Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
III - À corps perdu — Chapitre 24 · La confrontation
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
III - À corps perdu
Chapitre 24 · La confrontation
Mail du 01 juin :
Bonjour ma belle,
Shama a réussi ! C'est avec brio qu'elle a obtenu de quoi pouvoir mettre la pression à ton maître-chanteur. Quand tu visionneras la vidéo, tu verras à quel point notre Shama peut être une vraie tortionnaire, même si on le savait !
Elle est déjà repartie, je préfère la savoir en sécurité loin d'ici car c'est aujourd'hui que je vais me confronter à notre homme. J'espère ne pas avoir fait tout ça pour rien, on aura bientôt la réponse.
Que ce soit concluant ou non, cet après-midi, je rentrerais en France, près de toi. La simple idée de te revoir enfin me donne tout le courage possible et imaginable pour cette ultime épreuve.
Ceci est mon dernier mail, les prochains mots, je te les dirai de vive voix et, j'ose espérer, les yeux dans les yeux.
À demain, mon ange.
Je t'aime.
Flo.
Shama a réussi ! C'est avec brio qu'elle a obtenu de quoi pouvoir mettre la pression à ton maître-chanteur. Quand tu visionneras la vidéo, tu verras à quel point notre Shama peut être une vraie tortionnaire, même si on le savait !
Elle est déjà repartie, je préfère la savoir en sécurité loin d'ici car c'est aujourd'hui que je vais me confronter à notre homme. J'espère ne pas avoir fait tout ça pour rien, on aura bientôt la réponse.
Que ce soit concluant ou non, cet après-midi, je rentrerais en France, près de toi. La simple idée de te revoir enfin me donne tout le courage possible et imaginable pour cette ultime épreuve.
Ceci est mon dernier mail, les prochains mots, je te les dirai de vive voix et, j'ose espérer, les yeux dans les yeux.
À demain, mon ange.
Je t'aime.
Flo.
L'euphorie de la veille a laissé place à une tension lancinante. Florian n'est pas le seul dans ce cas, Typhaine, elle aussi, est stressée. Chacun prépare ses bagages et ils se retrouvent ensuite pour le petit-déjeuner.
— Hier, j'ai appelé Peter pour qu'il me prévienne quand Stover sera au restaurant.
— Bonne idée, ça nous évitera de faire le pied de grue en attendant que monsieur arrive.
— Oui. Tu as réussi à dormir ?
— Ça va dans l'ensemble, même si je me suis réveillé deux trois fois. Et toi ?
— Plus ou moins pareil. Pas trop stressé ?
— Je vais pas te mentir, bien sûr que je le suis, mais…
— Bonne idée, ça nous évitera de faire le pied de grue en attendant que monsieur arrive.
— Oui. Tu as réussi à dormir ?
— Ça va dans l'ensemble, même si je me suis réveillé deux trois fois. Et toi ?
— Plus ou moins pareil. Pas trop stressé ?
— Je vais pas te mentir, bien sûr que je le suis, mais…
Florian reste silencieux une poignée de secondes.
— … j'estime qu'on a fait le maximum, reprend-il, et si malgré ça, il ne veut pas entendre raison, je ne vois pas bien ce qu'on peut faire d'autre, à part les balancer, lui et son avocat, avec des parpaings attachés aux pieds, dans la baie de Santa Monica !
— Tu as raison, ricane Typhaine, tu as bien la vidéo sur ton téléphone, hein ?
— J'ai dû vérifier cinquante fois depuis que je suis debout ! On décolle à quelle heure ?
— Vers seize heures.
— Tu as raison, ricane Typhaine, tu as bien la vidéo sur ton téléphone, hein ?
— J'ai dû vérifier cinquante fois depuis que je suis debout ! On décolle à quelle heure ?
— Vers seize heures.
Florian reçoit alors un message.
— Shama est bien arrivée, dit-il en le lisant.
— Au moins, elle est en sécurité.
— J'ai eu l'impression que c'était moins tendu entre vous avant qu'elle ne parte, je me trompe ?
— On a un peu discuté, elle me laisse le bénéfice du doute et attend de voir si à l'avenir, je ne vais pas faire une crasse, à Jenny ou à toi.
— D'accord, sourit-il, je suis certain que vous finirez par bien vous entendre toutes les deux.
— On verra bien.
— Et je vais même aller plus loin, je suis sûr que ça s'arrangera aussi avec Jenny lorsqu'elle se réveillera !
— Oulah, on a sans doute encore un peu de travail pour ça !
— Au moins, elle est en sécurité.
— J'ai eu l'impression que c'était moins tendu entre vous avant qu'elle ne parte, je me trompe ?
— On a un peu discuté, elle me laisse le bénéfice du doute et attend de voir si à l'avenir, je ne vais pas faire une crasse, à Jenny ou à toi.
— D'accord, sourit-il, je suis certain que vous finirez par bien vous entendre toutes les deux.
— On verra bien.
— Et je vais même aller plus loin, je suis sûr que ça s'arrangera aussi avec Jenny lorsqu'elle se réveillera !
— Oulah, on a sans doute encore un peu de travail pour ça !
Florian reste à présent silencieux, perdu dans ses pensées.
— Jenny te manque ? finit par lui demander Typhaine.
— Oui, ça commence à faire long, surtout dans la situation dans laquelle elle est.
— Je comprends.
— J'espère vraiment ne pas être venu jusqu'ici pour rien. Elle ne mérite pas de tout perdre de cette manière.
— Elle ne perdra rien, j'en ai l'intuition, et quand bien même elle perdrait sa société, elle t'aura toujours toi, et c'est bien ça le plus important.
— Oui, ça commence à faire long, surtout dans la situation dans laquelle elle est.
— Je comprends.
— J'espère vraiment ne pas être venu jusqu'ici pour rien. Elle ne mérite pas de tout perdre de cette manière.
— Elle ne perdra rien, j'en ai l'intuition, et quand bien même elle perdrait sa société, elle t'aura toujours toi, et c'est bien ça le plus important.
Le reste de la matinée se déroule calmement, Typhaine et Florian sont restés à l'hôtel à discuter de tout et de rien, pour essayer de penser à autre chose durant le temps qu'il reste avant la confrontation avec Stover.
Un peu avant midi, Typhaine reçoit un message de Peter : Stover est arrivé.
Ils récupèrent leurs bagages et embarquent dans un taxi, direction le restaurant, celui-là même d'où Florian, quelques jours auparavant, s'était fait jeté dehors. Arrivé à destination, la tension est palpable ; dans une poignée de minute, soit toute cette histoire aura pris fin, soit ça ira jusqu'au bout, jusqu'à l'irréparable.
Un peu avant midi, Typhaine reçoit un message de Peter : Stover est arrivé.
Ils récupèrent leurs bagages et embarquent dans un taxi, direction le restaurant, celui-là même d'où Florian, quelques jours auparavant, s'était fait jeté dehors. Arrivé à destination, la tension est palpable ; dans une poignée de minute, soit toute cette histoire aura pris fin, soit ça ira jusqu'au bout, jusqu'à l'irréparable.
— Tu es sûr que tu ne veux pas que je vienne avec toi ? lui demande Typhaine alors que le taxi se gare devant le restaurant.
— Oui, c'est à moi de lui parler. Je vais rester tout ce qu'il y a de plus calme, promet-il.
— Évite les piliers cette fois-ci, ironise Typhaine.
— Je vais faire en sorte.
— Oui, c'est à moi de lui parler. Je vais rester tout ce qu'il y a de plus calme, promet-il.
— Évite les piliers cette fois-ci, ironise Typhaine.
— Je vais faire en sorte.
Après lui avoir lancé un clin d'œil, Florian sort de la voiture.
Alors qu'il s'apprête à entrer, son téléphone sonne ; c'est Shama.
Alors qu'il s'apprête à entrer, son téléphone sonne ; c'est Shama.
— Oui Shama !
« Salut, Flo, tu vas bien ? »
— Ça va, merci. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
« Oh, euh, rien de spécial, c'est juste que je suis chez toi, et il y a quelqu'un. »
— Comment ça ? Qui ?
« Je ne sais pas, il fait des travaux. »
— Aaaah, oui, c'est mon frère ! Désolé, j'ai oublié de te prévenir, je lui avais demandé d'arranger deux trois conneries chez moi. Mais t'inquiète hein, il mord pas !
« Non, je ne m'inquiète pas, c'est juste que… enfin… je… voulais savoir si… enfin… »
— Désolé Shama, mais je dois vraiment te laisser là. Je décolle cet aprèm', je t'appelle dès que je suis en France, ok ?
« Euh, oui, d'accord, ça marche. »
— À plus, ma belle.
« Bye. »
« Salut, Flo, tu vas bien ? »
— Ça va, merci. Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
« Oh, euh, rien de spécial, c'est juste que je suis chez toi, et il y a quelqu'un. »
— Comment ça ? Qui ?
« Je ne sais pas, il fait des travaux. »
— Aaaah, oui, c'est mon frère ! Désolé, j'ai oublié de te prévenir, je lui avais demandé d'arranger deux trois conneries chez moi. Mais t'inquiète hein, il mord pas !
« Non, je ne m'inquiète pas, c'est juste que… enfin… je… voulais savoir si… enfin… »
— Désolé Shama, mais je dois vraiment te laisser là. Je décolle cet aprèm', je t'appelle dès que je suis en France, ok ?
« Euh, oui, d'accord, ça marche. »
— À plus, ma belle.
« Bye. »
Il a trouvé le ton de son amie bizarre, mais il n'a pas vraiment le temps de creuser ; elle lui a dit qu'elle allait bien, il s'en contente.
Pour l'heure, sa première mission va déjà être d'arriver jusqu'à la table de Stover, car pour peu que le personnel du restaurant le reconnaisse, on ne le laissera pas passer comme ça. Heureusement, la personne qui accueille Florian ne semble pas tiquer.
Pour l'heure, sa première mission va déjà être d'arriver jusqu'à la table de Stover, car pour peu que le personnel du restaurant le reconnaisse, on ne le laissera pas passer comme ça. Heureusement, la personne qui accueille Florian ne semble pas tiquer.
— Bonjour monsieur, puis-je vous aider ? demande le serveur.
— Bonjour, j'ai rendez-vous avec un ami, Kenneth Stover.
— Ah, bien, allez-y alors.
— Merci.
— Bonjour, j'ai rendez-vous avec un ami, Kenneth Stover.
— Ah, bien, allez-y alors.
— Merci.
Florian se dirige vers la table du golden-boy. Ce dernier ne le voit pas arriver, il est plongé dans une revue financière, un verre de vin à la main.
— Bonjour, Mr Stover, lance Florian.
Le businessman relève négligemment la tête et il est surpris dès qu'il reconnaît Florian.
— Oh, l'assistant ! Que fais-tu ici ? s'exclame-t-il en posant son verre et en pliant son journal.
Avant que Florian ne réponde, le directeur du restaurant interrompt la discussion.
— Je croyais vous avoir dit que je ne voulais plus vous revoir ici ! grogne-t-il.
— Oui, je sais, répond-il d'un ton calme, je tiens tout d'abord à m'excuser pour le remue-ménage de l'autre fois, je me suis laissé emporter par ma colère, mais je vous promets que ça ne se reproduira pas aujourd'hui. Je suis juste ici pour discuter quelques minutes avec Mr Stover.
— Oui, je sais, répond-il d'un ton calme, je tiens tout d'abord à m'excuser pour le remue-ménage de l'autre fois, je me suis laissé emporter par ma colère, mais je vous promets que ça ne se reproduira pas aujourd'hui. Je suis juste ici pour discuter quelques minutes avec Mr Stover.
Le directeur tourne son visage renfrogné vers Kenneth Stover qui lui fait un petit signe de tête.
— Je ne veux pas entendre un mot plus haut que l'autre, sinon, je vous fais embarquer par la police, cette fois-ci ! le prévient-il.
— Promis juré ! lance Florian en levant la main droite.
— Promis juré ! lance Florian en levant la main droite.
Le directeur laisse les deux hommes seuls.
— Alors comme ça, on veut discuter ? l'interroge Stover.
— En effet. Puis-je m'asseoir ?
— En effet. Puis-je m'asseoir ?
L'homme d'affaires regarde sa montre.
— Vite alors, j'attends du monde.
— Ça ne sera pas long !
— Ça ne sera pas long !
Florian s'installe.
— Tiens, ta présence ici me rappelle que Mr Burns part demain pour la France afin de finaliser la vente, dit Stover, je te pensais déjà reparti chez toi.
— Eh bien disons que j'ai suivi votre conseil, j'ai fait un peu de tourisme. Vous avez une très belle région, même si je préfère quand même les paysages de Provence.
— Il ne tient qu'à toi d'aller les retrouver.
— En effet ! Je repars d'ailleurs aujourd'hui. Je vois que vous êtes amateur de vin, lance Florian en prenant la bouteille posée sur la table pour en lire l'étiquette, je peux goûter ?
— Eh bien disons que j'ai suivi votre conseil, j'ai fait un peu de tourisme. Vous avez une très belle région, même si je préfère quand même les paysages de Provence.
— Il ne tient qu'à toi d'aller les retrouver.
— En effet ! Je repars d'ailleurs aujourd'hui. Je vois que vous êtes amateur de vin, lance Florian en prenant la bouteille posée sur la table pour en lire l'étiquette, je peux goûter ?
Kenneth Stover pousse un bref soupir d'exaspération, mais accepte néanmoins.
— Bon, qu'as-tu à me dire ? s'impatiente-t-il.
— Je voudrais vous montrer quelques images que j'ai capturés lors de mes différentes visites, dit Florian en sortant son téléphone.
— J'habite ici depuis toujours, je connais tous les endroits que tu as pu visiter.
— Je n'en doute pas, mais je tenais quand même à ce que vous voyiez ces images, elles valent vraiment le coup d'œil, je vous assure !
— Je voudrais vous montrer quelques images que j'ai capturés lors de mes différentes visites, dit Florian en sortant son téléphone.
— J'habite ici depuis toujours, je connais tous les endroits que tu as pu visiter.
— Je n'en doute pas, mais je tenais quand même à ce que vous voyiez ces images, elles valent vraiment le coup d'œil, je vous assure !
Florian pianote quelques instants sur son téléphone avant de le tendre à Stover.
C'est avec un plaisir infini que Florian, son verre de vin à la main, l'admire en train de se décomposer lorsqu'il pose ses yeux sur le smartphone. Son visage perd son beau bronzage au profit d'un blanc cassé de toute beauté et le bas de sa mâchoire semble sur le point de tomber au sol.
C'est avec un plaisir infini que Florian, son verre de vin à la main, l'admire en train de se décomposer lorsqu'il pose ses yeux sur le smartphone. Son visage perd son beau bronzage au profit d'un blanc cassé de toute beauté et le bas de sa mâchoire semble sur le point de tomber au sol.
— J'ai coupé le son, mais on entend très bien, ajoute Florian avant de boire à son verre, ho, et ce n'est qu'un best-of, j'en ai plusieurs heures.
Kenneth Stover relève le regard vers lui.
— Comment tu as eu ces images ? demande-t-il à voix basse.
Florian ne répond pas et se contente de sourire ; Stover scrute l'écran d'un peu plus près.
— Savitri…, finit-il par dire, sale garce ! Je suppose que c'est une amie à toi.
— Oui… non… peut-être… est-ce vraiment important ? répond-il en tendant la main pour récupérer son téléphone.
— Oui… non… peut-être… est-ce vraiment important ? répond-il en tendant la main pour récupérer son téléphone.
Stover n'est pas décidé à le lui rendre.
— Vous vous doutez bien que ce n'est pas la seule copie qui existe, précise-t-il.
Après quelques instants, l'homme d'affaires lui tend le téléphone que Florian pose sur la table une fois éteint. Plus de posture détendue, Stover est maintenant crispé.
— Si tu imagines que tu vas pouvoir m'extorquer de l'argent aussi facilement, tu te fourres le doigt dans l'œil, dit-il d'un air faussement calme.
— De l'argent ? Mais qui a parlé d'argent ?
— De l'argent ? Mais qui a parlé d'argent ?
Stover fronce les sourcils.
— Pour quoi d'autre ?
— Vous allez peut-être trouver ça étonnant, mais pour beaucoup de gens sur cette planète, l'argent n'est pas la chose la plus importante.
— Bon, qu'est-ce que tu veux alors ? s'agace Stover.
— Je veux que vous renonciez à votre projet de mettre la main sur JFD Comm' et que vous stoppiez votre chantage sans délai, annonce Florian.
— Quoi ?
— Vous m'avez bien compris, c'est inutile que je me répète.
— Vous allez peut-être trouver ça étonnant, mais pour beaucoup de gens sur cette planète, l'argent n'est pas la chose la plus importante.
— Bon, qu'est-ce que tu veux alors ? s'agace Stover.
— Je veux que vous renonciez à votre projet de mettre la main sur JFD Comm' et que vous stoppiez votre chantage sans délai, annonce Florian.
— Quoi ?
— Vous m'avez bien compris, c'est inutile que je me répète.
Le businessman est étonné par cette requête.
— C'est juste pour ça que tu t'es procurée ses images ?
Florian pousse un soupir.
— Je me suis un peu renseigné sur vous, Mr Stover. Votre père vous a passé le flambeau de sa société il y a trois ans de ça. Si je ne doute pas que vous ayez fait de brillantes études, vous ne savez pas ce que c'est que de construire une entreprise de vos propres mains, en partant de zéro et de faire des sacrifices pour y arriver. Tout ce que vous savez, c'est cracher vos billets pour acheter ce qui vous plaît sans vous préoccuper des autres. Je ne compte pas vous laisser voler l'entreprise que ma petite amie et son frère se sont levés le cul à créer.
Stover prend une attitude bravache.
— Et qu'est-ce qui te fait croire que ce que tu as sur moi pourrait m'être préjudiciable ?
— Vous avez une réputation de requin et vous nagez chaque jour parmi les requins. Cette vidéo ne vous achèvera pas, mais elle vous blessera à coup sûr, et que font les requins quand ils détectent l'odeur du sang ? Derrière les sourires de façade, ils attendent la moindre occasion pour vous réduire en morceaux. Et au-delà du monde des affaires, imaginez l'impact qu'auront ces images auprès de l'opinion publique, dans votre belle Amérique si puritaine. Nombre d'hommes influents ont vu leur réputation réduite à néant pour bien moins que ça. À vous de voir si vous voulez que cette vidéo tourne sur tous les écrans de Wall Street dès cet après-midi et que la valeur de votre société dégringole.
— Vous avez une réputation de requin et vous nagez chaque jour parmi les requins. Cette vidéo ne vous achèvera pas, mais elle vous blessera à coup sûr, et que font les requins quand ils détectent l'odeur du sang ? Derrière les sourires de façade, ils attendent la moindre occasion pour vous réduire en morceaux. Et au-delà du monde des affaires, imaginez l'impact qu'auront ces images auprès de l'opinion publique, dans votre belle Amérique si puritaine. Nombre d'hommes influents ont vu leur réputation réduite à néant pour bien moins que ça. À vous de voir si vous voulez que cette vidéo tourne sur tous les écrans de Wall Street dès cet après-midi et que la valeur de votre société dégringole.
Stover lance un regard vindicatif à Florian pendant que ce dernier continue de boire son verre de vin comme si de rien n'était.
— Donc, tu veux simplement que je laisse tranquille la société de ta petite amie.
Florian pose son verre et se penche vers Stover.
— Je veux que vous n'approchiez plus jamais de JFD Comm', que ce soit directement ou indirectement. Si j'apprends que vous vous y intéressez à nouveau, la vidéo sortira, si un investisseur nous approche et que j'apprends, sur le moment ou plus tard, que vous y êtes lié de près ou de loin, la vidéo sortira, si vous ne faites même qu'y penser en vous levant le matin, la vidéo sortira. Respectez ces consignes simples, oubliez définitivement JFD Comm' et elle restera bien sagement au fond d'un disque dur. Dans le cas contraire… Suis-je assez clair, Mr Stover ? l'interroge-t-il en se calant à nouveau au fond de sa chaise.
— Et qu'est-ce qui me dit que si j'accepte, la vidéo ne sortira pas quand même ?
— Je vous en donne ma parole.
— Et qu'est-ce qui me dit que si j'accepte, la vidéo ne sortira pas quand même ?
— Je vous en donne ma parole.
Stover ricane.
— Tu crois vraiment que ça va me suffire ?
— Que ça vous suffise ou non, vous n'avez pas le choix, tout comme je n'ai pas le choix de vous faire confiance pour ne pas divulguer ce que vous savez à n'importe qui. Voyez ça comme de la dissuasion nucléaire : on a tous les deux de quoi se détruire mutuellement. Mais pour vous aider à prendre la bonne décision, posez-vous la question suivante : qui a le plus à perdre ?
— Que ça vous suffise ou non, vous n'avez pas le choix, tout comme je n'ai pas le choix de vous faire confiance pour ne pas divulguer ce que vous savez à n'importe qui. Voyez ça comme de la dissuasion nucléaire : on a tous les deux de quoi se détruire mutuellement. Mais pour vous aider à prendre la bonne décision, posez-vous la question suivante : qui a le plus à perdre ?
Florian vide son verre.
— Et puis, ajoute-t-il ensuite, c'est vous qui avez attaqué le premier, nous n'avons fait que nous défendre, et avec les mêmes armes que vous avez utilisé, qui plus est. Il y a toujours un risque de se prendre un retour de flammes quand on agresse quelqu'un, même si je me doute que vous ne devez pas y être habitué et que vous ne vous y attendiez pas.
— Pourquoi c'est toi qui es ici et pas le frère de Ms Dutellier ?
— Il n'est pas au courant, personne n'est au courant, d'ailleurs, c'est une initiative personnelle. Il ne tient donc qu'à vous que tout ça ne sorte pas de ce restaurant.
— Pourquoi c'est toi qui es ici et pas le frère de Ms Dutellier ?
— Il n'est pas au courant, personne n'est au courant, d'ailleurs, c'est une initiative personnelle. Il ne tient donc qu'à vous que tout ça ne sorte pas de ce restaurant.
Kenneth Stover regrette amèrement de ne pas avoir suivi les conseils de son avocat qui lui avait proposé de placer Florian sous surveillance après son esclandre de l'autre jour.
— Bien, Mr Stover, dit Florian en regardant sa montre, vos invités ne vont sûrement pas tarder et quant à moi, j'ai un avion à prendre. Que faisons-nous ? On conclut un accord ou on se détruit mutuellement ?
Les deux hommes se fixent, Stover affiche une colère noire sur son visage et Florian, un sourire dédaigneux, le même genre de sourire que lui a lancé le businessman à de nombreuses reprises.
— Très bien, mais tu n'as pas intérêt de jouer au plus malin, sinon, tu le regretteras.
— Oh, pas de soucis pour ça. Je n'aspire qu'à une seule chose, c'est de ne plus jamais vous revoir, donc je ne vais pas prendre le risque de jouer au plus malin, comme vous dites. Marché conclu ? dit Florian en lui tendant la main.
— Oh, pas de soucis pour ça. Je n'aspire qu'à une seule chose, c'est de ne plus jamais vous revoir, donc je ne vais pas prendre le risque de jouer au plus malin, comme vous dites. Marché conclu ? dit Florian en lui tendant la main.
Après avoir soupiré, Stover lui serre la main.
— Formidable ! Vous penserez à remettre sa laisse à votre avocat avant qu'il ne parte, histoire qu'il ne fasse pas un second voyage pour rien.
Florian se lève et s'apprête à partir.
— Une dernière chose, si un simple assistant, loin de chez lui, a réussi à vous piéger, imaginez ce que pourrait réussir quelqu'un qui serait aussi motivé que moi, mais bien plus proche de vous. À ne vous faire que des ennemis, un jour, ça vous tombera dessus, donc pensez-y avant de jouer au pyromane sans réfléchir. Mais bon, si ça devait arriver, vu vos impressionnantes… capacités, nul doute que vous vous reconvertirez très facilement. Merci pour le verre de vin, Mr Stover.
Florian sort du restaurant et il grimpe dans le taxi où Typhaine l'attend toujours. Elle le regarde en silence, attendant une réaction de sa part ; Florian pousse un long soupir en fermant les yeux avant de se tourner vers elle pour lui lancer un grand sourire.
Typhaine sourit à son tour et s'adresse ensuite au chauffeur.
Typhaine sourit à son tour et s'adresse ensuite au chauffeur.
— À l'aéroport, s'il vous plaît.
***********
Enfermé dans son bureau et affalé sur sa chaise, Fred prépare sans grand entrain l'arrivée de l'avocat, prévue le lendemain. Voilà des jours qu'il n'est plus que l'ombre de lui-même, et seul, vu qu'il n'a plus de nouvelle de son père depuis qu'il a été décidé de vendre la société.
Son téléphone se met alors à sonner.
Son téléphone se met alors à sonner.
— Allô ?
« Bonjour, Mr Dutellier, Mr Burns à l'appareil. »
« Bonjour, Mr Dutellier, Mr Burns à l'appareil. »
Fred se redresse sur sa chaise.
— Oh, bonjour, Mr Burns. Écoutez, je sais que j'ai du retard pour les documents que je devais vous envoyer, mais nous avons un gros souci informatique, et je…
« Cela n'a plus d'importance », le coupe-t-il.
— Comment ça ?
« Mon client ne souhaite plus racheter votre entreprise. »
— Mais… qu'est-ce que ça signifie ? demande Fred, incrédule.
« Exactement ce que je viens de vous dire. Notre rendez-vous est donc annulé et nous rompons toutes négociations. Vous n'entendrez plus parler de nous, en espérant qu'il en sera de même de votre côté. »
— Ah… euh, bien, d'accord, c'est noté.
« Mon client et moi-même vous souhaitons une bonne continuation ainsi qu'un prompt rétablissement à votre sœur. »
— Merci, c'est… c'est très aimable à vous.
« Au revoir, Mr Dutellier. »
« Cela n'a plus d'importance », le coupe-t-il.
— Comment ça ?
« Mon client ne souhaite plus racheter votre entreprise. »
— Mais… qu'est-ce que ça signifie ? demande Fred, incrédule.
« Exactement ce que je viens de vous dire. Notre rendez-vous est donc annulé et nous rompons toutes négociations. Vous n'entendrez plus parler de nous, en espérant qu'il en sera de même de votre côté. »
— Ah… euh, bien, d'accord, c'est noté.
« Mon client et moi-même vous souhaitons une bonne continuation ainsi qu'un prompt rétablissement à votre sœur. »
— Merci, c'est… c'est très aimable à vous.
« Au revoir, Mr Dutellier. »
L'avocat raccroche sans attendre de réponse.
Fred ne comprend pas ce soudain revirement de situation, et après avoir analysé cette discussion, il se précipite dans le bureau de Shama, la faisant sursauter lorsqu'il ouvre la porte brusquement.
Fred ne comprend pas ce soudain revirement de situation, et après avoir analysé cette discussion, il se précipite dans le bureau de Shama, la faisant sursauter lorsqu'il ouvre la porte brusquement.
— Shama, vous ne devinerez jamais qui vient de m'appeler ! s'écrie-t-il avec un grand sourire.
— Euh, ben, je ne sais pas, dites-moi.
— Nick Burns, l'avocat de l'investisseur, il vient de me dire que son client ne voulait plus nous racheter !
— Euh, ben, je ne sais pas, dites-moi.
— Nick Burns, l'avocat de l'investisseur, il vient de me dire que son client ne voulait plus nous racheter !
Bien joué, Flo ! pense-t-elle.
— C'est super, ça ! Je vous avais dit que tout finirait par s'arranger, vous vous souvenez ? lui dit-elle.
— C'est vrai, mais je n'y croyais vraiment pas ! Je ne sais pas pourquoi d'un coup, il a tout annulé.
— Peu importe, l'important, c'est que maintenant, tout va redevenir comme avant. Il ne manque plus que Jenny se réveille pour que tout soit parfait !
— Oui ! Bon sang, je dois prévenir mon père !
— C'est vrai, mais je n'y croyais vraiment pas ! Je ne sais pas pourquoi d'un coup, il a tout annulé.
— Peu importe, l'important, c'est que maintenant, tout va redevenir comme avant. Il ne manque plus que Jenny se réveille pour que tout soit parfait !
— Oui ! Bon sang, je dois prévenir mon père !
Aussi vite qu'il est arrivé, Fred repart dans son bureau.
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Commentaires ()
Je ne voulais pas commencer à partir sur de la violence ou autre chose de plus glauque. Comme tu dis, l'essentiel pour Florian est d'avoir réussi à sauver jfd com', c'est tout ce qu'il voulait. Je comprends qu'il puisse y avoir de la frustration, il méritait sans doute bien pire, mais l'essentiel est sauf :)
Et puis Stover n'est pas le seul à mériter une leçon ;)
Merci, Styx :)
Je peux savoir ce qui te laisse sur ta faim ?
Stover l'avait bien cherché et ca devait lui pendre au nez depuis un long moment ^^
Bien joué pour Florian avec son attitude juste parfaite lors de cette entrevue :)
Fred qui a l'air plutôt surpris suite à cette décision mais content tout de même.
On va maintenant retourner en France et voir comment va se passer la suite :p
Fred n'a rien compris de l'appel de l'avocat et surtout du "en espérant qu'il en sera de même de votre côté" allusion à la vidéo que possède Florian :)
Faut espérer maintenant que stover ne cherche pas à se venger de shama pour avoir fourni de quoi le faire chanter à sont tour,On sait jamais avec ce genre de spécimen.
Plus que 3 chapitres et ça sera la fin de ce 3e tome
Au plaisir.
Julien