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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le prix à payer — Chapitre 2

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Le prix à payer

Chapitre 2

Elle entendit et vit revenir son patron d'un pas pressé. La visite de la production avait presque duré deux heures. Etait-ce bon signe ? Ils étaient passés devant son bureau vitré sans s'arrêter et s'étaient engouffrés dans la salle de réunion.
Un quart d'heure après elle entendit leur voix, il le raccompagnait jusqu'à la porte. Elle eut presque un tremblement d'émotion.
Le directeur vint la voir. On ne peut pas dire qu'il était souriant - il ne l'était jamais - mais son visage semblait très détendu. Elle leva la tête et les sourcils d'un air interrogateur, mais n'osa pas poser de question :
" - Bon, il est coriace celui-là… Mais dans l'ensemble il a l'air plutôt satisfait. En tout cas rassuré sur les délais qu'il exige et qu'a priori on peut tenir. Il a l'air rassuré, question qualité aussi."
Puis il ajouta :
"- J'étais pris dans un embouteillage et je n'avais pas le chargeur de mon téléphone. Quelle poisse !"
Irène n'avait pas dit un mot. Il sortait déjà du bureau, mais presque arrivé sur le seuil il lui lança :
" - Bon. Heureusement que vous étiez là. Vous avez assuré."
Pour peu elle aurait fondu en larmes. Elle se rassit sur son fauteuil, toute secouée par les chauds et froids qu'elle avait subis au cours de cette matinée.
Elle avait finalement pris la bonne décision.
Plusieurs semaines passèrent. Le directeur et elle échangeaient surtout au sujet de ce qui la concernait, c’est-à-dire des dossiers du personnel.
Mais elle entendait parler les autres collaborateurs du service commercial, de la production, et comprit que l'affaire n'était pas conclue avec le fameux client. Rien n'était encore gagné.
Mais si le contrat ne devait pas être signé avec son entreprise, on ne pourrait pas lui mettre ça sur le dos : en tout cas, elle en était convaincue.
Comme cette affaire ne la stressait plus, elle se permit de questionner son patron, à un moment où ils n'étaient que tous les deux, au sortir d'une réunion :
" - Et le contrat avec le client italien, il va être signé ?
— Malheureusement, ça traîne un peu en longueur. Il se disait pressé au début, et il fait traîner le dossier. Un drôle de type.
— Ça n'est pas bon signe ?
— Rien n'est encore joué. Je veux dire, le processus est bien engagé, mais, comment… je me méfie de ce genre d'individu… qu'il nous mette au dernier moment le couteau sous la gorge en prétextant je ne sais quoi, et réclamant une baisse… alors qu'il aurait gardé sous le coude l'offre d'un concurrent en l'ayant fait mijoter. Vous savez", ajouta-t-il en la regardant, "ce sont des pratiques courantes, malheureusement…"
"Enfin" continua-t-il après un silence, "je vais le rappeler, je veux être fixé. On mobilise beaucoup de personnes, dont le bureau d'études, et si nous n'avons pas l'affaire, autant qu'on le sache."
Irène en fut un peu attristée. De quoi relativiser, se disait-elle, sur la façon dont on devait traiter un client. "Tout, de nos jours, était surtout affaire de gros sous" pensa-t-elle, tout le reste autour n'était que quantité négligeable.
"Mais quand même", songeait-elle, "cet homme venait d'Italie exprès, faisait le voyage avec tout ce que ça coûtait… Ça n'était quand même pas pour s’amuser.
Ou alors c'était vraiment aberrant tout cet argent que les entreprises dépensaient à payer des types à prendre l'avion, avec les frais qui allaient avec, pour finalement essayer ne pas signer un contrat…
Elle avait beau ne pas être trop naïve, elle n'en revenait pas.
- - -
Finalement, elle vit un jour débarquer l'homme dans l'entreprise. Son patron n'avait pas été présent les jours précédents et ne l'avait prévenue que quelques minutes avant.
Elle n'aimait pas ces façons de procéder. Etait-ce pour la mettre en difficulté qu'il la tenait à l'écart de ces informations on ne peut plus importantes ? Que ce serait-il passé s'il était arrivé à nouveau en retard, bien que ça ne lui arrivât quasiment jamais - la fois précédente ayant été une exception, quelle image aurait-elle donné malgré elle de l'entreprise en n'arrivant pas à dissimuler sa surprise ?
Elle était vexée au fond d'elle, et ravalait sa contrariété, toujours habituée à faire bonne figure, quoi qu'il arrive.
D'ailleurs c'est Mr Lefranc lui-même qui alla accueillir cette fois son client. C'était en fin de matinée. Il l'emmena dans son bureau où ils restèrent enfermés plus d'une heure. Etait-ce bon signe ? Elle ne savait que penser, mais de toute façon elle avait ce matin-là d'autres chats à fouetter, et d'ailleurs, ça n'était plus son problème. Il gérait seul ses dossiers, ne l'informait même plus de ses rendez-vous : il valait mieux qu'elle se recentre sur ses dossiers R.H. et le business et le sort même de l'entreprise, elle s'en lavait les mains.
Elle les entendit sortir et parler bruyamment dans le couloir. Ça y était. L'entretien était terminé, et au ton de la conversation, aux bribes de paroles qu'elle comprenait, cela semblait bien engagé.
"Enfin, ce sont des choses qui ne me concernent plus… enfin, plus directement" se raisonna-t-elle.
Cette fois elle ne verrait même pas le client italien, il s'en irait comme il était venu, et son patron ne la tiendrait même pas au courant des résultats de la tractation.
Il lui jetterait quelques miettes d'informations, au détour d'une conversation un de ces jours, avec un peu de chance.
Mais elle entendit que les deux hommes s'approchaient. Ils continuaient à discuter, en avançant dans le couloir très lentement.
Finalement, elle les vit s'arrêter juste devant sa porte, qui restait toujours ouverte.
" - Hey, Bonjour, Mme Langeais !" lui lança l'Italien.
— Bonjour Monsieur" s'empressa-t-elle de lui répondre en se levant de son bureau pour venir lui serrer la main.
" - Ça va bien, Madame ?!
— Très bien et vous, Mr Buzzato ?
— Oh appelez-moi, Fabrizio, Mme Langeais !"
Elle eut un rire un peu bête et se sentit rougir un peu. Elle avait été étonnée d'entendre que le client s'était souvenu de son nom, et elle avait mis un point d'honneur à l'appeler par le sien, lui montrant qu'elle aussi avait bonne mémoire, et que même si elle n'appartenait pas au service commercial, elle se souciait du client. Elle l'avait fait sans aucune intention particulière envers son patron car elle n'avait rien à lui prouver.
D'ailleurs celui-ci la regardait avec son éternel air indifférent, la considérant sans aucun doute comme quantité négligeable, au même titre que tous les salariés, de toute façon.
En comparaison, la manière chaleureuse avec laquelle l'Italien s'adressait à elle de façon inattendue lui mettait du baume au cœur, après ses récentes contrariétés.
" - Nous allons déjeuner, Irène" l'avertit son directeur.
" - Très bien, Monsieur Le franc. Bon appétit.
— Vous ne vous joignez pas à nous, Mme Langeais ?!" lui lança joyeusement le client.
" - Non, non, c'est gentil, mais j'ai encore plein de choses à terminer" dit-elle en baissant les yeux et en dissimulant sa surprise.
Son patron assistait à ce bref échange d'un œil torve et étonné.
Irène savait qu'elle devait rester à sa place, elle n'était rien, n'intervenant en rien dans ce dossier ; et sachant d'ailleurs bien que c’était son patron qui invitait, très probablement, il aurait trouvé gonflé qu'elle s'incruste, l'obligeant à payer pour elle également.
Ça n'est pas le genre de choses qu'elle se serait permis, et même si elle avait eu le culot de les suivre, elle savait qu'il lui en aurait voulu et il le lui aurait fait payer ensuite. Elle en frissonnait d'avance.
Les deux hommes partirent donc déjeuner.
Par la suite elle n'eut de l'avancement de ce dossier, comme toujours, que des informations indirectes. Les tractations étaient longues, le client semblait vouloir signer le contrat mais son chantier était retardé, d'après ce qu'elle crut comprendre, ce qui laissait le temps aux Italiens d'essayer de faire encore baisser les prix.
Le genre de clients très exigeants et dont on se méfie jusqu'au bout.
- - -
Une bonne dizaine de jours plus tard, son patron, un peu survolté, débarqua dans son bureau :
" - Ah, Irène, le client italien, vous savez, Mr Buzzato, il arrive aujourd'hui. J'ai prévu de l'inviter à déjeuner. Vous pouvez réserver une table au Cheval Blanc ?
— Oui Monsieur, je m'en occupe. J'espère qu'il restera de la place pour ce midi…
— Oh si vous appelez maintenant, ça devrait aller"
Elle détestait devoir travailler dans l'urgence, au pied levé, surtout alors que celui-ci devait connaître ce rendez-vous depuis plusieurs jours et ne l'avait pas tenue au courant. C'était un peu la prendre pour une bonniche. Elle décrochait déjà son combiné en réprimant une grimace.
" - Et réservez pour trois, vous serez de la partie !"
Comme elle leva les yeux sur lui, stupéfaite, il ajouta, baissant un peu la voix, sur le ton de la confidence :
" - Oui, il a l'air de vous avoir à la bonne. Et puis entre nous, je préfère aussi qu'il y ait un témoin à ce rendez-vous."
Et il sortit.
Irène était troublée. Elle qui n'était qu'assistante du directeur, une subalterne qu'il ne tenait pas informée de grand-chose, la voilà qui, maintenant, devenait importante comme par magie, à tel point qu'elle devait être présente aux rendez-vous d'affaire, et tout ça, parce que le client, un type avec qui elle avait échangé en tout et pour tout pas plus de dix mots, appréciait sa présence.
Passe encore que son directeur ne lui ait même pas demandé si elle avait d'autres projets pour ce midi (alors que le temps de pause n'était pas rémunéré, puisqu'étant du temps personnel), passe encore qu'il ne l'ait pas prévenue avant, passe encore qu'il la prenne au dépourvu, passe encore qu'il l'embarque comme ça pour servir de faire-valoir.
Mais par contre se servir du prétexte qu'il ne voulait pas être seul avec ce client lui semblait un stratagème des plus hypocrites !
Parce qu'en plus il y avait au moins cinq personnes dans la société qui avaient suivi cette affaire et qui lui auraient été bien plus utiles en assistant à cet entretien, quand bien même c'était un déjeuner !
Or, justement, en quoi pouvait-elle être utile ? L'avait-il choisie parce qu'elle était discrète et vouée à se taire, des qualités indispensables à sa fonction, il est vrai, érigées en quasi-sacerdoce pour cette profession ? (le mot est composé lui-même de deux mots hautement significatifs (secret - taire))
En quoi pouvait-elle être un faire-valoir ? Son rôle était de se taire, d'observer, en souriant de préférence… rien de très valorisant.
Elle se sentait vaguement dégoûtée, tout en gardant le fruit de ses réflexions pour elle-même.
Mr Buzzato arriva peu de temps avant midi. Mr Lefranc avait appelé Irène sur son poste à peine un quart d'heure avant pour lui donner la consigne d'aller elle-même l'accueillir à son arrivée, puis de le prévenir.
"Me voilà ravalée au rang d'hôtesse d'accueil" se dit-elle.
On sonna et, sans pouvoir être sûre que c'était bien le fameux client, elle alla jusqu’au hall d'entrée afin de l'accueillir.
C'était bien lui, et dès qu'il la vit, il arbora un sourire qui éclaira tout son visage :
" - Hey, Mme Langeais ! Comment allez-vous ?
— Très bien Mr Buzzato et vous-même ?
— Parfaitement bien ! Et comment pourrait-il en être autrement ?!"
Irène, habituée aux civilités et à la politesse d'usage lui rendit son sourire sans avoir à se forcer. La bonne humeur du type était sans doute communicative, et par ailleurs, de voir un homme qui semblait si content de la voir lui transmettait à son corps défendant une espèce de bienheureuse euphorie.
" - Je vais appeler Mr Lefranc" lui dit-elle, "et nous pourrons aller déjeuner. J'ai réservé une table dans un petit restaurant que nous connaissons et qui est très fameux.
— Oh meraviglioso ! Vous êtes un ange avec moi. C'est tellement agréable de manger en France, on sait si bien s'occuper des clients."
Elle s'absenta pour appeler son patron qui ne tarderait pas à rappliquer, et elle retrouva Mr Buzzato dans le hall pour l'attendre. Il affichait toujours un sourire satisfait.
Mr Lefranc arriva très vite, il prit sa voiture. Irène monta bien entendu à l'arrière. Durant le trajet les deux hommes parlèrent du projet. Irène se disait qu'elle allait faire la potiche durant tout le repas… mais une potiche souriante.
Elle ruminait un peu en silence. Si au moins avec ça elle avait une prime, ça aurait été mérité, surtout s'ils décrochaient finalement le contrat - ce qui semblait en bonne voie - mais elle ne se faisait aucune illusion. A son âge il ne fallait pas la ramener, et être contente d'avoir encore son job.
Elle n'oserait même pas réclamer.
Au restaurant, dans la petite salle chaleureuse et calme qu'elle connaissait, on les installa sur une petite table ronde.
Elle avait son patron presque en face d'elle et Mr Buzzato à sa droite.
Alors qu'elle s'attendait à ce que les deux hommes se parlent affaire durant tout le repas sans lui prêter aucune attention, sans s'adresser à elle, comme si elle était une chaise, le client, à chaque phrase qu'il prononçait, la regardait autant que son directeur, comme si elle était une interlocutrice de même importance.
Bien entendu, elle ne mouftait pas.
Mais souvent, Mr Buzzato lui lançait des petites interrogations anodines, comme "N'est-ce pas, Mme Langeais ?" en réponse desquelles elle se contentait de sourire poliment ; ou bien il appuyait ses propos comme s'il attendait d'elle un acquiescement.
Bien entendu, son directeur, fidèle à lui-même ne lui adressait pas un regard, comme si elle n'était pas présente. Il lui faisait bien sentir, par son attitude, que si elle était là, elle le devait uniquement au client italien.
Irène laissait vagabonder son esprit, essayant de garder à son attitude une apparence de présence attentive.
Mr Buzzato dut s'en rendre compte à un moment donné, car profitant d'un rare blanc dans la conversation il lui toucha le bras :
" - Ça va, Mme Langeais ?
— Oui très bien, Mr Buzzato."
Il eut un petit sourire entendu :
" - A la bonne heure."
Malgré son fort accent, il montrait une parfaite maîtrise du français, et avait, en fin de compte, de très bonnes manières.
Il était particulièrement élégant, ne trahissant pas la réputation qu'ont ses compatriotes.
En fait, avant qu'il l'interpelle, elle était en train de se demander pourquoi il était si plein d'attentions envers elle, petite secrétaire de direction.
Les Italiens ont une parfois cette réputation de séducteurs invétérés, pouvant aller jusqu'à la vulgarité quand ils entreprennent les femmes, mais ça n'était pas le genre de cet homme, dont les manières étaient plutôt raffinées, et ça n'étaient que des clichés, de toute façon, se disait-elle.
Et puis, si celui-ci cachait son jeu et un goût immodéré pour les femmes, elle l'imaginait plutôt s'intéresser à des femmes plus jeunes, de moins de quarante, quarante-cinq ans. Elle, elle avait atteint un âge auquel les femmes ne s'attendent plus trop à faire l'objet d'un rentre-dedans.
Bien-sûr, elle avait bien remarqué durant la discussion animée quelques œillades à la dérobée sur les rondeurs de sa poitrine qu'elle ne pouvait pas cacher, bien qu'atténuées par son joli pull en mohair. Mais de là à imaginer qu'il avait envie de la séduire… c'était à des lieux de son esprit.
C'était une femme trop sage, avec une vie bien rangée et un mari plus âgé, et ses jeunes années lui paraissaient tellement loin ; les années où les garçons s'intéressaient à elle, c'était pour elle comme une autre vie.
Le repas lui parut interminable, bien qu'objectivement il ne s'éternisa pas.
Quand ils furent à la voiture, Mr Buzzato, contre toute attente, s'adressa à Irène :
" - Montez devant, Mme Langeais, je vous en prie."
Irène fut stupéfaite, quoique commençant à être habituée aux facéties de l'homme. Elle vit le regard noir de son patron, et particulièrement confuse, elle déclina fermement l'invitation.
L'homme, s'apercevant de son trouble, et comprenant qu'il venait de la mettre dans l'embarras, n'insista pas.
Le retour jusqu'à l'entreprise se fit le plus normalement du monde et sans incident.
- - -
Au cours des jours qui suivirent, en l'absence de son patron, elle eut plusieurs fois Mr Buzzato en ligne, qui cherchait à le joindre. Il se montrait à chaque fois très affable, lui demandant comment elle allait ; il avait l'air de s'inquiéter d'elle, et semblait éprouver le remord de l'avoir mise dans une situation embarrassante lors de l'épisode précédent.
Néanmoins, toujours aussi jovial, il la remercia d'avoir réservé ce "meravigliso petit restaurant l'autre jour" et qu'il avait été "très heureux d'avoir déjeuné en si agréable compagnie."
Irène rougissait à tant de flatterie, se disant qu'il en faisait trop. Mais que cherchait-il, cet homme ?
En tout cas, il ajouta :
" - La prochaine fois que je reviens chez vous - et je dois revenir voir Mr Lefranc bientôt - c'est moi qui inviterai. Ne dites rien, je sais que ça n'est pas habituel que le client invite, mais vous savez, ça n'est pas trop le genre de ma maison de se laisser influencer par une invitation.
Et d'ailleurs, à ce sujet - je dis vous ça de vous à moi - les négociations ne sont pas encore terminées, et nous avons quelques points d'achoppement avec votre société… Mais je compte sur vous pour garder ça pour vous, je vous le dis parce que vous êtes très sympathique.
De toute façon, nous arriverons à un accord, vous savez. Je suis un éternel optimiste.
— Je n'en doute pas, Mr Buzzato.
— Et comme je vous disais, étant donné que c'est moi qui inviterai, je tiendrai particulièrement à ce que vous soyez présente. Mais rassurez-vous" enchaîna-t-il avant qu'elle n'ait le temps de protester, et continuant sur un ton plus bas et encore plus chaleureux, "je ne vous mettrai pas en difficulté, j'ai bien compris. Je serai un ange !" s'exclama-t-il.
" - Bon", bredouilla-t-elle, "enfin, j'espère que je serai disponible ce jour-là…
— Ah Mme Langeais, jamais je ne voudrais vous empêcher de manquer quelque chose de personnel et d'important, mais je vous assure que vous me ferez un immense plaisir en me ravissant de votre présence à ce prochain déjeuner."
Elle eut petit gloussement, elle n'avait plus l'habitude des compliments, ni qu'un homme soit aussi prévenant avec elle, ça la changeait vraiment.
Même si ça aurait pu devenir gênant, elle commençait à se laisser aller à apprécier.
Elle eut la sensation de céder en disant :
" - Bon entendu. Et de mon côté, je vous promets, je serai discrète." Elle avait baissé la voix, de peur que ses voisines de bureau puissent l'entendre.
" - Ah, j'aime entendre ça ! Vous me mettez de la joie au cœur pour le reste de ma journée. Au-revoir, Mme Langeais, à très bientôt, et au plaisir de vous voir sous peu.
— A bientôt, Mr Buzzato."
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père ubu
18 janvier 2025 à 06:35
Jusqu’ici, l’histoire est solide, le contexte dessiné en détail, les protagonistes sont maintenant sortis d’un arrière-plan plutôt anonyme et leur profils deviennent de plus en plus claires.
Le suspense s’accroît…
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
16 février 2016 à 22:42
C'est l'avantage avec Doc, c'est bien écrit et bien dialogué.
Et le cul, dans tout cela ? Pour paraphraser Chancel (pas Annie).

Ouais, sans oublier le fameux : "Que pensez-vous de la mort ?" (des souvenirs, ça, hein, Matt...?)

Et les aveugles disent en touchant du papier de verre : "Putain, c'est écrit serré..."
:D
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Matt Demon
Matt Demon
16 février 2016 à 06:40
C'est l'avantage avec Doc, c'est bien écrit et bien dialogué.
Et le cul, dans tout cela ? Pour paraphraser Chancel (pas Annie).

Le rythme me va.
Soyez respectueux
Répondre
Lioubov
16 février 2016 à 05:59
A ce rythme-là, les lecteurs vont se demander s'il s'agit bien d'une histoire érotique, Doc.
Soyez respectueux
Répondre

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