Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ecole du sexe : seconde année — Chapitre 13 · Abandon
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ecole du sexe : seconde année
Chapitre 13 · Abandon
À peine trois jours s'étaient-ils écoulés depuis la mise en place des séances privées de Thérapies pour l'Éjaculation Interne, acronymisées en TEI par l'établissement autant pour donner un caractère officiel à cette solution improvisée que pour dédramatiser la situation chaotique de l'école, et déjà ses effets étaient visibles sur la population masculine de l'école. Là où, quelques jours auparavant, les hommes, frustrés par les refus catégoriques de leurs partenaires concernant l'éjaculation interne, voire même les pénétrations vaginales et anales, semblaient prêts à exploser, aujourd'hui je remarquai de nombreux étudiants parfaitement joyeux, bras dessus, bras dessous avec leurs partenaires. J'entendis de nombreuses discussions concernant les séances de TEI, et je ne pouvais qu'avouer éprouver de grandes difficultés à demeurer stoïque devant pareilles descriptions. Certains racontaient avec précision la façon dont ils avaient profité du corps de Rachel ou de Jessica, décrivaient avec entrain leurs poitrines bondissantes lorsqu'ils les possédaient, imitaient parfois, assez peu fidèlement, leurs gémissements aigus lorsque, jambes levées, elles sentaient un chibre puissant remuer leurs intérieurs, mélangeant les nombreuses semences ayant déjà été expulsées dans leurs corps, qui régulièrement coulaient le long de la douce peau de leurs fesses rougies par l'effort et les mains aussi possessives que curieuses. Je sentais régulièrement les regards converger dans ma direction lorsque, dès l'instant où j'entendais ces histoires, mon pénis se gorgeait de sang pour s'élever fièrement dans les airs sans que ma propre partenaire pût soulager ma détresse.
D'autres, en revanche, contaient leurs propres exploits en s'appropriant mon Alice. À de très nombreuses reprises, j'entendis ces pervers se vanter de l'avoir baisée mieux que quiconque avant lui ; il me fallait chaque fois retenir mes poings serrés en me répétant que l'insulte ne m'était guère intentionnellement destinée. Mais chaque fois, apprivoiser ma colère s'approchait de l'exploit. Ces remarques avaient toutefois le mérite de me faire aussitôt débander. Je passai ainsi la journée à alterner entre verge dressée et verge au repos ; l'autoroute de mon réseau sanguin reliant ma bite à ma tête était plus encombrée que la file d'attente pour baiser ma petite-amie.
D'autres, en revanche, contaient leurs propres exploits en s'appropriant mon Alice. À de très nombreuses reprises, j'entendis ces pervers se vanter de l'avoir baisée mieux que quiconque avant lui ; il me fallait chaque fois retenir mes poings serrés en me répétant que l'insulte ne m'était guère intentionnellement destinée. Mais chaque fois, apprivoiser ma colère s'approchait de l'exploit. Ces remarques avaient toutefois le mérite de me faire aussitôt débander. Je passai ainsi la journée à alterner entre verge dressée et verge au repos ; l'autoroute de mon réseau sanguin reliant ma bite à ma tête était plus encombrée que la file d'attente pour baiser ma petite-amie.
Toute la journée durant, J'avais attendu que vînt la soirée en flânant des les différents couloirs du lycée sans jamais y croiser quiconque avec qui j'aurais pu converser ni même passer le temps. Les garçons n'ayant parlé que des trois déesses volontaires et les femmes refusant depuis des jours le moindre jeu érotique qui impliquerait leurs entrejambes et du sperme, je n'avais entraperçu le moindre intérêt à me mêler à cette population redevenue heureuse à mon insu.
Bientôt, tandis que je patientais allongé sur mon lit, Alice entra dans la chambre, les traits de son visage tirés par la fatigue et l'effort permanent. Aussitôt me levai-je pour la prendre dans mes bras, trop heureux d'enfin la retrouver.
Bientôt, tandis que je patientais allongé sur mon lit, Alice entra dans la chambre, les traits de son visage tirés par la fatigue et l'effort permanent. Aussitôt me levai-je pour la prendre dans mes bras, trop heureux d'enfin la retrouver.
- Désolée, Bastien, je vais prendre une douche, s'excusa-t-elle en me repoussant d'une main gênée.
Je voulus lui assurer que je me foutais que du foutre vînt coller ma peau tant que je pouvais rester avec elle, mais mes mots moururent dans ma gorge devenue sèche. Je décidai toutefois de respecter sa décision, m'imaginant que si je n'étais pas gêné de voir que son vagin jouait au Petit Poucet, semant quelques gouttes blanchâtres partout où Alice passait, peut-être le supportait-elle beaucoup moins. J'attendis patiemment, écoutant malgré moi les doux sons de la douche qui amplifiaient mon impatience chaque fois qu'ils se coupaient. Après plusieurs fausses alertes, sans doute Alice eut-elle besoin de plusieurs lavages afin de se sentir propre, elle quitta bientôt la salle de bain, ses longs cheveux blonds, quoique virant sur le châtain clair lorsqu'ils étaient humides, tombaient sur son dos nus tandis qu'elle s'étirait les bras par d'amples mouvements circulaires des épaules. Pendant ses étirements, mes yeux se posèrent régulièrement sur sa maigre mais attirante poitrine, sur ses aréoles qui, en cet instant, me semblaient aussi irrésistibles qu'exquises. Par moments, mes yeux tombaient sur son ventre plat, sur ses hanches légèrement musclées par quelques exercices quotidiens, sur son pubis arborant un magnifique triangle noir parfaitement entretenu, sur ses lèvres pendant légèrement à chacun de ses pas. La réaction fut plus forte que moi, mon pénis s'allongea tant qu'il devint vite douloureux. Alice arbora un maigre sourire tandis que ses yeux tombèrent sur mon membre dressé. Son sourire me fit un bien fou, puis je remarquai la gêne dans son regard lorsqu'elle s'approcha de moi.
- Je suis désolée, chéri, expliqua-t-elle d'une voix trahissant un certain malaise. La journée a été éprouvante, je ne suis pas certaine de pouvoir faire honneur à ton offrande.
Bien que je comprisse sa réaction, je ne pus que feindre de n'être pas déçu. Je ne devais cependant être qu'un bien piètre acteur, car aussitôt le sourire d'Alice s'évapora pour se tordre en une légère grimace trahissant sa culpabilité.
- Mais si ça peut te faire plaisir, je peux te soulager, se força-t-elle à sourire. Allez, allonge-toi, j'arrive.
Bien que j'eusse préféré passer une bonne soirée en sa compagnie, je la remerciai d'une voix tremblante avant de m'allonger sur le dos, ma masculinité pointant le ciel de sa tête violacée. Bientôt, elle s'allongea à mes côtés, se tourna pour que son visage me fît face. Bientôt, sa tête lourde et épuisée se posa sur mon épaule, et sa main agrippa mon membre qu'elle agita de haut en bas dans un rythme qu'elle maintenait avec expertise. Bientôt, un intense bonheur me submergea tandis que les premières sensations me firent trembler. Ces sensations m'avaient manqué ; je n'avais plus passé le moindre moment intime en sa compagnie depuis le début des TEI. Trois jours d'abstinence dans une école où, chaque heure, l'on croisait au moindre quatre couples en pleine action se révélaient être une véritable torture psychologique. Alice s'en amusa sans toutefois s'arrêter ni ralentir. Je me surpris à fermer les yeux pour profiter au maximum de cette attention féminine. Je sentis la jouissance monter progressivement jusqu'à être certain de me sentir libéré dans moins d'une dizaine de secondes. Mais bientôt, le rythme d'Alice ralentit avant de s'arrêter étrangement. Ma petite-amie ne faiblissant que rarement du poignet, j'ouvris les yeux pour découvrir ses paupières parfaitement closes, sa poitrine se levant et se baissant à intervalles réguliers ; elle s'était endormie. En la voyant ainsi, ma semence, que je situais vers le milieu de la tige de mon membre, retomba lourdement. Plutôt que de monter, je sentis ma jouissance rebrousser chemin, une douloureuse sensation me prenant sur l'intégralité de mon intimité lors du processus. Bientôt, l'extase ne fut plus qu'un cruel rêve auquel je ne pouvais plus me raccrocher. Je dus ravaler un hurlement. J'essayai de me lever, mais le visage apaisé de ma petite-amie sur mon épaule m'empêchait d'y parvenir sans cruellement la réveiller. Je décidai alors de ne pas bouger, et bientôt, plutôt que de hurler, je me surpris à pleurer.
Pendant près de deux heures, le temps qu'Alice se reposât sur mon épaule désormais enfourmillée, je demeurai immobile, allongé sur le dos, mes pensées perdues dans un chaos que je ne parvenais plus à maîtriser. Je savais pertinemment qu'Alice faisait ce qu'elle pouvait pour sauver l'établissement, je lui avais par ailleurs donné ma bénédiction. Mais jamais je n'avais imaginé que de telles contreparties me seraient imposées. Tout le jour durant, je voyais des hommes heureux d'avoir copulé, de séduisantes femmes nues à longueur de journée, mais personne pour s'occuper de moi. L'accident d'hier soir fut la goutte d'eau fatale, celle qui fêla le vase pour en répandre l'intégralité du contenu sur le sol. Je savais qu'Alice était exténuée, mais une partie de moi-même, que je ne pouvais qu'avouer détester, refusait de lui pardonner. Aussi, lorsque, une heure plus tard, Alice se réveilla de sa sieste, je feintai de dormir profondément.
- Bastien ? l'entendis-je m'appeler.
La tentation d'ouvrir les yeux fut forte, mais j'y résistai. Elle posa une main douce sur mon torse, me secoua légèrement sans toutefois tirer sur les poils de mon torse, mais je poussai la comédie jusqu'au bout et ne réagis guère à ses stimulations. Bientôt, je sentis ses lèvres, légèrement humidifiées par sa sieste, se poser sur ma joue gauche pour l'embrasser avec douceur.
- Bastien, c'est l'heure de prendre le dîner, chuchota-t-elle d'une voix chevrotante.
Elle n'obtint aucune réponse. Bientôt, je sentis le matelas s'élever légèrement tandis que ma petite-amie se leva. Ne ressentant aucun mouvement d'air ni aucun bruit de pas, je l'imaginais immobile en me fixant. Je l'imaginais se demander si elle devait insister ou partir à la cantine sans moi. Je priai intérieurement pour qu'elle optât pour la première option, qu'elle insistât encore une fois. Je me réveillerais, feinterais d'avoir effectivement dormi avant d'aller dîner avec elle. Peut-être même coucherions nous ensemble avant de redescendre.
Elle opta toutefois pour la seconde option ; j'entendis ses pas s'éloigner du lit avant que ne résonnât le bruit d'une porte que l'on ouvrait puis fermait le moins bruyamment possible. J'ouvris aussitôt les yeux et me redressai, ébahi et contrarié par la décision de ma petite-amie.
Elle opta toutefois pour la seconde option ; j'entendis ses pas s'éloigner du lit avant que ne résonnât le bruit d'une porte que l'on ouvrait puis fermait le moins bruyamment possible. J'ouvris aussitôt les yeux et me redressai, ébahi et contrarié par la décision de ma petite-amie.
Pendant l'intégralité de la soirée, je restai dans mon lit, maugréant contre ma situation. Mes parties intimes me faisant atrocement souffrir, j'eus dû me rendre dans la salle de bain pour m'y soulager. Cependant, bien que cette séance de masturbation en solitaire me libérât des douleurs de ma prostate, elle n'eut aucunement guéri ma frustration. J'étais retourné dans mon lit après ce bien maigre réconfort, et lorsqu'Alice, après avoir dîné avec des amis, me rejoignit, je feintai à nouveau de dormir, cette fois en tournant volontairement le dos à son côté de lit. Lorsqu'elle s'allongea à mes côtés, je la sentis me secouer légèrement, mais elle abandonna bien vite en m'embrassant sur la joue avant de s'endormir.
Des gémissements féminins me sortirent de ma torpeur. L'esprit encore embrumé par une mauvaise nuit à ruminer mes pensées, ce qui m'avait valu de ne m'endormir que bien tardivement, je n'appréciai que peu d'entendre une femme profiter des manœuvres de son partenaire. À cette pensée, j'associai un immense espoir ; le couple était-il en pleine copulation ? Si c'était effectivement le cas, cela signifiait que les TEI, qui me privaient continuellement de ma petite-amie, n'avaient plus de raison d'être. J'ouvris les yeux et me redressai, impatient de découvrir deux personnes en pleine fornication. Ma déception fut toutefois immense lorsque je découvris ma voisine de chambre, dont je ne pouvais discerner que la chevelure brune ondulant dans son dos, assise à califourchon sur le visage de son partenaire. Elle gémissait tandis qu'elle jouait des hanches, frottant son intimité contre la bouche et la langue d'un homme en pleine érection. La jeune femme, pour le remercier de cette douce attention matinale, agrippait sa verge tendue à l'extrême de sa main gauche et la malmenait avec luxure. Elle le masturbait avec tant de vigueur que, bientôt, son membre se tendit avant de sécréter une substance blanchâtre qui dégoulina le long de sa tige. La jeune femme poursuivit ses caresses expertes malgré le sperme ayant largement atteint ses mains. Ce fut bientôt à son tour de jouir ; elle étira ses membres et poussa un gémissement qu'elle peina à rendre discret. Ses jambes, parfaitement droites quelques secondes auparavant, devinrent flageolantes. Bientôt, le spectacle prit fin et la jeune femme, par des mouvements souples, libéra le visage de son partenaire dont la bouche, recouverte de cyprine, luisait désormais. Elle porta sa main gauche à sa bouche et lécha, par des mouvements de langue exagérément érotiques, le sperme coulant encore entre ses doigts. Son partenaire la fixait, ses yeux verts tremblant dans leurs orbites tant il semblait apprécier la scène. Elle acheva alors de plaire à cet homme en prenant son membre, qui avait désormais tout perdu de sa vigueur, en bouche, le nettoyant de l'intégralité de la substance blanchâtre commençant à y cristalliser.
Autant agacé qu'excitée par les événements de la matinée, je quittai ma couche avant de m'apercevoir que j'étais seul ; Alice avait déjà quitté la chambre. Intrigué, je regardai mon réveil, disposé sur une table de chevet posée à côté du lit, et remarquai qu'il était dix heures et quart ; les séances de TEI d'Alice avaient déjà commencé.
D'une humeur désormais massacrante, je quittai ma chambre sans même prêter attention au couple jovial qui me salua pourtant poliment.
Autant agacé qu'excitée par les événements de la matinée, je quittai ma couche avant de m'apercevoir que j'étais seul ; Alice avait déjà quitté la chambre. Intrigué, je regardai mon réveil, disposé sur une table de chevet posée à côté du lit, et remarquai qu'il était dix heures et quart ; les séances de TEI d'Alice avaient déjà commencé.
D'une humeur désormais massacrante, je quittai ma chambre sans même prêter attention au couple jovial qui me salua pourtant poliment.
Cette nouvelle journée s'écoula avec une lenteur inhumaine. Les minutes s'écoulaient lentement sans jamais que je susse que faire de mes journées. Pire encore, j'avais l'impression que tous les élèves de l'établissement me toisaient curieusement, comme si j'avais été réduit au rôle d'animal de foire, le seul homme sans partenaire qui, de prime, se baladait avec une gaule continuelle dont personne ne s'occupait. Je pensai initialement à une fausse impression trouvant son origine dans ma nuit de piètre qualité, mais à force de prendre en flagrant délit plusieurs curieux me dévisageant sans la moindre discrétion, je compris aussitôt qu'il s'agissait de bien plus qu'une simple impression ; je semblais être au cœur des rumeurs du lycée. Pendant près d'une heure, je crus entendre mon nom chuchoté par toutes les lèvres, autant masculines que féminines, des étudiants que je croisais. Finalement, aux environs de onze heures, lorsque je croisai ma sœur et Romaric dans les couloirs, je compris à leurs regards gênés qu'il se passait quelque chose, et je comptais bien apprendre de quoi il s'agissait.
- Bastien, murmura Mylène en croisant ses magnifiques jambes.
- Je peux savoir ce qui se passe aujourd'hui, dis-je d'un ton plus meurtrier que je l'avais voulu. Tout le monde me regarde, et j'entends mon nom dans toutes les conversations.
- Ce n'est pas vraiment étonnant, avoua-t-elle en baissant ses yeux sans oser me regarder.
- Comment ça ? demandai-je en sentant la colère me monter au nez.
- Je vais tout t'expliquer, mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu t'assoies.
- Je n'attendrai pas une seconde de plus, réprimai-je.
- Bastien, s'il te plaît, ne …
- Accouche !!! hurlai-je
- Je peux savoir ce qui se passe aujourd'hui, dis-je d'un ton plus meurtrier que je l'avais voulu. Tout le monde me regarde, et j'entends mon nom dans toutes les conversations.
- Ce n'est pas vraiment étonnant, avoua-t-elle en baissant ses yeux sans oser me regarder.
- Comment ça ? demandai-je en sentant la colère me monter au nez.
- Je vais tout t'expliquer, mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu t'assoies.
- Je n'attendrai pas une seconde de plus, réprimai-je.
- Bastien, s'il te plaît, ne …
- Accouche !!! hurlai-je
Mylène, prise au dépourvu, recula d'un pas. Mes yeux, pour la première fois de la journée, croisèrent les siens. Ils brillaient d'une lueur trahissant son inquiétude, et ma petite pique, que je n'étais pas parvenu à réprimer, y avait fait naître quelques larmes. Je me sentis mal pour elle, mais pour une raison que j'ignorai, je ne ressentais pas de réelle culpabilité ni la moindre envie de m'excuser.
- Bastien, ce n'est pas la peine de lui parler sur ce ton, râla Romaric en me toisant d'un regard mauvais.
- Toi, reste en-dehors de ça, répondis-je méchamment. C'est entre ma sœur et moi.
- Et je devrais te laisser lui parler comme ça, sans rien faire ? ironisa-t-il.
- Mais ferme-la ! lançai-je en même temps que s'élança mon poing.
- Toi, reste en-dehors de ça, répondis-je méchamment. C'est entre ma sœur et moi.
- Et je devrais te laisser lui parler comme ça, sans rien faire ? ironisa-t-il.
- Mais ferme-la ! lançai-je en même temps que s'élança mon poing.
Je frappai sa joue avant de me rendre compte du geste dont j'étais l'auteur. Le visage de Romaric se tordit en une grimace de douleur tandis qu'il recula d'un pas. Sa main se posa contre sa joue, et lorsqu'il ouvrit la bouche, je remarquai à point de sang sur la joue que j'avais frappée. Bientôt, ses yeux, d'ordinaire pourtant si bienveillants, muèrent en deux nuages de fureur. Il répondit bientôt à mon coup par un autre qui me frappa à la joue droite. Une explosion de douleur me vrilla la tête tandis que je sentis un goût métallique naître sur ma langue et mon palais. Romaric voulut se ruer sur moi, mais Mylène se jeta sur lui et usa de son corps pour me protéger de son petit-ami furieux.
- Romaric, arrête ! Ce n'est pas ce qu'il voulait, je le sais ! Il n'est pas dans son état normal !
La vision de ma sœur, désormais en larmes, en train de calmer un Romaric, donc les yeux m'auraient foudroyé s'ils en avaient eu le pouvoir, en l'enserrant dans ses bras m'horrifia. La scène me parut irréelle, et ce ne fut qu'à ce moment que je réalisai mes actes. Bientôt, mes jambes se dérobèrent, si bien que je fus contraint de m'asseoir à même le sol afin de ne pas tomber.
Les cris de Mylène se calmèrent bientôt. Incapable de regarder le couple en face, je ne la vis pas s'accroupir devant moi. En temps normal, mes yeux seraient tombés pour se poser sur son entrejambe entrouvert par sa position, mais je n'en fis rien.
Les cris de Mylène se calmèrent bientôt. Incapable de regarder le couple en face, je ne la vis pas s'accroupir devant moi. En temps normal, mes yeux seraient tombés pour se poser sur son entrejambe entrouvert par sa position, mais je n'en fis rien.
- Bastien, il faut que tu saches, dit Mylène d'une voix faible. Les professeurs ont tout découvert. Pourquoi Louise est tombée enceinte, et qui est le père de l'enfant.
- C'est Louis, tout le monde le sait, répondis-je d'une voix faiblarde.
- C'est ce que tout le monde croyait, mais pas du tout. Vois-tu, Louise ne supportait pas la pilule contraceptive, alors c'est Louis qui en prenait une. Grosso modo, Louise était fécondable, mais Louis ne pouvait plus féconder personne, alors le problème était réglé. C'était d'ailleurs le deal qui avait été conclu entre l'école, Louise et Louis ; l'école acceptait que ce soit Louis qui prenne une pilule, et en échange Louise ne pouvait coucher qu'avec lui. Seulement, il semblerait que Louise ait oublié de t'en parler.
- C'est Louis, tout le monde le sait, répondis-je d'une voix faiblarde.
- C'est ce que tout le monde croyait, mais pas du tout. Vois-tu, Louise ne supportait pas la pilule contraceptive, alors c'est Louis qui en prenait une. Grosso modo, Louise était fécondable, mais Louis ne pouvait plus féconder personne, alors le problème était réglé. C'était d'ailleurs le deal qui avait été conclu entre l'école, Louise et Louis ; l'école acceptait que ce soit Louis qui prenne une pilule, et en échange Louise ne pouvait coucher qu'avec lui. Seulement, il semblerait que Louise ait oublié de t'en parler.
Mylène n'eut guère besoin d'aller plus loin pour que je comprisse. J'avais couché avec Louise. J'avais joui en elle. Deux adultes consentants couchant ensemble sans la moindre contraception, bien que je n'en eusse rien su à l'époque. Louise était enceinte, et j'étais le père de l'enfant.
Cette nouvelle, associée à la frustration sexuelle et l'abandon d'Alice, eut raison de moi. Bientôt, ma vue se troubla. Un écran noir se forma devant mes yeux, puis je me sentis partir pour de bon.
Cette nouvelle, associée à la frustration sexuelle et l'abandon d'Alice, eut raison de moi. Bientôt, ma vue se troubla. Un écran noir se forma devant mes yeux, puis je me sentis partir pour de bon.
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Commentaires ()
Le retour de cette série.
J'ai hâte de lire la suite.