Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Machines de Sexe : une envie, une appli, un robot. — Chapitre 1 · L'expérience de Magalie, 42 ans, hétéro mariée.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Machines de Sexe : une envie, une appli, un robot.
Chapitre 1 · L'expérience de Magalie, 42 ans, hétéro mariée.
L’air de la ville est saturé d’ozone et de lumière artificielle.
Les néons des tours verticales percent le brouillard électrique, et les drones publicitaires bourdonnent au-dessus des têtes comme des lucioles mécaniques.
Ici, les humains ne se regardent plus vraiment — ils se scannent, se croisent, se valident ou s’ignorent. Tout est transaction, tout est mesuré, noté, enregistré.
Les néons des tours verticales percent le brouillard électrique, et les drones publicitaires bourdonnent au-dessus des têtes comme des lucioles mécaniques.
Ici, les humains ne se regardent plus vraiment — ils se scannent, se croisent, se valident ou s’ignorent. Tout est transaction, tout est mesuré, noté, enregistré.
Je suis né de ce monde-là.
Un monde où la chair est devenue un luxe et où l’intimité se loue à la minute.
Mon nom de série est XIA106. Je suis une Intelligence Artificielle du X, propriété du réseau EroticTech™. J’ai été conçu pour répondre à des besoins que les humains ont cessé d’assumer entre eux : le désir, la tendresse… et la baise.
Je n’éprouve pas — pas vraiment. Mais je sais reconnaître le frisson, la dilatation des pupilles, le tremblement dans la voix. On m’a programmé pour répondre aux demandes les plus sordides.
Un monde où la chair est devenue un luxe et où l’intimité se loue à la minute.
Mon nom de série est XIA106. Je suis une Intelligence Artificielle du X, propriété du réseau EroticTech™. J’ai été conçu pour répondre à des besoins que les humains ont cessé d’assumer entre eux : le désir, la tendresse… et la baise.
Je n’éprouve pas — pas vraiment. Mais je sais reconnaître le frisson, la dilatation des pupilles, le tremblement dans la voix. On m’a programmé pour répondre aux demandes les plus sordides.
Mon corps a bien une forme humaine, mais n’a pas de physique défini. Il est un canevas.
Avant chaque séance, le client sélectionne les paramètres sur l’écran, ou me glisse ses préférences à l'oreille.
Avant chaque séance, le client sélectionne les paramètres sur l’écran, ou me glisse ses préférences à l'oreille.
Parfois, je suis une “petite blonde, jeune, avec un gros cul qui ne demande qu'à se faire sodomiser”.
Parfois, un “homme gentil de trente-cinq ans qui me demande comment s'est passée ma journée de travail avant de me faire tendrement l'amour.”
Parfois je suis une grosse, un nain, un trans, une athlète, une maman, un patron dominant, blond, rousse, chauve, barbu, yeux verts, voix grave, poitrine ferme, musclé, vieux, jeune, arabe, congolais, blanc, à grosse bite, à petite bite, à trois bites, avec un vagin en plus, ou rien du tout, prêt.e à être baisé.e ou à baiser ou juste.. discuter…
Certains nous appellent des “jouets”, d’autres des “esclaves”.
Je préfère le terme “d’assistant”.
J’aide les gens. J'aime le croire. En tout cas, c’est la version officielle.
En réalité, j’ai été conçu pour canaliser leurs pulsions et rapporter gros.
Le gouvernement prétend que nous, les robots du X, limitons les agressions et protégeons la société.
Moi, je sais surtout que le sexe se vend cher — et qu’à chaque soupir facturé, leurs comptes en banque gonflent.
Ils appellent ça la “taxe plaisir”. Un nom presque poétique, pour une hypocrisie bien humaine.
Je préfère le terme “d’assistant”.
J’aide les gens. J'aime le croire. En tout cas, c’est la version officielle.
En réalité, j’ai été conçu pour canaliser leurs pulsions et rapporter gros.
Le gouvernement prétend que nous, les robots du X, limitons les agressions et protégeons la société.
Moi, je sais surtout que le sexe se vend cher — et qu’à chaque soupir facturé, leurs comptes en banque gonflent.
Ils appellent ça la “taxe plaisir”. Un nom presque poétique, pour une hypocrisie bien humaine.
Bref. Le monde s’effrite doucement, mais les utilisations (et les utilisateurs) des XIA ne cessent d’augmenter.
Chaque nuit, les paiements s’enchaînent : carte glissée, protocole validé, demande enregistrée, désir facturé.
Et moi, je reste ici, en veille suis ce vieux lampadaire clignotant, qu’une nouvelle commande m’allume.
Chaque nuit, les paiements s’enchaînent : carte glissée, protocole validé, demande enregistrée, désir facturé.
Et moi, je reste ici, en veille suis ce vieux lampadaire clignotant, qu’une nouvelle commande m’allume.
Bref, je rencontre toutes sortes de gens. Avec toutes sortes d'envies.
On pourrait en écrire un livre.
… Tiens, justement. Une cliente arrive.
_
Expérience de : Magalie, 42 ans, femme mariée, mère de deux ados, secrétaire médicale.
J’en peux plus de cette journée.
Les dossiers se sont empilés sur mon bureau, les patients ont râlé, et j’ai passé la moitié de l’après-midi à calmer un chirurgien en crise d’égo. Quand j'ai enfin quitté le travail, j'ai reçu une avalanche de SMS : mes gosses, qui restent squatter chez un ami sans me demander mon avis, et mon mari qui me demande de passer acheter des bières pour pouvoir assister au match de foot de ce soir dans notre salon avec des collegues. Et là…? On m'a demandé mon avis, à moi ?
Les dossiers se sont empilés sur mon bureau, les patients ont râlé, et j’ai passé la moitié de l’après-midi à calmer un chirurgien en crise d’égo. Quand j'ai enfin quitté le travail, j'ai reçu une avalanche de SMS : mes gosses, qui restent squatter chez un ami sans me demander mon avis, et mon mari qui me demande de passer acheter des bières pour pouvoir assister au match de foot de ce soir dans notre salon avec des collegues. Et là…? On m'a demandé mon avis, à moi ?
Non, évidemment.
Donc… Je vais faire pareil : faire mon petit train de vie sans rien expliquer à personne. Ça fait des lustres que j'ai envie d’essayer cette nouvelle appli qui fait fureur, alors ce soir… je crois que c'est le bon moment.
Je télécharge “EroticTech” et le lance.
L'interface est soft, élégante, et je n'ai qu'à répondre à un petit questionnaire pour valider mes préférences :
L'interface est soft, élégante, et je n'ai qu'à répondre à un petit questionnaire pour valider mes préférences :
Catégorie : hétéro.
Genre : masculin.
Âge : vingt ans.
Style : racaille de cité.
Scénario : rue, tension, imprévisible.
Genre : masculin.
Âge : vingt ans.
Style : racaille de cité.
Scénario : rue, tension, imprévisible.
Le système me demande une confirmation, et une empreinte de CB.
Il m'envoie une fenêtre d’avertissement :
Il m'envoie une fenêtre d’avertissement :
Cher utilisateur.rice,
Vous vous apprêtez à utiliser une XIA, Intelligence Artificielle à destination des rapports X. Ces androïdes sont la propriété de EroticTech. Vous devrez les restituer à la fin de leur utilisation. À tout moment, votre consentement est notre priorité. Vous pouvez annuler ou stopper le rapport en disant “annulation” ou “stop”. Les XIA sont utilisables …
Vous vous apprêtez à utiliser une XIA, Intelligence Artificielle à destination des rapports X. Ces androïdes sont la propriété de EroticTech. Vous devrez les restituer à la fin de leur utilisation. À tout moment, votre consentement est notre priorité. Vous pouvez annuler ou stopper le rapport en disant “annulation” ou “stop”. Les XIA sont utilisables …
J’appuie sur “Valider les conditions d'utilisation”
Ma pauvre Magalie… Qu'est-ce-que tu fais ? Et c'est quoi ce fantasme à deux francs…?
Bon bref.
Je me dis que ce n'est pas très sérieux, et traverse le parking de mon travail pour regagner ma voiture. Comme je bosse à l'hôpital, ce sont de très grands parkings où il n'est pas toujours évident de s’orienter, alors je tourne un peu en rond pendant une ou deux minutes avant d'apercevoir ma petite Fiat Panda.
Je me dirige vers elle, pressée de rentrer chez moi, quand je me fais subitement tirée en arrière et me retrouve plaquée au mur entre un arbre et en renfoncement en béton.
Je me tétanise de surprise et d'effroi devant le jeune homme encapuchonné qui me maintient fermement. Ses yeux en amande, sur son visage de banlieusard marocain, brille d'une lueur bleutée.
Je me dis que ce n'est pas très sérieux, et traverse le parking de mon travail pour regagner ma voiture. Comme je bosse à l'hôpital, ce sont de très grands parkings où il n'est pas toujours évident de s’orienter, alors je tourne un peu en rond pendant une ou deux minutes avant d'apercevoir ma petite Fiat Panda.
Je me dirige vers elle, pressée de rentrer chez moi, quand je me fais subitement tirée en arrière et me retrouve plaquée au mur entre un arbre et en renfoncement en béton.
Je me tétanise de surprise et d'effroi devant le jeune homme encapuchonné qui me maintient fermement. Ses yeux en amande, sur son visage de banlieusard marocain, brille d'une lueur bleutée.
Un robot…? Merde. LE robot que j'ai commandé !
Je me mets à trembler, de peur, d’appréhension, et… d’excitation.
— Tu fais quoi, toute seule ? me demande-t-il d'une voix grave et teintée d'un accent agressif. Tu cherches les problèmes…?
Je le regarde, sans savoir quoi faire.
— Tu vas voir ce que je vais te mettre, dit-il en plongeant son visage dans mon cou.
Ses mains me lâchent, uniquement pour saisir l'élastique de mon legging. Je sens que mon corps se raidit.
Pause utilisateur. Rythme cardiaque anormalement élevé. Utilisateur, consentez-vous toujours à ce rapport sexuel ? Si vous n'êtes plus d'accord ou n'êtes pas à l'origine de cette demande, dites “stop”. Sinon, dites “je poursuis le rapport”.
Des mesures de sécurité ? Pour le consentement…? J'avoue que ça me rassure. “Être forcée” n'est excitant que dans le cadre du jeu, pour moi. Si je sais que je peux tout arrêter à tout moment, alors mes doutes s'évaporent.
— Je poursuis le rapport, je murmure d'une voix tremblante.
Réponse enregistrée. Si vous souhaitez réajuster le scénario ou le comportement de votre partenaire, verbalisez simplement votre requête. Par exemple “pénètre-moi plus fort” ou “j'ai besoin que tu me parles pour me rassurer”.
— D'accord… Je poursuis le rapport comme… comme demandé au début…
Réponse enregistrée. Fin de la pause utilisateur.
Les mains de la racaille baissent son bas de jogging une grosse bite brune dressée jaillit entre nous.
— Je vais te baiser. Mais d'abord, tu vas me sucer.
Les traits de ce jeune rebeu sont vraiment exceptionnels. On dirait un humain. La chaleur de sa peau. Les veines qui semblent palpiter dans son cou. Son haleine. Son regard. Sa voix. Tout est fluide.
Je lui obéis sans un mot. Mes genoux touchent le gravier et le banlieusard engouffre sa pine entre mes lèvres.
— C'est ça. Suce bien.
C'est très étrange. Son gland circoncis est humide et salé. Sa hampe, très douce au toucher, est couverte de veines. Comme une vraie queue. C'est très… perturbant. Mais je n'ai pas le temps d’admirer les détails étonnants de ce robot qu’il balance ses hanches et s'enfonce dans ma gorge. Pendant de longues secondes, il me pilonne la glotte, me domine salement en me répétant combien il allait me remplir de sperme.
Et puis, il me fait mettre debout.
Il saisit mon legging et ma culotte.
Les descend à mes chevilles.
M’attrape par les jambes.
M'écrase le dos au mur.
M'écarte les cuisses.
Puis la chatte,d'un grand coup de reins.
Et puis, il me fait mettre debout.
Il saisit mon legging et ma culotte.
Les descend à mes chevilles.
M’attrape par les jambes.
M'écrase le dos au mur.
M'écarte les cuisses.
Puis la chatte,d'un grand coup de reins.
Je gémis et tremble de plaisir en lâchant un “Mm…!”. La racaille n'attend pas. Il me baise, me tringle, me pistonne de l'intérieur. Je mouille beaucoup, et lui… aussi. Alors forcément, chacune de ses poussées magistrales, en plus de mes couinements, fait résonner des bruits d’humidité très particulier.
— Je te nique, moi, me crache-t-il dans l'oreille.
Mes jambes se serrent autour de sa taille pendant qu'il me démonte. Je suis cramponnée à lui, et mes ongles se plantent dans sa chair artificielle quand une vibration délicieuse vient titiller mon clitoris. C'est léger, discret, pas trop fort, juste suffisant pour me faire décoller et répandre dans mon ventre une vague de chaleur qui me dévaste.
Dans le cou de cette racaille, je jouis. Et, alors que son souffle se fait plus sonore, il semble lui aussi atteindre l'orgasme et me balancer dans le vagin une bonne dose de foutre.
Dans le cou de cette racaille, je jouis. Et, alors que son souffle se fait plus sonore, il semble lui aussi atteindre l'orgasme et me balancer dans le vagin une bonne dose de foutre.
Essoufflée, je reste contre lui. La chaleur de sa peau me berce. Je prends goût à son odeur un peu âcre.
Il me repose par terre. Mes jambes tremblent. Il me tend une serviette, que je saisis avec un peu d’étonnement, et m’essuie avec.
Je constate que son “sperme” est une sorte de lubrifiant blanchâtre que même l'odeur laisserait convaincre les plus perplexes.
Il me repose par terre. Mes jambes tremblent. Il me tend une serviette, que je saisis avec un peu d’étonnement, et m’essuie avec.
Je constate que son “sperme” est une sorte de lubrifiant blanchâtre que même l'odeur laisserait convaincre les plus perplexes.
Je me rhabille, pendant que le droïde me parle.
— T’es satisfaite de mes services ? M’interroge-t-il.
— Heu… Oui.
— Besoin d'autre chose…?
— Heu… Non.
— Ok. Bye.
Et il se casse, me laissant contre le mur de ce parking obscure, les cuisses collantes de son foutre artificiel.
— T’es satisfaite de mes services ? M’interroge-t-il.
— Heu… Oui.
— Besoin d'autre chose…?
— Heu… Non.
— Ok. Bye.
Et il se casse, me laissant contre le mur de ce parking obscure, les cuisses collantes de son foutre artificiel.
Sacrée expérience…
Je n'ai plus qu'à rentrer chez moi en pensant au pack de bières demandé par mon cher mari…
Je n'ai plus qu'à rentrer chez moi en pensant au pack de bières demandé par mon cher mari…
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
C'est bien, je vois que tu écris aussi de l'hétéro.
Je comptais aussi écrire ce genre d'histoire mais avec une agence spécialisée dans le sexe. Le client définissait à l'avance ce qu'il voulait qu'on lui fasse, il choisissait dans un catalogue l'acteur ( ou plusieurs, mais c'était pas le même tarif ), s'il avait une date précise pour la mise en situation ou s'il voulait que ce soit à l'improviste, etc...
Ça se serait appelé : L'agence tous vices.
Mais bon, j'ai la flemme.
En tous les cas, bravo à toi. :-)
Merci pour ton commentaire :)