Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un taxi pour Genève — Chapitre 2 · Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un taxi pour Genève
Chapitre 2 · Chapitre 2
Le soir même, je baisais avec Kevin, un copain de fac, en me demandant si mon petit agenda était au chaud chez mon chauffeur ! J'ai dû attendre le mercredi matin pour recevoir un téléphone de mon taxi.
— Bonjour Mademoiselle, c'est bien vous Emilie XXXX ? Vous n'avez rien perdu dans mon taxi avant-hier ?
— Je cherche un agenda, mais. Au fait, vous avez eu comment mon n° de portable ?
— Justement, un autre client a trouvé l'agenda hier et votre n° y figurait. J'ai juste regardé la première page ! Mais je n'ai pas eu le temps de vous le rapporter hier. Je le tiens à votre disposition. On fait comment ?
— Moi, à midi, je suis vers Cornavin ? Vous êtes en course ?
— D'accord, je me mettrai en pause. A treize heures, au coin de la rue de Lausanne ? J'y serai avec votre agenda. D'accord ?
— D'accord !
— Je cherche un agenda, mais. Au fait, vous avez eu comment mon n° de portable ?
— Justement, un autre client a trouvé l'agenda hier et votre n° y figurait. J'ai juste regardé la première page ! Mais je n'ai pas eu le temps de vous le rapporter hier. Je le tiens à votre disposition. On fait comment ?
— Moi, à midi, je suis vers Cornavin ? Vous êtes en course ?
— D'accord, je me mettrai en pause. A treize heures, au coin de la rue de Lausanne ? J'y serai avec votre agenda. D'accord ?
— D'accord !
Voilà, c'est comme ça qu'on est allé se prendre une pizza ensemble...
On a fait connaissance comme ça. Je lui ai raconté que j'allais emménager de l'autre côté de la frontière pendant les vacances de Noël (vrai) (C'était fait depuis longtemps), que je ne connaissais pas grand monde à Genève à part mes collègues de travail (c’est quand même un peu faux), que j'étais célibataire (vrai), que j'aimais le ski (vrai), les randonnées en montagne (vrai), le cinéma (vrai), le théâtre (vrai). Je lui ai quand même dit beaucoup de choses vraies à mon taxi.
Il m'a raconté qu'il s'appelait Jacques, était divorcé avec une fille en garde alternée, et que cette semaine, justement, il était libre et qu'il aimerait bien qu'on se revoie. Je n'ai pas dit non. Et que si j'aimais le cinéma, et si j'étais libre, on pourrait aller voir ensemble "La famille Bélier", le lendemain soir à Archamps. Je lui ai dit que je devais vérifier si j'étais dispo le lendemain soir. Qu'il me rappelle le lendemain matin. Je lui donnerais ma réponse...
Le lendemain matin, je reçois un appel au bureau, mon portable sans sonnerie, il laisse son message..."Vous deviez me rappeler ? Ce soir, 19h au Ramada ? Je vous emmène à Archamps ?". J'envoie un SMS aussitôt " C'est OK, parfait ! Bises ! A ce soir !"...
Je quitte le bureau vers 17 heures, je rentre chez moi, je me change de tenue et en prends une nettement moins stricte que celle que je porte dans la journée. Une robe verte mi-longue avec un petit décolleté, un string et un soutif noir, des bas assortis et des chaussures à talons plats. Ainsi habillée, je prends mon manteau et file au Ramada pour y être avant lui et l'attendre dans le hall. A 19 heures pétantes, Jacques est arrivé et nous sommes partis tout de suite...
— Jacques, c'est la première fois que je monte dans un taxi à la place du passager.
— Et quel effet ça vous fait ?
— Et quel effet ça vous fait ?
Je ne sais pas. Si quelque chose me fait de l'effet, ce n'est pas ça..."
— Alors quoi ?
— De sortir pour la première fois ici à Genève...
— Archamps et le cinéma, ce n'est pas Genève..., Emilie, on peut se tutoyer ?
— Oui, bien sûr !
— De sortir pour la première fois ici à Genève...
— Archamps et le cinéma, ce n'est pas Genève..., Emilie, on peut se tutoyer ?
— Oui, bien sûr !
J'attendais cette question qui marque toujours un désir d'intimité qui me convenait vu les circonstances. Arrivé au Centre commercial d'Archamps, on est allé s'asseoir prendre une pizza vite fait. Il nous restait quarante minutes avant le début du film. Jacques avait l'air détendu, tant mieux, mais je lisais dans ses yeux que ses pensées et centres d'intérêt de l'instant me concernaient moi plutôt que le film qu'on allait voir. Il me dévorait des yeux autant qu'il dévorait sa pizza et si nous avions été seuls, peut-être que déjà il m'aurait...
En tout cas, à vingt heures, on s'est installé dans la salle, au fond. Je n'aime pas trop être au fond, mais je le laissais piloter. J'étais curieuse et je ne voulais pas le contrecarrer dans ses initiatives. Je voulais qu'il en ait !
— Emilie, on est bien là, hein ? Ca te convient ?
— Jacques, on est super bien et puis on est tranquille, j'aime ça !
— Jacques, on est super bien et puis on est tranquille, j'aime ça !
C'est vrai qu'il y avait relativement peu de monde, mais on était jeudi...
Quand les lumières se sont éteintes, j'ai senti que Jacques se penchait du côté de mon siège d'une façon qu'il voulait discrète, mais qui ne l'était évidemment pas. Alors j'ai fait pareil. Je savais qu'on ne verrait pas la totalité du film, et c'était quand même pour ça que j'étais là. J'étais là pour Jacques, pas pour le film.
Je me suis penchée vers lui, j'ai tourné la tête vers lui et j'ai vu qu'il attendait quelque chose. En une fraction de seconde, j'ai compris que je devais prendre une décision, ou je regardais l'écran ou. Alors je l'ai rapidement embrassé sur la bouche et lui ai fait signe "Chuuuutt !". J'ai vu son sourire et on a commencé à regarder l'écran, mais mon esprit était ailleurs. Quand j'ai senti la main de Jacques sur mon genou, j'ai compris que lui aussi était ailleurs. J'ai ramené mon manteau sur mes genoux pour cacher sa main...
— Tu as froid, Emilie ? me demanda-t-il avec un sourire coquin."
— Un peu, oui. Mais plus avec le manteau. :-)
— Un peu, oui. Mais plus avec le manteau. :-)
Le manteau couvrait les divagations de la main de Jacques et encourageait les divagations de la mienne sur son pantalon. Le film n'était pas commencé depuis dix minutes que sa main avait atteint les dentelles de mon intimité et que ma main avait entrepris de masser la bosse sur son pantalon. Il faut dire que je ne mettais pas d'obstacle à l'avancée irrésistible de ses doigts entre mes cuisses qui s'écartaient doucement alors que les mouvements de ma main ne laissaient aucun doute à Jacques sur mes intentions et mes envies. Et je n'en avais pas non plus sur les siennes.
— Emilie, tu veux voir la fin du film ?
— Pas sûre, et toi ?
— Suis-moi !
— Pas sûre, et toi ?
— Suis-moi !
On s'est éclipsé discrètement. Dehors, il faisait frais et humide. On a remis nos manteaux pour aller à la voiture de Jacques. Il a fait démarrer la Mercedes et on a quitté Archamps. Je me suis approché le plus possible de lui, autant que me le permettait la ceinture. Il a posé sa main sur ma cuisse et comme c'était une boîte automatique, il pouvait la laisser. J'ai évidemment fait de même. On roulait silencieusement. D'après ce que j'ai pu voir, on est parti en direction des pentes du Salève et au bout de dix minutes, il avait trouvé un endroit cool pour arrêter la voiture.
Personne, vue sur les lumières de l'agglomération genevoise.
Quand il a coupé le contact, ça m'a fait une drôle d'impression, silence total, l'impression d'être vraiment entre nous, tranquilles. Et puis, il s'est approché, je me suis approchée, le réflexe du désir, je suppose. Lui aussi s'est approché. Il n'y avait rien d'autre à faire qu'à se laisser guider par l’instinct...
J'ai passé mes bras autour de son cou. On s'est embrassé. J'ai caressé ses cheveux pendant que ses mains descendaient dans mon dos...
J'ai enlevé mon manteau et il a fait de même. Puis on s'est embrassé à nouveau, ses mains caressant mon dos commençaient à me chauffer. Puis j'ai ostensiblement défait deux ou trois boutons de mon chemisier et enlevé ma petite culotte. J'ai posé alors une main sur le haut de sa cuisse et quand il a pris mes seins dans ses mains et qu'il les a consciencieusement pelotés, il ne s'est probablement pas rendu compte des contractions violentes provoquées dans mon bas-ventre alors qu'il ne pouvait plus cacher son érection. J'ai caressé son pantalon là où manifestement cela lui faisait plaisir et quand il a glissé une main entre mes cuisses...
— J'ai envie de t'embrasser, tu peux baisser le dossier du siège ?
— Bien sûr.
— Bien sûr.
J'aurais pu lui dire que j'avais envie de le sucer, mais, de toute façon, il a très bien compris. J'ai défait sa ceinture et sa fermeture éclair, puis, pendant que son pantalon descendait sur ses chevilles, j'ai pris son sexe en main pour le branler doucement et quelques secondes après, je l'avais en bouche. Un sexe tout à fait correct que je sentais devenir hyper-dur à chacun de mes allers-retours. Et vu ses expressions de satisfaction, j'ai cru aller un peu trop vite quand il m'a dit :
— Cathy, on peut passer derrière ?
— Bien sûr !
— Bien sûr !
Tu parles que je voulais ! Je suis passée la première, facilement, en remontant ma jupe au maximum, ce qui semblait lui plaire beaucoup. Alors, pendant qu'il défaisait ses chaussures pour enlever son pantalon et boxer, je suis passée derrière avec le paquet de mouchoirs en papier et me suis allongée sur le siège arrière, j'ai retiré ma jupe, j'ai ouvert complètement mon chemisier, défait mon soutien-gorge et écarté mes cuisses...
— Jacques, tu as prévu ce qu'il fallait ?
— Oui, j'arrive avec.
— Tu veux que je te le mette ?
— Oui, j'arrive avec.
— Tu veux que je te le mette ?
Ca l'a fait rigoler que je lui propose de lui mettre le préservatif...
— Si tu veux, avec plaisir !
Il est arrivé derrière et il ne perdait rien du spectacle. J'ai commencé à me masturber doucement, je mouillais déjà. J'avais envie de sa queue...
— Ca te plaît que je me caresse comme ça devant toi ?
— J'adore ! T'es belle, tu sais ?
— Approche !
— J'adore ! T'es belle, tu sais ?
— Approche !
Je lui ai mis le préservatif, puis, pendant que j'enfonçais mes doigts dans ma chatte, mon autre main le branlait avec vigueur. Quand j'ai senti que le moment était venu, c'est lui qui m'a dit :
— Cathy, j'ai follement envie de te baiser et maintenant !
— Moi aussi, viens, baise-moi maintenant !
— Moi aussi, viens, baise-moi maintenant !
Il ne s'est pas fait prier et m'a pénétrée avec douceur et fermeté. C'était sympa. Je n'étais pas installée au mieux, mais ce n'était pas grave. Je pensais un instant à Antoine qui voulait des photos, mais là, on n'était pas partis pour ça. La prochaine fois, peut-être. Pour l'instant, je dégustais le sexe de mon partenaire. C'est sûr que le plastique, j'ai toujours eu un peu de mal avec. De mal à jouir avec. Sinon, c'est obligatoire, mais j'étais quand même bien et lui semblait assez content de sa situation. Il n'avait pas l'air de se plaindre de ce qu'il faisait. Quand j'ai senti que c'était le moment, je lui ai proposé de me prendre en levrette. J'ai réussi à trouver la bonne position et on a remis ça.
Il a joui en moi, assez vite, trop vite à mon goût. On n'a pas eu besoin des mouchoirs. Mais il avait des excuses. On n'était pas très confortablement installé et il en avait tellement envie ! Sur l'échelle de Richter de mes orgasmes, notés de 1 à 10, je dirais 6 pour ce coup-là. J'en ai un peu rajouté pour le faire jouir et lui faire plaisir. Mais j'étais heureuse qu'il soit heureux et je n'ai jamais connu d'orgasme de 10 la première fois. En plus, baiser dans une voiture, sans pouvoir en sortir, la nuit, en hiver, ça complique beaucoup de choses.
Il m'a ramenée au Ramada. On était donc juste avant Noël et je lui ai expliqué qu'on ne pourrait pas se revoir avant janvier. Je lui ai dit que je déménageais pendant les vacances. Je lui ai fait comprendre que s'il voulait qu'on se revoie, ce serait bien que ce soit sans préservatif. Il a compris ce qu'il devait faire, moi aussi. Une fois dans le hall du Ramada, j'ai fait semblant de prendre l'ascenseur et j'ai repris discrètement ma voiture pour rentrer en France.
En janvier, on s'est revu assez vite et on est retourné s'isoler en voiture. Là, on a baisé et il nous a pris en photo, avec mon appareil, sous toutes les coutures. Ca avait l'air de lui plaire. On s'est revu trois ou quatre fois.
Mardi dernier, il m'a appelée sur le coup de midi :
— Emilie, tu peux te libérer vers 14h30 ? J'aimerais qu'on se retrouve au Ramada dans le hall.
— Rappelle-moi vers 14h, je te dirai !
— Rappelle-moi vers 14h, je te dirai !
Pourquoi le Ramada ? Je n'en avais pas idée. A part qu'on connaissait tous les deux comment y aller. J'ai réussi à me libérer et je me suis pointée au Ramada à l'heure dite.
On s'est embrassé et je lui ai demandé :
— Pourquoi le Ramada ?
— Une surprise. On prend un café ?
— Oui, avec plaisir...
— Une surprise. On prend un café ?
— Oui, avec plaisir...
Le café à peine terminé, il me demande :
— Emilie, donne-moi un chiffre entre cinq et quinze.
J'étais un peu surprise de la question, mais je lui ai proposé douze. Il m'a aussitôt entraînée vers les ascenseurs. A trois heures de l'après- midi, il n'a pas beaucoup de monde voire personne. On a pris le premier ascenseur. On est monté, seuls. Il a appuyé sur le bouton douze. Dès que les portes ont été fermées, il m'a fermement poussée dans un angle et m'a embrassée presque sauvagement. Au premier étage, il me caressait les seins fermement. Je me demandais seulement s'il y avait une caméra vidéo. Si oui, le gars devait se marrer. Moi ça m'excitait passablement. Au troisième étage, il avait relevé le devant de ma jupe et cherchait à atteindre ma dentelle. Je commençais à savoir ce qu'on allait faire au douzième. Mais je n'étais pas pressée d'y arriver. Arrivés au onzième, il s'est calmé et on s'est rajusté avant que les portes ne s'ouvrent.
Dehors, personne dans les couloirs. Main dans la main. Jusqu'à passer devant les toilettes de l'étage. Dans les toilettes, personne. On entre, une rangée de sept ou huit lavabos, six cabines. J'aimerais bien qu'on entre dans l'une d'elles, je me sentirais plus à l'abri des éventuels arrivants, mais ce n'est pas le projet de Jacques qui est de me soulever en prenant mes fesses dans ses mains et de me poser sur le rebord d'un lavabo, de me serrer contre lui tout en sortant son outil et, tout d'un coup, des bruits de voix dans le couloir...
Il me lâche et, tenant son pantalon d'une main, il se précipite dans une cabine où on s'enferme en retenant notre souffle. Je m'assois. Deux personnes, apparemment, entrent. Jacques se retourne avec d'infinies précautions et je n'ai plus qu'à me pencher doucement en avant pour prendre son sexe en bouche tout en écoutant des bruits de portes qui se ferment, de chasse d'eau, de robinet de lavabo puis tout d'un coup, grand calme ! J'éclate de rire tout en continuant à sucer mon ami qui devient rapidement raide comme un manche :
— Tu veux que je me tourne ?
C'est demander à un aveugle s'il veut voir...
— Oui, je crois que c'est un peu obligatoire !
Vu l'exiguïté des lieux. C'est vrai que baiser dans des toilettes, ce n'est pas très glamour, mais c'étaient celles du Ramada et mon ami s'est avéré diablement endurant au point que je n'ai pas eu à simuler quoi que ce soit. Les carrelages des toilettes du Ramada sont très beaux. J'ai eu le temps de les apprécier.
A 15h30, j'étais dehors. Pleinement satisfaite. On se reverra sûrement:)
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