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✦ yug0lit0 Real Humans XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Real Humans — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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yug0lit0
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Real Humans

Chapitre 3

Eve essayait de se trouver un boulot mais ce ne fut pas facile. Beaucoup d’employeur lui demandait des références qu’elle ne pouvait fournir où des renseignements sur elle qu’elle ne pouvait donner. Visant les emplois sans qualification, elle tenta sa chance en tant que serveuse. Ça allait lui permettre de se fondre dans la masse, de voir si elle pouvait véritablement passer pour une humaine et pourquoi pas faire la rencontre d’un homme. Après de nombreux échecs, elle se présenta dans un établissement du style hôtel restaurant avec une tendance routier. Voyant qu’ils cherchaient du monde, elle tenta sa chance. Paressant jeune et belle, elle s’était inventé une histoire de jeune orpheline qui s’était amouraché d’un type qui la maltraitait et la séquestrait. Elle l’avait fui en emportant ce qu’elle pouvait et tentait de se reconstruire comme elle le pouvait ailleurs …. Ce qui n’était pas si loin de la vérité vu sa rencontre avec Gus et que ceux qui l’avait fabriqué s’étaient autodétruits.
Elle passa alors une entrevue avec les propriétaires de l’établissement, un couple d’une cinquantaine d’année. Lui était un homme à la silhouette ronde, comme les verres de ses petites lunettes et son crâne chauve et lisse style boule à zéro. Il avait une allure joviale et débonnaire et portait au quotidien un pantalon en toile noire, un gilet de costume ouvert et une chemisette blanche à manche courte. Madame, à peu près du même âge, d’une silhouette un peu ronde également, elle avait le physique de la mère de famille protectrice, un peu « Mama » italienne mais sans les travers caricaturaux. Chargée de tout ce qui était entretien et ménage, elle portait une robe à fleurs sous un tablier blanc. La patronne était très émue d’entendre son histoire et exhortait son mari à embaucher cette fille qui lui faisait pitié. Ils cherchaient du monde depuis un moment, comme presque personne ne se présentait et ne pouvant investir dans des hubbots car trop cher, ils l’ont accepté à l’essai.
Etant une machine, elle ne ressentait pas la fatigue. Ce qui fait qu’elle réussissait à abattre une quantité de travail impressionnante, pour le plus grand plaisir de ses patrons. Le midi et le soir elle jouait les serveuses au restaurant et durant la journée elle s’occupait des chambres avec Madame. Quand venait le soir après les repas, elle aidait au bar avec le patron. Grace à sa mémoire informatique, elle n’oubliait rien des commandes passées par les clients ce qui impressionnait son monde. Le patron, même s’il était resté sceptique sur son histoire larmoyante, était finalement ravi de sa nouvelle recrue. D’autant que physiquement elle était bien foutue et faisait tourner bien des têtes … dont la sienne. Elle accepta de loger dans une petite pièce aménagée en salle de pause pour le personnel avec un clic-clac et un vieux poste de télé. Ne roulant pas sur l’or, ce couple n’avait que ce compromis à lui proposer au début. Compte tenu du travail qu’elle arrivait à abattre quotidiennement, elle simulait la fatigue le soir venu, même si en réalité il n’en était rien. Elle ne voulait pas que quiconque connaisse sa vraie nature. Elle s’était révélée à Gus et ce fut son erreur. En paressant humaine dès le départ, elle allait éviter les abus.
Logeant dans sa petite pièce dans l’arrière cuisine du restau, elle demandait parfois au cuisinier de lui garder quelques restes pour elle. Le patron ne voulant prendre aucun risque au niveau de l’hygiène, le cuisinier le lui refusa … officiellement car en échange d’une petite pipe dans la réserve, Ce gros balourd ne résistait pas à lui préparer un petit quelque chose. Elle avait bien compris qu’elle pouvait utiliser le sexe pour obtenir ce qu’elle voulait. De même que pour sa chambre au confort sommaire, elle avait fini par négocier un accord avec le patron. En fonction du taux d’occupation des chambres, elle allait pouvoir en occuper une, promettant parfois au patron qu’il puisse venir la voir de temps en temps pour un câlin discret.
Très honnêtement, du confort en plus elle n’en avait pas besoin. De même pour de la bouffe supplémentaire. Pour enclencher son système de recharge pour sa batterie, elle n’avait besoin que de deux heures. Et pour cela, être assise sur une chaise lui suffisait. Pour la bouffe c’était pareil. N’étant pas sujet aux intoxications alimentaires, elle pouvait se servir directement dans la poubelle durant la nuit. Tout ce dont elle avait besoin c’était du combustible et un apport de liquide : huile végétale pour la lubrification de son squelette en polymère c’était l’idéale. De même, il lui fallait de l’eau pour sa génératrice. Une fois sa batterie chargée, l’eau servait à faire réchauffer sa peau synthétique, à travers tout un réseau de petits vaisseaux capillaires, avec de l’eau chaude lui donnant ainsi l’impression d’être à 37°C. Si elle avait agi de la sorte c’était qu’elle avait trouvé préférable de passer pour une femme aimant le sexe et s’en servant pour obtenir certains avantages. Ainsi personne ne devinerait qu’un Hubbot puisse prendre ce genre d’initiative pour satisfaire des besoins tout ce qu’il y a de plus humains.
Ça lui a aussi permis de mieux côtoyer d’autres hommes. Sa seule expérience réelle dans le domaine c’était Gus. Avec son patron, elle comprenait que cet homme ne cherchait qu’un peu d’aventure et de fantaisie pour agrémenter sa vie sexuelle. Pour le cuistot, c’était différent. Il était timide et seul et elle était contente de lui donner un peu de plaisir de temps en temps. Elle s’en doutait mais là elle en avait vraiment la preuve : tous les hommes sont différents. Il y avait autant de chance de tomber sur un type bien que sur une ordure. Se trouver quelqu’un allait se révéler plus difficile que prévu.
Pendant qu’Eve commençait son apprentissage de la vie en tant que serveuse et maîtresse occasionnelle du cuistot et régulière de son patron, Georges avait définitivement tiré un trait sur son histoire avec Maria. Il était redevenu célibataire. Avec ses collègues c’était soirée beuverie chez l’un puis chez les autres. N’ayant plus à se soucier de ses horaires, il vivait comme un ado dans son nouvel appartement. Parfois il sortait, se levait une petite minette pour un coup d’un soir …. Rares était ses copines qui restaient avec lui plus d’une nuit compte tenu du désordre qui régnait chez lui. Un soir, n’ayant pas de sortie de prévu, il se rendit chez un de ses anciens collègues de l’époque où il bossait en tant qu’ouvrier : Maurice, son ancien chef de service. Cet homme, veuf depuis peu, était parti à la retraite à peu près au même moment que son licenciement. Pour son pot de départ et en récompense de ses quarante ans de service, La boite lui avait offert un Hubbot ménager femelle. Il n’était pas rare que Maurice appelle Georges depuis le décès de son épouse pour se faire remonter le morale ou pour boire un bon coup entre pote seulement là il y allait parce qu’il voulait lui présenter quelqu’un.
Quand il arriva, il fut surpris de constater que ce soit une jeune femme très court vêtue et avec des seins surdimensionnés qui lui ouvrit la porte. Après les salutations d’usage, il fut amené à son ami qui bricolait dans son garage. Chemin faisant, Georges constata que celle qui était en face de lui était un Hubbot visiblement modifié. Il pouvait distinctement voir la prise USB en bas de sa nuque.
— Ah salut Georges. Ça va ?
— Euh oui, moi ça va. Toi aussi visiblement. T’as retrouvé le sourire.
— Ça c’est clair. Après ma petite déprime pour mon veuvage je me suis ressaisi et j’ai repris gout à la vie. T’as rencontré Samantha ? Ma nouvelle copine ?
— Non, je ne savais même pas que … attend c’est elle ta copine ?
— Ouais, t’as tout compris. Tu te souviens de mon hubbot ménager ? Et bien je l’ai un peu customisé.
— Tu parles d’une customisation. Dans mon souvenir, elle était brune, en habits de soubrette stricte et austère avec un 85B et maintenant c’est une belle blonde, lèvres pulpeuses, 95D facile et fringuée comme une allumeuse.
— Et encore tu ne sais pas tout. Je l’ai fait reprogrammer. J’ai téléchargé un programme d’épouse amoureuse, soumise et obéissante. Depuis ça, c’est la fête à popole tous les soirs. Tiens regarde. Samantha ! Montre à mon ami comment tu prends soin de ton homme.
Sans aucune pudeur, la bombe sexuelle qui leur servait à boire s’est mise à genou, a baissé le pantalon et le slip de son propriétaire, puis commença à sucer comme une affamée comme si ils étaient seuls et devant un Georges médusé par le spectacle.
— Alors ? T’as compris pourquoi j’ai retrouvé le sourire ? Elle suce comme une déesse et au lit …. PFFFFF ! C’est une vraie tigresse.
— Ouais je vois.
— T’as pas envie d’essayer ? je vois que t’as la trique. Si tu veux elle peut te soulager.
— Tu sais je bosse chez HubSec et …. Oh et puis merde. J’accepte l’invitation avec plaisir. Dit-il en déboutonnant son pantalon.
Les deux hommes étaient en train de se faire pomper et branler par ce robot devenu la pute personnelle de son propriétaire. Après s’être allègrement bien vider les balloches sur le visage de cette poupée, Georges se rhabilla.
— Ah ! C’était bon …. C’était bon mais tu devrais faire gaffe.
— Pourquoi ?
— Tu ne le sais peut-être pas mais il y a un virus informatique qui circule sur le net. Si ta « Samantha » le chope ça va mal finir.
— Tu parles ! c’est encore une propagande pour inciter les gens à ne pas télécharger de nouveaux programmes pour personnaliser leurs machines. C’est comme ce pseudo code qui leur donnerait soit disant une conscience …..
— Non ce n’est pas une connerie, en tout cas pour le virus parce que pour l’autre on en a pas de preuve véritable. Il y a une semaine un de mes collègues s’est retrouvé face à un de ces robots infectés. Crois-moi si tu le veux mais la machine s’est mise à le frapper sans retenue.
— Mais il n’y a pas des garde-fous contre ça ? Tu sais des instructions leur interdisant de s’en prendre aux hommes ?
— Tu veux parler des trois lois d’Asimov ? Si ces lois existent et sont implantés d’origine dans chaque hubbot mais le virus avait corrompu le code source et seul la loi d’auto préservation était encore intacte. Il a donc cru qu’on lui voulait du mal et s’est défendu.
— Merde ! C’est moche. Et du coup le mec ? il s’en est sorti ?
— Oui mais il est à l’hôpital avec des multiples fractures.
— OK …. Tu m’as un peu refroidi là.
— C’est pour ça que je te l’ai dit. Garde ton hubbot comme il est et ne le modifie plus.
— Promis. De toute façon la garantie est déjà foutue parce que je l’ai modifié. Je n’ai plus de filet de sécurité. Je vais la garder comme ça. Et puis elle est déjà une parfaite compagne. Elle s’occupe de la maison et de moi. Hein que tu l’aimes la bite de ton patron ? Demanda-t-il à son robot qui le regardait avec le sourire.
— T’as du bol qu’on soit potes et que je ne sois pas en service. J’aurais dû te dénoncer autrement, neutraliser ton jouet et l’emporter.
— Oui c’est ça. Et ensuite en profiter avec tes collègues ? Ne me dit pas que vous ne vous en êtes pas gardé une sous le coude pour vous « déstresser » d’une dure journée de boulot, Hein ?
— Je ne suis pas autorisé à en parler.
— Ok ça, ça veut dire oui.
— Bon moi je vais me rentrer. Bonne soirée et n’oublies pas ce que je t’ai dit : plus de téléchargement sur des sites illégaux.
Alors qu’il retournait chez lui, Georges repensait à sa question comme quoi des hubbots étaient gardés comme vides couilles. Il ne l’avait pas explicitement dit mais alors qu’il débutait, un hubbot ayant soit disant une conscience, une belle blonde retouchée, avait été ramenée par la brigade d’intervention. Elle semblait correspondre à un hubbot décrit dans une ancienne affaire et ayant, soit disant, tué son propriétaire alors qu’il allait, une énième fois, la violer. Il savait qu’après avoir été interrogé, elle avait été utilisée lors de tournantes dans les sous-sols du bâtiment par certains membre de la brigade. Georges le savait pour l’avoir vu de ses yeux. Se demandant d’où venaient ces cris qu’il semblait entendre par la ventilation, C’est derrière une porte qu’il la trouva, entravée, avec une bite dans le cul et une autre dans la bouche, alors que d’autre la tenait car elle se débattait et attendant leur tour. Il referma discrètement la porte et tâcha d’oublier ce qu’il n’aurait jamais dû voir.
Cette hubbot qui avait été séquestrée plusieurs semaines faisait partie du groupe qui avait conçu Eve. Jamais elle n’a révélé ses secrets, préférant se faire broyer au recyclage plutôt que de parler. Elle parvint à détruire partiellement son cerveaux avant de se faire démonter en s’électrocutant dans une prise, craignant qu’ils ne finissent par lui retirer son cerveaux pour le brancher sur un ordinateur et pouvoir en lire le contenu sans blocage. Ainsi personne ne sut qui elle était et ce qu’elle faisait dans cet entrepôt.
Cette scène avait choqué Georges. Il se souvenait de la détresse dans son regard. On aurait dit une vraie femme. Si il n’avait pas su qu’elle était Hubbot, Il l’aurait pris pour une humaine. Ce fut pour Georges sa première rencontre avec un de ses robots conscients. Il faut dire qu’à l’époque, et c’est toujours valable, la loi ne reconnaissait aucuns droit au Hubbots. Ils sont juridiquement considérés comme des outils. Ceux qui avaient participé à cette scène ont quand même fini par se faire choper mais ils n’ont écopé que d’un avertissement. Il y a bien eut quelques rares cas, dans le monde, où, soit disant, un hubbot se serait vu reconnaître des droits mais ça restait des cas très isolés, des rumeurs non vérifiées.
Il y a eu ces deux femelles qui, avec l’aide d’amis humains et de très bons avocats, lors d’une audience au tribunal pour homicide, ont su répondre aux critères caractérisant un être vivant à part entière. Ça leur a permis de ne pas être démonté et d’invoquer la légitime défense dans une histoire de meurtre. Aux USA, un riche industriel aurait payé, à coup de dessous de table, un juge pour qu’il accorde à sa poupée sexuelle les mêmes droits qu’un humain. Officiellement, aucune affaire mettant en cause une de ces machines, ayant soit disant été reconnu comme une personne, n’avait pu faire jurisprudence. Partout dans les pays développés, les mouvements pro humains, devenant de plus en plus puissant, font pression pour que ça n’arrive pas.
Quand Georges est rentré chez lui, comme à chaque fois, c’était émission télé débile sur une chaîne de la TNT devant un plat surgelé décongelé au micro-onde. Depuis qu’il était redevenu célibataire, il mangeait mal. Le ménage chez lui c’était le strict minimum. Ça lui manquait de savoir qu’une femme l’attendait à la maison. Une femme qui idéalement l’accepterait comme il est, qu’il pourrait chouchouter et qui s’occuperait de lui et de son appartement.
Eve de son côté commençait à avoir une vie structurée. En plus de sucer le cuistot timide pour avoir un repas à l’œil, elle lui prodigua des conseils qu’elle avait lu dans des livres ou sur internet. Avec son salaire, elle put s’acheter un ordinateur pour surfer sur internet et s’instruire, branché sur le wifi de l’hôtel. Grace à ces conseils, le cuisinier fini un jour par trouver le courage de sortir avec celle qui était la fille de ses rêves depuis l’école primaire. Aujourd’hui elle ne le suce plus car il ne veut pas trahir sa copine mais donne tout de même à Eve un petit encas nocturne en lui gardant quelques restes frais dans une boite.
Comme d’habitude, une fois par semaine, son patron s’arrangeait pour qu’elle occupe une chambre. Pendant que sa femme rentrait à la maison, lui restait au resto, prétextant vouloir contrôler le stock. En fait, il partait rejoindre Eve pour une partie de jambe en l’air des plus torrides. Lors de leurs ébats Alfredo, le patron d’Eve lui avait dit qu’elle simulait trop fort, comme dans les films X et qu’il préférait qu’elle reste discrète et naturelle. Depuis ce jours, elle fit semblant de savourer ses instants de plaisir, un sourire aux lèvres, la bouche légèrement ouverte, les yeux fermés et en soupirant. Alfredo qui n’avait que peu de fantaisie avec sa femme, profitait de sa jolie employée pour s’essayer à diverses positions. La pensant humaine et ne voulant pas qu’elle tombe enceinte, il la prenait avec préservatif, ne sachant pas que c’était inutile. Contrairement à Gus qu’elle avait connu, Alfredo était attentif à elle, lui demandant s’il ne lui faisait pas mal ou si elle était à l’aise. Leurs ébats étaient tendre et leur relation respectueuse. « Quel dommage qu’il soit déjà marié. Il aurait été parfait pour moi. » Pensa-t-elle.
Eve avait une mission à accomplir et pour elle, elle devait s’intégrer parfaitement et se trouver un homme. Elle savait que, du groupe de ses créateurs qui auraient pu l’aider, il ne restait qu’un hubbot encore en liberté : celui qui était espion chez HubSec et qui ne l’avait pas retrouvé car Gus était passé avant. Pour sa mission, elle était seule et devait s’en débrouiller. Grace à tout ce qu’elle avait lu et à ses diverses expériences, elle s’était développé une conscience élaborée et un esprit critique. Par exemple pour la nourriture, sa langue analysait les ingrédients d’un plat et lui en rapportait la composition en données chiffrées. Elle put se constituer une échelle de valeur en établissant ainsi plusieurs seuils de tolérance par rapport aux goûts des clients. Ainsi, quand parfois il y a litige avec un client qui certifie que son plat est trop salé ou non et qui réclame de ne pas le payer, elle peut en attester ou non en le goûtant. Ainsi elle renforce l’impression des autres sur son appartenance au genre humain. Ce développement du gout lui sert accessoirement avec son patron quand elle doit le sucer. Plusieurs fois elle avait senti sur le bout du gland des restes d’urine séchée. Exprimant son dégoût, elle lui demanda de se le laver. Ainsi, pour son patron c’était une évidence, elle était humaine, une charmante petite employée qui n’hésite pas à coucher pour obtenir plus de confort.
C’est un soir qu’Eve fit une rencontre. Alors qu’elle s’affairait à nettoyer la salle et les tables du bar en fin de service, elle entendit un client passer la porte se diriger vers son patron.
— Salut Alfredo !
— Ah tiens Georges. Ça fait plaisir de te voir. Comment tu vas ?
— Bah écoute ça va. Toujours célibataire. Je t’avoue que ça commence à me peser mais ça va je m’en sors.
— Ça fait combien de temps qu’on ne s’est pas vu ? Depuis que tu t’es séparé c’est ça ? Quand je t’ai aidé à mettre tes affaires dans ton nouvel appartement ?
— Oui c’est ça. Tu sais avec mon boulot …. C’est qui cette fille ? C’est ta nouvelle serveuse ?
— Oui C’est Eve. Elle est très bien.
— Je vois ça. Elle a ce qu’il faut où il faut.
— C’est une vraie perle. Elle bosse comme une dingue toute la journée, une vraie machine.
— Une vraie machine ? T’es sur que s’en ai pas une ?
— Tu rigoles j’espère ? Je l’ai vu manger, elle n’as pas de prise USB sur la nuque ou dans le bas du dos, et elle n’a pas de rallonge électrique déroulante sous l’aisselle.
— Comment tu sais ça toi ? Tu l’as déjà vu à poil ?
- …..
— NOONN ! Ne me dit pas que tu la baises ?
— Mais ta gueule, bon sang. Si ma femme t’entend je suis mort.
— Oh le coquin ! …. Et alors elle est bonne ?
— On ne fait ça que de temps en temps. Elle loge dans l’arrière cuisine et en échange d’un « petit service », elle me remercie à sa manière.
— Tu sais que la prise USB ça peut se camoufler.
— Et la prise électrique t’en fait quoi ? et puis quand …. Quand je suis avec elle, je le sens bien, elle est chaude à l’intérieur. Ce n’est pas du plastique froid.
— Ouais …. Chuis pas convaincu quand même. T’as de la Vodka ?
— Oui pourquoi ?
— Pour faire un petit test. Va z y appelle la.
— Eve ! Tu peux venir s’il te plait ?
Eve arriva et salua Georges qu’elle ne connaissait pas encore. Alfredo lui demanda de goûter le verre qu’il lui tendit. Un soit disant désaccord était apparu entre les deux hommes : l’eau du robinet aurait un gout de chlore. Elle approcha le verre de ses lèvres et ses détecteurs olfactifs remarquèrent de suite que ce n’était pas de l’eau mais un alcool fort. Elle comprit alors que cet homme qui portait l’uniforme d’HubSec voulait la tester. Quelle solution pour elle ? Refuser de boire et s’enfuir était la pire des décisions. La meilleure était de feindre la surprise et de tout recracher. Elle avait même prévu ses tirades tirées d’un film qu’elle avait vu.
— PFFFF ! Mais c’est quoi cette merde ? Ce n’est pas de l’eau ça ?
— C’est de la Vodka. Figure toi que mon ami Georges te soupçonnait d’être un robot.
— Un robot ? Moi ? Alfredo tu le sais que je n’en suis pas un ?
— Oui je le sais mais lui voulait en être sûr.
— Vous voulez une autre preuve ? Je vais vous en donner une.
Elle retira son T-shirt, pris les mains de Georges et les plaqua sur ses seins.
— Alors, j’ai l’air d’une poupée gonflable ?
— J’avoue que … non. Mais ce qui m’a convaincu ce n’est pas le toucher, très agréable au demeurant. Non, ce qui m’a convaincu c’est ta réaction et ta façon de t’exprimer.
— Parfait. Bon ça suffit retirez vos mains maintenant.
Eve reparti alors finir son ménage après avoir remis son T-shirt, en espérant avoir été convaincante.
— Alors ? Hein ? t’es convaincu ?
— Oui, elle a du répondant la petite.
— T’as l’air de loucher dessus. Elle te plait ?
— Ouais j’en ferais bien mon casse-croûte mais j’ai peur de l’avoir vexé et que ce soit foutu.
— Non t’en fait pas. Quand je lui ai proposé notre arrangement, à savoir de pouvoir coucher avec elle de temps en temps contre une chambre inoccupée, elle m’a répondu sèchement : « je ne suis pas une pute ». Le lendemain je me suis excusé et c’était oublié.
— Ouais mais du coup elle est avec toi ?
— Si on veut mais pour un vieux copain en manque d’affection comme toi, je peux faire un effort. Je t’autorise à la draguer si tu veux. Va z y. Et puis si ça marche bah je m’effacerai ce n’est pas grave …. Sauf si tu veux essayer un plan à trois.
— Euh … non, sans façon. Bon moi je vais me rentrer je me lève tôt demain. Tu lui présenteras mes excuses ?
— Il serait bon que tu le fasses toi-même mon grand.
De son coté, si elle en avait eu un, elle aurait eu le cœur qui bat. Elle espérait avoir été suffisamment convaincante pour brouiller les pistes.
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yug0lit0
23 février 2016 à 18:35
petite info je viens de poster le chapitre 7. selon le découpage et si je ne me trompe pas, il y en aura 2 de plus après ce qui fera 9 au total.
Modifié 23 février 2016 à 18:44
Soyez respectueux
Répondre
max24
23 février 2016 à 16:17
j'aime beaucoup ces histoire continu
Soyez respectueux
Répondre

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