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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le prix à payer — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Docsevere
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Le prix à payer

Chapitre 3

Une semaine plus tard, à la fin d'un one-to-one avec son patron sur des sujets tout autres, celui-ci lui lâcha :
" Ah et au fait : Buzzato a pris rendez-vous avec moi le 7. Il a tenu à ce que l'on déjeune ensemble. Et il a insisté pour que vous soyez là, et pour nous inviter.
Quel drôle de zèbre celui-là. Mais coriace, sous ses airs sympas. Il nous met la pression, je peux vous le dire.
Bon, il veut qu'on aille au Cheval Blanc, comme l'autre fois, il a apprécié l'endroit. Il y a mieux mais bon… il ne connaît rien ici ; et puis on ne va pas le contrarier. Il s'y entend mieux en affaires qu'en gastronomie, enfin…
Je vous laisserai réserver. Prenez vous-y à l'avance. Qu'on ait une bonne table, tranquille, comme l'autre fois. N'allez pas me le contrarier.
Ah c'est dommage que ça ne soit pas vous qui êtes chargée de négocier. Il vous mangerait dans la main."
Il sortit.
Irène était agacée. Finalement elle était là quand ça l'arrangeait. Elle était là pour ne surtout pas contrarier le client, pour essayer de l'amadouer. Elle ignorait tout des détails de la négociation en cours, mais son patron lui apparaissait de plus en plus antipathique chaque jour, jusqu'à lui être détestable ; alors que ce Mr Buzzato, finalement, en comparaison lui devenait de plus en plus agréable.
Bien-sûr elle se rendait bien compte qu'il lui faisait la cour, mais c'était vraiment léger, bon enfant ; il n'était pas vraiment entreprenant, et c'était plutôt flatteur pour elle. Elle n'avait vraiment plus l'habitude qu'un homme s'intéresse à elle, en tant que femme en tout cas.
C'était peut-être de l'hypocrisie (si c'était le cas, en tout cas, il était très convaincant), il était peut-être intéressé ; en fait, elle oscillait d'un jour à l'autre entre envie de se laisser bercer par cette attitude galante et méfiance. Mais que pouvait-il espérer d'elle ? Il devait forcément savoir qu'elle n'avait aucun pouvoir, ni aucune influence sur son patron. Etant un homme très fin, il avait bien dû se rendre compte que ce directeur austère ne faisait pas de sentiment et n'était pas influençable.
Seuls pouvaient influencer ses décisions les directives de ses employeurs et les choix économiques.
Arriva le 7, le jour du fameux rendez-vous.
Ça commençait mal, son patron s'était absenté pour la matinée et devait revenir juste pour le déjeuner d'affaire.
Peu avant midi on sonna. C'était le client italien, et Mr Lefranc qui n'était pas encore là. Ça la mit en colère une fois de plus.
Heureusement quand elle accueillit le client, le sourire de celui-ci effaça de son cœur la rancœur contre son patron.
Elle avait particulièrement soigné son maquillage et sa coiffure ce jour-là, elle avait mis un pull sombre et léger, une jupe droite arrivant au-dessus du genou et des bottes marron foncé.
Elle était consciente de sa coquetterie, et qu'elle avait soigné sa tenue pour le sympathique Italien, comme si elle voulait le remercier de sa gentillesse envers elle.
Elle dut lui annoncer avec une moue et un pincement au cœur que son directeur n'était pas encore rentré, mais qu'elle l'appelait de suite sur son portable pour savoir où il était, et surtout quand il devait arriver. Mr Buzzato n'eut pas le moins du monde l'air contrarié et cette nouvelle n'effaça pas son sourire jovial.
" - Allo, Mr Lefranc ? Je suis avec Mr Buzzato qui vient d'arriver. J'avais réservé la table pour 12H15…
…
Ah… Oui… Ah bon… Bon, d'accord. Nous allons faire comme ça… enfin, si ça ne dérange pas Mr Buzzato, je vais lui demander, il est à côté de moi…"
Elle sentit à cette réplique un soupçon d'agacement dans la voix de son patron. Mais c'était quand même normal de lui demander, au client. C'était un client, tout de même, et c'est lui qui invitait par-dessus le marché. C'était quand même gonflé de sa part, à son patron.
Mais bien entendu elle garda sa réflexion pour elle, et se tourna vers Mr Buzzato qui, en homme bien éduqué, s'était légèrement éloigné et attendait :
" - Mr Lefranc me dit qu'il va être un peu retardé et nous demande… vous demande si ça ne vous dérange pas que nous allions au restaurant tous les deux et qu'il nous rejoigne ensuite ?"
En fait, le client avait bien compris, à sa réplique, que ça n'était pas Lefranc qui demandait, mais bien elle, parce qu'elle avait plus de savoir-vivre que son patron. Quelle image déplorable donnait-il à son client ! Pas étonnant que ce dernier ne prenne pas de gants lors des négociations.
Mr Buzzato eut un petit sourire crispé, et fit un petit geste de la main, murmurant :
"- Pas de problème.
— C'est OK, Mr Lefranc. Nous nous rendons là-bas. Vous me tenez au courant ?
…
Entendu. A tout à l'heure."
" - Nous prenons ma voiture, Mr Buzzato.
— Non, non, pas question, Mme Langeais, je vous emmène.
— Oh, ça me gêne, Mr Buzzato.
— Mais non, mais non, j'insiste !
— Oh quand même…" dit-elle en baissant la voix, d'un air résigné et en le suivant, "déjà que mon directeur nous fait faux bond…"
Pour toute réponse il lui fit un sourire entendu et un peu complice.
Irène s'assit à côté de lui. Tous les deux gardèrent le silence un petit moment.
Elle avait le visage fermé, avec un air contrarié. Mr Buzzato qui l'observait s'en rendit compte immédiatement.
" - Allez, Irène - je peux vous appeler Irène ? - ne vous en faites pas. Ne soyez pas embarrassée. Vous n'êtes pour rien dans cette situation."
Elle ne répondit pas, tourna un instant la tête vers lui, esquissa un petit sourire triste.
Il enchaîna :
" - Vous êtes une excellente assistante, dévouée, on voit que vous faites tout pour que tout se déroule bien. Vous êtes une grande professionnelle, et très précieuse… J'aurais aimé être entouré de collaborateurs au top comme vous."
Ce qu'il venait de dire la remua profondément. Elle avait les yeux humides :
" - Je ne suis pas parfaite. Je fais ce que je peux, avec ce qu'on me donne… avec les personnes avec qui je dois travailler. J'essaie de faire au mieux, j'essaie d'arranger les choses… J'ai l'impression de devoir rattraper les choses, parfois… souvent… mais je n'en attends pas de reconnaissance… d'ailleurs je n'en ai pas.
— Je le vois bien, Irène. Je ne suis pas aveugle. Moi je vois tout ce que vous faites, et je vous apprécie pour ça, et je vous en remercie. Vous êtes une petite femme magnifique."
Elle avait bien compris que ce qualificatif qu'il venait d'employer n'était pas destiné à son physique - bien qu'elle n'eut pas remarqué ses regards à la dérobade sur le bas de ses cuisses gainées de nylon brun sombre, sa jupe s'étant remontée quand elle était assise - mais l'expression en était d'autant plus élogieuse.
Avait-il à ce point une admiration pour elle, ou était-il en train d'essayer de la séduire ?
Ils arrivèrent au restaurant. Il redoubla d'attentions pour elle.
On les installa, comme convenu, à une petite table, dans un recoin de la salle, à l'écart. Il y avait encore moins de monde que la fois précédente.
Mr Buzzato lui ôta son manteau, et l'accrocha lui-même à la patère. Autant de galanterie pouvait paraître incongru et anachronique, mais il faisait ça avec un tel naturel et une telle élégance, Irène était sous le charme.
Elle commençait à se demander de quoi ils allaient pouvoir parler, étant donné qu'elle ne savait rien de la négociation en cours et qu'elle se savait, qui plus est, parfaitement incompétente en la matière ; et pour tout dire, elle avait d'abord eu une légère appréhension (toujours ce fond de méfiance tapi en elle), espérant qu'il n'avait pas pour but de la faire parler, de glaner des informations qui auraient pu lui servir à lui pour mieux négocier le contrat, mais il amena la conversation sur des sujets tout autres, ce qui la soulagea.
Elle n'avait de toutes façons aucune information sur l'affaire, son patron la maintenant dans l'ignorance la plus totale (elle n'entendait rien aux questions techniques de la production, ce qui l'arrangeait bien, pour l'heure.)
Ils commandèrent, sans se soucier de Lefranc, dont on ne savait plus quand il arriverait. Irène, d'ailleurs, n'avait même plus envie qu'il vienne, et si elle avait dû passer le déjeuner en compagnie du seul Buzzato, elle en aurait été heureuse à ce moment-là.
Sans lui demander son avis, il avait d'autorité commandé deux coupes de champagne.
" - Parlez-moi un peu de vous, Irène. Ça fait longtemps que vous travaillez dans cette entreprise ?
— Dix-sept ans" répliqua-t-elle en réprimant un soupir.
" - Quand même… ! Vous avez dû en voir passer, des directeurs ?
— Pas tant que ça. Avant c'était une petite entreprise, plutôt familiale, créée par les anciens patrons, et ils sont restés en poste jusqu'à ce qu'ils revendent l'entreprise, il y a quelques années. Il y avait plutôt une bonne ambiance, à cette époque… Enfin, je veux dire" se reprit-elle, "ça n'est pas que l'ambiance soit devenue difficile, mais vous savez comment c'est devenu maintenant, le monde des affaires, il faut de la rentabilité, toujours plus…
— Oui, bien entendu. Nous vivons dans un monde dur" dit-il avec un accent qui sonnait faux.
" - Oui c'est comme ça, il faut faire avec… et s'adapter" ajouta-t-elle avec un sourire résigné.
" - Et votre mari, que fait-il ?" demanda-t-il d'un air prévenant.
Elle nota la finesse avec laquelle était posée la question, on ne demandait pas à une dame de son âge à brûle-pourpoint : "Vous êtes mariée ?"
" - Il ne travaille plus depuis deux ans, il est en préretraite. Il était expert comptable pour une grosse entreprise.
— Et vos enfants ? Je suppose que vous avez des enfants ?
— Oui, deux fils. L'un est enseignant et l'autre artiste. Ils ne sont plus à la maison.
— Vraiment ? Vous avez déjà des grands enfants comme ça ?
— Oh mais oui, Mr Buzzato, j'ai l'âge d'avoir des enfants qui ont dépassé trente ans" rit-elle de sa galanterie un peu voyante.
" - Mais je vous assure, je vous donnais une petite quarantaine…!
— Oh Mr Buzzato…
— Appelez-moi Fabrizio !
— Ça me gêne, Mr Buzzato, je…
— Si, si, j'insiste… Nous ne sommes que tous les deux, vous n'avez rien à craindre de votre patron. Vous me donnerez du Mr Buzzato quand il sera là…"
Elle rougit un peu, gênée de l'idée de cette cachotterie complice, aussi infime soit-elle.
" - En tout cas, vous êtes une belle femme, Irène, et vous le savez. Je tenais à vous le dire, car vous l'aviez peut-être oublié. Vous incarnez ce charme des femmes françaises, alliant l'élégance et la discrétion, et ce je-ne-sais-quoi qu'elles ont d'attirant…
— Oh Mr Buzza… Fabrizio," (il eut un sourire radieux à l'entendre enfin prononcer son prénom, quant à elle ce lui fit un drôle d'effet de s'entendre prononcer ce prénom pour la première fois, comme si elle se retrouvait dans son intimité ; c'était un peu comme si elle se retrouvait en nuisette devant lui), "j'ai dépassé cinquante ans, vous savez ? Je suis coquette, je passe beaucoup de temps tous les matins pour être présentable (comme doit l'être une assistante de direction), pour essayer d'effacer les marques des ans, je fais attention à ma tenue… mais je ne suis plus une jeune fille, même plus une jeune femme…
— Le charme, Irène, le charme. Il est éternel" proclama-t-il avec emphase. Une belle femme restera toujours une belle femme. J'en ai connu qui, passé soixante-dix ans, étaient toujours belles, et même désirables…"
A ce mot elle eut comme un frisson qui parcourut tout son corps et s'arrêta dans le creux de ses reins, et sentit comme une chaleur entre ses cuisses. Elle n'avait pas éprouvé ce type de sensations depuis des années.
L'homme avait posé sa main sur le dos de la sienne, et la tête tournait à Irène comme tournèrent un instant de folles images dans sa tête, emportées par les bulles du champagne qui étaient montées à son cerveau : elle s'était vue dans les bras de cet homme, grand et puissant, et il lui faisait l'amour avec passion, lentement, dans des draps blancs et frais, comme la nappe devant ses yeux.
Il était resté à la regarder, la tête inclinée vers elle, avec un air attendri et charmeur.
Elle eut comme un sursaut, se ressaisit, retira sa main pour prendre sa serviette (ça n'était pas une réaction de refus), et chassa ces images de sa tête.
D'autant qu'à ce moment son portable sonna, c'était son patron, elle décrocha. Il lui annonça qu'il serait là dans une vingtaine de minutes. Ce fut comme une douche froide qui la ramena à la réalité.
Elle en fit part en prenant une mine contrite à Buzzato qui répondit par une grimace.
" - Je suis désolé, Mr Buzzato. J'ai honte…
— N'ayez pas honte, Irène, c'est votre patron, ça n'est pas vous. Je sais que vous, vous n'agiriez jamais comme cela… Allez, voyez le bon côté des choses : il nous reste vingt minutes pour nous deux, rien que nous deux."
Elle sourit béatement. Ils avaient presque terminé de déjeuner. Elle se demandait à quoi cela allait servir que Lefranc les rejoigne. Allait-il déjeuner comme ça, vite fait, et commencer l'entretien sur l'affaire maintenant ? Elle commençait à connaître Fabrizio, et elle pensait bien qu'il n'aurait pas la patience de prolonger ce déjeuner ainsi. Il était certainement pressé (même s'il ne l'était jamais pour elle…)
Un quart d'heure passa très vite et ils virent débarquer Lefranc, qui semblait tendu et de mauvaise humeur. Il s'excusa néanmoins platement mais brièvement et ne put que constater qu'ils avaient fini de déjeuner (mais comment aurait-il pu en être autrement ?)
Buzzato lui demanda s'il voulait commander, mais il déclina, disant qu'il n'avait plus faim. Buzzato se demanda si c'est parce qu'il ne voulait pas se faire inviter.
Irène se sentit anxieuse, appréhendant l'avenir, ayant l'impression que les relations entre les deux hommes allaient se tendre.
Le directeur proposa de prendre un café avec eux pour les accompagner, puis de rentrer à l'entreprise pour se parler. Manifestement, Lefranc ne voulait pas d’Irène comme témoin à cet entretien.
Ils sortirent du restaurant. Irène se demanda avec qui elle allait rentrer étant donné qu'ils avaient chacun leur voiture, mais elle n'aurait pas osé monter avec Buzzato.
D'ailleurs, son patron mit fin à l'attente en lui disant d'un ton très directif :
" - Vous venez, Irène ?"
Elle regarda ses chaussures et le suivit sans discuter. Buzzato la regarda d'un air mortifié, puis leur lança :
"Je vous suis."
Irène s'assit à côté de son patron, elle était très tendue, regardait droit devant elle, la mâchoire serrée.
" - Alors", lui lança-t-il, "il a dit quelque chose du contrat ? Il a lâché quelque chose ?"
Irène était indignée de sa question, et de la façon dont manifestement il pensait se servir d'elle. Mais elle réprimait toute la colère qui naissait en elle et dut faire un effort surhumain pour ne pas réagir trop véhémentement à son patron :
" - Non, il n'a rien dit… Qu'est-ce que vous voulez qu'il me dise ? Je ne suis pas chargé de négocier et je n'entends rien aux affaires, moi, vous le savez bien…
— Enfin Irène. Je sais bien que vous n'êtes pas qualifiée pour négocier, et ça n'est pas ce que je vous demande. Je voulais juste savoir s'il avait dévoilé un peu ses intentions… Ce type nous fait mariner depuis des mois, il chipote, il tergiverse, à tel point qu'on se demande s'il n'est pas en train de nous mener en bateau, s'il ne va pas nous laisser en plan à un moment, nous et notre contrat. Vous savez, c'est un gros contrat, Irène, il y a un gros enjeu financier, il y va de l'avenir de l'entreprise, qui, je vous le rappelle, n'est pas franchement florissante. Et nous sommes dans le même bateau, Irène."
Elle était très énervée et cherchait à dissimuler son agacement. Qu'est-ce qu'il croyait ? Que Buzzato allait signer le contrat juste pour ses beaux yeux, à elle ?
" - Mais, enfin, de quoi avez-vous parlé ?
— De tout, de rien… en tout cas pas de l'affaire." Et elle enchaîna : "Vous savez, Mr Buzzato est suffisamment fin pour comprendre qu'on voudrait le faire parler, et suffisamment rusé pour ne pas dire ce qu'il n'a pas envie de dire…
— Et vous, vous n'êtes pas assez fine, manifestement" ajouta-t-il.
C'était tellement méprisant, tellement bas… elle ne s'attendait pas à ça ! Elle eut envie de pleurer.
Elle eut soudain envie d'être dans les bras de Buzzato, ce Fabrizio, ce bel Italien, ce bel homme au teint hâlé, à la voix chaude, il l'aurait consolée avec tendresse.
Arrivant à l'entreprise, elle descendit de voiture, ne dit pas un mot et se dirigea directement vers son bureau, sans se retourner, sans un regard pour les deux hommes. Elle rentra dans son bureau, s'assit dans son fauteuil, souffla profondément.
L'entretien entre les deux hommes, porte fermée, dura manifestement plus d'une heure. Elle n'en eut aucun écho.
Elle vit Fabrizio, comme un chat, entrer tout doucement dans son bureau. Il lui prit la main, murmura : "Au-revoir Irène, à bientôt."
Il vit qu'elle avait les yeux humides mais il s'éclipsa très vite. Lefranc était sur ses talons, qui attendait, et il le savait.
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père ubu
18 janvier 2025 à 07:13
Pendant la scène de séduction au Cheval Blanc, je me sentais presque dans un film noir. Irène se laisse aller dans un songe érotique dont elle est tirée brusquement par l’arrivée de son patron.
Ah, la pauvre Irène… dans un délai de quelques heures, elle se trouve charmée, appréciée, désirée, puis insultée, humiliée, et abandonnée.
Il semble y en avoir beaucoup de lecteurs qui préféreraient que l’histoire avance, moi au contraire j’estime que ce « slow buildup » est tout à fait à sa place pour préparer le terrain pour la séduction ultime.
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Photo de profil de Docsevere
Docsevere
19 février 2016 à 23:06
Merci à vous.
Désolé de saucissonner ainsi. Ca n'est pas pour faire la course aux points mais parce que sinon, je trouve que ça ferait des textes trop longs (9-10 pages word...) ; moi, personnellement, je n'aime pas trop lire des textes trop longs d'une seule traite, il faut que je prenne mon temps pour ça.

Je remercie particulièrement Stéphanie qui m'a donné des idées pour la suite de l'histoire ; j'étais un peu bloqué au niveau scénar ;)
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pierheim
19 février 2016 à 20:52
Toujours aussi bien écrit, mais tu as vraiment le chic pour tenir le lecteur en haleine....

Ca se lit d'un trait.. cul sec!

PM
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Stephaniedel
19 février 2016 à 20:15
J'aime toujours autant :)
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