Cela fait une semaine que je suis arrivée à la demeure. On ne peut pas dire que j'ai chômé. Grâce aux indications claires et précises d'Alexandre, tout s'est bien passé.
En parlant d'Alexandre, je l'ai à peine revu depuis... l'épisode de la cuisine. Je sais que ses nouvelles fonctions l'obligent à travailler dans le centre. Mais le peu de fois où je le croise, il m'évite carrément. Il prend même ses repas après tout le monde, sous prétexte qu'il a beaucoup de travail. Certes, je n'en doute pas, mais quand même... c'est-à-dire : je vois plus souvent Benoit que lui. Je ne cherche même pas à attirer son attention : je préfère son silence à son mépris.
Et puis, j'ai été bien occupée aussi, alors pas trop le temps de penser à lui, et ce n'est pas plus mal. Finalement, la gestion de la demeure n'était pas très compliquée, d'autant qu'Anne, la cuisinière et Elise, la femme de ménage, sont très agréables et précises. Aussi, tout se passe pour le mieux. J'ai même du temps pour travailler sur les dernières traductions que l'on m'a envoyées avant mon déménagement.
C'est installée derrière mon ordinateur portable, dans le salon, que me trouve Marc. Je suis surprise de le voir en plein milieu d'après-midi. Je me lève brusquement, mais il me fait signe de m'asseoir.
— Ne vous inquiétez pas. Je ne fais que passer. Tout va bien ?
— Oui, Monsieur, merci. » réponds-je, intimidée.
Il sort une petite carte plastifiée et me la tend. Il s'agit d'un pass donnant accès au centre de remise en forme.
— Vous pouvez avoir accès aux activités du centre : remise en forme, cours collectifs et soins. Une fois par semaine, un soin de votre choix.
— Oh, merci. » réponds-je.
Je tends la main pour la prendre. Alors que mes doigts vont se saisir du précieux Sésame, il me le retire avec un petit sourire.
— Attention ! Ce n'est pas un simple cadeau. Je veux que mes employés soient en pleine forme. Je ne veux pas que vous vous laissiez aller. C'est clair ?
Il me rend le pass. Mes doigts tremblent alors que je m'en saisis timidement.
— Très clair, Monsieur.
— Contactez Hugo pour les cours et le soin.
Il ne m'en dit pas plus. Il tourne les talons et disparaît. Je regarde le pass. Il a utilisé la photo de mon CV pour m'identifier sur le pass. Bien que ce soit intéressé, c'est plutôt un chouette cadeau.
Vendredi, en fin d'après-midi...
J'arrive dans le hall du centre. Sitôt Marc parti, j'ai appelé Hugo pour savoir si je pouvais avoir une séance de massage le soir même. Il n'a pas de masseur disponible, mais m'a proposé de s'occuper de moi. Pourquoi pas ?
Hugo m'attend à l'entrée des vestiaires. Il me montre où me changer ainsi que les cabines de massage. Il m'indique les casiers où ranger mes affaires avant de me donner un peignoir, une serviette et une paire de tongs.
— Tu te déshabilles complètement. » me dit-il avec un sourire sexy. « Je t'attends dans la cabine dix, au fond à droite.
— Euh... complètement ? Vraiment ?
— Vraiment.
Il me laisse me changer. Apparemment, je n'ai pas le choix. Je me déshabille entièrement, plie mes affaires et enfile le peignoir. Il est doux et chaud sur ma peau.
Très agréable.
Je range mes affaires dans un casier et me dirige vers les cabines. Je tape à la paroi de la cabine dix. Personne ne me répond. J'entre. Je vois une table de massage recouverte d'une épaisse serviette. Troublée, je retire mon peignoir. Me retrouver nue devant Hugo me gêne autant que ça m'excite. Mais je dois me contrôler, rester professionnelle, comme Alexandre.
C'est donc pour ça. Alexandre ne veut pas mélanger sexe et boulot.
Réalisant cela, je suis aussi désolée pour lui et triste pour moi. Je réalise que je n'aurais pas dû insister. Je me sens mal vis-à-vis de lui maintenant. Peut-être devrais-je lui présenter des excuses pour mon comportement. Deux coups à la paroi me font sursauter.
— C'est moi, j'entre.
Je reconnais la voix d'Hugo. Je m'installe aussitôt le ventre, sur la table et mets la serviette sur mes fesses. Je glisse mon visage dans le creux fait sur la table à cet effet : cela évite aux client (e)s d'avoir la tête tournée sur le côté, dans une position inconfortable. Je l'entends fermer la porte et se rapprocher de la table. Cela me fait bizarre de me retrouver dans cette position. Je ne peux pas nier l'excitation de me retrouver comme ça avec lui. Je n'arrive pas à croire que je me retrouve avec ce fantasme ambulant, nue, à sa merci. L'adolescente que j'avais été n'aurait jamais imaginé se retrouver dans cette situation avec lui.
— Bien. Tu es prête ?
— Euh... oui.
— Parfait. Allonge les bras le long du corps.
Je l'entends se frotter les mains. Je coince les miennes sous mon bassin pour éviter qu'elles ne tombent mollement. Ses mains se posent sur mes épaules et commencent à glisser le long de ma colonne vertébrale. Une douce chaleur, provoquée par l'huile de massage tiède et ses mains brûlantes, se répand sur ma peau. Je pousse un soupir de plaisir.
Je le sens se déplacer autour de moi et se place à ma tête. Ses mains montent et descendent sur mon dos, exerçant par moments des pressions plus fortes sur les muscles contracturés. Je ne peux retenir des gémissements quand il passe sur les zones douloureuses.
— Tu es bien tendue, dis donc.
— Oh... oui.
Il insiste sur deux points particulièrement douloureux entre les omoplates. Lorsqu'il sent que le nœud se relâche, il descend au niveau de mes lombaires. J'ai la sensation qu'il me pétrit comme de la pâte à pain. Ses mains glissent alternativement sur mon dos et mes bras, étirent mes muscles avec force pour les relâcher. À chaque fois que ses mains descendent sur mes reins, je sens son bassin frotter contre ma tête. Derrière mes paupières closes, j'imagine l'effet que peuvent produire sur lui ces frottements répétés. Je me mordille les lèvres de gêne et essaie de chasser cette pensée de mon esprit.
Il a plutôt un bon coup de main, car je sens mes muscles se détendre petit à petit. Je pousse un soupir d'aise.
— Ça va ?
— Oh oui. Je ne savais pas que tu massais aussi bien.
— Ha, ha. Je ne masse que mes clientes privées. » dit-il sur un ton coquin. « Je vais devoir enlever la serviette.
Il repasse sur le côté. Ses mains retirent la serviette.
— Relève un peu les fesses.
— Hein ? » demandé-je choquée.
— Pour mettre ça, andouille.
Il me montre un coussin. Je passe à quatre pattes pour qu'il puisse le glisser sous mon bassin. Je l'entends murmurer quelque chose, mais pas assez fort pour que je puisse le comprendre. Quand je me réinstalle, je constate que le coussin me fait remonter exagérément les fesses.
Il doit savoir ce qu'il fait, non ?
Je sens ses mains descendre sur mes fesses, les masser avec attention, les malaxer avec fermeté. Heureusement qu'il ne me voit pas, car je pique un fard du feu de Dieu. Par moments, je sens aussi qu'il les écarte. J'ai bien pensé à me laver partout, il ne devrait pas y avoir de souci. Mais je suis quand même gênée qu'il me masse comme ça, comme s'il voulait vraiment découvrir mon intimité. Mais il ne reste pas plus longtemps qu'il ne le faut.
Ses mains descendent le long de ma jambe et remontent en pressions glissées, plus légères à la descente qu'à la montée. Là encore, ses mains agiles en font disparaître les tensions. Il applique le même traitement à l'autre jambe. J'ai l'impression que mes jambes se sont brusquement allégées.
— Tu as des jambes magnifiques.
— Oh, merci. Je faisais beaucoup de marche et j'habitais au quatrième étage sans ascenseur.
— Je vois. Écarte un peu les cuisses.
Je m'exécute sans discuter. Même si cette position, fesses relevées et cuisses écartées, me semble obscène, je m'exécute sans broncher. Ses mains s'emparent alors de ma cuisse et la pétrissent avec force. Je gémis sous la douleur.
— Désolé, mais tu as une bonne contracture en interne.
— D'accord.
Ses mains glissent à l'intérieur de ma cuisse, me l'écartent un peu plus. Je déglutis péniblement lorsque ses doigts frôlent mes lèvres.
— Désolé. » s'excuse-t-il encore. « La contracture remonte assez haut.
— Vraiment ?
— Fais-moi confiance et détends-toi.
Je soupire et ferme les yeux pour essayer de me détendre. Bien qu'il fasse attention, ses doigts me touchent à nouveau plusieurs fois, déclenchant une vague d'agréables frissons à chaque passage. Il change alors de côté, me laissant un peu de répit. Mais après ses premières manœuvres de massage, sa conclusion est la même. De nouveau, ses doigts frôlent, touchent mes lèvres. S'il continue comme ça, il va vraiment m'exciter.
Ses mains remontent sur mes fesses, les pétrissent doucement. Ses doigts descendent sur les côtés, comme s'ils suivaient les faisceaux des muscles. À chaque fois, mes fesses s'écartent. Je ne sais pas sur quoi se porte son regard : mes fesses qu'il masse, mon anus qui s'ouvre et se ferme ou mes lèvres qui s'humidifient de plus en plus. Mais il ne me dit rien.
Je dois me faire des idées.
Ses mains redescendent entre mes cuisses, de chaque côté de ma vulve. Il exerce de doux et lents va-et-vient, des étirements. Mes lèvres frottent l'une contre l'autre, s'ouvrent et se ferment. Je réprime un gémissement alors que le plaisir commence à s'emparer de mes entrailles.
Résiste. Résiste. Ce n'est qu'un massage.
L'une de ses mains me caresse doucement l'une de mes fesses.
— Mets-toi sur le dos.
Ouf... je m'exécute et me mets sur le dos. Je pose rapidement la serviette sur ma poitrine et mon bassin, mais je suis certaine qu'il a eu le temps de se rincer l'œil.
Il se remet à ma tête.
— Excuse-moi. Veux-tu bien descendre ta serviette ?
Un peu gênée d'exposer ma poitrine à son regard, je replie la serviette sur mon bassin.
Avec un sourire, il prend la bouteille d'huile de massage et en fait couler un filet sur moi : une longue ligne sur mon sternum, une sous chaque sein et une petite goutte sur chacun de mes tétons.
— Oups. » dit-il avec un air faussement désolé.
— Mais, oui, mais oui... » réponds-je sur un ton tout aussi faussement agacé.
Il se frotte les mains, enduites d'un peu d'huile et les plaque sur mes clavicules. Il reprend son massage par mes trapèzes. Je lève les yeux vers lui, mais ne vois que son torse au-dessus de moi. Je ferme alors les yeux, pour me laisser aller à ce moment de détente.
Ses mains descendent le long de mon thorax plusieurs fois. Ses doigts glissent entre mes côtes tout autant.
Il se penche au-dessus de ma tête et me masse les seins. Je gémis sous ses manœuvres. Mais il n'en tient pas compte. J'ai du mal à croire que ce soit vraiment un massage très professionnel : sa façon de s'occuper de mes seins commence à m'exciter. J'ouvre les yeux et je vois son bassin juste au-dessus et surtout... la bosse qui se forme dans son short.
Mon Dieu, un peu plus bas et il va me toucher le visage...
J'ignore s'il s'en rend compte, mais ses mains passent d'une manière experte d'un sein à l'autre.
— Tes seins sont magnifiques, tu sais ?
Là, je ne sais pas quoi répondre, hypnotisée par la bosse devant mes yeux. Une irrésistible envie de fouiller son short me prend alors. Je commence à lever discrètement une main lorsqu'Hugo saisit délicatement mes tétons et les fait rouler entre ses doigts. Sous l'action habile de ses doigts et l'effet de l'huile de massage, qui rend cette caresse si agréable, je sens mes tétons se durcir et gonfler. Je laisse échapper un gémissement de plaisir quand Hugo se met à les pincer fermement.
Hugo abandonne, à mon grand regret mes seins excités et se décale sur le côté pour me masser les jambes. Comme pour l'arrière, ses mains montent et descendent en de longues et lentes pressions glissées, avant de pétrir mes cuisses. Cette fois, sans qu'il me le demande, j'écarte les cuisses pour qu'il me les masse. Déjà, la manœuvre est moins douloureuse.
— Tu es vraiment très doué.
— Et t'as pas tout vu encore.
Lentement, ses mains remontent vers le haut de ma cuisse. Ses doigts me caressent à nouveau les lèvres. Je ne peux pas retenir un gémissement.
— Il existe toute sorte de massages, tu sais ? » commente-t-il alors que deux de ses doigts glissent entre mes lèvres.
— Aaaah. » gémis-je.
— Il y a des tensions auxquelles on ne pense pas. J'aimerais te les lever.
Ses doigts me caressent plus vigoureusement les lèvres. Je me cambre sous cet attouchement déplacé. Je devrais me sentir choquée, mais non... je sens mes lèvres trempées. Je gémis plus fort lorsque ses doigts se faufilent en moi.
— Aaah.
— Eh bien, ça te fait de l'effet, oui...
Mes muscles se contractent autour de ses doigts quand mon bassin se soulève. Je commence à haleter sous ses longs va-et-vient. Il écarte ses doigts, m'ouvre un peu plus. Mon corps se tortille dans tous les sens. Visiblement amusé, Hugo plaque un bras sur mon ventre pour m'empêcher de bouger et m'écarte les jambes au point qu'elles pendent de chaque côté de la table. Je suis grande ouverte.
— Depuis ton arrivée, j'ai envie de toi. » grogne-t-il en enfonçant ses doigts profondément.
J'attrape ma serviette que j'applique contre mes lèvres pour contenir mes gémissements. Il se penche alors sur mon sexe et accompagne les allers-retours de ses doigts d'un léchage appliqué sur mon clitoris. Mon cri de plaisir s'étouffe dans la serviette. Je sens mon corps se couvrir de sueur.
— Aah, aah... gnnn...
— Tu aimes ça, hein ?
— Oh oui.
Il retire alors ses doigts et s'écarte de la table. Je le regarde et le supplie de ne pas me laisser comme ça. Avec un sourire, il enlève son short. Son sexe en érection jaillit brusquement. Je veux l'attraper, mais il me fait non de la tête.
— C'est moi qui m'occupe de toi. Pas l'inverse.
Il grimpe sur la table entre mes genoux et me soulève les cuisses. Mon bassin décolle de nouveau de la table. Je ne suis plus en appui que sur mes bras et mes épaules. Je sens son gland à l'entrée de mon vagin. Du seul coup de reins, il me pénètre profondément. Un nouveau cri meurt dans ma serviette. Il accompagne chaque coup de reins d'un grognement digne d'un homme des cavernes. Ses pénétrations sont brutales et profondes, mais j'aime ça aussi.
— Oh, putain ! Oh putaiiiiiiiiiiiiin !
Un dernier coup de reins avant de se retirer et il éjacule sur moi, couvrant mon ventre de son jus épais et chaud. Je ne peux pas me retenir non plus. Mon dernier cri s'étouffe, comme les autres, dans la serviette.
— Oh, oh...
Mon corps est envahi de spasmes tandis que je gémis sur la table. Hugo s'écroule sur moi, haletant près de mon oreille, le corps en sueur.
— Putain, t'es bonne, tu sais ?
Sa main descend sur mon sexe trempé pour le caresser encore. Je gémis à son oreille que j'en veux encore. Sans attendre plus longtemps, ses doigts me pénètrent à nouveau avec force. Je m'agrippe à son dos, m'offrant sans aucune retenue. Ses doigts accélèrent. Il halète d'excitation. Je glisse ma main contre son bassin et le sens se durcir à nouveau.
— Aucune fille ne m'a fait bander comme toi.
Il descend de la table et me tire brusquement au bout. Mes fesses se retrouvent presque dans le vide. Il pose mes jambes sur ses épaules et me pénètre à profondément. Mon corps se cambre sous cet ultime assaut.
— Plus fort, plus fort.
Ses coups de reins s'accentuent : plus brutaux, plus profonds. Je perds le contrôle. Je crie quand mon corps se tend brutalement, décollant presque de la table.
— Aaaaaahhh...
J'ai l'impression de mourir, de me liquéfier alors que son sexe perd de sa force en moi et se rétracte. Il me repose les jambes. Elles tremblent dangereusement, comme si elles évacuaient toute la tension de mon corps. Mes spasmes se calment. Tandis que je me tourne sur le côté, Hugo se rhabille rapidement et vient me caresser le dos, avant de me murmurer qu'il y a une douche particulière, juste derrière. Il me conseille de bien prendre mon temps avant de me lever et il sort et prend soin de bien fermer la porte.
Je soupire de plaisir. Ma respiration se calme enfin. Je m'assois tout doucement sur le bord de la table.
— Waouh... si je m'étais attendue à ça...
Je me laisse glisser de la table, et, me tenant au chambranle de la porte, je remets mon peignoir. À petits pas, je me rends dans le vestiaire. Je dois prendre une bonne douche pour me remettre de mes émotions et mes débarrasser des traces d'Hugo sur moi.
Commentaires ()
ELIANE D.
Tres excitant et jouissif
Merci
Je l'ai déjà dit plusieurs fois, tu t'imposes petit à petit dans le top des auteur(e)s du site !
Félicitations, encore et toujours :)