Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
IV - Dilemmes — Chapitre 7
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
IV - Dilemmes
Chapitre 7
Chez Jenny et Florian, c'est une soirée « marathon TV » qui s'annonce.
Jenny a énormément de retard à rattraper sur tout un tas de séries et pour l'occasion, ils se font livrer à manger. Installés dans le canapé, ils commencent à regarder les premiers épisodes quand la sonnerie de la porte retentit.
Jenny a énormément de retard à rattraper sur tout un tas de séries et pour l'occasion, ils se font livrer à manger. Installés dans le canapé, ils commencent à regarder les premiers épisodes quand la sonnerie de la porte retentit.
- Le livreur est en avance ? s'étonne Jenny.
- Ce serait bien la première fois ! Bouge pas, je vais voir, dit Florian.
- Ce serait bien la première fois ! Bouge pas, je vais voir, dit Florian.
Quand il ouvre, point de livreur, mais Hélène, les yeux rougis de larmes et un petit sourire contrit aux lèvres.
- Bonsoir, Florian, marmonne-t-elle.
- C'est qui ? crie Jenny.
- Euh… entrez, Hélène, je vous en prie, l'invite Florian, étonné.
- C'est qui ? crie Jenny.
- Euh… entrez, Hélène, je vous en prie, l'invite Florian, étonné.
Hélène et Florian débarquent dans le salon.
- Maman ? s'étonne Jenny en se levant.
Elle fronce les sourcils quand elle remarque le visage triste de sa mère.
- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demande-t-elle.
En guise de réponse, Hélène lâche sa valise, fond en larmes avant de plonger dans les bras de sa fille. Jenny n'a pas le souvenir de l'avoir déjà vu dans un tel état, les effusions de ce style ne sont pas dans ses habitudes. Elle l'étreint en lançant à Florian un regard rempli d'incompréhension. Il va chercher un verre d'eau pendant que Jenny s'assoit avec sa mère.
- Mais enfin, maman, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Je… je… j'ai quitté ton père…, sanglote-t-elle.
- Quoi ?!?
- Je… je… j'ai quitté ton père…, sanglote-t-elle.
- Quoi ?!?
Jenny est abasourdie, jamais elle n'avait entendu ses parents se disputer, jamais un mot plus haut que l'autre. Bien sûr, elle n'habite plus avec eux depuis très longtemps, mais elle n'a jamais remarqué de malaise quand elle les voyait ensemble. Florian se doute que cet évènement est lié à son coup de gueule et la seule chose qu'il se demande, c'est ce que va raconter Hélène.
Elle prend quelques minutes pour se calmer avant de commencer son explication. Jenny n'en croit pas ses oreilles, elle s'enfonce de plus en plus dans le canapé. Sa mère lui a tout exposé, mais n'a pas parlé de la visite de Florian ni de la menace physique de son mari.
Après le long moment nécessaire pour digérer le flot d'information, Jenny se lève d'un bond avec son téléphone en main. Elle s'isole dans une autre pièce et rapidement, des éclats de voix retentissent. Ils vont crescendo, à tel point que Florian rejoint sa compagne. Au boulot, elle a déjà poussé des gueulantes mémorables pendant lesquelles elle se transformait en furie, mais ce n'est rien à côté de l'état dans lequel elle se trouve. La peau écarlate, des larmes coulant de ses yeux révulsés, elle hurle toute sa rage. Jamais Florian ne l'a entendu utiliser des termes à ce point violents envers quiconque, encore moins contre son père avec lequel elle a toujours eu des relations cordiales. Après dix bonnes minutes, elle raccroche enfin. Avant de retourner auprès de sa mère, elle se rend à la salle de bains pour se passer de l'eau sur le visage.
Elle prend quelques minutes pour se calmer avant de commencer son explication. Jenny n'en croit pas ses oreilles, elle s'enfonce de plus en plus dans le canapé. Sa mère lui a tout exposé, mais n'a pas parlé de la visite de Florian ni de la menace physique de son mari.
Après le long moment nécessaire pour digérer le flot d'information, Jenny se lève d'un bond avec son téléphone en main. Elle s'isole dans une autre pièce et rapidement, des éclats de voix retentissent. Ils vont crescendo, à tel point que Florian rejoint sa compagne. Au boulot, elle a déjà poussé des gueulantes mémorables pendant lesquelles elle se transformait en furie, mais ce n'est rien à côté de l'état dans lequel elle se trouve. La peau écarlate, des larmes coulant de ses yeux révulsés, elle hurle toute sa rage. Jamais Florian ne l'a entendu utiliser des termes à ce point violents envers quiconque, encore moins contre son père avec lequel elle a toujours eu des relations cordiales. Après dix bonnes minutes, elle raccroche enfin. Avant de retourner auprès de sa mère, elle se rend à la salle de bains pour se passer de l'eau sur le visage.
- Tu vas rester ici, maman, dit-elle, la voix chevrotante.
- Voyons, ma chérie, je ne vais pas habiter avec vous éternellement, tu as ta vie aussi, réplique Hélène.
- Tu resteras ici le temps nécessaire et le moment venu, tu iras dans mon appartement, il est libre.
- Voyons, ma chérie, je ne vais pas habiter avec vous éternellement, tu as ta vie aussi, réplique Hélène.
- Tu resteras ici le temps nécessaire et le moment venu, tu iras dans mon appartement, il est libre.
Le repas est livré, la table déborde de victuailles, mais personne n'y accorde d'importance. La soirée « marathon TV » s'est muée en une sorte de veillée funèbre.
Jenny demeure silencieuse. De temps à autre, elle demande quelques précisions à sa mère avant de se replonger dans son mutisme. Ses mains frémissantes et son regard noir sont la preuve visible de sa colère.
Jenny demeure silencieuse. De temps à autre, elle demande quelques précisions à sa mère avant de se replonger dans son mutisme. Ses mains frémissantes et son regard noir sont la preuve visible de sa colère.
Après avoir déplié le canapé pour le transformer en lit, Florian rejoint Jenny, déjà couchée. Il s'allonge, se tourne vers elle ; il lui caresse le bras du bout des doigts.
- Bébé, tu es avec moi ? l'interpelle-t-il d'une voix douce.
- J'arrive pas à croire qu'il ait pu faire ça, dit-elle après quelques secondes de silence. Comment ai-je pu ne rien voir ?
- Ne t'en veut pas, tu n'avais aucun moyen d'être au courant.
- Elle aurait dû m'en parler bien avant.
- Tu sais très bien que dans ce genre de situation, ce n'est aussi simple que ça.
- J'arrive pas à croire qu'il ait pu faire ça, dit-elle après quelques secondes de silence. Comment ai-je pu ne rien voir ?
- Ne t'en veut pas, tu n'avais aucun moyen d'être au courant.
- Elle aurait dû m'en parler bien avant.
- Tu sais très bien que dans ce genre de situation, ce n'est aussi simple que ça.
Enfin, sa colère s'efface. Elle enlace son homme, cale la tête dans son épaule. Elle se sent fautive, Florian passe un long moment à lui assurer qu'elle n'y est strictement pour rien. Le stress aidant, Jenny s'endort rapidement.
Quand il repense à la virulence de sa réaction, il tremble en imaginant son comportement lorsqu'elle apprendra pour le bébé.
Quand il repense à la virulence de sa réaction, il tremble en imaginant son comportement lorsqu'elle apprendra pour le bébé.
******
Le lendemain, Jenny part au travail après que Hélène ait juré de ne pas retourner chez elle et qu'elle promette de l'appeler en cas de problème.
Fred et sa sœur ont rendez-vous avec des clients en fin de journée et Jenny ne sait pas quand il se finira, d'autant qu'elle compte ensuite parler avec son frère de toute cette histoire. Elle charge Florian de rentrer afin de veiller sur sa mère.
Fred et sa sœur ont rendez-vous avec des clients en fin de journée et Jenny ne sait pas quand il se finira, d'autant qu'elle compte ensuite parler avec son frère de toute cette histoire. Elle charge Florian de rentrer afin de veiller sur sa mère.
Florian arrive à la maison. Il salue Hélène, installée dans le canapé en train de regarder la télé. Après s'être assuré qu'elle va bien, il file dans sa chambre pour poser ses affaires avant d'aller se doucher. Il pioche des vêtements dans une armoire, puis se retourne.
Dans l'encadrement de la porte, il aperçoit Hélène, complètement nue. Son visage n'exprime rien, comme si elle était hypnotisée.
Dans l'encadrement de la porte, il aperçoit Hélène, complètement nue. Son visage n'exprime rien, comme si elle était hypnotisée.
- Que… qu'est-ce que… vous faites ? bégaie-t-il, stupéfié.
- Est-ce que vous me trouvez attirante, Florian ?
- Euh… je…
- J'ai envie qu'on me prenne, baisez-moi, s'il vous plaît, dit-elle en s'avançant vers lui.
- Est-ce que vous me trouvez attirante, Florian ?
- Euh… je…
- J'ai envie qu'on me prenne, baisez-moi, s'il vous plaît, dit-elle en s'avançant vers lui.
Florian l'arrête en posant les mains sur ses épaules. Il a bien assez de problèmes qui lui pendent au nez pour s'en rajouter un nouveau en se tapant sa belle-mère !
- Hélène, stop !
Elle lance ses doigts vers l'entrejambe de son beau-fils.
- Non, stop ! s'écrie-t-il en la secouant brièvement.
Hélène tressaille, son visage semble soudain reprendre vie.
- Je suis en couple avec Jenny, dit-il en la regardant dans les yeux.
Après quelques secondes de flottement, elle baisse la tête, honteuse, et ramène ses bras devant elle pour cacher son corps.
- Je… je… je suis désolé…, marmonne-t-elle.
Florian récupère une serviette, la pose sur les épaules d'Hélène.
- Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, pardonnez-moi, s'excuse-t-elle en s'enroulant dans le tissu.
- Ce n'est pas grave, ne vous en faites pas.
- Ce n'est pas grave, ne vous en faites pas.
Elle relève la tête pour lui sourire. Sur le point de tourner les talons, Florian l'arrête.
- Est-ce que ça vous dirait qu'on aille boire un verre dehors ? propose-t-il.
- Euh… oui, pourquoi pas.
- Allez vous habiller, je vous attends dans le salon.
- Euh… oui, pourquoi pas.
- Allez vous habiller, je vous attends dans le salon.
******
Attablée devant un chocolat chaud, Hélène est encore gênée pour son coup d'éclat.
- Vraiment, Florian, je m'excuse, je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai fait ça, insiste-t-elle.
- Vous vivez une période difficile et êtes un peu perdue, c'est normal. Je peux vous poser une question ?
- Bien sûr.
- Pourquoi ne pas avoir quitté votre mari bien avant ?
- Vous vivez une période difficile et êtes un peu perdue, c'est normal. Je peux vous poser une question ?
- Bien sûr.
- Pourquoi ne pas avoir quitté votre mari bien avant ?
Hélène réfléchit, les yeux dans le vague.
- De la honte, je dirai, et puis sans doute aussi un peu de peur, répond-elle finalement.
- Peur de quoi ?
- Quand votre mari vous rabâche à longueur de journée que vous n'êtes rien sans lui, vous finissez par le croire et d'imaginer se retrouver démunie si jamais vous rompez, ça occasionne quelques sueurs froides.
- Ça s'est toujours passé comme ça entre vous ?
- Oh non ! Quand on s'est rencontré, nous étions le couple parfait : jeunes, beaux et toute la vie devant nous.
- Et qu'est-ce qui a fait que ça a basculé ?
- La même chose qui a poussé Jean-Pierre à me choisir comme femme : la beauté. Ce n'est peut-être pas flagrant aujourd'hui, mais plus jeune, j'étais sublime. J'avais une taille de guêpe avec des formes aguichantes qui attiraient beaucoup le regard des hommes. Jean-Pierre était l'un de ceux qui me tournaient autour et c'est lui que j'ai épousé. Il avait un charisme qui me fascinait et qu'il a toujours d'ailleurs, c'est même pour cette raison qu'il a réussi à me manipuler aussi longtemps. J'ai pris pas mal de poids pendant ma première maternité et après avoir accouché, j'ai eu beaucoup de mal à retrouver ma ligne. Pendant cette période-là, Jean-Pierre me faisait de petites remarques sur mon physique. Au prix de gros efforts, j'ai récupéré le corps d'avant ma grossesse et tout est rentré dans l'ordre. Et puis lorsque je suis tombée enceinte de Jenny, rebelote, sauf que je n'ai pas réussi aussi efficacement. Prendre soin de soi quand on a un enfant, c'est déjà difficile, mais avec deux, c'est mission impossible, quand bien même je ne travaillais pas. J'aurais pu embaucher une armée de nounous pour être tranquille, mais je ne voulais pas laisser l'éducation de mes gosses à des inconnus. Jean-Pierre m'a délaissé petit à petit, on faisait de moins en moins l'amour et les remarques blessantes sur mon physique devenaient fréquentes.
- C'est sans doute à ce moment-là que vous auriez dû tout arrêter.
- Oui, mais je n'ai pas eu le courage. À cette période, Jean-Pierre empilait les succès professionnels et je baignais dans le luxe. Vu de l'extérieur, on était la famille parfaite et je n'avais pas envie de briser tout ça. C'est horriblement matérialiste comme manière de raisonner, mais c'est ce que j'étais à l'époque. Maison luxueuse, voitures rutilantes, habits de grands couturiers, beaux bijoux, soirée mondaine, et j'en passe. Me priver de tout ça m'était intolérable, donc je n'ai rien dit, même quand j'ai su que Jean-Pierre me trompait. J'ai bien eu un sursaut de fierté en le menaçant de divorcer, mais pour lui, c'était hors de question. Il m'a bien fait comprendre que si je choisissais cette voie-là, il me pourrirait la vie et ferait tout pour m'éloigner de mes enfants. C'est ce dernier point qui m'a poussé à abandonner cette idée.
- Peur de quoi ?
- Quand votre mari vous rabâche à longueur de journée que vous n'êtes rien sans lui, vous finissez par le croire et d'imaginer se retrouver démunie si jamais vous rompez, ça occasionne quelques sueurs froides.
- Ça s'est toujours passé comme ça entre vous ?
- Oh non ! Quand on s'est rencontré, nous étions le couple parfait : jeunes, beaux et toute la vie devant nous.
- Et qu'est-ce qui a fait que ça a basculé ?
- La même chose qui a poussé Jean-Pierre à me choisir comme femme : la beauté. Ce n'est peut-être pas flagrant aujourd'hui, mais plus jeune, j'étais sublime. J'avais une taille de guêpe avec des formes aguichantes qui attiraient beaucoup le regard des hommes. Jean-Pierre était l'un de ceux qui me tournaient autour et c'est lui que j'ai épousé. Il avait un charisme qui me fascinait et qu'il a toujours d'ailleurs, c'est même pour cette raison qu'il a réussi à me manipuler aussi longtemps. J'ai pris pas mal de poids pendant ma première maternité et après avoir accouché, j'ai eu beaucoup de mal à retrouver ma ligne. Pendant cette période-là, Jean-Pierre me faisait de petites remarques sur mon physique. Au prix de gros efforts, j'ai récupéré le corps d'avant ma grossesse et tout est rentré dans l'ordre. Et puis lorsque je suis tombée enceinte de Jenny, rebelote, sauf que je n'ai pas réussi aussi efficacement. Prendre soin de soi quand on a un enfant, c'est déjà difficile, mais avec deux, c'est mission impossible, quand bien même je ne travaillais pas. J'aurais pu embaucher une armée de nounous pour être tranquille, mais je ne voulais pas laisser l'éducation de mes gosses à des inconnus. Jean-Pierre m'a délaissé petit à petit, on faisait de moins en moins l'amour et les remarques blessantes sur mon physique devenaient fréquentes.
- C'est sans doute à ce moment-là que vous auriez dû tout arrêter.
- Oui, mais je n'ai pas eu le courage. À cette période, Jean-Pierre empilait les succès professionnels et je baignais dans le luxe. Vu de l'extérieur, on était la famille parfaite et je n'avais pas envie de briser tout ça. C'est horriblement matérialiste comme manière de raisonner, mais c'est ce que j'étais à l'époque. Maison luxueuse, voitures rutilantes, habits de grands couturiers, beaux bijoux, soirée mondaine, et j'en passe. Me priver de tout ça m'était intolérable, donc je n'ai rien dit, même quand j'ai su que Jean-Pierre me trompait. J'ai bien eu un sursaut de fierté en le menaçant de divorcer, mais pour lui, c'était hors de question. Il m'a bien fait comprendre que si je choisissais cette voie-là, il me pourrirait la vie et ferait tout pour m'éloigner de mes enfants. C'est ce dernier point qui m'a poussé à abandonner cette idée.
Hélène lève le menton, prend une voix grave.
- « Les Dutellier restent fiers et ne montrent pas leurs faiblesses ! ». Voilà son leitmotiv favori et une des rares contributions qu'il a eus dans l'éducation de sa progéniture, surtout Frédéric. Il lui a fait du bourrage de crâne durant toute sa jeunesse en lui serinant qu'il devait faire une grande carrière, être riche et avoir une belle femme. Quand Fred nous a présenté Typhaine, son père lui a dit : « Elle est magnifique, je suis fier de toi ! ». Il n'était pas content parce que Typhaine était gentille ou intelligente, ou même que son fils ait trouvé l'amour, non, il était fier parce qu'elle était superbe, c'est tout. Avec tout ça, pas étonnant que Fred ait voulu dissimuler son homosexualité à tout prix et qu'il en soit arrivé à manipuler une femme pour servir ses intérêts.
- Et pour Jenny ?
- Il s'est bien moins investi avec elle et c'est moi seule, en grande partie, qui l'ai élevé. Avec le résultat connu, bien sûr…
- Et pour Jenny ?
- Il s'est bien moins investi avec elle et c'est moi seule, en grande partie, qui l'ai élevé. Avec le résultat connu, bien sûr…
Elle baisse la tête en soupirant.
- Aucun problème dans l'éducation de Jenny. Vous avez fait comme vous avez pu dans le contexte de l'époque, dit Florian.
- Certes, mais ça n'a pas aidé à ce qu'on soit proches toutes les deux, comme on penserait qu'une mère et sa fille le soient.
- Est-ce que vous croyez vraiment que Jenny aurait réagi aussi violemment à votre situation si elle s'en moquait de vous ? Elle n'est simplement pas du genre à avouer ses sentiments facilement, c'est tout, mais ça n'empêche pas qu'elle les ressent.
- Vous avez sans doute raison, même j'ai besoin de temps pour m'en convaincre. De toute façon, maintenant, je ne peux plus reculer.
- Je suis désolé, c'est un peu à cause de moi que tout ça arrive, surtout après tout ce que j'ai dit l'autre fois.
- Pas à cause, Florian, mais plutôt grâce à vous ! C'est vous qui m'avez prouvé que c'était possible de tenir tête à mon mari. Sans ça, j'aurais probablement passé ce qu'il reste de ma vie à le regarder coucher avec des prostitués dans notre propre lit. Ça ne changera pas l'image que j'ai de moi, mais c'est toujours ça de pris !
- Vous êtes très loin d'être laide, Hélène.
- Certes, mais ça n'a pas aidé à ce qu'on soit proches toutes les deux, comme on penserait qu'une mère et sa fille le soient.
- Est-ce que vous croyez vraiment que Jenny aurait réagi aussi violemment à votre situation si elle s'en moquait de vous ? Elle n'est simplement pas du genre à avouer ses sentiments facilement, c'est tout, mais ça n'empêche pas qu'elle les ressent.
- Vous avez sans doute raison, même j'ai besoin de temps pour m'en convaincre. De toute façon, maintenant, je ne peux plus reculer.
- Je suis désolé, c'est un peu à cause de moi que tout ça arrive, surtout après tout ce que j'ai dit l'autre fois.
- Pas à cause, Florian, mais plutôt grâce à vous ! C'est vous qui m'avez prouvé que c'était possible de tenir tête à mon mari. Sans ça, j'aurais probablement passé ce qu'il reste de ma vie à le regarder coucher avec des prostitués dans notre propre lit. Ça ne changera pas l'image que j'ai de moi, mais c'est toujours ça de pris !
- Vous êtes très loin d'être laide, Hélène.
Elle grimace.
- Non, je vous le promets ! confirme Florian. Vous vous souvenez la première fois où l'on s'est rencontré ?
- Bien sûr.
- Vous savez ce que j'ai pensé en vous voyant ?
- Non.
- Que je comprenais d'où Jenny tirait sa beauté.
- Bien sûr.
- Vous savez ce que j'ai pensé en vous voyant ?
- Non.
- Que je comprenais d'où Jenny tirait sa beauté.
Hélène ricane nerveusement en baissant la tête.
- Je vous jure que je ne dis pas ça pour vous faire plaisir, je le crois réellement ! Vous êtes une femme élégante, simplement, votre mari a réussi à vous convaincre que vous ne l'étiez pas, mais il se trompe. Vous avez de belles formes et n'êtes en rien repoussante, je vous l'assure !
- Merci. Je ne sais pas si un jour j'aurais de nouveau assez de confiance en moi pour offrir mon corps à un homme, on verra bien.
- Je suis certain que vous y arriverez. Nous sommes d'accord pour garder secret ce qu'il s'est passé tout à l'heure, n'est-ce pas ?
- Oulah, grands dieux oui ! affirme Hélène.
- Merci. Je ne sais pas si un jour j'aurais de nouveau assez de confiance en moi pour offrir mon corps à un homme, on verra bien.
- Je suis certain que vous y arriverez. Nous sommes d'accord pour garder secret ce qu'il s'est passé tout à l'heure, n'est-ce pas ?
- Oulah, grands dieux oui ! affirme Hélène.
Il se penche un peu plus au-dessus de la table.
- Eh bien alors je vous assure que si vous m'aviez fait votre proposition sans que je ne sois avec Jenny, nous ne serions pas en train de boire un verre, chuchote-t-il avant de lui lancer un clin d'?il.
- Oh, Florian, vous… vous me gênez, répond-elle en s'empourprant.
- Ne vous inquiétez pas, Hélène, je ne suis pas en train de vous draguer, je vous avoue cela simplement vous faire comprendre que vous êtes parfaitement désirable.
- Un grand merci, Florian, vos paroles me donnent du baume au c?ur. Vous êtes vraiment un homme bien, je suis heureuse que vous soyez avec ma fille.
- Oh, Florian, vous… vous me gênez, répond-elle en s'empourprant.
- Ne vous inquiétez pas, Hélène, je ne suis pas en train de vous draguer, je vous avoue cela simplement vous faire comprendre que vous êtes parfaitement désirable.
- Un grand merci, Florian, vos paroles me donnent du baume au c?ur. Vous êtes vraiment un homme bien, je suis heureuse que vous soyez avec ma fille.
Florian se mord la langue. Si seulement elle savait…
Après avoir encore échangé un petit moment, ils rentrent à la maison.
Après avoir encore échangé un petit moment, ils rentrent à la maison.
******
Cette discussion a apaisé Hélène et Jenny a trouvé sa mère bien plus détendue le soir même. Hélène a convaincu sa fille de lui céder son appartement dès le lendemain, prétextant avoir besoin d'intimité. En fait, c'est surtout pour en laisser au couple, mais elle sait très bien que Jenny aurait balayé cette demande si elle le lui avait présenté comme ça.
Durant l'après-midi, Jenny a parlé à son frère. Il lui a donné l'impression de ne pas la prendre au sérieux. Pour lui, rien de dramatique, ce n'est qu'un passage à vide. Jenny n'a pas insisté, mais pour autant, elle ne compte pas changer son fusil d'épaule. Il est hors de question que sa mère retourne vivre avec son père.
Cette nuit-là, Jenny a de nouveau rêvé. Le même rêve où elle entend Florian qui l'appelle, puis le bébé qui pleure, la porte qui s'ouvre et plus rien. Les maux de tête, qui s'étaient bien calmés ces derniers temps, reviennent également à la charge, sauf que cette fois-ci, le sexe ne les apaise pas. L'accumulation de problèmes la rend quelque peu irascible. Elle est bien moins patiente, même envers Florian.
Elle ressent aussi quelque chose qui la dérange chez son homme. Il paraît fréquemment absent, l'esprit ailleurs. Elle a cette sensation bizarre, oppressante, qu'il s'éloigne d'elle, même s'il a toujours des gestes tendres et lui déclare tous les jours qu'il l'aime, peu importe qu'elle l'envoie souvent chier. Malgré tout, elle ne lui en parle pas. Elle se dit que ce qui arrive à sa mère doit sûrement peser dans la balance. Elle n'a pas envie de dériver dans un comportement paranoïaque qui ne ferait que rajouter de l'huile sur le feu.
Tout finira par rentrer dans l'ordre, voilà l'idée à laquelle elle s'accroche des deux mains.
Durant l'après-midi, Jenny a parlé à son frère. Il lui a donné l'impression de ne pas la prendre au sérieux. Pour lui, rien de dramatique, ce n'est qu'un passage à vide. Jenny n'a pas insisté, mais pour autant, elle ne compte pas changer son fusil d'épaule. Il est hors de question que sa mère retourne vivre avec son père.
Cette nuit-là, Jenny a de nouveau rêvé. Le même rêve où elle entend Florian qui l'appelle, puis le bébé qui pleure, la porte qui s'ouvre et plus rien. Les maux de tête, qui s'étaient bien calmés ces derniers temps, reviennent également à la charge, sauf que cette fois-ci, le sexe ne les apaise pas. L'accumulation de problèmes la rend quelque peu irascible. Elle est bien moins patiente, même envers Florian.
Elle ressent aussi quelque chose qui la dérange chez son homme. Il paraît fréquemment absent, l'esprit ailleurs. Elle a cette sensation bizarre, oppressante, qu'il s'éloigne d'elle, même s'il a toujours des gestes tendres et lui déclare tous les jours qu'il l'aime, peu importe qu'elle l'envoie souvent chier. Malgré tout, elle ne lui en parle pas. Elle se dit que ce qui arrive à sa mère doit sûrement peser dans la balance. Elle n'a pas envie de dériver dans un comportement paranoïaque qui ne ferait que rajouter de l'huile sur le feu.
Tout finira par rentrer dans l'ordre, voilà l'idée à laquelle elle s'accroche des deux mains.
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Commentaires ()
Heureusement que cette fois ci, Florian a réfléchi et n'a pas fait une autre bêtises :D
Et qu'il a été super cool de remonter le moral d'Hélène :)
Sinon Hélène est plutôt cool de ne pas rester trop longtemps pour leur laisser leur intimité et aussi garder la sienne et ne pas être trop tentée ;)
Reste a découvrir les futures péripéties dans les chapitres suivant :p
Merci Flyx :)
Oui, en effet, ça se complique, et c'est pas fini ^^
Oui sa se complique pour Florian car le couperet descent de plus en plus sur sa tête.
Jenny se doute de quelque chose et ça fait mal de la voir ainsi.
Vivement la suite :)