Honni soit qui mal y pense
Chapitre 2 · La chute
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Honni soit qui mal y pense — Chapitre 2 · La chute

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Honni soit qui mal y pense

Chapitre 2 · La chute

En filigrane, le visage de ce Pierre qui la hantait depuis des jours entiers. Inexplicablement, ses mots revenaient et elle se demandait, si quelque part, l'avoir éconduit n'était pas une erreur. Pourtant, sa peur de ce qu'il attendait était toujours palpable, bien qu'atténuée par les heures qui l'éloignaient du bonhomme. Il n'en demeurait pas moins qu'en elle, un bouleversement qu'elle ne pigeait pas la faisait réagir très bizarrement. Un peu comme si les paroles du type trouvaient une résonnance particulière dans sa tête. De ce mélange de crainte et d'envie, impossible de déterminer ce qui lui nouait les tripes d'une manière qu'elle ne maitrisait globalement plus. Un moment elle songeait qu'elle aimerait essayer, pour la seconde suivante se traiter de folle, de tarée. Il en résultait cependant que son ventre s'ouvrait à un phénomène très... spécial.
Oui ! Rien qu'être dans ces élucubrations de femme perturbée, tout son être était en éveil. Ça se traduisait la plupart du temps par une chaleur anormale de tout son corps et... spontanément, elle mouillait réellement d'abondance. À un tel point que plusieurs fois, pour endiguer cette montée d'un feu exceptionnel en elle, elle s'était masturbée en rêvant à celui qu'elle voulait fuir le plus possible. Aucune logique dans cet état. En cela, ce Pierre avait réussi son coup. Elle essayait vainement de se débarrasser de ces images que les phrases du gars provoquaient dans son cerveau. Peine perdue puisque ces foutus clichés revenaient la traumatiser au point d'en perdre la boule. Alors ? Sortir et trouver le palliatif idéal était-ce une bonne solution ?
Au bout d'une très longue semaine d'errances psychologiques, entrecoupées de branlettes incessantes, force lui était de constater qu'elle devait faire un geste avant de sombrer réellement dans un marasme profond. Puisque le samedi soir lui permettait de s'oxygéner la tête, pourquoi ne pas mettre à profit une virée pour oublier ce Pierre en s'envoyant en l'air avec un inconnu ? Et c'était ainsi qu'elle revenait au point de départ et dans la boite de nuit du centre-ville. De la Rhumerie, la musique coulait en douceur à cette heure où quelques rares danseurs valsaient. Un peu tôt, mais sans doute que la boite allait se remplir dès que les restaurants environnants auraient fini leur service. La brune but un verre sans être importunée par quiconque et le serveur lui sourit à plusieurs reprises.
Celui-ci n'avait aucune chance de finir dans son lit, vu ses horaires de travail. Et vers vingt et une heures, plusieurs personnes firent une entrée bruyante dans l'établissement où sagement assise sur un tabouret de bar Claudine sirotait le fond d'une Vodka-orange. Elle ne prêtait aucune attention à la horde braillarde qui venait d'investir les lieux. Un son sur sa gauche pourtant la rappela vite à une autre réalité. Celui qu'il l'interpelait... elle aurait reconnu sa voix entre mille.
— C'est pour moi que vous êtes revenue, Madame ?
—...
Elle sursauta, mais au creux de ses reins, un arc électrique venait de rallumer un incendie monstrueux. Bon sang ! Quelle idiote ! Comment ne pas y avoir songé ? Il était certain que ce loustic trainerait ses guêtres dans les parages, histoire de s'assurer qu'elle n'y serait pas. Bien entendu qu'il devait avoir l'impression qu'elle revenait à la charge. En tout cas, lui ne se gênait pas pour le faire. Elle resta coite un long moment. Pierre en profitait pour se rapprocher, et il la dévisageait avec insistance.
— Je n'ai pas arrêté de songer à vous, Claudine. Bon sang, vous m'avez tapé dans l'œil, je ne sais plus quoi dire ou faire.
— Eh bien, taisez-vous. Et allez en draguer une autre, vous avez l'air d'être un pro !
— Je vois ! Toujours aussi remontée contre moi ! Grand Dieu, pour quelles raisons, je me le demande ! L'honnêteté ne paie donc plus de nos jours ? Je n'ai rien caché, pas menti non plus. Vous pourriez au moins m'accorder ça.
— Je ne tiens pas à connaitre vos turpitudes... alors, oubliez-moi !
— Plus facile à dire qu'à faire jolie dame... vous êtes là, et je n'arrive pas à me débarrasser de vous.
Il se tapotait la tempe en la suivant toujours des yeux. Bon sang ! Elle non plus n'y parvenait pas, pour d'autres raisons bien sûr. Et il était si proche que son parfum lui chatouillait les narines.
— Je vous offre une autre boisson ?
— Non merci !
— S'il vous plait Claudine ! Nous n'allons pas nous chamailler indéfiniment. Si vous êtes là et moi aussi, il ne peut y avoir qu'une seule explication...
— Une seule... ? Laquelle je vous prie ?
— Mais... l'amour bien entendu. Je vous aime et vous aussi, vous avez un petit faible pour le beau mâle que je suis...
Il ne manquait assurément pas d'air et elle éclata de rire. Il ne s'en offusqua pas, se contentant de lui sourire. Puis levant le menton vers le serveur, il lui fit signe de resservir leurs deux verres. Cette fois Claudine n'avait pas dit non. Et puis alors que le barman préparait les cocktails, Pierre se pencha vers l'oreille de la brune.
— Vous aimeriez que l'on danse un peu ? Je ne suis pas « Fred Astaire », mais... je peux faire illusion. Allez, soyez chouette... un petit tour de piste.
— ... !
Il venait de lui poser la main sur la sienne et la chaleur de cette patte la fit fondre. Il serra les doigts et la tira sans aucune violence, suffisamment cependant pour la faire descendre de son perchoir. Les couples qui s'agitaient le faisaient sur une « mazurka ». Immédiatement dans le bain, la femme se laissait alors emporter par les notes qui voletaient autour d'eux. Lui eut vite fait de la prendre par la taille, de la faire tourner et sa tête ne répondait plus à ses signaux de prudence. Lorsque la série de danse virevoltante se mua en slows, ils étaient toujours collés l'un à l'autre.
La joue du gaillard flirtait dangereusement avec la sienne et son parfum enivrait la belle. Quand lui murmura-t-il quelques mots dans le creux de l'oreille ? Impossible à dire, mais sa voix avait des accents enivrants et puisqu'il se frottait totalement contre son ventre, quelque chose chez lui s'avérait dur. Pas besoin d'un dessin pour savoir de quoi il retournait. Si elle était trempée, lui en revanche bandait tel un cerf en période de rut. Et... la bouche qui s'était posée sur la sienne avait fini de la surprendre. La langue, douce qui fouillait son palais, c'était bien là le signe de sa reddition. Perdue ! Elle se sentit soudain perdue dans les bras de cet homme qui semblait arriver à ses fins. Elle frémit un long moment encore, après que leurs lippes se furent désolidarisées. Lorsque leurs prunelles se croisèrent de nouveau, elle sut que la partie allait prendre une autre tournure.
Tout son être craquait d'un seul coup. Elle s'abandonnait littéralement, relâchant tous ses muscles pour apprécier un nouveau baiser. Pierre et elle faisaient du sur place, gênant surement les autres couples sur le parquet. C'était bel et bien elle qui le tirait hors de la piste, pour l'entrainer vers le bar. Le contenu de leurs verres englouti presque cul sec, l'alcool lui fit un effet étrange. Plus de peur, elle ne gardait là plus qu'une immense envie. Pas de faire l'amour, non ! C'était plus que cela, un vrai besoin, oui... un formidable besoin de baiser. Vite et même très vite ! Plus de minauderies, plus de tergiversations, elle attrapa le poignet du gus et dans un souffle.
— Paie nos consommations et partons !
— D'accord !
Réponse laconique à ce qui s'apparentait presque à un ordre. Il jeta sur le zinc un billet et main dans la main, ils quittèrent l'endroit. Une fois sur le parking, un temps d'hésitation. Vers quelle voiture se diriger ? Prendre celle du bonhomme, c'était lui donner l'impression qu'il pouvait l'emmener chez lui. À l'inverse, monter dans la petite citadine de Claudine serait lui donner le sentiment qu'elle voulait l'embarquer vers son appartement. Et... finalement.
— Où va-t-on ? Chez toi ou chez moi, Pierre !
— Chez moi ? C'est tout près...
— Oui ? Mais ma voiture ?
— Je te promets de te ramener ici, après...
Après ! Il venait bien de dire « après » ? Sous-entendu après une baise forcenée ? Parce qu'à n'en plus douter, elle en avait bougrement envie. Ça lui tenaillait le ventre, lui torturait l'esprit. Il ne discutait plus, ne réclamant plus aucune réponse. Ses doigts refermés sur son poignet menu, il l'entraina vers une berline flambant neuve. Il lui ouvrit la porte, l'invitant du regard à prendre place sur le siège passager. Une fois installée, il repoussa la portière, et cette fois avec un pincement au cœur, elle songea qu'elle faisait sans doute la plus grosse connerie de sa vie. Mais certaines circonstances poussaient bien des gens à passer outre certains tabous.
Il avait dit résider pas très loin et effectivement, au bout de sept ou huit minutes d'une course hors de la ville, il bifurqua vers une villa dont les phares balayaient la façade. Chouette baraque dans le garage de laquelle, la voiture vint se garer lentement. La porte électrique se referma sans bruit et les lumières du véhicule coupées, il se pencha vers le siège qu'elle occupait. Une nouvelle embrassade, tout aussi fougueuse que celles débutées dans la boite. Le souffle de Claudine un peu court, elle se sentit fondre. Impossible de résister à ce qui l'oppressait autant que ça lui remuait les sens.
Mais il n'insista pas vraiment dans l'habitacle. Trop étroit sans doute pour une étreinte plus... profonde. Lorsqu'il sortit de dessous son volant, une lampe s'alluma dans le garage. Il fit le tour, tira la porte et l'invita à mettre les pieds au sol.
— Viens ! Viens, j'ai... envie de toi !
— Ah !
Incroyable ! Elle si prompte d'ordinaire à répliquer n'avait pas un mot pour exprimer ce qui lui tournait dans le ciboulot et machinalement, elle se releva. Déjà, Pierre lui prenait le poignet et l'entrainait dans le cœur de sa maison. Un cellier dont une lampe venait de s'allumer à leur arrivée, puis un hall d'entrée, et enfin, une cuisine moderne. Là, il s'arrêta un instant, la prit dans ses bras et une pelle chaude s'échangea sans qu'elle ne trouvât à redire à cela. Sa participation était évidente, corps et âme étaient à la fête. Lui la serrait contre lui, lissant son dos d'une main trop douce pour être honnête. Quant à la seconde, elle rampait sur sa nuque, maintenant soudées leurs lèvres dans un baiser de feu.
Plusieurs fois renouvelés, ces pâlots terriblement érotiques, il osa s'aventurer davantage d'une main toujours très feutrée. D'abord sur le haut de ses reins, en continuant d'embrasser celle qui de plus en plus se laissait aller. Enfin, la paume chaude aborda la rondeur de ses fesses, massant celles-ci sur le tissu de sa jupe. Il était évident qu'il bandait et son érection ne pouvait demeurer discrète tant il tenait serrer Claudine contre lui. Il n'y avait plus de mots, juste deux souffles entremêlés, deux bouches qui s'unissaient dans des échanges salivaires qui ne cessaient que pour reprendre un peu d'air. Lentement, sans qu'elle cherchât à l'arrêter, il fit remonter vers ses hanches le bas du chiffon qui lui couvrait le cul.
Les choses s'étaient accélérées. La lumière trop vive dans la pièce atténuée par elle ne savait quel miracle, elle avait alors senti son corps littéralement soulevé du sol pour être déposé sur la table vide. Allongée de tout son long sur celle-ci, Pierre baissait sa culotte sans se presser tout en insistant à l'embrasser. De tous petits bécots sur son visage, ses yeux, enfin tout ce qui pouvait être atteint par ses lèvres trop câlines. Claudine sentait s'envoler ce qui lui cachait le bas du ventre, sans pour autant crier au loup. De toute manière, elle savait que sa volonté à cet instant n'était plus de taille à lutter contre ce qui lui faisait suinter le sexe. Surement que lors de ce retrait tranquille de ses dentelles, il avait senti l'humidité latente absorbée par le chiffon. Sa jupe relevée, l'homme devait avoir une vue très nette de sa toison pubienne, malgré la lumière tamisée.
Il ne s'attarda pourtant pas plus que cela sur sa chatte trempée. Ses doigts s'attaquaient désormais au boutonnage de son chemisier. Lentement, avec un flegme inattendu, Pierre un à un écartait les deux pans de ce qui camouflait son buste. Il mettait à nu les deux bonnets d'un soutien-gorge qui rendait désirables au possible ses seins gonflés par un afflux de sang dû à ses caresses subtiles. Lorsque les deux rondeurs furent à sa portée, leurs garnitures soyeuses n'avaient pas rejoint la culotte sur le plan de travail tout proche. À peine remonté le sous-vêtement, les seins mis à nu, cette fois les lèvres prirent possession d'un téton et elles arrachèrent à la brune un vrai soupir. Aise ou plaisir, en tout cas, pas de douleur. Les sucions et mordillements durèrent un long, très long moment.
Très délicatement, en gardant ouverte la chemise, la bouche traça sa route en laissant sur sa peau une trainée de bave et de tressaillements. Le chemin aléatoirement parcouru amena la baveuse vers l'ombilic discret de Claudine. La langue en délimita à plusieurs reprises les contours, avant d'y plonger pour en lécher le cratère bien ourlé. Cette fois, la brune était en transes et elle se raidit sous la caresse inhabituelle. Ce baiser différent dura une éternité durant laquelle, Claudine se sentit redevenir femme à part entière, convoitée et adulée en tant qu'individu. Femelle même, jusqu'au bout des ongles, et elle qui jusque là n'avait pas fait un seul geste pour venir au-devant du mâle... posa ses mains sur le sommet de ce crâne qui lui procurait des sensations très... charnelles.
Pierre prit cela pour une invitation à poursuivre son voyage vers son paradis. Et sans se préoccuper de la jupe entirbouchonnée sur sa taille, il sauta l'obstacle pour cette fois, venir embrasser le minou d'où s'échappait une eau claire. La paume d'une de ses pattes fut la première à venir en frôler la longueur. Puis deux doigts écartèrent les ailes du papillon, avant que le visage tout entier du bonhomme ne plongeât vers la fleur béante. Là, la langue se mit en œuvre et sur la table, le corps arcbouté de la brune se tendit plus encore. Seuls sa tête et ses talons touchaient toujours le tablier. Un cunnilingus tira des gémissements de plus en plus prononcés à la femme qui maintenait ses doigts dans la tignasse de son lécheur. Elle sentit en elle le grondement d'un orgasme qui s'annonçait. Et ses ongles s'enfoncèrent plus profondément dans les tifs de Pierre.
Du coup, il stoppa tout net ses attouchements, se relevant avec un vrai sourire qui découvrait ses dents de carnassier.
— Tu aimes ça, hein ! Mais ne jouis pas, pas tout de suite... je veux te garder chaude encore un bon moment. Ne jouis pas comme ça... attend que je te donne l'autorisation de le faire. Ça n'en sera que meilleur.
—... ?
— Attends... tu sais, mes jeux ne sont pas seulement des fessées ou des trucs impensables. Il existe bien des formes de sexualité et mon plaisir est de garder ma partenaire excitée le plus longtemps possible. Mais... ici, c'est surement un peu trop... rugueux pour toi. Je vais t'emmener dans ma chambre, d'accord ?
—... ? Euh...
— Chut !
Il souleva Claudine et elle entoura son cou de ses deux bras, alors que lui, la soutenant sous les fesses, faisait le chemin qui menait à une chambre. Là... un lit immense et circulaire. Le précieux fardeau disposé sur ce cercle douillet, il se mit en devoir de parachever le déshabillage de la brune. Son chemisier d'abord, puis son soutien-gorge qu'il n'avait fait que déplacer pour avoir accès à sa poitrine. Tout se fit en silence, avec même l'appui de Claudine qui se prêtât au jeu en soulevant son buste pour lui faciliter la tâche. La jupe ensuite quitta le corps de la femme. Intégralement nue, elle ne bougeait plus sur ce plumard extravagant. Lui prit tout son temps pour se dévêtir également et dans une lumière rougeâtre tamisée, la peau masculine sans fard apparut aux yeux mi-clos de Claudine.
Une musique jaillit de nulle part, air de piano très doux, et soudain la drôle de couche sans bruit se mit à tourner. Surprise par cette rotation singulière, la brune ouvrit les yeux en grand. Le corps de Pierre passa deux fois devant elle avant qu'elle tende les mains comme pour l'attraper. Et dans cette ambiance bizarre, elle s'entendit l'appeler.
— Viens ! Viens, Pierre ! J'en ai envie.
— Oui... mais je ne veux pas que tu en aies envie, non ! Je veux que ça devienne un besoin, une obligation. Que ton ventre en feu réclame mon sexe ! Que tu me supplies de te baiser, de faire de toi ma chose ! C'est en cela que résident mon plaisir et ma différence avec les autres mecs avec qui tu as déjà surement baisé. Je ne veux pas ressembler à ces messieurs « tout-le monde ». Tu piges ?
— Euh...
— La fessée, c'est le folklore, c'est le tout-venant de ce monde où je prends, donne aussi souvent du plaisir à mes partenaires. Et toi... tu as quelque chose de spécial qui te rend unique. Tu me plais et... j'avais bien raison, tu es faite pour ce genre de jeux. Ton abandon spontané et ton attente lascive me montrent le chemin ! Est-ce que tu veux bien que nous avancions ensemble vers un moment exceptionnel ?
— Quoi ? Tu ne veux pas...
— Ai-je dit cela ? Non, alors laisse-toi aller, et je vais faire de toi une femme comblée. Tu n'auras pas à regretter quoi que ce soit. Pas de souffrance, pas de violence, juste une sorte de frustration qui va te faire exulter...
— Je... désolée, mais je ne comprends rien.
— Alors, vis-le, et tu sauras... d'accord ?
— Essayons donc ! Montre-moi ! Mais à la moindre tentative de violence, je file... est-ce clair ?
— Tout à fait ! Mais je sais déjà que tu vas hurler et en redemander.
—... ?
À genoux sur le lit aux côtés de la brune, aussi à poil qu'elle, il restait un long moment à la contempler. Son ventre plat, son buisson de la couleur de sa chevelure, ses seins aux tétons enflés, tout en elle appelait le sexe. Lui bandait et bien qu'elle ferma à demi les yeux, sa verge ne passait pas inaperçue. Elle avança une main vers le dard et de suite il la dissuada de le toucher.
— Non ! Non Claudine ! Tu dois juste subir pour l'instant. Laisse-moi apprécier ta beauté. Tu as un corps somptueux qui ne demande qu'à être mis en valeur. Fais-moi seulement confiance.
—...
Son index tendu se plaçait sur le front de la femme allongée. Il descendit très doucement, traçant sur son visage une ligne imaginaire qui se poursuivit sur son cou et glissa ainsi tout droit vers la touffe bien taillée. Là, le doigt marqua un temps de pause avant de venir longer la fente terriblement mouillée. Le bout de la phalange sans presser sur les grandes lèvres parcourut ainsi toute la longueur de la chatte, très, très doucettement. Mais il ne stoppa pas sa course à la base du minou. Il joua un instant sur le mince intervalle entre sexe et anus... vint ensuite titiller la rosette sans se presser et se mit en devoir de refaire le parcours dans le sens inverse. Claudine se raidit sous cette longue exploration et tout chez elle appelait le mâle. Mais pas un mot ne sortit de sa gorge.
Dents serrées, elle subissait cette montée de pression exaspérante. Il prenait un malin plaisir à la laisser sur le grill. À plusieurs reprises, elle tenta d'amorcer un mouvement pour au moins caresser la bite qui tel un pieu dardait vers le nombril de Pierre. Mais à chacune de ses tentatives, l'homme lui demandait gentiment de s'abstenir de le frôler. Il commandait la manœuvre sans en avoir l'air, sans heurt également, avec juste ce qu'il fallait de tactilité pour qu'elle demeurât haletante. Évidemment, elle réalisait qu'il la manipulait, mais d'une façon adroite, sans véritable violence que celle de ses refus qu'elle le toucha. Une frustration qui ne pouvait pas durer.
Pierre se pencha sur le visage de la belle et un baiser d'une incroyable intensité vint renouveler l'espoir de la femme. Oui l'espoir qu'il la prenne rapidement, qu'il relâche la pression qui s'accumulait depuis trop de temps dans tous ses muscles. Attente visible par l'apparition d'une chair de poule intense et impossible à réprimer. De surcroit, celle-ci s'accompagnait de petits cris, de soupirs, de gémissements que sa gorge ne parvenait plus à camoufler. Elle crut une seconde qu'il allait enfin bouger et se mettre en position pour la saillir. Mais non ! Il ne broncha que pour se placer derrière sa caboche. À genoux ou à croupi, elle n'en était pas très certaine, elle sentit que le sexe bandé se lovait dans ses tifs. Il remuait le bassin langoureusement, dans des mouvements à peine perceptibles.
Cette fois, les yeux totalement clos, elle attendit en haletant que la trique vienne à ses lèvres. Mais non ! Lui avança l'ensemble de son corps en se soulevant sur ses cuisses légèrement. Et... sur son visage, les fesses masculines vinrent se poser délicatement. L'impression qu'il attendait une caresse précise se fit jour dans l'esprit de la dame. Un truc qu'elle n'avait jamais vu, jamais fait non plus. C'était la voix masculine qui troua le silence de la chambre.
— Vas-y ! Lèche-moi, ma belle. Allez, sors ta langue et lèche-moi !
—...
Timidement, une pointe rose venait de faire son apparition entre deux lèvres humectées par la salive. Bizarre cette demande, mais comment ne pas effleurer cet anus qui se tenait à quelques millimètres de sa bouche. Contact surprenant entre la baveuse et le cercle sombre, puis ce fut comme une révélation. Dès qu'elle eut entrepris de butiner le petit trou, une explosion en elle se mit à lui faire onduler des hanches. Elle sentait monter en elle un vrai plaisir dans une forme de câlin qu'elle n'aurait jamais cru apprécier. Lui se laissait lécher et ses mains s'agrippèrent à ses seins qui visiblement se regorgeaient encore de sang. Il les malaxa joyeusement, et lorsqu'il sentit qu'elle allait jouir pour de bon, que son état d'excitation était à son comble, entre pouce et index, il pinça les deux tétons. Oh ! Sans les écraser avec force, non !
Juste pour les étirer un peu, et cette phase très spéciale finit par mettre en transe Claudine. Plus question de retenir les spasmes qui secouaient son ventre. Elle jouissait sans même qu'il l'ait pénétrée une seule seconde. Ni avec sa queue ni avec ses doigts. Tout était dans sa propre tête. De se savoir lui lécher le cul, et se dire que peut-être il allait lui donner des ordres, lui faire des trucs innommables, tout concourait à la rendre folle. Cependant, très habilement, il l'avait conditionné et elle sans aide extérieure, à la seule puissance de ses pensées torrides, en la guidant dans une simple lécherie, il venait de lui offrir un premier orgasme hors norme. Le corps alangui, pas totalement satisfait restait malgré tout comme en attente. Oui ! Elle comprit qu'il ne demandait que cela et elle se mit à lui cracher des mots insensés.
— Baise-moi ! S'il te plaît, baise-moi... je te donnerai tout ce que tu veux, mais ne me laisses pas comme ça !
—... !
Il ne bougeait plus. Il repoussa son fessier en arrière, libérant son visage de la masse qui étouffait un peu ses demandes.
— C'est bien ! Tu es une bonne fille, Claudine. Tu as le droit de me sucer la queue. Alors... au boulot...
—...
La verge se tenait à porter de ses lèvres et la pipe qu'il lui permettait de réaliser là, avait un gout de défaite pour elle. Mais la brune était loin de se poser toutes ces questions en cet instant. Elle ouvrit la bouche et sa main vint encercler la tige. Quel bonheur d'engloutir une partie de cette hampe brulante ! De ses doigts qui agrippaient la tringle, elle retroussa vivement le prépuce, mettant en lumière un gland violacé qu'elle s'empressa de gober. Ouf ! Lui savourait et elle adorait cette bite qu'elle comptait bien sentir en elle, dans un autre endroit qui réclamait sa présence ardemment. Bousculé par la fellation doucereuse, il se retira quelques minutes plus tard, refusant pour l'instant de lui inonder la gorge de sa semence. Il s'étendit à son tour sur le flanc de la brune, tête disposée vers son ventre. D'une main qui lui cramponnait la hanche, sans un mot, il lui fit prendre la posture qu'il désirait.
Du coup, le museau de Pierre revint se loger entre les cuisses ouvertes et son entrejambe se berça de nouveau sur son visage. Un merveilleux soixante-neuf débuta là, sans qu'aucun des deux partenaires ne parlât. À l'instant même où Pierre sentit Claudine jouir de nouveau, il se libéra cette fois d'une bonne ration de sperme dans le palais de la brune. Avala-t-elle son foutre ? Il était loin de cette considération, trop occupé à jouir lui-même. Et sous sa propre langue, un jet de mouille claire vint lui démontrer qu'elle ne faisait pas semblant de s'abandonner. Un fantastique frisson lui parcourut l'échine et dans un « han » de bucheron, il acheva de déverser sa liqueur dans le gosier que ses deux cuisses serraient de manière à lui interdire un quelconque repli. Là, il était certain qu'elle devrait avaler sa mixture.
La nuit complète à faire l'amour. Dans toutes les positions, avec une force égale, comme s'il était inépuisable. Elle n'avait pas tiqué non plus lorsqu'il avait dirigé son sexe vers cet endroit qui ressemblait chez elle à celui qu'elle avait léchouillé chez lui. Une lente sodomie qui l'avait laissée pantelante et grimaçante. Pas de douleur, mais bien parce qu'elle n'aurait jamais osé imaginer qu'un homme puisse lui donner du plaisir par ce canal. De plus, il s'était là aussi, libéré d'une rasade de sperme et chacune des giclées de sa semence dans cet endroit lui avait tiré un spasme des plus étrange. Elle avait nettoyé sa queue de sa langue, et il l'avait prise, à la missionnaire, mais en levrette également et puis dans des postures qu'elle n'aurait jamais crues réalisables. Pierre s'était révélé un amant extraordinaire.
Ils avaient enfin passé de longues minutes à se blottir dans les bras l'un de l'autre et il lui avait beaucoup parlé. De ses désirs les plus noirs, de ses sentiments pour elle également. Et lentement dans son esprit une brèche était apparue. Oh ! Elle n'avait pas dit oui à tout ce qu'il lui racontait ou demandait. Loin de là, mais elle n'avait pas non plus refermé totalement toutes les portes. Il lui avait raconté son désir de la voir s'exhiber, qu'il savait des endroits sympas pour cela. Enfin des tas de projets censés emmener Claudine sur un chemin pavé de plaisirs inconnus. L'euphorie de l'après-coït ? En tout cas, elle avait écouté, ouï aussi, ce qu'il qualifiait de perversion... et tout tournait dans sa tête de femme repue.
Puis il l'avait prise et prise encore, avec cette vitalité qui seyait si bien aux bons amants. Bien sûr, elle n'avait pas dit amen à tout, mais quelque part en elle, une possible déchirure avait laissé passer une masse d'informations et surtout... elle se sentait belle. Oui ! Belle d'être ainsi aimée par cet homme. Bien sûr que de ses envies masculines, beaucoup ne trouveraient surement pas d'échos favorables en elle. Mais l'entendre en parler avait un petit quelque chose d'aphrodisiaque. Et puis... qui savait véritablement de quoi demain serait fait ?
N'était-elle pas venue volontairement se jeter dans la gueule du loup ? Ou plus simplement se laisser baiser par ce mec qu'au début elle trouvait plutôt infect envers les femmes ? Tout pouvait arriver... et si elle ne savait pas de quoi demain serait fait, au moins venait elle d'aimer ce que ce type lui avait fait...
Alors... pourquoi toujours se poser des questions bien inutiles ? Et puis... au fil du temps, peut-être parviendrait-elle à apprécier, à partager, les envies spécifiques de Pierre. Pas de crise, pas de craintes infondées... elle verrait bien où cette histoire la mènerait. C'était sur cette pensée et sur une fatigue légitime qu'elle s'était endormie contre la poitrine de son nouvel amant...
Fin !
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patricio1492
30 novembre 2024 à 21:05
récit très fluide...... bien écrit, on ressent bien ce que ressent Claudine
dommage que cela s'arrête mais d'un autre côté c'est aussi logique car
ce récit va jusqu'à l'abandon ou presque

ce que j'apprécie c'est la soumission sans violence..
belle histoire
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