Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
III - À corps perdu — Chapitre 19 · Premier contact
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
III - À corps perdu
Chapitre 19 · Premier contact
Après avoir déjeuné sur le pouce avec Typhaine, Florian se rend à l'aéroport.
Le vol de Shama aura une bonne demi-heure de retard et il patiente donc devant une immense baie vitrée permettant de contempler le va-et-vient incessant des avions autour des pistes. Il profite de cette attente pour essayer d'imaginer un plan qui permettrait à son amie de mettre ses mains expertes sur Stover. Shama est une très belle femme, mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour appâter leur homme, car ce dernier est entouré d'avion de chasse à longueur de journée. Il faudra donc qu'elle ait un truc en plus, un truc qui lui fasse se dire qu'elle est différente des autres et qu'elle pourrait lui apporter bien plus qu'une simple partie de jambes en l'air. Il ne sait pas trop comment elle devra s'y prendre, mais il compte bien sur l'expérience de Shama pour trouver les bonnes idées.
Le vol de Shama aura une bonne demi-heure de retard et il patiente donc devant une immense baie vitrée permettant de contempler le va-et-vient incessant des avions autour des pistes. Il profite de cette attente pour essayer d'imaginer un plan qui permettrait à son amie de mettre ses mains expertes sur Stover. Shama est une très belle femme, mais ce ne sera sans doute pas suffisant pour appâter leur homme, car ce dernier est entouré d'avion de chasse à longueur de journée. Il faudra donc qu'elle ait un truc en plus, un truc qui lui fasse se dire qu'elle est différente des autres et qu'elle pourrait lui apporter bien plus qu'une simple partie de jambes en l'air. Il ne sait pas trop comment elle devra s'y prendre, mais il compte bien sur l'expérience de Shama pour trouver les bonnes idées.
L'avion atterrit et après quelques minutes à scanner chaque passager qui sort du tunnel, il repère enfin Shama. Un large sourire s'inscrit sur leurs deux visages lorsqu'ils s'aperçoivent et ils se tombent dans les bras pour s'enlacer durant un bon moment.
— Ton vol s'est bien passé ? lui demande Florian en chuchotant.
Shama se contente d'un mouvement de tête pour répondre par l'affirmative, puis ils interrompent leur étreinte.
— Content de te voir, ma belle.
— Moi aussi, Flo. Il t'est arrivé quoi ? le questionne-t-elle en voyant sa blessure au-dessus de l'œil.
— Euh… je t'expliquerai plus tard.
— Moi aussi, Flo. Il t'est arrivé quoi ? le questionne-t-elle en voyant sa blessure au-dessus de l'œil.
— Euh… je t'expliquerai plus tard.
Florian se penche et dépose un petit baiser sur les lèvres de Shama. L'Indienne récupère sa valise et ils quittent l'aéroport, bras dessus, bras dessous. Ils discutent en attendant qu'un taxi soit libre.
— T'as une petite mine, j'imagine que tu n'as pas beaucoup dormi depuis hier, devine Florian.
— Oh si, au contraire, j'ai quasiment dormi jusqu'à ce qu'on atterrisse ! La petite mine que tu vois, c'est juste ma tête au réveil ! plaisante Shama.
— Tu tiens le coup pour…
— Il faut bien, sourit-elle.
— Oh si, au contraire, j'ai quasiment dormi jusqu'à ce qu'on atterrisse ! La petite mine que tu vois, c'est juste ma tête au réveil ! plaisante Shama.
— Tu tiens le coup pour…
— Il faut bien, sourit-elle.
Un sourire forcé, cela va sans dire.
— Je suis vraiment désolé de t'imposer tout ça dans ta situation.
— Ne t'en fais pas, je pense que ce n'est pas une mauvaise chose que je me déconnecte de mon quotidien quelques jours.
— J'espère que ça te sera bénéfique. Et pour le boulot ?
— J'ai dit que j'étais malade. Fred a un peu râlé vu la situation, mais tant pis.
— Rien de plus, là-bas ?
— À part ce que je t'ai déjà dit, non.
— Et Jenny, elle va bien ?
— Oui. Je suis passée la voir hier, elle avait bonne mine. Les médecins lui ont déjà enlevé quelques plâtres, donc je pense que c'est bon signe.
— Ne t'en fais pas, je pense que ce n'est pas une mauvaise chose que je me déconnecte de mon quotidien quelques jours.
— J'espère que ça te sera bénéfique. Et pour le boulot ?
— J'ai dit que j'étais malade. Fred a un peu râlé vu la situation, mais tant pis.
— Rien de plus, là-bas ?
— À part ce que je t'ai déjà dit, non.
— Et Jenny, elle va bien ?
— Oui. Je suis passée la voir hier, elle avait bonne mine. Les médecins lui ont déjà enlevé quelques plâtres, donc je pense que c'est bon signe.
Ils finissent par grimper dans un taxi, direction l'hôtel.
— Bon, tu m'expliques pourquoi tu as eu besoin que je trimballe ma carcasse jusqu'ici ? l'interroge-t-elle.
— C'est une longue histoire, je préfère attendre qu'on soit tranquille à l'hôtel pour tout te raconter. Puis Typhaine a eu quelques infos supplémentaires.
— C'est une longue histoire, je préfère attendre qu'on soit tranquille à l'hôtel pour tout te raconter. Puis Typhaine a eu quelques infos supplémentaires.
À la prononciation du prénom de la rouquine, Shama tressaille.
— Pourquoi elle est ici ?
— Elle a proposé de m'accompagner pour m'aider.
— Et en quel honneur ?
— Elle s'est dit que j'aurais besoin de quelqu'un pour éviter de faire des conneries. Comme tu peux le voir, ça n'a pas suffi ! dit-il en montrant sa blessure.
— Tu t'es battu ?
— Ouais, avec un pilier, et j'ai perdu ! s'esclaffe-t-il.
— Elle a proposé de m'accompagner pour m'aider.
— Et en quel honneur ?
— Elle s'est dit que j'aurais besoin de quelqu'un pour éviter de faire des conneries. Comme tu peux le voir, ça n'a pas suffi ! dit-il en montrant sa blessure.
— Tu t'es battu ?
— Ouais, avec un pilier, et j'ai perdu ! s'esclaffe-t-il.
Shama regarde son ami d'un air suspicieux.
— Quoi ? lui demande-t-il.
— Rien. C'est très gentil de sa part de t'avoir accompagné ici, ironise-t-elle.
— Change de ton, ma grande ! bougonne Florian.
— J'ai pas employé de ton particulier.
— Si si, je te connais, t'es en train de te poser je ne sais quelle question sur les intentions de Typhaine.
— Mais je m'en tape de Typhaine ! T'es un grand garçon, Flo, tu fais ce que tu veux.
— Elle est ici pour m'aider et pour rien d'autre ! clame-t-il.
— Ben ça va, c'est cool alors ! conclut-elle en souriant.
— Rien. C'est très gentil de sa part de t'avoir accompagné ici, ironise-t-elle.
— Change de ton, ma grande ! bougonne Florian.
— J'ai pas employé de ton particulier.
— Si si, je te connais, t'es en train de te poser je ne sais quelle question sur les intentions de Typhaine.
— Mais je m'en tape de Typhaine ! T'es un grand garçon, Flo, tu fais ce que tu veux.
— Elle est ici pour m'aider et pour rien d'autre ! clame-t-il.
— Ben ça va, c'est cool alors ! conclut-elle en souriant.
C'est maintenant Florian qui regarde Shama avec insistance ; elle finit par détourner le regard en retenant un rire.
Ils arrivent à l'hôtel et après que Shama soit allée poser ses affaires dans sa chambre, ils se retrouvent tous les trois au bar. Typhaine et Florian se relaient pour être les plus précis possible sur la situation et sur ce qu'ils attendent de Shama. Cette dernière est concentrée sur ce qui se dit mais néanmoins, elle remarque une forme de complicité entre ses narrateurs qui se lancent parfois des regards complices et des petits sourires qui l'interpellent. Shama est plus que méfiante envers la rouquine et ce sentiment n'est pas près de s'estomper.
Ils arrivent à l'hôtel et après que Shama soit allée poser ses affaires dans sa chambre, ils se retrouvent tous les trois au bar. Typhaine et Florian se relaient pour être les plus précis possible sur la situation et sur ce qu'ils attendent de Shama. Cette dernière est concentrée sur ce qui se dit mais néanmoins, elle remarque une forme de complicité entre ses narrateurs qui se lancent parfois des regards complices et des petits sourires qui l'interpellent. Shama est plus que méfiante envers la rouquine et ce sentiment n'est pas près de s'estomper.
— Donc, ce fameux Benneth Stover, il…
— C'est Kenneth, la reprend Typhaine.
— Ouais, peu importe, poursuit Shama, donc son kif, c'est de s'en prendre plein la tronche dans l'intimité, c'est ça ?
— Pas avec toutes les femmes, précise Florian, seulement avec celles qu'il choisit pour ça.
— Et comment il les choisit ?
— Ça, on ne le sait pas encore.
— Alors, pour ça, j'en sais un peu plus justement, intervient Typhaine. J'ai appelé Sarah et je lui ai demandé de me donner le plus de renseignements possibles sur sa façon d'être. Kenneth Stover déteste qu'on lui résiste en public ou dans le cadre pro, réputation oblige, par contre, en tête à tête et selon avec qui il est, qu'on le bouscule à tendance à l'exciter.
— C'est bien beau tout ça, mais comment on attire son attention ? demande Shama.
— Comme elle ne l'a jamais vu accompagné d'une femme qui fait ce genre de choses, Sarah n'a pas su me dire, mais j'ai ma petite idée. Tu devras être habillée d'une manière stricte, pour le côté « maîtresse sévère », et sexy à la fois, parce que ça reste un homme.
— Tout un programme ! glousse Shama.
— Faut savoir où le trouver, maintenant, marmonne Florian.
— Pour ça aussi, j'ai l'info ! dit Typhaine, le sourire aux lèvres. C'est un habitué du « Belly's », un bar un peu huppé où il aime frimer au bras de jolies femmes. Une très bonne amie de Sarah y travaille comme serveuse et d'après ce qu'elle lui a dit, il devrait y être ce soir.
— Donc, t'as dans l'idée que je me pointe dans ce bar, c'est ça ?
— Oui.
— OK, ça roule pour moi. Par contre, j'ai rien qui soit strict et sexy dans ma valise.
— C'est pas un problème, je connais une boutique où tu trouveras ce qu'il te faut, assure Typhaine.
— Ah, cool, ben on pourrait y aller ensemble alors ! s'exclame Shama avec un grand sourire en s'adressant à Typhaine. On ne sera pas trop de deux pour choisir la tenue parfaite !
— C'est Kenneth, la reprend Typhaine.
— Ouais, peu importe, poursuit Shama, donc son kif, c'est de s'en prendre plein la tronche dans l'intimité, c'est ça ?
— Pas avec toutes les femmes, précise Florian, seulement avec celles qu'il choisit pour ça.
— Et comment il les choisit ?
— Ça, on ne le sait pas encore.
— Alors, pour ça, j'en sais un peu plus justement, intervient Typhaine. J'ai appelé Sarah et je lui ai demandé de me donner le plus de renseignements possibles sur sa façon d'être. Kenneth Stover déteste qu'on lui résiste en public ou dans le cadre pro, réputation oblige, par contre, en tête à tête et selon avec qui il est, qu'on le bouscule à tendance à l'exciter.
— C'est bien beau tout ça, mais comment on attire son attention ? demande Shama.
— Comme elle ne l'a jamais vu accompagné d'une femme qui fait ce genre de choses, Sarah n'a pas su me dire, mais j'ai ma petite idée. Tu devras être habillée d'une manière stricte, pour le côté « maîtresse sévère », et sexy à la fois, parce que ça reste un homme.
— Tout un programme ! glousse Shama.
— Faut savoir où le trouver, maintenant, marmonne Florian.
— Pour ça aussi, j'ai l'info ! dit Typhaine, le sourire aux lèvres. C'est un habitué du « Belly's », un bar un peu huppé où il aime frimer au bras de jolies femmes. Une très bonne amie de Sarah y travaille comme serveuse et d'après ce qu'elle lui a dit, il devrait y être ce soir.
— Donc, t'as dans l'idée que je me pointe dans ce bar, c'est ça ?
— Oui.
— OK, ça roule pour moi. Par contre, j'ai rien qui soit strict et sexy dans ma valise.
— C'est pas un problème, je connais une boutique où tu trouveras ce qu'il te faut, assure Typhaine.
— Ah, cool, ben on pourrait y aller ensemble alors ! s'exclame Shama avec un grand sourire en s'adressant à Typhaine. On ne sera pas trop de deux pour choisir la tenue parfaite !
Typhaine est étonnée de cet engouement soudain, surtout qu'elle sait très bien que l'Indienne ne la porte pas dans son cœur. Elle accepte malgré tout, car elle n'a pas tort sur un point : à deux, elles arriveront sans nul doute à trouver la tenue à même d'attirer l'attention de Kenneth Stover. Shama, quant à elle, compte bien profiter de cette occasion pour mettre deux trois choses au clair.
Les deux femmes ne perdent pas de temps et partent immédiatement pour une séance de shopping. Typhaine emmène Shama dans une sorte de grande friperie où se côtoient toutes les fringues possibles et imaginables. De la tenue de petite fille modèle à la robe de soirée, en passant par des jeans taille basse ou bien encore des micro-short à paillettes, il y en a pour tous les goûts.
Elles écument les rayons un long moment en piochant sur les portants avant d'aller squatter une cabine d'essayage. Pendant que Shama passe les différentes tenues en revue, elle entame la discussion avec Typhaine.
Elles écument les rayons un long moment en piochant sur les portants avant d'aller squatter une cabine d'essayage. Pendant que Shama passe les différentes tenues en revue, elle entame la discussion avec Typhaine.
— Oh, tant que j'y pense, faudra que tu rendes ses couilles à ton mari un de ces jours, lance-t-elle d'un ton narquois.
— Pourquoi tu me dis ça ?
— Parce qu'il n'est pas foutu d'envoyer chier son père et de se bouger le cul pour sauver sa société. Il ne sait que pleurnicher et râler, c'est désespérant !
— Pourquoi tu me dis ça ?
— Parce qu'il n'est pas foutu d'envoyer chier son père et de se bouger le cul pour sauver sa société. Il ne sait que pleurnicher et râler, c'est désespérant !
Typhaine esquisse un sourire.
— Fred n'aime pas les conflits, encore moins quand il n'est pas en position de force. Dans ces cas-là, il fait l'autruche.
— Sans sa sœur, il est perdu complet !
— Sans sa sœur, il est perdu complet !
Shama sort de la cabine vêtue d'un jean noir moulant et d'un top blanc échancré.
— Le pantalon, ça pourrait le faire, mais le haut n'est pas assez strict. Couleur trop claire et coupe trop décontractée, constate Typhaine.
— Et trop sage à mon goût, rajoute Shama en zieutant son décolleté.
— Aussi.
— Tiens, file-moi ça.
— Et trop sage à mon goût, rajoute Shama en zieutant son décolleté.
— Aussi.
— Tiens, file-moi ça.
Typhaine tend à Shama ce qu'elle lui montre.
— Je peux te poser une question ? demande l'Indienne en retournant dans la cabine.
— Bien sûr.
— Pourquoi tu as accompagné Florian jusqu'ici ?
— Parce qu'il avait besoin d'aide. Je savais qu'avec ce qu'il lui arrive, il allait sûrement avoir du mal à rester objectif et à garder son sang-froid, et la situation qui lui a valu sa blessure m'a donné raison.
— Quel dévouement !
— Vu le ton ironique que tu emploies, j'imagine que tu ne me crois pas.
— Je crois ce que je vois. J'ai vu ce que tu as fait pour provoquer la rupture de Florian avec son ex et je vois ce que tu es en train d'essayer de faire en ce moment même.
— Et qu'est-ce que j'essaye de faire ?
— Bien sûr.
— Pourquoi tu as accompagné Florian jusqu'ici ?
— Parce qu'il avait besoin d'aide. Je savais qu'avec ce qu'il lui arrive, il allait sûrement avoir du mal à rester objectif et à garder son sang-froid, et la situation qui lui a valu sa blessure m'a donné raison.
— Quel dévouement !
— Vu le ton ironique que tu emploies, j'imagine que tu ne me crois pas.
— Je crois ce que je vois. J'ai vu ce que tu as fait pour provoquer la rupture de Florian avec son ex et je vois ce que tu es en train d'essayer de faire en ce moment même.
— Et qu'est-ce que j'essaye de faire ?
Shama ouvre le rideau. Elle porte cette fois-ci une robe courte grise foncée et près du corps faisant parfaitement ressortir ses courbes voluptueuses.
— Tu es très belle, Typhaine, et tu le sais, tout comme tu sais que tu plais beaucoup à Florian, dit Shama en fixant la rouquine.
— Et je suis censée être responsable de ça ?
— Non, tant que tu ne t'en sers pas pour ton propre intérêt.
— Quel intérêt je pourrais bien avoir à séduire Florian ?
— À toi de me le dire.
— J'en ai aucun, voilà la réponse. Trop vulgaire cette robe, et pas assez stricte non plus.
— Tu crois ? Je l'aime bien, mes tétons ressortent bien en plus ! dit Shama en s'admirant dans une glace.
— Non, ça n'ira pas pour ce que tu dois faire. Tu vas essayer ça… et puis ça.
— Et je suis censée être responsable de ça ?
— Non, tant que tu ne t'en sers pas pour ton propre intérêt.
— Quel intérêt je pourrais bien avoir à séduire Florian ?
— À toi de me le dire.
— J'en ai aucun, voilà la réponse. Trop vulgaire cette robe, et pas assez stricte non plus.
— Tu crois ? Je l'aime bien, mes tétons ressortent bien en plus ! dit Shama en s'admirant dans une glace.
— Non, ça n'ira pas pour ce que tu dois faire. Tu vas essayer ça… et puis ça.
Shama récupère les habits que Typhaine a choisi et elle s'engouffre de nouveau dans la cabine d'essayage.
— C'est gentil de ta part de faire tout ça pour aider Jenny, surtout en sachant qu'elle ne te porte pas dans son cœur.
— Tu penses que je veux séparer Florian de Jenny, c'est ça que tu essaies d'insinuer ?
— Non, c'est ça que TOI, tu insinues.
— Jenny ne m'apprécie pas, ça ne veut pas dire que la réciproque est vraie. Et puis qu'elle m'aime ou pas, c'est quand même la sœur de mon mari.
— Tu n'es pas que belle, je vois, tu es aussi très maligne.
— Je ne sais pas ce que tu imagines sur moi, Shama, mais tu te trompes. Tu ne me connais pas.
— Tu penses que je veux séparer Florian de Jenny, c'est ça que tu essaies d'insinuer ?
— Non, c'est ça que TOI, tu insinues.
— Jenny ne m'apprécie pas, ça ne veut pas dire que la réciproque est vraie. Et puis qu'elle m'aime ou pas, c'est quand même la sœur de mon mari.
— Tu n'es pas que belle, je vois, tu es aussi très maligne.
— Je ne sais pas ce que tu imagines sur moi, Shama, mais tu te trompes. Tu ne me connais pas.
Shama passe la tête par le rideau.
— C'est vrai, d'ailleurs, toi non plus tu ne me connais pas, alors je vais te rencarder un peu. Jenny et Florian sont deux de mes meilleurs amis donc si tu avais l'idée de vouloir leur nuire d'une manière ou d'une autre, sache que tu me trouveras sur ton chemin et crois-moi, vaut mieux pas pour toi que ça arrive !
Elle lui lance un clin d'œil avant de refermer le rideau.
Typhaine ressent une pointe d'énervement en constatant que Shama se permet de porter un jugement aussi ferme sur elle sans la connaître. Malgré tout, elle ne relève pas, car elle n'a pas envie de s'attaquer à la lourde tâche de convaincre l'Indienne de sa bonne foi, ce qui apparaît déjà comme une mission impossible vu le peu d'estime qu'elle lui porte.
Typhaine ressent une pointe d'énervement en constatant que Shama se permet de porter un jugement aussi ferme sur elle sans la connaître. Malgré tout, elle ne relève pas, car elle n'a pas envie de s'attaquer à la lourde tâche de convaincre l'Indienne de sa bonne foi, ce qui apparaît déjà comme une mission impossible vu le peu d'estime qu'elle lui porte.
— En tout cas, je dois reconnaître que t'es sacrément douée pour choisir les fringues ! dit Shama avant d'ouvrir le rideau en grand.
Elle porte un pantalon noir en simili-cuir et un bustier style baroque rouge et noir. Voilà une vue qui risque de donner envie à tous les hommes qu'elle croisera de jouer du tam-tam sur ses seins, ou bien encore sur ses fesses tant la texture légèrement brillante du pantalon attire les yeux dessus.
— Manque plus que quelques petites breloques pour pimenter le tout et la paire de chaussures qui va bien. Qu'est-ce que tu en penses ? interroge-t-elle Typhaine.
La rouquine détaille l'Indienne des yeux.
— Je pense que c'est pas mal du tout ! Faudra bien te maquiller, aussi.
— Ça, je m'en occupe ! s'exclame Shama.
— Ça, je m'en occupe ! s'exclame Shama.
La tenue enfin trouvée, elles quittent le magasin et retournent à l'hôtel.
****************
Pendant que Shama se prépare, Typhaine et Florian patientent dans le hall.
— Ça a été votre petite séance de shopping ? lui demande Florian.
— Oui, je pense qu'avec les fringues qu'on a choisis, Stover devrait réagir.
— J'espère ! Et avec Shama, ça s'est… bien passé ?
— Nickel aussi, elle est super cool comme nana ! s'exclame Typhaine.
— Oui, je pense qu'avec les fringues qu'on a choisis, Stover devrait réagir.
— J'espère ! Et avec Shama, ça s'est… bien passé ?
— Nickel aussi, elle est super cool comme nana ! s'exclame Typhaine.
Florian n'est pas dupe. Tout à l'heure, il a bien compris que Shama voyait la présence de Typhaine d'un mauvais œil et la demoiselle n'est pas du genre à faire des courbettes à quelqu'un qu'elle n'aime pas.
— C'est vrai, ce mensonge ? demande-t-il en arquant un sourcil.
— Pourquoi je mentirais ?
— Je sais que Shama ne te porte pas dans son cœur et tu dois aussi le savoir.
— Pourquoi je mentirais ?
— Je sais que Shama ne te porte pas dans son cœur et tu dois aussi le savoir.
Typhaine ricane.
— Elle pense que je veux te séparer de Jenny comme je l'ai fait avec Marion, avoue-t-elle, du coup, elle a cru bon de m'avertir que si jamais je comptais mettre mon plan diabolique à exécution, elle serait dans les parages.
— Ha la la, Shama…, soupire Florian, ne te formalise pas, elle ne te connaît pas encore.
— Je sais, c'est la raison pour laquelle ça ne m'atteint pas. Si elle est ici, c'est qu'elle est prête à t'aider et c'est tout ce qui compte.
— Oui. J'espère que Stover sera sensible à ses formes.
— Vu sa tenue, c'est quasi-certain qu'il va la remarquer. Après, ça sera à elle de trouver les mots pour qu'il se décide à l'inviter dans une de ses soirées.
— J'ai confiance en elle.
— Ha la la, Shama…, soupire Florian, ne te formalise pas, elle ne te connaît pas encore.
— Je sais, c'est la raison pour laquelle ça ne m'atteint pas. Si elle est ici, c'est qu'elle est prête à t'aider et c'est tout ce qui compte.
— Oui. J'espère que Stover sera sensible à ses formes.
— Vu sa tenue, c'est quasi-certain qu'il va la remarquer. Après, ça sera à elle de trouver les mots pour qu'il se décide à l'inviter dans une de ses soirées.
— J'ai confiance en elle.
Typhaine se contente de hocher la tête.
— Pas toi ? lui demande Florian.
— Je ne la connais pas assez pour ça, mais j'ai confiance en toi, donc…
— Je ne la connais pas assez pour ça, mais j'ai confiance en toi, donc…
Ils continuent à discuter quand ils entendent des bruits de talons résonner ; ils tournent la tête et voient Shama qui s'approchent d'eux.
Florian pousse un long sifflement en écarquillant les yeux ; l'air sévère, l'Indienne s'avance d'une démarche féline. Elle a recouvert ses lèvres d'un rouge très sombre, couleur raccord avec son vernis à ongles, et ses yeux sont habillés d'un noir profond qui amplifie la profondeur de son regard. Sa longue chevelure, parfaitement lissée, tombe de part et d'autre de son visage et dégouline sur sa poitrine.
Typhaine et Florian sont loin d'être les seuls à mater Shama, beaucoup de têtes se tournent sur son passage.
Florian pousse un long sifflement en écarquillant les yeux ; l'air sévère, l'Indienne s'avance d'une démarche féline. Elle a recouvert ses lèvres d'un rouge très sombre, couleur raccord avec son vernis à ongles, et ses yeux sont habillés d'un noir profond qui amplifie la profondeur de son regard. Sa longue chevelure, parfaitement lissée, tombe de part et d'autre de son visage et dégouline sur sa poitrine.
Typhaine et Florian sont loin d'être les seuls à mater Shama, beaucoup de têtes se tournent sur son passage.
— Alors ? demande l'Indienne en s'arrêtant devant Florian.
— Féroce… c'est le premier mot qui me vient à l'esprit ! lance-t-il, le regard perdu dans le décolleté insondable de son amie.
— Oui, je trouve que ce mot me décrit bien ! dit-elle en dévisageant Typhaine.
— Féroce… c'est le premier mot qui me vient à l'esprit ! lance-t-il, le regard perdu dans le décolleté insondable de son amie.
— Oui, je trouve que ce mot me décrit bien ! dit-elle en dévisageant Typhaine.
La rouquine ne relève pas et se contente de lui sourire à son tour.
— Très réussi, ton maquillage, la complimente Typhaine.
— Y a pas que le maquillage qui est réussi ! glousse Florian en prenant le temps de détailler son amie.
— Pour le côté sexy, on n'est pas mal, pas vrai, Flo ? demande-t-elle en le voyant la dévorer du regard.
— Y a pas que le maquillage qui est réussi ! glousse Florian en prenant le temps de détailler son amie.
— Pour le côté sexy, on n'est pas mal, pas vrai, Flo ? demande-t-elle en le voyant la dévorer du regard.
Florian se contente d'un mouvement de tête accompagné d'un sourire benêt pour acquiescer, ce qui ne manque pas d'amuser Shama. Les trois comparses grimpe ensuite un taxi pour se rendre au « Belly's ».
Assise à l'avant, Typhaine se tourne pour s'adresser à Shama.
Assise à l'avant, Typhaine se tourne pour s'adresser à Shama.
— Bon, normalement, la table habituelle de Stover est en entrant, sur la droite. Il faut que tu attires son attention, mais sans non plus lui laisser penser que tu as craqué pour lui, donc pas de regards trop insistant.
— T'inquiète pas, je connais ce genre de personne et je sais comment les manœuvrer.
— Sauf que lui, il est très riche, et les riches sont souvent atypiques.
— Riche ou pas, en me voyant, c'est sa queue qui va décider, donc il viendra me voir.
— Et tu as réfléchi à ce que tu allais lui dire ? l'interroge Typhaine.
— J'improviserais !
— Ouais ben vas-y mollo dans l'impro, attention de pas trop le bousculer, surtout s'il y a du monde autour de vous !
— T'inquiète pas, je connais ce genre de personne et je sais comment les manœuvrer.
— Sauf que lui, il est très riche, et les riches sont souvent atypiques.
— Riche ou pas, en me voyant, c'est sa queue qui va décider, donc il viendra me voir.
— Et tu as réfléchi à ce que tu allais lui dire ? l'interroge Typhaine.
— J'improviserais !
— Ouais ben vas-y mollo dans l'impro, attention de pas trop le bousculer, surtout s'il y a du monde autour de vous !
Shama soupire.
— Détends-toi, rouquemoute, je sais ce que j'ai à faire ! persifle-t-elle.
Après avoir grimacé, Typhaine se retourne.
Florian lance un regard dépité à Shama auquel son amie répond d'un haussement d'épaule avant de regarder dehors, un petit sourire aux lèvres.
Florian lance un regard dépité à Shama auquel son amie répond d'un haussement d'épaule avant de regarder dehors, un petit sourire aux lèvres.
— On t'attendra dans un bar, un peu plus loin et on te guettera. Dès que tu sortiras, marche sur ta gauche et on viendra à ta rencontre, lui dit Florian au moment où le taxi s'arrête près de leur destination.
— Ça marche. Souhaitez-moi bonne chance ! lance Shama en descendant du véhicule.
— Ça marche. Souhaitez-moi bonne chance ! lance Shama en descendant du véhicule.
Florian demande au chauffeur de les déposer un peu plus loin et ils s'engouffrent ensuite dans un bar d'où ils peuvent surveiller les entrées et sorties du Belly's.
Avant de rentrer, Shama souffle un grand coup et arbore son air le plus sévère et mystérieux possible. Si, dans le taxi, elle a joué à la nana décontractée, elle a néanmoins la pression, car tout repose sur elle.
Elle pénètre dans l'établissement. Petite musique, lumière tamisée et ambiance lounge sont au menu. Si sa tenue correspond parfaitement à l'effet recherché, elle se dit qu'elle est peut-être un peu trop osée quand elle voit comment sont habillées les premières femmes croisées en entrant. Cependant, personne ne lui lance aucune remarque, donc elle continue son chemin comme si de rien n'était.
Elle tourne sa tête vers le côté droit pour chercher son homme du regard. Florian le lui a décrit très précisément et le peu de monde présent permet d'éviter les confusions. Ses yeux se fixent sur une table où se trouve un homme entouré de deux femmes. Elles sont toutes deux vêtues de robes si courtes et échancrées qu'elle relativise instantanément le côté osé de sa tenue.
L'homme correspond parfaitement à la description qu'elle en a, ce qui est encore confirmé quand il tourne son visage vers elle. Shama met le plus d'intensité possible dans son regard et elle coupe le lien visuel au moment où il lui sourit. Elle trace sa route jusqu'au comptoir et s'assoit sur une des chaises hautes alignées le long de celui-ci.
Un grand miroir, trônant au-dessus de la multitude de bouteilles et longeant le bar, lui donne l'avantage d'apercevoir la table de sa cible sans avoir besoin de jeter des coups d'œil indiscrets dans son dos. Elle surveille furtivement le reflet et remarque qu'il ne la quitte pas des yeux. Voilà un premier point positif, elle a ferré son attention !
Elle est interrompue dans son observation par le barman. Autre info qu'elle a sur Stover, c'est un grand amateur de bourbon, donc c'est ce qu'elle commande, même si elle n'est pas du tout fan de ce genre d'alcool. Une fois servie, elle trempe ses lèvres dans le breuvage et en boit une petite gorgée. Elle grimace. Non, clairement, elle n'aime pas ça.
Elle pénètre dans l'établissement. Petite musique, lumière tamisée et ambiance lounge sont au menu. Si sa tenue correspond parfaitement à l'effet recherché, elle se dit qu'elle est peut-être un peu trop osée quand elle voit comment sont habillées les premières femmes croisées en entrant. Cependant, personne ne lui lance aucune remarque, donc elle continue son chemin comme si de rien n'était.
Elle tourne sa tête vers le côté droit pour chercher son homme du regard. Florian le lui a décrit très précisément et le peu de monde présent permet d'éviter les confusions. Ses yeux se fixent sur une table où se trouve un homme entouré de deux femmes. Elles sont toutes deux vêtues de robes si courtes et échancrées qu'elle relativise instantanément le côté osé de sa tenue.
L'homme correspond parfaitement à la description qu'elle en a, ce qui est encore confirmé quand il tourne son visage vers elle. Shama met le plus d'intensité possible dans son regard et elle coupe le lien visuel au moment où il lui sourit. Elle trace sa route jusqu'au comptoir et s'assoit sur une des chaises hautes alignées le long de celui-ci.
Un grand miroir, trônant au-dessus de la multitude de bouteilles et longeant le bar, lui donne l'avantage d'apercevoir la table de sa cible sans avoir besoin de jeter des coups d'œil indiscrets dans son dos. Elle surveille furtivement le reflet et remarque qu'il ne la quitte pas des yeux. Voilà un premier point positif, elle a ferré son attention !
Elle est interrompue dans son observation par le barman. Autre info qu'elle a sur Stover, c'est un grand amateur de bourbon, donc c'est ce qu'elle commande, même si elle n'est pas du tout fan de ce genre d'alcool. Une fois servie, elle trempe ses lèvres dans le breuvage et en boit une petite gorgée. Elle grimace. Non, clairement, elle n'aime pas ça.
Sur le point de relever ses yeux vers le miroir, Shama est surprise par une voix s'élevant juste à côté d'elle.
— Bonsoir, lui lance Kenneth Stover.
Elle frissonne, mais arrive à contenir son étonnement pour qu'il passe inaperçu ; une femme qui sursaute à cause d'un simple mot risque de ne pas trop l'impressionner.
Shama le dévisage.
Shama le dévisage.
— Bonsoir, répond-elle froidement.
— On croise très souvent les mêmes personnes ici, mais je n'ai pas le souvenir de vous avoir déjà vu.
— Ça doit sans doute être parce que je ne suis jamais venu, dit-elle ironiquement.
— Vous habitez L.A. ?
— Non.
— En vacances, alors ?
— On croise très souvent les mêmes personnes ici, mais je n'ai pas le souvenir de vous avoir déjà vu.
— Ça doit sans doute être parce que je ne suis jamais venu, dit-elle ironiquement.
— Vous habitez L.A. ?
— Non.
— En vacances, alors ?
Elle pousse un soupir d'exaspération avant de se tourner vers Stover.
— Vous êtes flic ?
— Pas du tout.
— Alors foutez-moi la paix avec vos questions et allez voir ailleurs si j'y suis ! grommelle-t-elle.
— Pas du tout.
— Alors foutez-moi la paix avec vos questions et allez voir ailleurs si j'y suis ! grommelle-t-elle.
Shama se mord la langue, elle n'a pas vérifié s'ils étaient bien seuls avant de le rembarrer. Un rapide coup d'œil dans le miroir la rassure.
— Je pense que l'on n'est pas parti sur de bonnes bases, reprend-il peu après, je me présente : Kenneth Stover, dit-il en tendant la main.
Elle se rend compte qu'elle n'a pas décidé d'un pseudo ; hors de question pour elle qu'il connaisse son vrai prénom. Elle démarre un brainstorming éclair et lui vient alors à l'esprit un conte hindou que sa mère lui racontait lorsqu'elle était gamine et dans laquelle se trouvait une déesse du nom de « Savitri ». Elle choisit donc ce nom-là.
— Savitri, répond-elle en snobant la main tendue.
— Enchanté, Savitri. Pardonnez ma curiosité, mais c'est très rare de croiser des femmes telles que vous, ici.
— Et c'est quoi, des femmes telles que moi ?
— Des femmes plus… sophistiquées, dirons-nous.
— Enchanté, Savitri. Pardonnez ma curiosité, mais c'est très rare de croiser des femmes telles que vous, ici.
— Et c'est quoi, des femmes telles que moi ?
— Des femmes plus… sophistiquées, dirons-nous.
Shama jette un œil à la table de Stover.
— Être plus sophistiqué que les deux bimbos que vous vous trimballez, c'est pas bien compliqué, ricane-t-elle.
— Vous seriez surprise des femmes que je peux côtoyer, parfois.
— Vous seriez surprise des femmes que je peux côtoyer, parfois.
Elle fait une moue faussement impressionnée avant de boire à son verre en camouflant le plus possible la grimace occasionnée par le liquide brûlant qui lui coule dans la gorge.
— Peut-être accepteriez-vous de me venir à ma table, histoire que nous puissions discuter un peu, propose Stover.
— Vaut mieux pas que je m'approche de vos dindes, j'ai bien peur de ne pouvoir me retenir de leur arracher les yeux dès qu'elles se mettront à glousser.
— Vaut mieux pas que je m'approche de vos dindes, j'ai bien peur de ne pouvoir me retenir de leur arracher les yeux dès qu'elles se mettront à glousser.
Cette réflexion arrache un ricanement à son prétendant.
— Vous êtes si sauvage que ça ? demande-t-il.
— Vous n'aimeriez pas le savoir.
— Vous n'aimeriez pas le savoir.
Il se rapproche un peu plus d'elle.
— Et si j'étais curieux ? chuchote-t-il presque.
C'est à présent Shama qui ricane.
— Je m'en voudrais d'abîmer votre belle petite gueule d'amour, réplique-t-elle.
— Qui sait, je pourrais aimer…, insiste-t-il en se rapprochant encore.
— Qui sait, je pourrais aimer…, insiste-t-il en se rapprochant encore.
Elle plonge ses yeux dans les siens en intensifiant son regard ; Stover ne détourne pas les yeux et esquisse un sourire. Shama se dit alors qu'elle tient le bon bout, mais elle ne compte pas pour autant lui tomber dans les bras aussi facilement, ça pourrait le décevoir et la ranger dans la case « simple plan cul ».
— Faites demi-tour et retournez à votre table, Kenneth Stover. Ramassez vos deux pétasses, rentrez chez vous et baisez-les bien proprement, vos couilles vous remercieront.
Elle vide ensuite le contenu de son verre. Se passe alors de longues secondes pendant lesquelles Stover la scrute d'un regard appuyé alors que Shama l'ignore royalement.
— Bien, finit-il par lâcher, je suis désolé de vous avoir importuné. Pour me faire pardonner, accepteriez-vous que je remplisse à nouveau votre verre, mais cette fois-ci avec un bien meilleur bourbon.
— Voilà bien la seule chose intéressante que vous avez dite depuis tout à l'heure !
— Voilà bien la seule chose intéressante que vous avez dite depuis tout à l'heure !
Kenneth Stover claque des doigts en direction du barman.
— Servez à madame un verre de ma cuvée personnelle, ordonne-t-il.
— Bien, M. Stover.
— Bien, M. Stover.
Il continue d'observer Shama qui reste détachée.
— Servez-lui la cuvée spéciale, précise-t-il.
— Très bien.
— Très bien.
Le barman disparaît dans une pièce derrière le bar.
— Bonne soirée, Savitri, dit-il.
— Merci pour le verre, se contente-t-elle de répondre.
— Merci pour le verre, se contente-t-elle de répondre.
Kenneth Stover retourne à sa table, sous l'œil discret de Shama fixé sur le miroir. Elle le voit prendre sa veste avant que les deux femmes ne se lèvent ; elles se placent de part et d'autre de lui et tous trois quittent le bar.
Voilà que Shama est seule au comptoir, sans aucune invitation en main.
Voilà que Shama est seule au comptoir, sans aucune invitation en main.
— Putain de merde, c'est pas possible, murmure-t-elle, t'es vraiment trop conne, ma pauvre, t'y es allée trop fort !
Elle s'en veut de ne pas avoir réussi à lui soutirer un rendez-vous alors même qu'elle semblait si proche de réussir. Elle soupire, essayant de trouver une solution pour rattraper le coup, sauf que Stover est parti. Dépitée, elle s'apprête à se lever quand le barman pose un verre devant elle. Sur le point de le refuser, elle remarque un bout de papier bloqué dessous.
— De la part de M. Stover, lui dit le barman en souriant.
Une fois tranquille, elle récupère le papier et le déplie. Un numéro de téléphone est noté dessus, sans autre indication. Elle pousse un nouveau soupir, mais de soulagement, cette fois ; son petit numéro de femme fatale a l'air d'avoir fonctionné !
Elle place le morceau de papier au fond de son décolleté et s'assure que le barman ne la regarde pas avant de jeter le contenu de son verre dans un évier. Tant pis pour la cuvée spéciale, elle a assez bu de bourbon pour aujourd'hui.
Elle place le morceau de papier au fond de son décolleté et s'assure que le barman ne la regarde pas avant de jeter le contenu de son verre dans un évier. Tant pis pour la cuvée spéciale, elle a assez bu de bourbon pour aujourd'hui.
Elle sort du bar et part sur la gauche, comme indiqué par Florian. Au bout de quelques instants, on l'interpelle.
— Hé, Shama !
Elle se retourne et aperçoit Typhaine et Florian, planqués derrière un panneau publicitaire.
— On a vu partir Stover, ça a été ? lui demande-t-il.
— Eh bien…
— Eh bien…
Elle réfléchit avant de fourrer ses doigts dans son décolleté pour en sortir le morceau de papier.
— Tadaaaaa ! glousse-t-elle en agitant la main.
— C'est un rendez-vous ? demande Florian en attrapant le papier, de l'excitation plein les yeux.
— Non, juste un numéro de téléphone.
— Le sien ?
— J'en sais rien, c'est le barman qui me l'a donné en me disant que c'était de la part de Stover, donc j'imagine que ça doit avoir un rapport avec lui.
— Ah, d'accord, chuchote Florian, presque déçu.
— C'est raccord avec son souhait de rester discret, intervient Typhaine.
— Bon, on appelle ? propose Shama.
— Je suppose que t'as pas été très sympa avec lui, n'est-ce pas ? lui demande la rouquine.
— Pas vraiment, non.
— Alors on ne va pas appeler de suite, on le fera un peu plus tard dans la soirée, histoire que tu ne passes pas pour une femme trop pressée.
— Ouais, pas con. Bon, on va manger en attendant ? suggère Shama, je meurs de faim !
— Tu ne veux pas aller te changer à l'hôtel, d'abord ? dit Florian, habillée comme ça, tu vas pas arrêter de te faire accoster !
— Eh ben on dira que t'es mon mec ! s'exclame-t-elle en s'accrochant au bras de son ami.
— C'est un rendez-vous ? demande Florian en attrapant le papier, de l'excitation plein les yeux.
— Non, juste un numéro de téléphone.
— Le sien ?
— J'en sais rien, c'est le barman qui me l'a donné en me disant que c'était de la part de Stover, donc j'imagine que ça doit avoir un rapport avec lui.
— Ah, d'accord, chuchote Florian, presque déçu.
— C'est raccord avec son souhait de rester discret, intervient Typhaine.
— Bon, on appelle ? propose Shama.
— Je suppose que t'as pas été très sympa avec lui, n'est-ce pas ? lui demande la rouquine.
— Pas vraiment, non.
— Alors on ne va pas appeler de suite, on le fera un peu plus tard dans la soirée, histoire que tu ne passes pas pour une femme trop pressée.
— Ouais, pas con. Bon, on va manger en attendant ? suggère Shama, je meurs de faim !
— Tu ne veux pas aller te changer à l'hôtel, d'abord ? dit Florian, habillée comme ça, tu vas pas arrêter de te faire accoster !
— Eh ben on dira que t'es mon mec ! s'exclame-t-elle en s'accrochant au bras de son ami.
Florian se met à rire.
— Désolée, Typhaine, tu vas devoir tenir la chandelle ! la nargue Shama.
— T'en fais pas pour moi, ricane-t-elle, on ne va pas rester dans le coin, histoire de ne pas avoir la mauvaise surprise de croiser Stover, des fois qu'il revienne.
— T'en fais pas pour moi, ricane-t-elle, on ne va pas rester dans le coin, histoire de ne pas avoir la mauvaise surprise de croiser Stover, des fois qu'il revienne.
Ils se rendent dans un restaurant situé dans un autre quartier.
Le repas entre eux se déroule bien, si l'on excepte le fait que Shama ignore prodigieusement Typhaine et que les rares fois où elle lui adresse la parole, c'est pour lui balancer des réflexions plus ou moins piquantes. Typhaine a pris le parti d'en rire plutôt que de mal le prendre ; elle trouve malgré tout l'Indienne sympathique et bon délire. Si un jour, leur relation devait s'apaiser, elles pourraient devenir de très bonnes amies, mais ce n'est pas encore pour demain !
Le repas entre eux se déroule bien, si l'on excepte le fait que Shama ignore prodigieusement Typhaine et que les rares fois où elle lui adresse la parole, c'est pour lui balancer des réflexions plus ou moins piquantes. Typhaine a pris le parti d'en rire plutôt que de mal le prendre ; elle trouve malgré tout l'Indienne sympathique et bon délire. Si un jour, leur relation devait s'apaiser, elles pourraient devenir de très bonnes amies, mais ce n'est pas encore pour demain !
La soirée finie, ils rentrent à l'hôtel.
— Bon, on appelle ? propose Shama.
— Ça craint, il est presque minuit, tempère Florian.
— Et après ? Il n'y a pas d'heure indiquée. Allez, appelle ! dit Typhaine à Shama.
— Ça craint, il est presque minuit, tempère Florian.
— Et après ? Il n'y a pas d'heure indiquée. Allez, appelle ! dit Typhaine à Shama.
Ils utilisent un téléphone prépayé acheté pour l'occasion. Shama compose le numéro et après trois sonneries, on décroche.
« Allô. »
— Hum… Kenneth Stover m'a donné ce numéro ce soir.
« Votre nom. »
— Savitri, on s'est parlé au Belly's et…
« Vous allez recevoir un message avec des instructions que vous devrez suivre à la lettre. Respectez-les ou ne venez pas. »
— Hum… Kenneth Stover m'a donné ce numéro ce soir.
« Votre nom. »
— Savitri, on s'est parlé au Belly's et…
« Vous allez recevoir un message avec des instructions que vous devrez suivre à la lettre. Respectez-les ou ne venez pas. »
L'appel se coupe dans la foulée.
— Bonne soirée à vous aussi ! Super aimable, le mec ! lâche Shama.
— Il t'a dit quoi ?
— Ben apparemment, je vais recevoir…
— Il t'a dit quoi ?
— Ben apparemment, je vais recevoir…
Un message arrive sur son téléphone :
Demain soir, 21H, 9255 Doheny Road. Appartement 3105. Dress code : robe courte cuir, lingerie cuir & dentelle, porte-jarretelles, bas, talons aiguille. Couleur : noire uniquement. Pas de téléphone portable, pas d'appareil photo, pas de caméra. Venez seule.
— Eh ben, il sait ce qu'il veut, au moins !
— Je pense qu'il n'y a plus de doutes à avoir, ça vient bien de Stover, estime Typhaine.
— Oui, confirme Florian, mais ça me fait quand même chier que tu sois seule avec lui…
— Tu t'attendais peut-être à ce qu'il accepte qu'il y ait un public ? ironise Shama.
— Non, c'est sûr, mais bon…
— T'inquiète, Flo, ça va aller ! le rassure-t-elle, du peu que je l'ai vu, il n'a pas l'air si terrible que ça, et puis il est plutôt beau gosse.
— Je te rappelle qu'il a envoyé Jenny à l'hôpital !
— Ça va, je sais, t'en fais pas, il va morfler ! promet son amie.
— Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver le moyen d'avoir des images avant demain soir, marmonne Florian.
— J'ai la solution pour ça, je m'en occupe, dit Typhaine.
— Et c'est quoi, ta solution ?
— Vous verrez demain. Pendant que vous irez tous les deux acheter les fringues pour la soirée, je préparerai tout.
— Sérieux, je suis obligé d'y aller ? râle Florian.
— Oui, je ne veux personne dans mes pattes !
— D'après ce que j'en sais, t'es toujours partant pour accompagner ta nana quand elle va faire du lèche-vitrines, dit Shama.
— Tiens donc ! Et par quel miracle ? demande Typhaine, parce que l'autre jour, je l'ai traîné dans quelques magasins et monsieur m'a fait un caca nerveux !
— Jenny a trouvé la carotte, elle lui promet une… plus-value pendant les essayages. Hein, mon cochon ?
— Ouais ben la plus-value, je l'ai pas à tous les coups ! précise Florian.
— Peut-être, mais en attendant, à chaque fois tu y vas bien sagement !
— Putain, c'est pas possible…, souffle Typhaine, dépitée.
— Ah oui, pour ça, c'est bien un mec, mon Flo-Flo ! glousse l'Indienne en frottant la tête de Florian.
— J'imagine qu'il vaut mieux entendre ça que d'être sourd…, maugrée-t-il.
— Moi, je reste honnête avec toi, reprend Shama, je te promets pas de bonus, mais tu pourras mater, d'accord ?
— C'est déjà ça !
— Je pense qu'il n'y a plus de doutes à avoir, ça vient bien de Stover, estime Typhaine.
— Oui, confirme Florian, mais ça me fait quand même chier que tu sois seule avec lui…
— Tu t'attendais peut-être à ce qu'il accepte qu'il y ait un public ? ironise Shama.
— Non, c'est sûr, mais bon…
— T'inquiète, Flo, ça va aller ! le rassure-t-elle, du peu que je l'ai vu, il n'a pas l'air si terrible que ça, et puis il est plutôt beau gosse.
— Je te rappelle qu'il a envoyé Jenny à l'hôpital !
— Ça va, je sais, t'en fais pas, il va morfler ! promet son amie.
— Maintenant, il ne reste plus qu'à trouver le moyen d'avoir des images avant demain soir, marmonne Florian.
— J'ai la solution pour ça, je m'en occupe, dit Typhaine.
— Et c'est quoi, ta solution ?
— Vous verrez demain. Pendant que vous irez tous les deux acheter les fringues pour la soirée, je préparerai tout.
— Sérieux, je suis obligé d'y aller ? râle Florian.
— Oui, je ne veux personne dans mes pattes !
— D'après ce que j'en sais, t'es toujours partant pour accompagner ta nana quand elle va faire du lèche-vitrines, dit Shama.
— Tiens donc ! Et par quel miracle ? demande Typhaine, parce que l'autre jour, je l'ai traîné dans quelques magasins et monsieur m'a fait un caca nerveux !
— Jenny a trouvé la carotte, elle lui promet une… plus-value pendant les essayages. Hein, mon cochon ?
— Ouais ben la plus-value, je l'ai pas à tous les coups ! précise Florian.
— Peut-être, mais en attendant, à chaque fois tu y vas bien sagement !
— Putain, c'est pas possible…, souffle Typhaine, dépitée.
— Ah oui, pour ça, c'est bien un mec, mon Flo-Flo ! glousse l'Indienne en frottant la tête de Florian.
— J'imagine qu'il vaut mieux entendre ça que d'être sourd…, maugrée-t-il.
— Moi, je reste honnête avec toi, reprend Shama, je te promets pas de bonus, mais tu pourras mater, d'accord ?
— C'est déjà ça !
Chacun rejoint ensuite sa chambre pour une bonne nuit de sommeil.
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Commentaires ()
Le dernier chapitre de ce tome arrive demain, donc en mettant un bon coup de collier, tu pourras le lire au moment où il sera publié ;)
Quel petit jeu excitant dans le bar pour l’attirer dans ses filets. J’ai hâte de découvrir comment elle va le punir ...
Vivement la suite !
C'est vrai que ca a une différence :)
Elle n'a pas dit qu'elle ignorait que Typhaine était là, elle lui a simplement demandé pourquoi elle était là ^^
Mais peut-être aurai-je dû être plus clair :)
Shama ne devrait pas ignorer que Typhaine est avec Florian puisque quand Flo l'a appelé pour mettre le virus dans un ordi de la boite quelques chapitres avant, Typhaine lui a parlé par téléphone lol
Enfin c'était sur que Shama n'allait pas apprécier la présence de Typhaine surtout qu'elle a vite remarqué la complicité entre Florian et Typhaine et donc elle défend Jenny comme une bonne amie le ferai :)
Mais ca devrait aller mieux au fil du temps, faut laisser le temps qu'elles se connaissent mieux ^^
Sinon on voit que Shama rentre vite en action et se débrouille plutôt bien dans son rôle car la cible a déjà été approchée et ferré :p
Reste plus qu'a voir comment ca va se passer lors de cette soirée organisée ;)
Personnellement je pense que Typhaine va nous sortir une petite astuce de caméra planquée dans un collier et hop la on pourra bien avoir des photos/vidéos de Stover :D
J'espère qu'elle va bien se défouler, car c'est à cause de lui qu'elle a du accepter de subir l'informaticien de la boîte.
Vivement le prochain épisode