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✦ flyx13 III - À corps perdu XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

III - À corps perdu — Chapitre 21 · Le soir ou jamais

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III - À corps perdu

Chapitre 21 · Le soir ou jamais

Assis dans un bar, non loin du lieu de rendez-vous, Shama, Typhaine et Florian attendent avec un mélange d'appréhension et d'impatience. Shama s'est vêtue comme l'a exigé Stover, mais elle porte quand même une veste longue, histoire de ne pas se faire remarquer.
Florian regarde son téléphone, il est 20h30 passée de quelques minutes ; ce sera bientôt le moment d'y aller pour son amie.
— Shama, viens aux toilettes avec moi, histoire que je m'assure que tout est OK et que je démarre la caméra, lui dit Typhaine.
— Tu la démarres maintenant ? demande Florian.
— Oui, pas le choix. Plus tard, je ne pourrai pas.
Les deux femmes s'éclipsent aux toilettes et s'enferment dans une cabine. Shama relève sa robe et écarte sa lingerie pour permettre à Typhaine d'effectuer ses vérifications ; le petit cache en forme de joyau semble bien tenir en place. La rouquine enclenche ensuite la caméra et contrôle le retour sur son téléphone.
— C'est tout bon, confirme Typhaine en se relevant.
— Elle a combien d'autonomie ?
— Avec la définition vidéo choisie, on devrait être aux alentours de trois heures.
— C'est tout ?
— C'est amplement suffisant. Le but, c'est pas d'avoir des images de la soirée entière, juste des passages assez explicites qu'on pourra exploiter. Il faudra que tu rentres rapidement dans le vif du sujet par contre.
— Ben je vais voir ce que je peux faire, dit Shama en se rhabillant.
L'Indienne va se placer devant un miroir pour une ultime vérification, esthétique, cette fois.
— Ça va aller ? l'interroge Typhaine.
— Il le faut.
— Si tu sens que c'est trop dangereux, arrête tout.
Shama fronce les sourcils et tourne les yeux vers le reflet de Typhaine.
— Je rêve ou tu t'inquiètes pour moi ?
— C'est risqué, c'est normal d'être inquiet. Et puis même si tu ne m'aimes pas, je n'ai rien contre toi.
Shama esquisse un sourire.
— Je suis une maligne, c'est ça que tu es en train de te dire, pas vrai ?
— Faut y aller, l'heure tourne ! se contente de répondre Shama.
Ils sortent tous trois du bar.
— On va rester dans le coin, dit Florian.
— Rentrez à l'hôtel, ça sert à rien d'attendre ici, réplique Shama.
— Hors de question !
— Écoute, Flo, si ça dure toute la nuit, vous n'allez pas passer votre temps à traîner ! J'ai mon téléphone et s'il y a le moindre souci, je vous appelle, promis, assure l'Indienne.
Florian soupire.
— Et comment on saura que tu es sortie ? lui demande-t-il.
— Je t'enverrais un message quand ce sera fini. Ensuite, je prends un taxi pour rentrer, ça te va ?
— Non, mais bon, j'ai pas trop le choix, bougonne Florian.
— T'en fais pas, tout va se passer comme sur des roulettes et je vais te ramener de belles images, tu verras ! promet-elle.
Il lui sourit avant de l'enlacer.
— Fais attention à toi, d'accord ? lui chuchote-t-il.
— Promis, et pas de bêtises avec Typhaine, compris ? répond-elle à voix basse.
— Promis aussi, je n'aurai pas la tête à ça de toute manière.
Shama prend la direction de son rendez-vous sous l'œil inquiet de son ami. Typhaine et Florian la suivent quelques instants avant de s'arrêter à bonne distance. Ils s'assurent qu'elle est bien entrée dans l'immeuble avant de prendre un taxi et de rentrer à leur hôtel.
                                                                      ************
Une fois dans le hall, Shama se dirige vers le comptoir derrière lequel se trouve le gardien.
— Je peux vous aider, madame ?
— J'ai rendez-vous, appartement 3105.
— Votre nom ?
— Savitri.
Il contrôle un registre avant de prendre une clé dans un tiroir.
— Suivez-moi, je vous prie.
Shama emboîte le pas au gardien et ils prennent la direction des ascenseurs. Une fois les portes de l'un deux ouvertes, Shama y monte et son guide insère la clé dans une serrure ; il la tourne et appuie sur un bouton à l'écart des autres, tout en haut du panneau.
— Bonne soirée, madame, dit le gardien en récupérant la clé.
— Merci.
Les portes se referment et l'ascenseur se met en branle.
Le ronronnement de la cabine est le seul bruit qui entoure Shama, même si elle entend son cœur frapper de plus en plus fort dans sa poitrine. Elle retire sa veste et la pose sur son avant-bras. Les yeux fermés, elle inspire et expire profondément, à plusieurs reprises.
Allez ma grosse, à toi de jouer, se dit-elle.
L'ascenseur arrive à destination et une fois les portes ouvertes, Shama affiche son visage le plus dur possible. Elle marche dans le seul et unique couloir qui se présente à elle. Après quelques pas, elle tourne à droite et voit, à quelques dizaines de mètres, un homme posté devant une double porte. Shama a beau être encore assez loin de lui, il lui paraît déjà immense. Elle s'avance tranquillement sous les yeux de cet observateur qui lui lance déjà un regard noir.
Une fois devant lui, Shama doit lever la tête pour pouvoir le regarder en face. La taille de ce gorille est impressionnante, il doit allègrement dépasser les deux mètres, quant à sa carrure, une armoire normande paraîtrait ridicule à côté de lui ! Pas de cou apparent, sa tête semble posée directement sur son corps, lui donnant une allure râblée. Avec l'air aussi aimable que la porte de cellule d'un goulag au fin fond de la Russie, il toise Shama comme s'il s'apprêtait à la dévorer.
— Bonsoir, Ser Gregor Clegane, je suis une grande fan ! glousse-t-elle avec un petit sourire.
— Sac ! dit-il sèchement, d'une voix grave, en tendant une main.
Sa tentative d'humour s'est avérée vaine. Elle pose son sac dans l'énorme paluche du mastard ; il l'ouvre et le fouille pour en sortir un téléphone.
— Pas de téléphone ! tonne-t-il en rangeant l'appareil dans une de ses poches.
Il continue son observation puis le rend à Shama.
— Veste ! demande-t-il.
Elle s'exécute et il inspecte chacune des poches.
— Écartez bras et jambes ! exige-t-il ensuite.
À peine Shama s'est-elle mise dans la position demandée qu'il la palpe sans ménagement. Il ne s'embarrasse pas de douceur et n'est pas gêné pour passer ses grosses pattes dans tous les recoins de son corps. Mieux vaut ne pas être à cheval sur la morale et réclamer d'être fouillé par une femme !
Shama ne peut s'empêcher de se dire que si le sexe de cet homme est aussi disproportionnée que le reste de son corps, ce doit être un sacré engin ! Cette pensée lui arrache un sourire qui s'efface rapidement quand elle entend le garde grogner au moment où il sent le plug, en arrivant en haut de ses cuisses.
— Qu'est-ce que c'est ! demande-t-il en fusillant Shama des yeux.
Elle s'efforce de rester stoïque.
— Un plug, répond-elle sobrement.
— Qu'est-ce que c'est ! demande-t-il à nouveau, un ton plus haut, cette fois-ci.
Shama décide de jouer carte sur table et de montrer l'objet du délit. Même si elle sait que c'est dangereux, de toutes les façons, il ne la laissera pas passer tant que sa curiosité n'aura pas été satisfaite.
Elle pose sa veste et son sac au sol avant de remonter sa robe pour l'enrouler autour de ses hanches. Elle se penche légèrement et écarte la lingerie. Avant d'enlever le plug, elle l'effleure du bout des doigts afin de s'assurer que le faux bijou est toujours en place et l'enlève ensuite. Elle pousse un soupir de soulagement tant le vide qu'elle ressent dans son arrière-train est intense ; elle ne l'a pas retiré depuis qu'elle l'a mis, cet après-midi.
Elle le tend ensuite au gorille sur le visage duquel une pointe d'étonnement est venue teinter le masque de sévérité. Il le prend en main et le regarde avec curiosité ; ce doit être la première fois qu'il voit ce genre d'objet. Il l'examine en le tournant dans tous les sens avant de s'intéresser au faux bijou ; il fronce les sourcils et l'approche un peu plus de ses yeux.
Shama se fige. Là, ça craint. Si ce molosse s'amuse à triturer le cache et l'enlève, elle n'a plus qu'à prendre ses jambes à son cou, ce qui lui coûterait certainement une, voir deux chevilles, vu les dix centimètres de talon sur lesquelles elle est posée.
Fais quelque chose, Shama, vite ! pense-t-elle.
Elle se retourne en un éclair et se penche ; elle écarte ses fesses au maximum et interpelle le garde du corps.
— Si vous voulez vérifier plus en profondeur, ne vous gênez pas surtout ! lui lance-t-elle.
Détournant son attention sur Shama, il écarquille les yeux en voyant l'anus béant de l'Indienne ; la bouche entrouverte, il reste immobile. Shama lui jette un regard et constate que son subterfuge a fonctionné. Après avoir laissé pendant quelques instants son anatomie dilatée hypnotiser le vilain curieux, elle se redresse.
— Je peux ? demande-t-elle en tendant la main.
Un sourire aux lèvres, elle arbore son air le plus détendu possible en priant pour qu'il ne reprenne pas son examen. Pendant une poignée de secondes qui a pris des allures d'éternité, il avance lentement sa main et rend le jouet à Shama.
— Merci bien ! le remercie-t-elle.
Elle le remet en place sous le regard éberlué de son surveillant ; elle redescend ensuite sa robe et ramasse ses affaires posées au sol.
— Je crois être attendue, lui dit-elle.
Il grogne avant de se tourner et de frapper trois coups secs à la porte. Une voix étouffée s'élève de l'autre côté.
Entrez !
Le gorille ouvre à Shama.
La voilà enfin dans la place. Elle pousse un soupir de soulagement en examinant le vestibule de la taille d'un studio. Fixé au plafond, un luminaire imposant éclaire chaque recoin de la pièce où se trouvent quelques meubles et objets de décoration au style contemporain. Elle entend une voix résonner et s'avance donc vers celle-ci. Elle arrive dans un immense salon entouré d'une baie vitrée offrant une vue panoramique sur Los Angeles, vue en partie cachée par des stores à moitié descendus.
Kenneth Stover est là, son smartphone vissé à l'oreille. Habillé d'un pantalon de costume noir et d'une chemise aux manches remontées jusqu'aux coudes, il arpente la pièce avec un air concentré. Sans même la regarder, il indique à son invitée, d'un geste de la main dédaigneux, un grand canapé d'angle.
Shama étouffe un rire. Jusqu'à présent, elle n'avait pas vraiment encore mesuré ce que cet homme représente. C'est à cause de lui qu'elle est là, à cause de lui que Jenny est dans le coma et qu'elle risque de tout perdre. Peut-être même que la discussion qu'il est en train d'avoir à un rapport avec JFD Comm' et qu'il donne des instructions à ses sbires pour parfaire son plan de destruction.
Un fusible claque dans sa tête et un voile de colère tombe devant ses yeux. Monsieur aime être dominé et maltraité ? Qu'à cela ne tienne, elle va lui donner ce qu'il veut !
Sans lâcher Stover des yeux, Shama pose ses affaires sur le canapé et s'approche de lui. Au moment où il tourne son visage dans sa direction, elle lui décoche une gifle si violente que son téléphone saute de sa main et va s'exploser sur le sol en marbre beige. Incrédule, il recule de plusieurs pas en fixant Shama, les yeux écarquillés et la joue rougie.
— Non mais… qu'est-ce que…, bredouille-t-il.
L'Indienne s'avance vers lui et d'instinct, il recule, stoppé dans son élan par une table.
— Je ne suis pas une de tes putains de bonniches et je ne suis pas non plus venue ici pour patienter pendant que monsieur est au téléphone, c'est clair ? Maintenant, à genoux ! exige-t-elle d'un ton ferme.
La bouche entrouverte, Stover ne réagit pas alors que Shama le fusille d'un regard infernal.
— À GENOUX ! crie-t-elle. Je ne le répéterai pas !
Elle est à un tournant : soit il n'accepte pas son geste et va appeler le gorille devant chez lui pour qu'il la foute dehors, soit elle a tout bon.
Soudain, il baisse les yeux et troque son comportement hautain contre une attitude penaude, comme un enfant qui aurait fait une bêtise.
Sous le regard de Shama, il se baisse lentement et s'agenouille. Elle esquisse un sourire sadique, son pari est gagné, mais il ne faut pas qu'elle perde de temps pour passer à l'action. La caméra tourne, la batterie se vide, et pour l'instant, elle n'a rien filmé.
— Bon toutou, ça, persifle-t-elle.
Elle se baisse et pince la mâchoire de Stover entre ses doigts.
— Dis-moi, chien, ils sont où tous tes jouets ?
— Dans une chambre, souffle-t-il.
— Alors tu vas m'y emmener, compris ?
— Oui.
— Oui qui ? demande-t-elle en serrant un peu plus ses doigts.
— Oui maîtreche, marmonne-t-il.
— Bien sage. Enlève ta ceinture et attache-la autour de ton cou, lui ordonne-t-elle en se relevant.
Stover obtempère, mais bien trop lentement au goût de l'Indienne.
— Dépêche-toi un peu ! tonne-t-elle.
Stover frémit et accélère le mouvement ; il passe la ceinture autour de son cou et la tend à sa maîtresse.
— Allez, chien, on y va ! dit-elle en tirant violemment sur la laisse improvisée.
À quatre pattes, Stover prend la direction de la fameuse pièce. Seul un bruit de talon résonne dans l'appartement, rapidement rejoint par un sifflotement de l'Indienne.
— Voilà, c'est ici, murmure le canidé en s'arrêtant devant une porte.
— Et c'est moi qui dois l'ouvrir aussi ? Tu es vraiment mal dressé, toi ! Allez, ouvre-moi cette foutue porte ! gronde-t-elle.
Elle agrémente son ordre d'un coup de la pointe du pied dans les fesses de son animal. Il pousse un cri et se presse de déverrouiller la porte.
Ils pénètrent dans une grande chambre qui s'éclaire d'une lumière tamisée à leur entrée. La pièce est un véritable donjon aménagé pour s'adonner à toutes les tortures possibles et imaginables : cage, chevalet, croix, carcan, lit, chaise et autres accessoires alignés sur des tables ou dans des armoires. Une forte odeur de cuir imprègne le lieu. Shama a déjà vu ce genre d'endroit dans des clubs privés, mais il n'y avait pas autant d'ustensiles qu'ici. Un sourire gourmand s'affiche sur le visage de l'Indienne, elle a de quoi lui en faire baver et l'humilier durant de longues heures.
Elle place Stover au milieu de la pièce et lui donne ensuite l'ordre d'enlever tous ses habits. Une fois qu'il est nu, elle retire sa robe, puis sa culotte, gardant son porte-jarretelles, son soutien-gorge et ses talons. C'est le moment de sortir son arme secrète. Elle tire sur le plug, Stover ne réagit pas à la vue du jouet, il est maintenant complètement soumis et à sa merci.
Elle s'approche de lui et le lui colle sur la bouche.
— Lèche ! ordonne-t-elle.
Sans une hésitation, il passe sa langue sur le jouet en poussant de petits gloussements.
— Tu aimes la saveur de mon cul, chien ?
— Hummm… oui maîtresse, c'est délicieux.
Elle lui tire les cheveux pour qu'il s'allonge au sol et s'assoit ensuite sur sa tête en positionnant le trou dilaté sur sa bouche. À moitié étouffé, Stover respire comme il peut pendant que Shama se trémousse sur son visage. Elle enlève le cache du plug et l'objectif de la caméra apparaît. Elle le dirige vers elle en souriant, puis vers Stover.
— C'est quoi ton nom, chien ? lui demande-t-elle.
Il marmonne quelque chose d'incompréhensible ; Shama se décale juste ce qu'il faut pour lui libérer la bouche.
— J'ai rien entendu !
— Kenneth Stover, répond-il clairement.
— Plus fort ! insiste-t-elle.
— Kenneth Stover ! répète-t-il un ton plus haut.
— Et il aime bouffer le cul de sa maîtresse, Kenneth Stover ?
— Oui, il aime beaucoup, maîtresse !
— Alors bouffe, chien !
Elle se rassoit complètement sur son visage. En complément de cette asphyxie, elle lui donne des claques sur les testicules, provoquant des cris étouffés de Stover. L'érection qu'il finit par avoir après quelques minutes indique que le traitement qu'il subit le contente au plus haut point. Shama se relève après quelques instants, laissant Stover au sol, haletant. Elle va poser le plug sur une table et l'oriente pour que la caméra ne loupe rien du spectacle.
Durant cette longue soirée, elle n'a laissé aucun répit à son soumis et ne lui a rien épargné, ni les coups de fouets, ni les gifles, ni les brimades incessantes ; elle a lâché toute la frustration qui l'habitait depuis plusieurs jours. Elle a repensé à sa rupture, à Timothé, à Jenny dans le coma, et ça l'a galvanisé. Elle a déversé toute sa colère sur Stover qui l'a étonné quant à sa capacité à supporter ces traitements extrêmes et surtout, à y prendre du plaisir. Il n'a rien refusé et a accepté de tout subir, même quand Shama l'a fouetté jusqu'au sang ou a piétiné son service trois-pièces avec la pointe de ses talons.
À une heure avancée de la nuit, elle le libère enfin. De toute façon, la batterie de la caméra a dû rendre l'âme depuis longtemps ; elle croise les doigts pour que tout ait bien fonctionné. La première chose qu'elle fait est de remettre le plug bien au chaud en elle, puis elle se rhabille et retourne dans le salon, suivi de près par Stover.
— Tiens, pour toi, lui dit-elle.
Elle se retourne et voit qu'il lui tend une enveloppe ; elle l'entrouvre, une liasse de billets se trouve à l'intérieur. Immédiatement, elle la lui jette à la figure, faisant s'éparpiller l'argent au sol.
— Je ne suis pas une de tes putes ! s'exclame-t-elle en le foudroyant du regard.
À peine surpris, Stover ricane.
— Tu peux rester dormir ici, si tu veux.
— Je n'ai pas pour habitude de dormir dans la niche d'un chien, répond-elle d'un ton lapidaire.
— Tu ne sors jamais de ton rôle toi, hein ?
Elle se place devant lui.
— Quel rôle ? lance-t-elle en le fixant.
Elle se dirige ensuite vers la sortie quand Stover l'interpelle.
— Savitri ?
La main sur la poignée, elle s'arrête et tourne la tête vers lui.
— N'hésite pas à rappeler, dit-il, le sourire aux lèvres.
— Bonne nuit, chien, se contente-t-elle de répondre.
Elle ouvre la porte et trouve, juste derrière, le garde du corps ; comme tout à l'heure, il la toise sévèrement.
— Mon téléphone, je vous prie, réclame-t-elle en tendant la main.
Après quelques secondes, il fouille dans sa poche et rend l'appareil à sa propriétaire. Shama marche tranquillement vers l'ascenseur et une fois dans la cabine, elle pousse de longs soupirs de soulagement. Elle trouve rapidement un taxi et durant le trajet jusqu'à l'hôtel, elle envoie un texto à Florian, comme elle le lui avait promis. Maintenant que la pression est retombée, une grosse fatigue s'empare d'elle.
Arrivée dans sa chambre, elle prend tout juste le temps de se débarrasser de ses affaires avant de plonger sous les draps et de s'endormir profondément.
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Utilisateur supprimé
19 février 2020 à 17:10
Jouissif d’imaginer Shama en dominatrice, ça lui va bien aussi je trouve ;)
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styx007
4 février 2020 à 17:42
Très bon chapitre Flyx. Vivement la suite.
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Photo de profil de Majin077
Majin077
3 février 2020 à 10:57
Ah Shama a dû se faire plaisir et faire sortir toute sa colère sur Stover :D
Elle joue bien son rôle en tout cas ;)

Bon espérons que la caméra a bien filmé pour ne pas se retrouver avec des images floues ou une vue sur un mur mdr

A voir comment ils vont utiliser ses "preuves" pour faire chanter Mr America :p
Soyez respectueux
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Photo de profil de flyx13
flyx13
3 février 2020 à 09:01
Merci à tous pour vos retours :)
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Photo de profil de TahitiBite
TahitiBite
3 février 2020 à 05:48
Un super chapitre, tout semble cette parfaitement déroulé. J'espère que ce ricain et son toutou d'avocat vont subir sévère. Quand à la famille homme de jen, j'attend aussi leur jugements. Flo comme dab un travail de pro :)
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Photo de profil de malasca
malasca
2 février 2020 à 16:55
belle continuité, dommage qu'il n'y est pas plus details de la séance.

comme tous le monde vivement la suite
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Photo de profil de julien66000
julien66000
2 février 2020 à 13:19
Le plan à l'air de bien avoir fonctionner espérons qu'il on de quoi le faire chanter maintenant.

Shama à profiter pour déverser toute ça colère et ça haine sur stover la voilà maintenant soulager.

Plus que 6 chapitres et il peut encore se passer des choses.

Vivement la suite.
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Photo de profil de La Chipie
La Chipie
2 février 2020 à 11:28
Vivement la suite, il reste combien d'épisodes ?
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
2 février 2020 à 10:14
Visiblement la rencontre entre Stover et Shama s'est bien passé, j'espère qu'ils ont pu récupérer les images qu'ils espéraient et qu'il n'y a pas eu de problème technique.
Au moins cette soirée aura permis à Shama de se défouler :)
Soyez respectueux
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