Un job d'appoint
Chapitre 25 · UN peu de douceur...
Un job d'appoint Chapitre 1 · Entretien d'embauche Chapitre 2 · Un nouveau départ Chapitre 3 · Premier jour Chapitre 4 · Un petit bonus Chapitre 5 · Après le sport... Le réconfort... Chapitre 6 · Une douce matinée Chapitre 7 · Quand la climatisation s'y met... Chapitre 8 · Une Pause-café agitée… Chapitre 9 · Convoquée pour mauvaise conduite Chapitre 10 · Une visite médicale peu conventionnelle Chapitre 11 · Une soirée inattendue Chapitre 12 · Ma première sodomie Chapitre 13 · Il ne sera plus puceau... Chapitre 14 · Quand la balnéo... c'est trop... Chapitre 15 · Service après soins Chapitre 16 · Une bonne initiative Chapitre 17 · Sévère punition Chapitre 18 · Une soirée très spéciale (1/2) Chapitre 19 · Une soirée très spéciale (2/2) Chapitre 20 · Partir ou rester ? Chapitre 21 · À coeurs ouverts Chapitre 22 · Douce vengeance Chapitre 23 · La réconciliation Chapitre 24 · Soirée très hospitalière Chapitre 25 · UN peu de douceur... Chapitre 26 · Séance de Yoga... pas très relaxante... Chapitre 27 · Le sport, après le réconfort… Chapitre 28 · Autodidacte Chapitre 29 · A propos du plaisir féminin... Chapitre 30 · Un majordome au Garde-à-vous (1ère partie) Chapitre 31 · Un majordome aux ordres (2ème partie) Chapitre 32 · Un majordone entièrement soumis (3ème partie) Chapitre 33 · Convocation Chapitre 34 · Une invitation inattendue (1ère partie) Chapitre 35 · Un retour mouvementé Chapitre 36 · Une soirée de soumission (1ère partie) Chapitre 37 · UNe soirée de soumission (2ème partie) Chapitre 38 · Une soirée de soumission (3ème partie) Chapitre 39 · Un moment de tendresse Chapitre 40 · Une vraie nuit de cauchemar (1/2) Chapitre 41 · Une vraie nuit de cauchemar (2/2) Chapitre 42 · La dernière manche
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✦ Sensuelle Emilie Un job d'appoint XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Un job d'appoint — Chapitre 25 · UN peu de douceur...

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Sensuelle Emilie
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Un job d'appoint

Chapitre 25 · UN peu de douceur...

Le calme règne dans la maison aujourd'hui. Marc et Alexandre sont toute la journée en rendez-vous, Hugo donne ses cours au centre, Benoit est parti étudier à la bibliothèque avec des amis. Je suis seule avec Anne et Élise qui, après leurs tâches quotidiennes, se sont enfermées dans la chambre d'Anne. Cela fait maintenant plus de deux heures que je ne les ai ni vues, ni entendues. Je soupire d'envie et de désir en les imaginant dans les bras l'une de l'autre, se caressant, se léchant dans un tourbillon de gémissements. Je me sens jalouse de leur relation, tant sur le plan sentimental que sur le plan sexuel : elles sont toutes les deux comblées.
Ma seule satisfaction est le plaisir que je donne aux hommes de cette maison et que je prends à être traitée si différemment par chacun d'entre eux. Être soumise aux perversités de Marc, quand il ne se montre pas violent. Être prise par surprise par Hugo, dans des endroits insolites. Être la première femme de Benoit. Mais surtout, être celle dont prend soin Alexandre, toujours prévenant avec moi.
Et que penser de mes expériences avec Anne, Élise ou Julie ?
On dit que seule une femme peut bien faire l'amour à une autre femme. Je ne sais toujours pas si c'est vrai. Mais la seule chose que je peux dire c'est que ça n'a rien à voir. C'est sans doute une autre façon de voir les choses.
Même dans la domination c'est différent. Julie et Marc ont une approche totalement différente.
Penser à chacun de mes partenaires, hommes et femmes, et à leur attitude me fait venir des images aussi perverses qu'excitantes. Je jette un coup d'œil circulaire pour vérifier que je suis bien seule et pose le roman sur lequel je suis en train de travailler. J'ouvre avec précaution la fermeture éclair de ma robe, comme si je craignais que quelqu'un ne soit attiré par son doux murmure. Une brise fraiche me caresse la peau. Je laisse mes doigts se promener délicatement le long de la dentelle de mes bonnets, dessiner leur contour. Je fais glisser les bretelles de mon soutien-gorge le long de mes bras et libère mes seins de leurs bonnets.
Je glisse mes index l'un après l'autre dans ma bouche pour les enduire de salive. J'imagine les longs doigts d'Alexandre à la place des miens, si forts, si doux. Je les fais coulisser lentement, les plaquer contre mon palais avec ma langue.
Alex… où es-tu quand j'ai besoin de ta douceur ?
Je dessine de petits cercles sur mes mamelons, me rapprochant lentement de mes tétons qui commencent à pointer. Je les pince délicatement, les étirant suffisamment pour les exciter, mais pas trop pour ne pas déclencher de douleur. Ma peau se couvre de frissons bien agréables.
Je pousse un profond soupir en faisant décrire à ma main gauche de grands cercles autour de mon sein, sur mon ventre pour la laisser se faufiler sous la fine dentelle de ma petite culotte. Mes doigts glissent sur ma peau fraichement épilée.
Béni soit l'inventeur de l'épilation au laser !
Je me lèche les doigts de ma main droite, tandis que la gauche frotte délicatement mes lèvres douces, l'une contre l'autre. Je me laisse glisser un peu sur le fauteuil et pose une jambe sur l'accoudoir. J'espère que personne ne va me surprendre dans cette position.
Quel spectacle je lui offrirais !
Je ferme doucement les yeux. Mon attention se reporte sur mes doigts. J'écarte mes lèvres d'une main et y glisse mon index droit humide. Je le fais glisser d'avant en arrière, lubrifiant petit à petit ma vulve qui commence à se contracter sous cette caresse. Cependant, je n'y vais pas tout de suite. J'ai envie de prendre mon temps pour prendre un maximum de plaisir. Mes doigts remontent lentement sur mon clitoris. Je sens la petite boule de chair rouler sous mon doigt.
C'est incroyable qu'une si petite zone puisse apporter autant de plaisir.
Une fois que mon clitoris est bien entre mes doigts, je remonte ma main gauche, pour me caresser les seins, l'un après l'autre. C'est curieux, les sensations sont vraiment différentes quand je me caresse et quand c'est quelqu'un d'autre qui me les prodigue. Sans doute parce que j'y vais plus doucement. Mais les sensations sont bien plus agréables comme ça, moins intenses. Je peux doser mon propre plaisir, en accélérant ou en ralentissant mes mouvements, en appuyant plus ou moins fort.
J'imagine maintenant Marc et Hugo, me tétant comme des affamés, tandis que leurs doigts s'allient pour me pincer les lèvres et le clitoris. Je secoue la tête : aujourd'hui, j'ai besoin de douceur et de tendresse.
Oooh, Alex… j'aimerais que tu sois là, que tu t'occupes de moi.
Je réalise à quel point il me manque. Sa présence, sa chaleur, sa tendresse, son odeur… tout me plait chez lui. J'aime les sensations fortes que m'apportent Marc et Hugo, la maladresse et le manque de contrôle de Benoit… mais… c'est Alex qui me donne le plus de plaisir, car il est plus attentif et plus prévenant que les autres. Même si ce qu'ils me font me fait jouir, ils pensent surtout à leur propre plaisir avant le mien.
Ma main pivote doucement, orientant mes doigts vers le bas. Mon majeur se faufile facilement dans mes chairs humides. C'est doux, c'est chaud, c'est agréable. Je peux comprendre le plaisir que ressentent les hommes à nous pénétrer, à se sentir serrés dans nos chairs moelleuses. Mon index rejoint mon majeur. Je lâche un gémissement de plaisir lorsque je les fais coulisser lentement en moi. avec un soupir de dépit, je me rends compte qu'ils ne vont pas aussi loin que ceux d'Alexandre, qu'ils ne sont pas aussi agiles que les siens.
— Eh bien… eh bien… » me murmure une voix chaude à l'oreille. « Mademoiselle s'accorde un moment privilégié ?
Je sursaute brusquement, me recroquevillant sur le fauteuil avant de souffler de soulagement. Alexandre, l'homme vers qui toutes mes pensées ont vagabondé, est accroupi derrière le canapé, les coudes en appui sur le dossier, le menton sur ses mains. Ses lèvres se courbent en un délicieux sourire qui n'a absolument rien d'innocent.
— De… depuis combien de temps es-tu là ?
— Hmmm… » dit-il en faisant le tour du fauteuil et en s'agenouillant devant moi. « Suffisamment longtemps pour avoir envie de toi.
Je sens mes joues me chauffer : je ne me suis même pas rendu compte de sa présence. Je me rassois et resserre les pans de ma robe sur moi. Il se redresse lentement, faisant glisser son corps contre le mien. Mon esprit se retrouve envahi son parfum légèrement boisé.
Tiens, il a changé de parfum ? Il lui va bien.
— Tu… tu sens la forêt après la pluie. » lui murmuré-je.
— Tu aimes ? » me chuchote-t-il à l'oreille, m'arrachant une vague de frisson.
— Ça te va bien.
Ses lèvres glissent sensuellement le long de ma mâchoire, jusqu'à mes lèvres, qu'elles effleurent avec douceur.
— Tu ne réponds pas à ma question. Est-ce que tu aimes ?
— Oui, j'adore cette odeur.
— Pourquoi ne le dis-tu pas alors ?
Sans me laisser le temps de répondre, il m'embrasse avec tendresse, sa langue dessinant le contour de mes lèvres, avant de glisser le long de mon menton, puis de ma gorge. Je ferme les yeux pour apprécier la douceur de sa caresse qui se poursuit jusqu'à la naissance de mes seins. Avec délicatesse, il me fait lâcher prise, libérant ma robe à laquelle mes doigts s'agrippaient quelques instants plus tôt, dévoilant peu à peu ma peau et ma poitrine. Sans un mot, ses lèvres s'emparent de mon téton droit pour le suçoter avec douceur, tandis que sa main vient recouvrir mon sein gauche, l'enveloppant d'une agréable chaleur. Je sens une boule d'émotion se former dans ma gorge.
Est-il capable de lire mes pensées pour savoir ce dont j'ai besoin et me l'offrir, sans poser de question ?
Lorsque j'ouvre les yeux, c'est pour voir un sourire satisfait se dessiner sur ses lèvres.
— J'aime quand tu t'abandonnes à mes caresses.
— C'est tellement bon de m'abandonner à toi. » lui réponds-je simplement en glissant mes doigts dans ses cheveux couleur blé mur.
Ils sont si doux et si soyeux que je resterais des heures à les lui caresser. Il plisse les paupières comme un gros chat sous la caresse de sa maitresse, avant de déposer un baiser sur mon ventre et de repartir à l'exploration de mon corps. Lentement mais sûrement, ses lèvres arrivent jusqu'à mon pubis. Mes cuisses s'écartent d'elles-mêmes pour accueillir son visage.
J'ignore pourquoi, mais mes mains le retiennent doucement en lui tirant les cheveux. Toujours avec le sourire, il secoue la tête et retire mes mains.
— Laisse-moi te donner le plaisir que tu mérites.
Je ne peux que me laisser faire mollement. Il m'écarte délicatement les lèvres du bout de ses doigts, comme s'il ouvrait les pétales d'une fleur, craignant qu'ils ne se détachent. Il respire profondément, comme pour s'imprégner de mon parfum avant de me butiner avec douceur. Mon corps se cambre sous l'assaut de sa langue, qui m'explore de bas en haut, de gauche à droite, tantôt avec légèreté, tantôt avec un peu plus d'intensité.
Je ne retiens pas mes gémissements de plaisir. Ma respiration est saccadée. Mon esprit embrouillé, léger, empli de plaisir. J'ignore quelles sont les hormones qui me mettent dans cet état, mais j'ai besoin de ma dose et Alexandre est mon dealer.
Sa langue glisse avec lenteur entre mes lèvres, caressant mes parois avec application, léchant la liqueur de mon plaisir. Je sais qu'il aime son goût sucré. Il le déguste comme il le ferait d'un cognac de grand crû. Mon cerveau semble flotter agréablement dans mon crâne. Je me sens si légère que j'ai l'impression qu'une simple brise pourrait m'emporter loin d'ici.
— Tant que c'est avec toi, » murmuré-je, « j'irai n'importe où.
— Hmmm ? » fait Alexandre en levant les yeux vers moi, tout en caressant mon clitoris du bout de la langue.
Je me contente de secouer la tête en lui caressant de nouveau les cheveux avant de fermer les yeux.
Imperceptiblement, ses doigts remplacent sa langue, qui entreprend de dessiner de longues lignes sinueuses sur mon bas-ventre, m'arrachant des rires lorsqu'elle vient me chatouiller le pli de l'aine. Alex lève vers moi un regard taquin.
— Je ne me souvenais pas que tu étais si sensible.
— C'est… parce… que… » articulé-je difficilement entre deux rires. « Première… fois…
À ces mots, il reprit cette délicieuse torture, me faisant me tortiller dans tous les sens et rire aux larmes. Bien que ma vue soit brouillée, je le vois me sourire, tout en enfonçant deux doigts dans mes chairs gonflées de plaisir. Mon corps se cambre dans un gémissement long et profond, lui offrant, par la même occasion, ma poitrine dénudée. Ses lèvres n'attendaient que cette occasion pour s'emparer de mon téton dressé.
Entre ses doigts qui vont et viennent lentement en moi, titillant au passage ce minuscule point G et sa bouche qui agace délicieusement mes tétons, l'un après l'autre, je me sens propulsée au septième ciel. Des larmes de bien-être perlent au coin de mes yeux.
— Je te fais mal ? » me demande Alex, inquiet.
— Ooooh, non. Au contraire… je crois que je n'ai jamais été aussi bien.
Ses lèvres lâchent mon téton et glissent voluptueusement sur ma gorge, le long de mon menton jusqu'à mon oreille. Son souffle chaud me déclenche une vague de délicieux frissons. Je lâche un profond soupir en sentant son gland se presser sur mes lèvres, mais sans en forcer le passage.
— Tu es belle quand tu t'abandonnes.
Je hoquète de surprise : personne ne m'avait jamais dit ça. Je sens mes joues s'enflammer.
— Et encore plus maintenant. » ajoute-t-il en souriant.
— C'est… c'est toi qui me rends belle… je…
Tout devient brutalement clair pour moi : je l'aime. Entre ses mains, je suis une femme, heureuse et comblée. Il plonge son regard noisette dans le mien. Je le vois brillant de fièvre, de désir et…
D'amour ?
Une vive angoisse m'étreint alors la poitrine. Les mots s'échappent alors de mes lèvres.
— Ne regarde jamais une autre femme comme ça. » lui dis-je brusquement, sans le vouloir.
— Et toi, » dit-il en reprenant ma formulation, « ne t'abandonnes jamais avec un autre homme comme ça.
Je n'ai le temps de réaliser ce qu'il vient de dire car il me pénètre lentement, profondément, m'arrachant un nouveau gémissement. Il prend son temps, me laissant savourer son membre dans mes chairs moelleuses. Mes muscles se contractent autour de lui, lui arrachant un gémissement.
— J'adore quand tu fais ça. » me murmure-t-il. « C'est tellement plus intense.
— Pour moi aussi.
Il resserre alors mes cuisses contre son bassin et, s'emparant de mes lèvres, accélère tranquillement le mouvement. Sa langue dansant un tendre slow avec la mienne étouffe les cris qui me montent à la gorge. Je suis envahie d'une seule pensée : avec Alexandre, je ne baise pas, je fais l'amour.
Je l'aime.
Je n'arrive pas à savoir si ce sentiment est réciproque : tout dans son attitude lors de nos rapports semble l'indiquer. Et pourtant… il ne me dit rien.
— Reste avec moi. » me dit-il. « Ne pense à rien d'autre.
Ces quelques mots suffisent à me ramener vers lui, à l'instant présent, au plaisir immédiat. Ses mouvements sont maintenant beaucoup plus rapides. Ses doigts s'enfoncent dans mes hanches. La légère douleur qu'ils me déclenchent finit de m'achever. Je me laisse submerger par l'orgasme. C'est une déferlante, un raz de marée. Mes bras bougent seuls et s'enroulent autour d'Alex, auquel je m'accroche pour ne pas me laisser me noyer dans cet océan de plaisir intense. Son cri rauque résonne à son tour tandis que son corps se tend contre le mien, jouissant à son tour en moi, avant de s'effondrer sur moi.
Incapable de me lever, je me tortille sous son poids pour m'allonger sur le canapé. Alexandre reste sur moi, en moi. Il prend appui sur ses avant-bras de chaque côté de ma tête pour me soulager de son poids. Je ne peux m'empêcher de sourire. Il me répond du même sourire, tout en me regardant dans les yeux.
— J'aime voir tes yeux briller comme ça. » me dit-il.
Ce n'est pas ce que j'ai envie d'entendre.
Il doit percevoir ma déception car il me caresse la joue avec douceur, tout en me souriant avec tendresse. Mais il ne dit rien de plus. Il se contente de déposer un baiser chaste sur mon front avant de se relever et de s'habiller. Je me redresse et réajuste mon soutien-gorge et referme ma robe. Ne me sentant pas la force de me lever, je reste assise.
— Veux-tu que je te ramène dans ta chambre ?
— Hmmm, non, merci. J'ai encore du travail.
Le regard d'Alexandre se pose sur le livre, ouvert sur le sol.
— Si tu n'as besoin de rien, je te laisse.
— D'accord.
Mon ton est peut-être plus sec que je ne souhaite. Il se contente de cocher la tête avant de sortir du salon.
Décidément, est-ce que j'arriverai un jour à savoir ce que tu penses ?
Malgré ma détermination à reprendre ma traduction, je perds ma concentration au bout de cinq lignes.
Je n'y arriverai plus.
Je pose mon livre et m'allonge sur le canapé en fermant les yeux. Au lieu du noir complet, c'est le visage d'Alex qui s'affiche sur mes paupières closes : son regard, son sourire, ses lèvres qui embrassent si bien. Je me laisse plonger dans une douce torpeur.
Dans le couloir.
Elle ne se rend vraiment pas compte de ce qu'elle fait.
Marc observe le reflet de Marion dans le miroir au-dessus du buffet.
Elle le fait exprès ou quoi ?
Grâce au miroir, il peut admirer le corps dénudé de la jeune femme, l'observer se donner du plaisir avec ses doigts si agiles.
À qui peut-elle bien penser ?
Imperceptiblement, sa main descend sur la fermeture éclair de son pantalon, sous laquelle son sexe commence à se gonfler d'excitation. Rien que de la regarder l'excite comme un dingue. Il n'a qu'une envie : fondre sur elle et s'occuper de son cas.
Lorsque la jeune femme fait coulisser ses doigts dans sa bouche, il étouffe un gémissement, imaginant son membre s'enfoncer dans sa gorge jusqu'à la racine. Il adore quand elle déglutit, quand sa langue presse son sexe contre son palais et lui imprime une pression d'arrière en avant comme une vague chaude.
Il se mord la lèvre lorsque les doigts de la jeune femme s'enfoncent profondément dans ses chairs tendres. Il se souvient de la chaleur, de la douce moiteur, du moelleux de cet antre de plaisir. Il ferme les yeux en accentuant la pression sur son sexe dur. Il a beaucoup de mal à résister de la rejoindre. Il pourrait, sans aucune hésitation, la prendre sans lui laisser le temps de réfléchir.
Il descend la glissière de sa braguette et en dégage son sexe dressé. Fermant les yeux, il l'empoigne et commence à se masturber en imaginant la bouche de Marion avaler son membre. Il se voit appuyer sur sa tête, la forçant à le garder en bouche, son gland lui pressant le fond de la gorge.
— Oh, putain. » marmonne-t-il.
Maintenant, il se dégage de sa bouche et l'oblige à se mettre à quatre pattes sur le fauteuil. Il adore la voir dans cette position humiliante, lui écarter les fesses pour stimuler son petit trou et…
— Eh bien… eh bien… » entend-il soudainement. « Mademoiselle s'accorde un moment privilégié ?
La voix douce d'Alexandre le tire de sa vision et le coupe brutalement dans son élan.
Il le regarde s'agenouiller entre les cuisses de la jeune femme, lui cachant maintenant le paradis secret de la jeune femme. Il n'entend pas ce qu'ils se disent, mais le visage éblouissant de Marion ne lui laisse que peu de doute sur la tendresse des mots de son majordome.
La jalousie commence à enfoncer son couteau dans son estomac. À leurs gestes, à leurs visages épanouis, il n'a plus aucun doute sur les sentiments qu'ils éprouvent l'un pour l'autre. C'est à cet instant qu'il réalise vraiment la qualité de leur relation. Il veut Marion pour son corps, pour la soumettre à ses envies les plus perverses. Finalement, il n'éprouve aucun sentiment pour elle mis à part le désir de la posséder et d'en faire ce qu'il en veut.
Mais là, il y a autre chose entre ces deux-là. C'est plus que de la complicité.
Ils s'aiment. C'est évident.
Avec cette constatation, son désir s'effondre aussitôt sur un soupir. Le plus discrètement possible, il se rhabille et se glisse dans la cuisine pour se préparer un café. Il se poste devant la baie vitrée pour déguster son café. Il se met à réfléchir à leur situation : est-ce qu'elle est vraiment saine pour tout le monde ? Même si Marion semble prendre plaisir à s'offrir aux uns et autres, y trouve-t-elle son bonheur ? Le doute commence à s'installer dans son esprit lorsque le cri rauque d'Alexandre l'en tire brutalement.
De nouveau, Dame Jalousie enfonce sa lame chauffée à blanc dans son ego de dominant. Les doigts crispés autour de la tasse, il quitte la cuisine, espérant les éviter. Mais arrivé dans le couloir, il ne peut s'empêcher d'écouter leur échange.
— Veux-tu que je te ramène dans ta chambre ?
— Hmmm, non, merci. J'ai encore du travail.
— Si tu n'as besoin de rien, je te laisse.
— D'accord.
Les réponses de Marion sont on ne peut plus sèches. Curieusement, cela le rempli de joie. Il jette un œil dans le salon pour voir Alexandre d'hausser les épaules tandis que Marion replonge le nez dans son roman. Marc ne peut plus éviter de croiser Alexandre. Il s'appuie, avec nonchalance, contre le chambranle de la porte sirotant le reste de son café. Lorsqu'Alexandre le voit, il le salue en s'inclinant, comme si de rien n'était, avant de poursuivre son chemin.
— Dis-moi, Alexandre, » l'interpelle-t-il, « tu l'aimes, n'est-ce pas ?
Le majordome se fige à cette question. Il tourne légèrement la tête et fusille Marc du regard.
— Et si c'était le cas ? » demande Alexandre d'une voix inhabituellement froide.
— Une basse-cour ne peut pas avoir deux coqs. » ne peut s'empêcher de lancer Marc avec ironie.
— Laissez-la donc choisir. » répond Alexandre en faisant demi-tour avant de se planter devant lui. « Mais en attendant, ne la blessez pas, ne lui faites pas de mal sinon…
— Hmm, intéressant. Tu montres enfin ton vrai visage. » lance Marc en terminant son café. « Ça n'en sera que plus intéressant.
Sur ces paroles, Marc esquisse un sourire avant de tourner les talons, laissant Alexandre, seul, dans le couloir, mâchoires crispées, poings serrés.
La guerre est déclarée.
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RemRem
26 novembre 2020 à 18:19
Délicieux. Tous ces hommes rien que pour elle... J’espère que Marc ne va pas tout gâcher.
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Photo de profil de elle100
elle100
18 novembre 2020 à 17:18
Superbe chapitre, je l'ai dévoré. Quelle merveilleuse description du plaisir que peut se donner seule une femme à l'écoute de ses plaisirs. Encore......
Eliane
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Photo de profil de La Chipie
La Chipie
18 novembre 2020 à 12:00
Alors vivement la suite pour savoir ce que ça va donner. :)
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Utilisateur supprimé
18 novembre 2020 à 07:42
Encore un chapitre magnifique, et toujours aussi bien écrit.
Cette tendresse entre Marion et Alexandre est vraiment plaisante.
J'espère vivement que Marc ne va pas faire capoter cette belle relation, seulement pour rester le coq dominant !!
Vivement le prochain chapitre ......
Soyez respectueux
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Photo de profil de VictorVecteur
VictorVecteur
17 novembre 2020 à 18:52
C'est mon premier commentaire sur cette série, mais je la suis depuis longtemps.

La qualité de l'écriture, de la narration, comme de l'érotisme de cette série ne se démentent pas. C'est vraiment excellent ! Je vous en félicite et vous en remercie.
Et si ce chapitre commence presque comme l'arrive de la conclusion, la deuxième partie relance l'intrigue. La perspective de l'arrivée de nouveaux chapitres est réjouissante :)
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de La Chipie
La Chipie
17 novembre 2020 à 18:47
Alex Marc Benoit et Hugo sont frères ou je m'emmele les pinceaux ??

Si ils ne se parlent pas ça ne pourra pas fonctionner. Vu que c'est du fictif, elle pourrait etre à 4 mecs en meme temps, après tout pourquoi se priver. :)
Soyez respectueux
Répondre

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