te viennent. Peut-être que j'ai aussi envie d'écrire.
— Ah oui ?
— ...
— Pourtant... Lucie laisse volontairement traîner le silence, t'as pas écouté un seul mot de mon histoire. Je crois que t'étais trop occupé à chercher à savoir si j'avais un soutif. Lucie se rassoit, esquisse un sourire démoniaque et ferme d'un coup sec son ordinateur.
— Euh non, je t'écoutais.
À s'entendre, Paul a envie de s'en coller une. Il réagit comme un collégien pris sur le vif. Il faut qu'il soit un peu plus futé s'il veut jouer au niveau de Lucie. Heureusement, il peut compter sur sa répartie légendaire, cultivée sur les forums du net, pour le sortir de son embarras. Il reprend :
— Déjà, petit un, je sais que t'en portes un. Et petit deux, il n'y a pas de mal à chercher de l'inspiration à chaque instant... Bon, ce n'est pas son meilleur trait d'esprit, mais il persévère :
Parce que oui, pardon de te l'apprendre, mais tu es euh... inspirante.
— Ah oui ? Qui d'autre t'inspire ? On va t'aider à écrire une histoire mon chou.
— Les filles de la dernière fois, elles sont mignonnes, bien foutues. Il y a quelques autres terminales... Il y a la prof de mathématiques des secondes, grande, élancée, et la nouvelle dame de la cantine, tu vois la rousse ? Tatouée ?
— Oui très bien. Lucie voit très bien, elle a déjà réussi à choper son numéro et ne s'interdit pas de l'inviter à une soirée.
— Et toi ? La question surprend la jeune femme.
— ... Mais moi, mon chou, les gens qui me plaisent je les réunis à des soirées, t'as pas remarqué ?
Lucie choisit volontairement une voix mielleuse pour articuler ces derniers mots, elle pose ses coudes sur la table et s'avance de quelques centimètres, allongeant son sourire narquois.
Paul hésite à se jeter sur elle, qu'ils en finissent, mais il veut une victoire par KO, pas par perte de contrôle.
— Ca marche, il n'est pas encore minuit, on va écrire.
— Il n'y a pas de on, tu vas écrire, moi je m'occupe de critiquer. Une autre clope ?
— Non merci m'dame, j'ai du boulot.
— Rholala c'est qu'il est canon dans son rôle d'écrivain farouche, j'adore. Lucie retente la voix mielleuse, mais cette fois le garçon ne bronche pas. Elle retente sa chance : Au fait Paul, pour l'inspiration, ça pourrait t'aider.
— Pardon ? Le garçon relève la tête de l'ordinateur, à moitié curieux.
Redressée sur ses genoux, la surveillante rabat ses cheveux vers l'arrière et tire sur le col de son t-shirt trop large, qu'elle fait descendre jusqu'au niveau de son plexus solaire. Compressés par ce col qui fait maintenant office d'élastique et ses bras qu'elle a un peu avancés, ses seins imposants viennent se rejoindre juste au-dessus du doigt qui tient le tissu. Dans le petit appartement à la lumière tamisée, ces deux boules blanches rayonnent littéralement. Après une longue seconde, Lucie lâche son col et ses seins reviennent à leur place, non sans avoir dansé un peu sous le tissu.
— Pas de soutif, dit-elle, toute fière.
Lucie est déçue. Elle se connaît, elle connaît bien ses seins qui l'ont accompagnée dans tant d'aventures et de mésaventures, elle connaît leurs effets sur les garçons comme les filles. Et là, alors qu'elle tourne le dos à ses tabous, risque son poste et son logement pour un petit cul hautain et rigolo, ce même petit cul ne réagit pas. Frustrée, elle prend le cendrier et va à la fenêtre, dont elle écarte les rideaux un peu trop dramatiquement.
Paul de son côté se met à pianoter furieusement sur le clavier. Il bande monstrueusement fort et s'est déjà retenu trop de fois de, soit se jeter sur cette déesse, soit rentrer en courant dans sa chambre et immaculer ses draps. Mais non, il écrit.
Si elle veut jouer à celui qui séduit, qui brise l'autre sous ses charmes, il n'a pas beaucoup de solutions à la fois malines et « safe » pour son égo et le reste de son année. Alors il écrit la meilleure histoire de cul à laquelle il peut penser. Il va rendre ce petit cul hautain de surveillante la monnaie de sa pièce et la dépeindre prise comme une belle chienne par un étudiant ultra-bien monté et endurant.
Il l'imagine, la décrit, salivante et suffocante, priant pour de l'air et un peu plus de centimètres dans son cul, plus de fessées, plus de griffures, plus de pression dans la pénétration. Dans un porno, il aurait déjà bien soulevé la table basse par son érection, renversant les bouteilles et les bougies, mais dans la réalité, il est encombré, furieux d'excitation.
Peut-être un quart d'heure entier passe alors que Lucie cogite, mijote quelque chose, et que Paul encombre l'espace de ses bruits de clavier vulgaires, pleins de foutre et de cris sensuels silencieux.
— OK. Tu me saoules, on va parler. Lucie a l'air presque en colère en détachant ces mots.
— Tu veux pas... lire d'abord ?
— Non, je m'en tape. Pourquoi t'es venu Boiseau ? Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu attends ?
— Quoi ? Mais c'est toi... je comprends pas. Je croyais que...
Les derniers mots de Paul flottent un peu dans l'air pesant. Avant de reprendre, il ferme le clavier, s'avance de quelques pas vers la fenêtre où la jeune femme lui tourne maintenant le dos, et reprend :
— Je ne sais pas ce que tu crois, ou sur quoi tu doutes... Toi tu veux quoi ? Qu'est-ce que tu attends ?
D'un coup d'un seul, alors que Lucie semblait perdue, les yeux noyés dans l'obscurité de la cour, la surveillante se retourne, l'attrape par les lanières de son débardeur et le colle contre la rambarde de la fenêtre.
Paul est brusqué, en vient à oublier ses fantasmes et les 2 pages de pénétration qu'il vient d'écouler. Il ne comprend pas ce qu'il se passe. Le froid du dehors couplé à celui de cette barre de fer qui lui cisaille le dos le détourne un instant de ce qu'il se passe, et puis on pourrait les voir de l'extérieur, du bâtiment d'en face même...
Lucie se jette presque sur lui. Une de ses fines jambes vient se caler sur la hanche du garçon, alors que ses bras font le tour de la nuque de sa proie en un battement de cil. Elle colle son bassin contre le sien et fait fondre sa bouche sur celle de Paul. Très vite, ses lèvres ouvrent leurs vis-à-vis et c'est une langue agile et expérimentée qui vient prendre en otage celle du garçon.
Paul ne reste pas passif bien longtemps et répond à ce mélange de froid et de chaud par encore plus de chaleur : d'un de ses bras, il vient agripper le fessier de Lucie, l'élevant un peu plus, collant un peu plus sa propre barre bien brûlante contre son bassin. Il n'a aucun mal à contourner son minishort fluide et peut enfin sentir à pleine main la rondeur, la douceur de ce cul maintes fois imaginé nu et rougi par les claques. De sa deuxième main, il retient le réflexe primaire et immature d'aller jouer avec ces seins tant convoités, alors il agrippe la nuque de la jeune femme et la base de ses cheveux pour redoubler d'ardeur dans cet échange de baisers passionnés. Sa langue repousse celle, plus petite et furtive, de la surveillante dans les recoins de sa bouche, il lui mord les lèvres, se laisse avaler et goûter goulûment.
Les mains de Paul sont grandes. Quand il tire, même un peu, sur ses cheveux Lucie se sent soumise ; quand il enfonce un peu plus ses doigts dans les chairs de son cul, elle bouillonne. De son autre jambe qui lui sert de point d'appui elle parvient à initier quelques frottements contre cette magnifique queue qui darde contre le bas de son ventre. Elle voudrait passer à la vitesse supérieure, se sentir pleine et remplie de Paul, mais elle doit encore tenir un peu. Alors, au milieu de tous ces bruits de succions et de frottements pour l'instant assez (relativement) sages, elle choppe la langue de l'étudiant entre ses lèvres et se met carrément à la sucer, en agaçant son extrémité de la sienne. Depuis quelques minutes, c'est la première fois qu'elle ouvre les yeux et fixe intensément ceux de son partenaire, rendant le message explicite au milieu de bruits de succion de plus en plus volumineux.
Elle veut le sucer. Paul, littéralement bouche bée, se fait aspirer toute sa salive par ce petit démon très bien foutu : il est l'heure de passer à la vitesse supérieure. Il lâche la nuque de la surveillante de sa main et vient rejoindre son autre main sous ce fessier incroyable pour la soulever. Le décollage du petit gabarit suivi de son atterrissage, sexe contre sexe, sépare leurs bouches un instant et les rejoint dans un grognement partagé. Il veut l'emmener vers le lit, mais Lucie le retient en tenant la barre de fer derrière la fenêtre.
— Attends, prends-moi contre la rambarde mon beau...
Les soupirs de Lucie freinent son articulation, mais Paul ne rechigne pas longtemps à rester devant la fenêtre : ils se sont tous les deux bien échauffés et le froid n'est plus qu'un détail lointain.
Les fesses maintenant sur la rambarde, Lucie écarte les jambes bien grand pour laisser le bassin du jeune homme s'engouffrer contre sa vulve, s'y frotter et continuer de faire grimper la température. D'un geste d'une précision mortelle, elle défait la ceinture et ouvre la braguette qui protège la masse qu'elle attend comme la bonne parole. C'est maintenant, à peine protégés par un slip et un minishort et une culotte fine, que les deux sexes reprennent leur corps à corps.
Les lèvres et la langue de Lucie sont toujours aussi avides et les mains de Paul, toujours aussi curieuses, se sont mises à arpenter le monument sexuel qui se tend et se cambre contre lui.
Au début de l'ébat, il pouvait être timide, se résignant aux cheveux et aux fesses, mais maintenant Paul prend du terrain. Il vient agripper une hanche qu'il attire à lui avec empressement, puis caresse les contours de ce visage angélique, passe sous le t-shirt trop large de Lucie pour sentir son dos, redessiner les courbes de sa colonne, saisit une fesse en redescendant, mais le terminale ne s'arrête toujours pas sur sa poitrine. Timidité ? Peur ? Ou peut-être qu'il fait volontairement durer le suspense, maintenant qu'il a bien sous la main l'objet de tous ses désirs.
Peut-être que Lucie entend Paul cogiter et se garder le meilleur pour la faim, alors elle passe à la phase suivante d'elle-même. Elle récupère langoureusement la salive qui s'est accumulée un peu sur les contours de ses lèvres avec sa langue et descend de la rambarde, pour faire reculer un petit peu le garçon.
— Tu veux passer à l'étape suivante ? dit Paul, d'ailleurs bien content de cette petite pause : il peut reprendre son souffle, mais voudrait séparer la surveillante de ses dernières feuilles.
— Pas encore mon grand...
Toujours armée de son sourire diabolique, Lucie fixe intensément sa proie et vient poser sa main sur la bosse monumentale qui dépasse de l'ouverture du pantalon du garçon. Elle caresse cette érection un peu, descend et remonte du bout des doigts, sans le quitter du regard. Elle finit par l'attraper carrément, puis lui tourner le dos lentement, sans lâcher le sexe humide qui bave à travers le caleçon, et se cambre en prenant appui de son autre bras sur la rambarde.
Paul est surpris par la souplesse de la jeune femme, mais il déglutit bruyamment, complètement soumis, en la voyant lâcher sa queue qui hurle grâce pour écarter le tissu de son minishort de ses parties intimes : ceci est une invitation en bonne et due forme. Il n'a pas perdu de temps à contempler cette ouverture avide de lui, les contours de sa vulve moulés par l'humidité dans le tissu fin de sa culotte, il a trop faim.
Lucie se mord les lèvres, mais, après l'impact presque brutal de la queue de Paul contre sa chatte presque nue, elle ne peut s'empêcher de lâcher un petit cri de surprise mêlé à du plaisir. S'ensuivent quelques langoureux allers et retours sur toute la longueur de sa culotte dégoulinante.
Le sexe de Paul fait évidemment plusieurs fois la taille en longueur de son con, mais c'est son gland qu'il vient appuyer sur tout le trajet. Insistant sur chaque centimètre de son parcours, le terminale repousse son chibre jusqu'à remonter sous le short et aller titiller l'intérieur de ses fesses et son petit trou, sur lequel il ne fait que buter. Puis, il redescend.
Se tenant fermement aux hanches de la jeune femme, Paul prend tout son temps pour combiner l'humidité de son sous-vêtement avec celle de sa partenaire, d'ailleurs, il a abandonné le short pour l'attraper carrément par la peau et les os qu'elle suggère.
C'est lors d'une des montées de la queue de Paul à l'intérieur de ses fesses, sous le short, que Lucie se redresse et colle son dos contre le torse musclé du garçon. En se « dé-cambrant » elle pousse de ses bras sur la rambarde, refermant carrément son cul autour de la bite qui s'invite sous ses vêtements, et vient poser furtivement ses lèvres sur le cou du terminale.
— Je commence à avoir froid... susurre-t-elle en ronronnant.
Paul pourrait saisir l'invitation et jeter la jeune femme, sans ses vêtements, sur son lit et l'enfoncer d'un bon coup, mais l'occasion est là. Alors il rend son baiser à Lucie et lâche ses hanches et commence à gravir le ventre de la surveillante en longeant les abdominaux, puis les côtes.
Lucie en profite pour prendre le contrôle du rythme de va-et-vient. Elle s'arque encore plus et glisse ses deux bras derrière elle, dans les cheveux de Paul. Tout en douceur, la surveillante se met à descendre et remonter sur cette verge qui doit bien faire autour de vingt centimètres de long.
Paul, après avoir dépassé les côtes, achève sa course sur l'extérieur de la poitrine de Lucie. Ses mains, calmement tout d'abord, viennent pousser les deux ronds l'un vers l'autre, pour prendre leur pleine mesure, et enfin poser un doigt sur leurs deux tétons durs comme de la pierre.
Lucie frémit : il a les doigts froids. En sentant son partenaire atterrir sur ses seins, elle le sent également gagner en intensité et en dureté, si c'est encore possible à ce stade.
Alors qu'il joue avec les deux petits boutons avec ses majeurs, le reste de ses mains repartent à l'aventure. Il prend progressivement plus d'aisance et se met à les palper dans toute leur largeur, bientôt il les saisit à pleines mains, les malaxe un peu et revient pincer les tétons, puis recommence son trajet depuis les côtes. Complètement absorbé par les sensations de ses mains, Paul en vient à oublier son sexe et ne remarque pas les soupirs de plus en plus intenses de Lucie. C'est quand il comprime la poitrine de Lucie de l'entièreté de ses mains, tentant de les recouvrir avec force et pression, que la surveillante redresse son menton, déglutit et lâche, transie :
— Ils doivent bien s'en mordre les doigts, les trois idiots sur le toit d'en face...
Paul ne comprend pas.
Il desserre son emprise, lève le regard et les aperçoit : Alexandre, Mathieu et Cassandre debout sur le toit d'en face, hilares.
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Exorium
27 novembre 2022 à 18:17
Une belle découverte. J'irai lire les tout premiers chapitres pour assister à la mise en place de la relation entre cet étudiant et cette surveillante. Reste que le spectacle qu'ils viennent involontairement d'offrir aux jeunes gens qui les observaient risque de changer considérablement la donne.
Soyez respectueux
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