Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
III - À corps perdu — Chapitre 25 · Réunion de famille
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
III - À corps perdu
Chapitre 25 · Réunion de famille
Une grande sérénité accompagne Typhaine et Florian durant les longues heures du vol retour ; leur pari est réussi et ce voyage n'aura pas été vain. Durant l'escale, Fred a appelé Typhaine pour lui raconter l'appel de Nick Burns. Il lui a aussi expliqué que son père n'était pas aussi enjoué que lui, car il soupçonne un coup fourré. Il ne comprend pas à quoi est dû ce revirement soudain de situation, et ça l'inquiète, ce que, dans le fond, pense aussi Fred, mais ce dernier préfère ne retenir que le côté positif de la chose.
Ils arrivent à Marseille en fin d'après-midi et Typhaine raccompagne Florian chez lui.
— Merci, Typhaine. Sans toi, et aussi sans Shama, je n'aurais rien réussi du tout, dit Florian.
— Tu as aussi eu ton rôle à jouer, tu sais.
— Mouais… à part foutre le bordel dans un resto et me prendre un pilier en pleine tronche, je n'ai pas fait grand-chose, marmonne-t-il.
— Je te ferais remarquer que si tu n'avais pas pris ce pilier, nous n'aurions pas rencontré Peter, ni sa sœur, et on n'aurait donc pas appris tout ce qui nous a permis de piéger Stover. Donc oui, je confirme que tu as eu un rôle déterminant !
— Vu comme ça, sourit Florian, merci encore en tout cas.
— De rien. Allez, file, tu dois avoir hâte de revoir Jenny.
— Tu rentres chez toi ?
— Pas de suite, Fred est chez ses parents et je vais le rejoindre là-bas.
— D'accord. À plus tard alors.
— Tu as aussi eu ton rôle à jouer, tu sais.
— Mouais… à part foutre le bordel dans un resto et me prendre un pilier en pleine tronche, je n'ai pas fait grand-chose, marmonne-t-il.
— Je te ferais remarquer que si tu n'avais pas pris ce pilier, nous n'aurions pas rencontré Peter, ni sa sœur, et on n'aurait donc pas appris tout ce qui nous a permis de piéger Stover. Donc oui, je confirme que tu as eu un rôle déterminant !
— Vu comme ça, sourit Florian, merci encore en tout cas.
— De rien. Allez, file, tu dois avoir hâte de revoir Jenny.
— Tu rentres chez toi ?
— Pas de suite, Fred est chez ses parents et je vais le rejoindre là-bas.
— D'accord. À plus tard alors.
Florian monte chez lui et jette son sac dans un coin du salon. Il prend une douche, et moins de vingt minutes après, il enfourche sa moto pour se rendre à l'hôpital.
Arpentant les couloirs à pas pressés, il a déjà le sourire aux lèvres avant même d'avoir revu sa belle. Une fois entré dans la chambre, le soulagement de la revoir est intense et un frisson lui parcourt le corps ; il s'approche d'elle sans la lâcher des yeux. Il dépose un baiser sur son front tout en prenant sa main dans la sienne. Son visage est apaisé, comme si elle était simplement en train de faire un somme et qu'elle allait se réveiller d'un instant à l'autre. Elle est débarrassée de nombreux plâtres, sauf une de ses jambes, encore emprisonnée. Il sent que sa peau exhale une légère odeur du parfum qu'elle a l'habitude de mettre, ce qui l'intrigue.
Arpentant les couloirs à pas pressés, il a déjà le sourire aux lèvres avant même d'avoir revu sa belle. Une fois entré dans la chambre, le soulagement de la revoir est intense et un frisson lui parcourt le corps ; il s'approche d'elle sans la lâcher des yeux. Il dépose un baiser sur son front tout en prenant sa main dans la sienne. Son visage est apaisé, comme si elle était simplement en train de faire un somme et qu'elle allait se réveiller d'un instant à l'autre. Elle est débarrassée de nombreux plâtres, sauf une de ses jambes, encore emprisonnée. Il sent que sa peau exhale une légère odeur du parfum qu'elle a l'habitude de mettre, ce qui l'intrigue.
— On m'a dit que le globe-trotter était de retour, entend-il soudain.
Magda, souriante, entre dans la chambre.
— Bonjour Magda ! Oui, j'ai atterri tout à l'heure.
— Dans votre dernier mail, vous disiez que vous rentriez aujourd'hui et comme je me doutais que vous alliez venir, je me suis permis de lui brosser les cheveux et de la parfumer un peu.
— Ah, je me disais aussi !
— Alors, ce voyage a fourni les résultats que vous espériez ?
— Oui, tout s'est bien passé. Il ne manque plus qu'elle se réveille pour parfaire le tableau.
— Dans votre dernier mail, vous disiez que vous rentriez aujourd'hui et comme je me doutais que vous alliez venir, je me suis permis de lui brosser les cheveux et de la parfumer un peu.
— Ah, je me disais aussi !
— Alors, ce voyage a fourni les résultats que vous espériez ?
— Oui, tout s'est bien passé. Il ne manque plus qu'elle se réveille pour parfaire le tableau.
Magda s'approche de lui pour chuchoter.
— Alors normalement, je ne devrais pas vous dire ça, car les médecins ont peur des faux espoirs, mais ils sont confiants pour un réveil d'un jour à l'autre. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques, mais elle montre des signes cliniques qui vont dans ce sens.
— Ah, c'est super ! s'exclame-t-il en regardant Jenny, j'espère qu'ils ont raisons.
— J'en suis certaine !
— Merci d'avoir été là pour elle.
— Pas de problèmes.
— Elle a reçu de la visite pendant mon absence ?
— Oh oui, beaucoup d'amis, ainsi que sa mère. Elle est venue presque tous les jours.
— D'accord.
— Ah, c'est super ! s'exclame-t-il en regardant Jenny, j'espère qu'ils ont raisons.
— J'en suis certaine !
— Merci d'avoir été là pour elle.
— Pas de problèmes.
— Elle a reçu de la visite pendant mon absence ?
— Oh oui, beaucoup d'amis, ainsi que sa mère. Elle est venue presque tous les jours.
— D'accord.
Florian reste silencieux quelques secondes.
— Et son père ? Et son frère ? demande-t-il ensuite.
Magda répond d'un signe de la tête négatif.
— Pas une seule fois ? insiste-t-il.
— Non, je suis désolé.
— Non, je suis désolé.
Florian pousse un grognement de colère.
— Bon, je crois qu'il est temps d'avoir une réunion de famille, histoire de mettre certaines choses au clair, dit-il.
Il se penche vers Jenny.
— Je reviens vite, mon cœur. Je t'aime, chuchote-t-il avant de déposer ses lèvres sur les siennes.
Florian quitte l'hôpital, direction la maison de ses beaux-parents. Il n'a pas pris de pincettes avec Stover et il compte bien faire de même avec Fred et son père. Il y a des comportements qu'il n'est maintenant plus question pour lui d'accepter sans rien dire.
Il arrive rapidement à destination. Dès que Typhaine croise son regard, elle comprend qu'il n'est pas venu pour un simple coucou.
Il arrive rapidement à destination. Dès que Typhaine croise son regard, elle comprend qu'il n'est pas venu pour un simple coucou.
— Que faites-vous ici ? Je croyais vous avoir dit que je ne voulais plus vous revoir, dit Jean-Pierre.
— Vous m'avez dit de ne plus remettre les pieds au boulot, nuance.
— Que voulez-vous ? s'agace-t-il.
— Comme j'ai entendu dire que vous aviez des doutes, je venais vous confirmer que le chantage dont a été victime la société est définitivement terminé, annonce Florian.
— Cela ne vous regarde plus ! tonne le patriarche.
— Mais… comment tu es au courant ? lui demande Fred.
— Je suis au courant tout simplement parce que c'est moi, avec l'aide de ta femme, qui ai mis fin à toute cette merde.
— Vous m'avez dit de ne plus remettre les pieds au boulot, nuance.
— Que voulez-vous ? s'agace-t-il.
— Comme j'ai entendu dire que vous aviez des doutes, je venais vous confirmer que le chantage dont a été victime la société est définitivement terminé, annonce Florian.
— Cela ne vous regarde plus ! tonne le patriarche.
— Mais… comment tu es au courant ? lui demande Fred.
— Je suis au courant tout simplement parce que c'est moi, avec l'aide de ta femme, qui ai mis fin à toute cette merde.
Hélène, Jean-Pierre et Fred ouvrent de grands yeux étonnés ; Fred lance un regard à sa femme qui se contente de le dévisager.
— Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Expliquez-vous ! exige Jean-Pierre.
— Typhaine a retrouvé l'origine du mail. Il venait de Californie, et nous sommes donc allés là-bas pour mettre la main sur l'auteur de ce chantage. C'était un businessman qui avait remarqué Jenny lorsque nous étions à Montréal. Il lui avait fait des avances qu'elle avait repoussés et il faut croire que ça a suffi pour qu'il veuille lui voler son entreprise. On a donc cherché un moyen de le piéger et on a réussi.
— De quel droit avez-vous fait ça sans nous en parler au préalable ?
— Parce que votre seule obsession était l'argent alors que pour moi, la seule chose qui comptait, c'est que Jenny ne se fasse pas voler ce qu'elle s'est levée le cul à créer !
— Si la société avait été vendue, ma fille n'aurait eu qu'à s'en prendre à elle-même. Sans ses… perversions, tout ça ne serait jamais arrivé !
— Typhaine a retrouvé l'origine du mail. Il venait de Californie, et nous sommes donc allés là-bas pour mettre la main sur l'auteur de ce chantage. C'était un businessman qui avait remarqué Jenny lorsque nous étions à Montréal. Il lui avait fait des avances qu'elle avait repoussés et il faut croire que ça a suffi pour qu'il veuille lui voler son entreprise. On a donc cherché un moyen de le piéger et on a réussi.
— De quel droit avez-vous fait ça sans nous en parler au préalable ?
— Parce que votre seule obsession était l'argent alors que pour moi, la seule chose qui comptait, c'est que Jenny ne se fasse pas voler ce qu'elle s'est levée le cul à créer !
— Si la société avait été vendue, ma fille n'aurait eu qu'à s'en prendre à elle-même. Sans ses… perversions, tout ça ne serait jamais arrivé !
Jean-Pierre Dutellier vient de tendre une perche monumentale à Florian et ce dernier l'attrape à pleines mains.
— Ses perversions…, souffle Florian, parlons-en, de perversions, tiens ! Et les vôtres, Mr Dutellier ?
— Pardon ? s'étonne-t-il.
— Oui, les vôtres ! Inviter des putes de luxe pour les baiser en forçant sa femme à regarder pour la rabaisser et l'humilier, on en est à quel niveau de perversion ?
— Pardon ? s'étonne-t-il.
— Oui, les vôtres ! Inviter des putes de luxe pour les baiser en forçant sa femme à regarder pour la rabaisser et l'humilier, on en est à quel niveau de perversion ?
Jean-Pierre Dutellier est scotché, tout comme Hélène, dont le visage a viré au rouge en une fraction de seconde. Florian continue.
— Vous, qui prônez une morale à toute épreuve et qui n'êtes même pas foutu de la respecter ! Et vous vous permettez de juger les pratiques de votre fille ?
— Mais… mais… mais…, balbutie le patriarche, son visage passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
— Et toi, Fred, lance-t-il en se tournant vers lui, toi qui as été si prompt à condamner ta sœur et à la mettre plus bas que terre pour les photos coquines qu'on t'avait envoyé, pourquoi n'assumes-tu pas ce que tu es réellement ?
— Mais de… de quoi tu parles ?
— Je parle de ton homosexualité ! Voilà des années que tu mens à tout le monde, que tu manipules ta femme et que tu t'inventes une vie bien rangée d'hétérosexuel alors qu'il n'y a rien qui t'excite plus que de te faire polir le nœud par un mec !
— Mais… mais… mais…, balbutie le patriarche, son visage passant par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
— Et toi, Fred, lance-t-il en se tournant vers lui, toi qui as été si prompt à condamner ta sœur et à la mettre plus bas que terre pour les photos coquines qu'on t'avait envoyé, pourquoi n'assumes-tu pas ce que tu es réellement ?
— Mais de… de quoi tu parles ?
— Je parle de ton homosexualité ! Voilà des années que tu mens à tout le monde, que tu manipules ta femme et que tu t'inventes une vie bien rangée d'hétérosexuel alors qu'il n'y a rien qui t'excite plus que de te faire polir le nœud par un mec !
C'est au tour de Fred d'être paralysé, à peine a-t-il la force de tourner la tête vers Typhaine ; elle le regarde avant de baisser les yeux.
— Tous les deux, dit-il en les montrant du doigt, vous n'avez de cesse de juger la vie sexuelle de Jenny alors que s'il y a deux personnes qui peuvent s'abstenir de ça, c'est bien vous ! Vous savez comment on a piégé son maître-chanteur ? Lui aussi cachait des choses qu'il ne voulait pas divulguer et qu'on a réussi à découvrir. Et au final, c'est Jenny, qui n'a jamais fait souffrir personne avec ses envies, qui se retrouvent la plus impactée par tout ça, c'est un comble, non ? L'un comme l'autre, vous n'avez aucune leçon à donner, ni aucun jugement à porter !
Jean-Pierre Dutellier se tend comme un arc.
— Comment osez-vous me parler de la sorte sous mon propre toit ! explose-t-il soudain, sortez, sortez d'ici tout de suite !
— Ne vous inquiétez pas, je ne comptais pas rester. Je retourne voir Jenny, vous vous souvenez d'elle, au moins ? Votre fille, dit-il en regardant le père, et ta sœur, lance-t-il à Fred, à laquelle aucun de vous deux n'a été foutu d'aller rendre visite à l'hôpital depuis le jour de son accident !
— Ne vous inquiétez pas, je ne comptais pas rester. Je retourne voir Jenny, vous vous souvenez d'elle, au moins ? Votre fille, dit-il en regardant le père, et ta sœur, lance-t-il à Fred, à laquelle aucun de vous deux n'a été foutu d'aller rendre visite à l'hôpital depuis le jour de son accident !
Florian sort de la maison.
***********
Après quelques instants pendant lesquels le patriarche n'a cessé d'arpenter son salon de long en large en hurlant toute sa colère, Typhaine quitte à son tour la maison. Sur le point de monter dans sa voiture, Fred la rejoint.
— Typhaine, attends !
Ils se regardent silencieusement.
— Tu… tu es au courant depuis quand ? finit-il par demander.
— Depuis très longtemps.
— Pourquoi tu n'as rien dit ?
— Parce que je suis conne. Je voulais protéger notre fille, mais je me rends compte maintenant que j'ai eu tort, ce n'était pas la bonne solution.
— Depuis très longtemps.
— Pourquoi tu n'as rien dit ?
— Parce que je suis conne. Je voulais protéger notre fille, mais je me rends compte maintenant que j'ai eu tort, ce n'était pas la bonne solution.
Typhaine ouvre sa portière.
— Où tu vas ? l'interroge-t-il.
— C'est fini, Fred, j'en ai marre de jouer la comédie, je suis sûre que toi aussi.
— C'est fini, Fred, j'en ai marre de jouer la comédie, je suis sûre que toi aussi.
Elle grimpe dans sa voiture et s'en va.
************
— Non mais tu te rends comment s'est permis de me parler ce merdeux ? dit Jean-Pierre Dutellier à sa femme.
— Il a raison, chuchote-t-elle, tête basse.
— Quoi ?
— Il a raison, chuchote-t-elle, tête basse.
— Quoi ?
Elle relève la tête et regarde son mari droit dans les yeux.
— Tout ce qu'il a dit est vrai !
— Ah parce que tu trouves que je te rabaisse ?
— Mais ce n'est pas ça, le problème le plus grave ! Bon Dieu, Jean-Pierre, ouvre les yeux, on ignore tout de nos propres enfants !
— Ah parce que tu trouves que je te rabaisse ?
— Mais ce n'est pas ça, le problème le plus grave ! Bon Dieu, Jean-Pierre, ouvre les yeux, on ignore tout de nos propres enfants !
Fred rentre dans la maison à ce moment-là.
— Papa, je…, commence-t-il avant de se taire au moment où son père le fusille du regard, je… je suis désolé, reprend-il après avoir dégluti, ce qu'il a dit, c'est… c'est faux, je te promets !
Jean-Pierre Dutellier lance un bref soupir d'exaspération avant de sortir de la pièce et d'aller s'enfermer dans une autre en claquant la porte.
— Maman, ce qu'il a dit est faux ! dit Fred à sa mère d'un air désespéré.
Hélène s'approche de lui en souriant et emprisonne son visage entre ses mains.
— Tes préférences sexuelles m'importent peu, Frédéric, tu es mon fils et je t'aime, et rien n'y changera.
Elle le prend ensuite dans ses bras.
************
De retour auprès de sa petite amie, Florian est assis à côté de son lit. Sa main sur la sienne, il l'observe en se repassant le film de la visite chez ses beaux-parents dans sa tête. Il ne sait pas trop quel impact aura ce qu'il s'est passé, mais il s'en moque, il ne supportait plus l'hypocrisie de Fred et son père envers Jenny.
Perdu dans ses pensées, il entend que l'on rentre dans la chambre, mais il ne détourne pas les yeux.
Perdu dans ses pensées, il entend que l'on rentre dans la chambre, mais il ne détourne pas les yeux.
— On peut dire que tu as foutu un beau bordel, lui lance Typhaine.
Il reste silencieux pendant qu'elle s'assoit de l'autre côté du lit.
— Elle a bonne mine, dit-elle en regardant sa belle-sœur.
Florian acquiesce d'un léger mouvement de tête.
— J'ai rompu avec Fred, lâche Typhaine après quelques secondes.
Il détourne ses yeux brièvement sur elle avant de les reposer sur Jenny.
— Je suis désolé pour toi, finit-il par dire.
— Ne le sois pas, je ne le suis pas moi-même. C'est quelque chose que j'aurais dû faire depuis bien longtemps.
— Ne le sois pas, je ne le suis pas moi-même. C'est quelque chose que j'aurais dû faire depuis bien longtemps.
Florian la regarde à nouveau et elle lui sourit timidement.
— L'autre jour, tu m'as dit que Fred avait de la chance de m'avoir comme femme. Je pense plutôt que c'est Jenny qui a beaucoup de chance d'être avec toi, lui dit-elle.
— J'ai aussi beaucoup de chance de l'avoir.
— Je n'en doute pas.
— J'ai aussi beaucoup de chance de l'avoir.
— Je n'en doute pas.
Elle sourit plus franchement.
— Je suis sûre qu'elle se réveillera bientôt, ajoute-t-elle en se levant.
Elle prend la direction de la sortie.
— Typhaine ? l'interpelle Florian.
— Oui ?
— Merci, pour tout.
— Oui ?
— Merci, pour tout.
Elle lui sourit.
— Merci à toi aussi.
Typhaine partie, Florian se penche vers Jenny et pose sa joue dans la paume de sa main.
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Commentaires ()
impatience chaque prochain chapitre et Tome de son œuvre.
-Concernant Typhaine, mon sentiment est mitigé.
Certes, l’auteur lève un pan de mystère sur son personnage, notamment le terrible secret sur
l’homosexualité de son mari, et qui représente bien évidemment une
source de souffrance pour cette épouse et mère de famille. On pourrait, à juste titre,
éprouver de l’empathie pour elle.
-Mais là où elle perd en crédibilité, c’est lors du périple
outre-Atlantique, dont rappelons-le, l’objectif était de piéger Stover.
Son comportement est clairement celui d’une manipulatrice qui se sert de
Florian pour parvenir à ses fins.
-Sa théorie selon laquelle elle aurait omis le fait d’avoir stoppé la
pilule ne tient pas. Ce n’est pas plausible.
-Je penche plutôt sur l’hypothèse selon laquelle, elle a volontairement piégée Florian, et pour trois raisons :
-elle est malheureuse dans son couple.
-elle pensait que Jenni ne reviendrait pas de son coma.
-l’Amour. Peut-être est-elle éprise de Florian.
-De plus, elle est coutumière du fait; il suffit de se rappeler la rupture entre
Florian et Marion, dont elle fût à l’origine.
-Florian me déçoit toujours autant, car il continue à réfléchir à travers son phallus, à défaut de cerveau. Et si je m’attarde sur le plan éthique, coucher avec Typhaine, ou une quelconque autre femme, alors que Jenni, qu’il prétend aimer, se battait contre la mort dans une chambre d’hôpital m’inspire du dégoût.
-Jenni revient à la vie, après une période de coma des suites de son grave accident. Seulement voilà, je crains qu’après les joies des retrouvailles, l’avenir ne s’annonce pour le moins obscur, le jour où elle apprendra que Florian l’a trahie avec sa belle-sœur durant son séjour à l’hôpital.
-Et je ne pense pas que Typhaine pourra garder longtemps le secret sur cet enfant à naître, ni sur la paternité, même si elle retourne vivre en Irlande. Le rapprochement sera vite fait ; elle accouchera neuf mois après être allée aux USA avec Florian... Comme par hasard.
On ne sait jamais, si je tombe (prédis) juste, c'est rare mais cela arrive, je ne souhaites pas que cela soit tout public,
je te l'envoie en mp ou mail.
A toi uniquement de juger mes visions/envies
Comme tu dis, chacun a sa manière de voir l'histoire, de l'interpréter et j'aime beaucoup la tienne :)
Je tiens à te rassurer, cette histoire ira jusqu'à son terme via le 4eme et dernier tome qui commencera à être publié courant mars. J'espère que tu aimeras la direction que je ferais prendre à mes personnages. Elle ne conviendra peut être pas à tout le monde, mais c'est comme ça, c'est le jeu ma pov' Lucette ^^
Ce roman, un thriller/porno/comédie dramatique/suspense/comédie romantique, devient de plus en plus passionnant.
En espérant que cette histoire aille jusqu'au bout, contrairement à beaucoup d'autres séries.
Contrairement à ce qu'a dit Typhaine sur la fin, il n'a pas foutu la merde, il a simplement mis les choses à plat.
Il a obligé la famille de Jenny à regarder ses propres "défauts" avant de critiquer ceux des autres.
ET, contrairement à ce qu'a dit 'shadow.hawk' (à mon avis personnel !), Fred n'est pas un boulet (un peu quand même pour Typhaine involontairement), il a simplement du cacher ses gouts personnels par peur du patriarche, qui a trop d'emprise sur 'SA' société et 'SA' famille.
C'est Jean-Pierre Dutellier le vrai boulet, c'est lui qui impose par son omniprésence partout la manière de vivre, paraitre, copuler, à sa famille et, indirectement, aux employés de "SA" société !
Son dicton favori doit être: Faites ce que je dis comme je le dis, mais ne regardez pas ce que je fais !
Florian n'est, ni plus ni moins, qu'un chien dans un jeu de quille, comme dit l'expression.
Je ne veux pas critiquer les autres commentaires, ils ont raison sur le fond, mais d'une certaine manière, sont trop extrémistes et/ou trop concentrés sur certains sujets (passages de l'histoire, défauts ou réactions des personnages, etc).
Mais, je suis d'accord à 100% avec eux sur un sujet; Vite, la suite !!!
Excellent épisode, plein de rebondissements et de testostérone, que du bonheur !
Après avoir remis en place un grand riche américain, Florian reviens en France pour remettre en place la famille de Jenny :D
Ah le père et Fred ont bien pris comme ils méritaient et on voit bien qu'ils ne s'attendaient pas a ca :)
Typhaine a eu le courage de suivre Florian sur ce coup et de quitter Fred donc j'espère que tout ira mieux pour elle dans l'avenir ;)
Et aussi que Jenny se réveille, ca suffit de faire la belle au bois dormant :D
Encore 2 chapitres qui je suppose nous réservent des surprises avant la fin de ce tome 3, hâte de lire les derniers chapitres :)