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Couverture de Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !, par AlexisPC
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé ! — Chapitre 5 · Ad hominem !

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AlexisPC
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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 5 · Ad hominem !

En redescendant vers le salon, j'étais dans un état second. 
Ma détermination à mettre en œuvre ce que je venais de déclarer était intacte. Mais je ressentais tout de même une boule au cœur. Un pan entier de ma vie se tournait à cet instant. 
Enza et moi allions probablement divorcer malgré tout. Nos routes se sépareraient pour toujours si nous persistions dans cette voie. Elle venait de me faire du mal par ses paroles cruelles et mon coeur s'était fermé vis-à-vis d'elle. Je savais qu'elle venait de tenter un coup de bluff en m'annonçant vouloir le divorce. Elle refusait de perdre la face. Mais je savais également que ce n'était plus qu'une question de temps si je ne reprenais pas la main ou si la situation n'évoluait pas rapidement vers un destin moins funeste. Alors autant crever l'abcès et agir le premier. 
À cet instant, le seul lien qui nous unissait encore se trouvait en bas, m'attendant dans notre pièce commune. Car je savais qu'Anaëlle ne m'avait pas écoutée et qu'elle était directement allée vers sa grande sœur, pour discuter de ce qu'elle venait de vivre. 
En entrant, les filles, debout à côté du grand divan, reculèrent en me voyant. 
Elles avaient peur. 
Mon regard, je l'appris plus tard, les avait effrayées. Jamais elles ne m'avaient vu ainsi en colère et si décidé à agir.
C'est Isaline, comme toujours, qui reprit contenance le plus vite et me ramena à la réalité.
-       Papa ? Je me doute que cela n'a pas dû être évident ! Dit-elle en me prenant dans ses bras. 
-       Effectivement ! Mais c'est fait à présent.
-       Et ? Qu'a-t-elle dit ? Demanda encore mon aînée.
-       Isaline, Anaëlle ! Je ne sais pas comment vous annoncer cela. C'est vraiment difficile. Rien ne s'est passé comme prévu.
-       Que veux-tu dire, Papa ? Chuchota Anaëlle, soudain très inquiète.
-       Mes chéries ! Maman et moi allons divorcer.
Une météorite s'éclatant dans le salon n'aurait pas pu faire plus de dégâts.
-       Non ! Non !...Papa…Non ! Sanglota Anaëlle en prenant sa tête à deux mains. Non ! Papa…tu ne peux pas faire cela. Noooooon ! Noooooooon ! Mamaaaan…Nooooon !
-       Papa ! Mais…comment ? Noooon ! 
Les deux filles éclatèrent en sanglots simultanément. Leurs larmes et leurs cris déchirants m'arrachèrent le cœur. Des larmes coulèrent immédiatement sur mes joues. 
Toutes ma frustration, ma peine, ma déception, mon mal-être, ma peine et mon chagrin se déversèrent à cet instant. Mais c'est surtout leur réaction qui me brisa le cœur. 
Comment un père peut-il faire souffrir ses deux filles adorées ? Je me faisais honte, je me dégoutais. Jamais je ne pourrai faire cela. Il suffisait de les regarder pour comprendre que je faisais totalement fausse route. Pourtant, je ne pouvais plus revenir en arrière. Des mots avaient été prononcés, des décisions avaient été prises par deux adultes parfaitement consentants et en pleines possessions de leurs moyens. 
Cela dit, je n'avais pas tout dit. 
J'avais un atout que j'utilisais alors à cet instant.
-       Mes chéries, calmez-vous et laissez-moi tout vous expliquer. Maman et moi n'allons pas divorcer demain. Ce n'est pas ce qu'il a été décidé. Elle reste dans la maison et je lui octroie volontiers la possibilité de continuer à profiter de notre bien. Je vivrai dans l'aile des invités et elle conservera la suite parentale. Rien ne change. Ce n'est que lorsque la situation deviendra invivable que nous déciderons si nous nous séparons définitivement. Rien n'est fait ! Calmez-vous mes chéries, dis-je en les prenant dans mes bras. 
Isaline se calma lentement mais Anaëlle restait inconsolable. Elle gémissait à grands sanglots contre mon torse et était secouée par des spasmes incontrôlables. 
-       Ana ! Ma chérie, calme-toi ! S'il-te-plaît ! Nous vous aimons tant. Maman est…
-       TAIS-TOI ! Hurla-t-elle soudain. NE ME PARLES PLUS DE CETTE PUTE !
Isaline et moi furent choqués à la fois par la virulence de son ton et par le qualificatif qu'elle venait d'employer. Nous restâmes quelques secondes pétrifiés avant que je ne reprenne constance. 
-       SILENCE ! JE T'INTERDIS DE PARLER AINSI DE TA MÈRE ! TU AS COMPRIS, JEUNE FILLE ? JE NE ME RÉPÈTERAI PLUS ! Puis, je repris plus calmement. Anaëlle, ma chérie, Maman et moi sommes d'accord pour rester dans la même maison et continuez à nous occuper de vous, même si vous êtes déjà en âge de nous quitter. Rien ne change si ce n'est que nous ne nous croiserons plus qu'épisodiquement. Calme-toi et réfléchis objectivement. Rien n'est perdu !
Ces derniers mots eurent pour effet de la calmer instantanément. 
-       Comment ? Tu comptes tout de même te battre alors ?
-      Ma chérie ! Tu as entendu ce qu'elle m'a dit dans sa salle de bain. Ces mots m'ont fait mal. Très mal. Quelque chose s'est brisé entre nous à cet instant. Je regrette juste que tu en fusses témoin. Mais votre réaction spontanée m'a également fait comprendre que rien n'est perdu tant que vous croirez en nous. Vous êtes, en vérité, les témoins de notre vie commune. Et je sais que si vous y croyez encore, c'est que c'est possible. Alors, pour vous, parce que je vous aime pour toujours, que vous êtes mes deux petites merveilles, que rien ne me séparera jamais de vous et que je sais que votre amour pour nous est infini, je vais me battre. 
-       PAPA ! Dire-t-elle simultanément. 
-       Comme je t'aime, Papa ! Dit Anaëlle en se jetant dans mes bras tandis qu'Isaline posait sa tête sur mon épaule. 
Le problème, c'est que cela s'annonçait plus compliqué que prévu. Car les mots d'Enza résonnaient encore dans mon esprit. Et ils n'avaient rien de réjouissant pour notre avenir commun.
 
ENZA
Alexis est renversant. 
Jamais il ne prend la direction à laquelle on s'attend. 
Je pensais pourtant avoir tout fait pour qu'il réfléchisse réellement à ce qu'il perdait. Mais j'ai probablement été trop loin. Le seul problème, c'est qu'il est têtu. Têtu comme une mule. 
Bon, je dois admettre que je ne suis pas mal dans le style et que je suis, en plus, rancunière. Mais c'est dans mes gênes. Les italiennes sont volcaniques dans leurs sentiments comme dans la vie quotidienne. Elles agissent puis ne pèsent les conséquences que par après, souvent trop tard et il faut recoller les morceaux éparpillés par la tornade de leurs sentiments. C'est idiot, mais on ne change pas plusieurs millénaires d'habitudes culturelles.
Mais il a su toucher la corde sensible, ce salaud !
Mes filles. Mes bébés. Mes amours. Rien n'est plus important pour moi. 
Je sacrifierai tout ce que je possède pour ne jamais les décevoir et surtout faire en sorte qu'elles soient heureuses. En cela, les italiennes sont, également, intransigeantes. La famille avant tout le reste. 
Je dis la corde sensible, je devrais dire « les cordes » ! Mais quel salaud. 
Me rappeler l'attitude hautaine et méprisante de mes parents envers lui alors qu'il a été durant toutes ces années l'homme le plus adorable qui soit, travaillant au-delà du raisonnable pour nous mettre à l'abri, m'aidant à monter mon affaire en parallèle de la sienne en m'abreuvant de ses conseils avisés pour, selon ses termes, me permettre de m'épanouir et d'être financièrement autonome si je le désirais. 
Il a réellement tout fait et tout sacrifié à sa famille. Même son mariage, à bien y réfléchir puisque nous en sommes là, aujourd'hui. 
Mais il m'avait également fait cette promesse d'être toujours là pour moi. Toujours. Que je passerai avant tout le reste. Que sa vie serait consacrée à me rendre heureuse et épanouie comme mère, comme patronne mais aussi comme femme. Il m'a menti. Car si tout le reste m'a donné un bonheur inimaginable, il a oublié le côté femme et ses besoins. Hors, je l'avais prévenu très rapidement que j'avais pris goût au plaisir et qu'il devrait l'assumer.
Cela étant dit, malgré toute la haine que je ressens pour son attitude, je n'arrive pas à le détester, lui ! Cet homme m'a rendue folle d'amour et en cela, jamais il ne changera pour moi. 
Mais la part d'ombre qui l'habite à présent à pris le pas sur tout le reste. Et il ne pourra plus revenir en arrière. C'est impossible. Lorsque l'on est attaché à ce point à son travail, plus rien d'autre n'a d'importance. Je l'ai tellement souvent rencontré chez mes concurrents ou mes partenaires commerciaux. Lorsque le travail devient une drogue, on ne peut plus s'en passer.
Et mon Alexis est aujourd'hui totalement dépendant de son …… ! Il est en permanence shooté au travail, drogué à l'adrénaline que cela lui procure de diriger et de décider. Plus rien ne pourra remplacer cela, même pas une épouse dont il était fou au point de transgresser toutes les règles de son éducation.
En m'habillant tout en réfléchissant, je ne peux m'empêcher de me détailler. 
Je reste, pourtant, une femme qui attire les regards. Je ne suis plus toute jeune mais j'ai encore de beaux atouts. 
Mon visage est harmonieux. Mes yeux sont vifs et pétillants, surtout lorsque je suis heureuse comme dans les bras de cet homme qui m'a fait connaître des frissons inédits lors de nos derniers ébats et réveiller la femme avide de sexe qui était endormie au fond de mon être.
Le dernier que j'ai eu l'audace d'essayer après un rendez-vous vite prit sur une application dédiée au sexe, un certain Hamid, m'a même traitée de « salope, bonne pour le trottoir ». Je lui ai collé une gifle monumentale avant de le jeter hors de ma chambre d'hôtel et de le laisser la queue entre les jambes. Mais ces mots ont eu leur effet. Ma chatte était trempée d'excitation par les paroles de ce jeune homme vigoureux, dont les attributs auraient dû m'emmener au septième ciel s'il n'avait été d'une grossièreté aussi abjecte. C'est son compagnon, Ali, qui eut seul la primeur de mon corps. Car j'avais prévu, aujourd'hui, de me faire baiser par deux hommes. Je voulais tenter l'expérience qui reste donc encore inconnue pour moi.
Ce grand black, aux épaules larges, avait su me faire jouir à plusieurs reprises. Il m'avait littéralement défoncé la chatte dans différentes positions, éjaculant une quantité incroyable de son sperme chaud sur mes seins. Je ris en y repensant tant il avait eu du mal à retirer sa capote in extremis pour honorer ma poitrine. 
À sa demande autoritaire, mais parfaitement polie, j'avais même été jusqu'à récolter une partie de son orgasme sur la pointe de mes doigts pour le porter à mes lèvres et m'en rassasier, sous son regard concupiscent et fou d'excitation. 
Il avait rebandé illico et nous étions reparti pour une joute qui nous avait amené à un dernier orgasme m'ayant laissée inerte sur le lit. J'avais crié mon plaisir si fort que je pense que le concierge avait dû m'entendre. Sa queue raide et impressionnante m'avait foudroyée la chatte. Mon sexe était ruisselant de plaisirs multiples et béant après le passage de ce pal incroyable. Jamais je n'avais ressenti une telle folie que lorsque cet étalon m'avait saillie. Mon amant n'était pas des plus valeureux, car il s'était aussi écroulé dans un cri d'animal blessé pour succomber aux charmes de Morphée. 
J'en avais profité pour récupérer mes affaires, m'habiller décemment et quitter cette chambre dans laquelle je ne reviendrai plus jamais. Mes amants n'avaient l'honneur de mon corps qu'une seule fois. J'en changeais après. Pour éviter tout problème. 
Les yeux dans le vague, je revins à mon examen minutieux de mon corps. Mes seins étaient gros, tendus et se tenaient parfaitement. Mes exercices de sport quotidien en valaient la peine car j'avais encore une poitrine élégante, refuge discret des œillades masculines et parfois féminines sur mon passage. 
Je me rappelle de mon premier amant, Thierry si je me souviens bien, qui en était fou. C'est d'ailleurs son regard appuyé sur mes attributs qui me décida à le choisir. Je n'avais jamais trompé mon mari à cet instant, je vous le jure. J'hésitais donc sur la marche à suivre pour emmener un homme dans mon lit sans passer pour une femme un peu cruche. Ce sont ses yeux sur mes seins qui me décidèrent.
Je fis, ce jour-là, une démarche que je pensais impossible pour moi. Je lui demandais directement s'il voulait baiser avec moi. Je revois la conversation.
-       Bonjour ! 
-       Euh…Bonjour !
-       Je vois que mes seins vous plaisent ? Que diriez-vous d'en profiter et de m'inviter dans une chambre pour faire plus ample connaissance ?
-       Pardon ?
-       Je vois bien que mes gros seins vous excitent. Je vous les offre pour une heure. Mais c'est maintenant ou jamais. 
-       Vous rigolez, là ?
-       Vous perdez du temps, jeune homme !
-       OK ! Si vous le prenez sur ce ton. Venez avec moi !
Il m'avait emmené rapidement dans un hôtel miteux du quartier de la gare. Il avait payé la chambre et rapidement, nous nous étions retrouvé en train de baiser.
Ma lingerie l'avait émoustillé et il bandait déjà bien lorsque je lui retirais son caleçon. Sa queue était dans la moyenne et je me souviens n'avoir pas pris beaucoup de plaisir, cette première fois avec un autre que mon mari. 
Que voulez-vous ! On ne change pas qui l'on est d'un simple coup de baguette magique. L'éducation et la morale s'incrustent toujours quand il ne le faut pas. 
Je trompais mon futur ex-mari pour la première fois, à cet instant. J'étais un peu crispée et anxieuse. Il avait joué avec mes seins longtemps, les suçant, les caressant, posant sa queue entre eux et me demandant de le masturber. Puis, il avait revêtu une capote et m'avait enfilé en deux temps, trois mouvements. Sa jouissance avait éclaté en moins d'une minute. Me laissant sur ma faim et frustrée. 
Le plus mauvais casting de ma semaine ! Pensé-je en me regardant dans la psyché. Mais cet idiot m'avait permis d'ouvrir les vannes de la liberté et de laisser libre-court à ma libido qui, depuis ces débuts plutôt minables, avait explosé et s'en était donnée à coeur-joie pour me permettre d'ouvrir les portes d'un paradis du plaisir dont je ne pouvais plus me résoudre à me passer dorénavant. Je voulais jouir, baiser, avoir des orgasmes, découvrir de la nouveauté, explorer la sexualité et m'abreuver de mes plaisirs et de mes désirs en faisant éjaculer les hommes et en inondant leur sexe de ma cyprine abondante. 
Reprenant mes esprits, mes hanches et ma chatte subirent mon examen attentif à leur tour et j'en conclus que je n'avais décidément rien à envier aux femmes plus jeunes, si ce n'est un haut des cuisses un peu plus disgracieux. Mais j'avais enfanté deux fois. Et, sincèrement, je restais plutôt bien foutue.
Mes pensées me ramenèrent alors au moment présent. 
Mon mari, je devrais dire à présent mon futur ex-mari, venait de poser le couvercle sur notre histoire. Et j'en ressenti un sentiment d'effroi. Certes, j'avais mis mes menaces à exécution et je m'étais éclatée comme une dépravée depuis. 
Mais, si mes sens étaient apaisés chaque jour qui passait, mon esprit ne l'était absolument pas. Et je le faisais taire, refusant d'entendre ses appels à la modération. 
J'avais besoin de me faire sauter comme la dernière des… ! Dieux, que ces mots sont laids. Mais c'était l'idée générale, je présume que vous me comprenez. 
Malgré tout, une partie de mon être était déprimé, triste et, pour tout dire, en manque de l'affection de celui qui resterait, quoique l'avenir nous propose, le seul homme de ma vie. Je savais de façon absolument certaine que si je profitais à présent des queues et des attentions de mes amants de passage, jamais l'un d'entre eux ne pourrait prendre la place de mon mari. Jamais je ne pourrai me résoudre à le quitter et les paroles venimeuses que je lui avais assénées n'étaient là que pour adoucir ma peine et la souffrance qu'il m'avait causée. 
Je parle de mon futur ex-mari tout en sachant que jamais cela n'arrivera. Je suis aussi un peu pitoyable. Mais la vérité ne nous éclate jamais au visage  lorsqu'il le faudrait, n'est-ce pas ?Ainsi, je laissais le statut quo s'installer entre nous, profitant de ses largesses à mon égard car tout se passait comme je l'espérais. Mais la route était encore longue et pavées d'embûches. Je devais trouver le moyen d'arriver à mes fins, sans le blesser mais en profitant de ma liberté retrouvée. 
Un sacré Kriegspiel se mettait en place et je devrais naviguer à vue, sans commettre la moindre erreur pour obtenir ce que je désirais, à présent, plus que tout au monde. J'entrais dans le monde au sein duquel je souhaitais vivre mais en jouant à l'équilibriste. 
Je passais alors, à grands renforts de soupirs, une nuisette en satin noir et un kimono de la même couleur puis, je descendis, pieds nus, dans les pièces communes. Mais je m'arrêtais en entendant une conversation de l'autre côté de la porte, entrouverte. 
 
ALEXIS
Notre conversation prenait fin. 
Mes filles m'enlaçaient et je me sentais bien.
Chacune d'entre elle me prodiguait, à grands renforts de baisers sur les joues, des mots de réconforts.
-       Papa ! Comme je t'aime, me disait Anaëlle, mon trésor.
-       Moi aussi, Papa ! Je t'aime tendrement, me dit Isaline.
-       Merci, mes chéries ! Mais je vous demande de conserver également votre amour pour votre mère. Elle reste, et restera toujours, celle qui vous a mis au monde et a fait de vous ce que vous êtes. Soyons honnête, je n'y suis pas pour grand-chose. C'est elle qui a géré la plupart de votre vie, votre adolescence et c'est elle qui reste votre confidente. C'est normal que vous soyez plus proche de votre mère que de moi. 
-       Mais… ! Tenta Anaëlle.
-    Chuuuut, ma chérie ! Ce que je dis est la pure vérité. Vous le savez ! Même si votre mère décide de me quitter définitivement, elle ne doit pas disparaître de vos vies. Je le refuse. Vous avez besoin d'elle autant, si ce n'est plus, que de moi. Vous seriez perdues sans elle et vous en avez parfaitement conscience. 
-       Ce n'est pas vrai ! Dit Anaëlle. Tu l'es tout autant.
-       Ma chérie ! Dis-je en posant ma main sur sa joue. Peux-tu me prêter, un instant, ton téléphone portable ?
-       Hein ? 
C'est peu dire que cette question était inattendue dans une telle conversation. 
-       Mon portable ? Mais… ? Pourquoi ? Me demanda-t-elle soudain inquiète au-delà du raisonnable, ce qui me m'intrigua sur le moment. Je me promis d'enquêter plus avant sur cette réaction suspecte. 
-       Je ne compte pas fouiller, ma puce ! Dis-je pour la rassurer. D'ailleurs, tu peux faire la manipulation toi-même. Montre-moi tes derniers appels. Nous allons compter combien il y en a pour ta mère et combien me sont destinés.
Anaëlle comprit où je venais en venir et souffla discrètement. Elle ne put s'en empêcher, ce qui me mit définitivement la puce à l'oreille. Ma fille avait des secrets pour moi et cela me rendit amère.
-       Tu as raison, Papa ! Maman est la personne que j'appelle le plus souvent. Parfois, plusieurs fois par jour. 
-     Tu vois ? J'ai donc raison. Conserver votre amour pour votre mère intact. Ce qui nous arrive ne regarde que nous. Vous en êtes simplement les témoins privilégiés, si j'ose m'exprimer ainsi. 
-       Tu parles d'un cadeau, dit Isaline. 
-       Mes chéries, soyez indulgentes et fortes. Allez, venez m'embrasser et laissez-moi ! J'ai besoin de réfléchir.
Quelques instants plus tard, j'étais assis dans mon fauteuil, un verre d'Highland Park, dix-huit ans d'âge dans la main et je réfléchissais. Concentré et focalisé sur une solution. 
 
ENZA
Les paroles de mon mari me firent sourire lorsque je l'entendis faire preuve d'une mansuétude que je n'aurais probablement pas eue, si je ne l'avais entendu prendre, malgré tout, ma défense face à nos filles, ses amours inconditionnelles. 
Cet homme était véritablement parfait, sauf au niveau de sa compréhension des émotions et des désirs féminins. 
Et c'est ce dont j'avais uniquement besoin à cet instant de ma vie. Explorer ma sexualité, découvrir de nouveaux horizons, briser mes tabous et réaliser mes fantasmes. 
Alexis n'était visiblement plus l'homme de la situation puisque je l'avais laissé si longtemps indifférent. 
Mais je ne me voyais pas, malgré tout ce que j'avais dit pour ne pas perdre la face, me séparer définitivement de lui. L'amour était toujours là, sous la cendre de notre vie à cent à l'heure. 
Mais je ne savais plus comment souffler sur les braises. 
J'avais décidé de me faciliter la vie, moi qui avait sacrifié une partie de ma vie aux autres. C'était mon tour aujourd'hui, quoiqu'ils en pensent.
J'entendis, à cet instant de ma réflexion, mon mari congédier nos filles. Je me cachais dans le bureau le plus proche en refermant la porte.
Mes filles passèrent devant moi et je pus saisir leur conversation par la porte encore entrouverte. Celle-ci me glaça le sang même si l'honnêteté me pousse à dire que j'en connaissais déjà la teneur. Prévoir ces mots et les entendre prononcer par ses enfants, ce n'est pas la même chose.
-       Papa est un homme merveilleux. Je n'en reviens pas qu'il arrive encore à défendre Maman alors qu'il souffre terriblement. J'espère trouver un jour un tel homme qui sera mon mari ! Dit Isaline, souriante. 
-       Tu ne comprends donc rien ? Il est encore dans le déni, ma pauvre. Il n'a pas saisi la gravité de la situation et défend encore l'indéfendable. Pour moi, elle est morte. Cette salope avide de queues peut bien aller pourrir en Enfer, jamais je ne lui pardonnerai d'avoir fait souffrir Papa à ce point. 
Isaline s'arrêta nette sous la fulgurance et la virulence des paroles de sa petite sœur. Je dus, de mon côté, me tenir au mur et placer une main sur ma bouche pour éviter de me faire entendre. Je venais de recevoir la pire insulte de la vie, et c'était de la bouche de ma fille cadette. Même si, comme je vous l'ai dit, je m'y attendais.
-       Ana ? Tu ne peux pas parler de Maman comme cela, voyons ? C'est inutile et indécent. Tu oublies tout ce qu'elle a fait pour nous ?
-       Pour moi, elle n'est plus rien ! Je sais ce que je lui dois. Mais tout est effacé si elle détruit ce qu'ils ont construit durant toutes ces années. C'est comme si elle nous avait menti depuis notre naissance. 
-       Mais, enfin ? Tu ne…
-       Ça va ! C'est bon ! Ne commence pas avec ta morale à deux balles. Nous n'avons pas le même point de vue et visiblement, nous ne l'aurons jamais. Pour toi, Maman a un peu raison. Pour moi, c'est une chienne lubrique. C'est incompatible. Point final. 
Je n'avais jamais entendu ma fille cadette aussi virulente et aussi en colère. 
Elle qui était pourtant calme et sensible se révéla, dans l'adversité, impitoyable et absolument fermée à la discussion. Elle avait raison et ne voulait rien entendre d'autre. D'autant plus que c'est son père adoré qui était, de ce point de vue, la victime de la situation. 
Je devrais avoir une sérieuse discussion avec elle lorsqu'elle serait calmée et qu'un peu de temps serait passé, pensé-je alors qu'elles quittaient le couloir pour se rendre dans leur chambre respective. J'avais peur qu'elle n'oublie l'origine de ce conflit et qu'elle n'en fasse qu'à sa tête en vue de la conclusion que je voulais lui donner.
C'est sonnée que je quittais mon abri. 
Je n'avais plus envie de discuter, ce soir.
Je fis demi-tour et je remontais dans ma chambre. 
Les paroles acides d'Anaëlle tournaient en boucle dans mon esprit. 
Et je cherchais un moyen de lui faire entendre raison. 
Je ne voulais plus d'Alexis dans mon lit. La baise à la bobonne, c'était terminé pour moi. J'avais ouvert la Boîte de Pandore et j'adorais cela. J'étais devenue, en une semaine, totalement accro aux nouvelles queues et aux jeux de plus en plus pervers. 
Mais la dernière chose au monde que je désirais, c'était de faire souffrir mes filles. 
Alexis avait compris, visiblement, le sens de ma décision et semblait l'accepter, même s'il en souffrait encore. Je devais simplement laisser le temps se charger de sa peine. 
Mais mes filles, je n'avais pas d'autre solution que celle de tout abandonner et de revenir vivre ma vie pépère, sans sel, sans plaisirs. Lever, boulot, dodo ! Je n'en voulais plus.
Je devais trouver un moyen de concilier ma vie de mère et ma vie de femme car ces deux facettes de ma personnalité étaient devenues aussi vitales l'une que l'autre à mon équilibre. 
Mes enfants avaient toujours été LA priorité. 
On ne renie pas d'où l'on vient, n'est-ce pas ? Mais j'avais tout autant besoin, à ce stade de mon existence, de me sentir vivre. Et c'est par le sexe que je me sentais, dorénavant, la plus vivante. 
La solution à ce dilemme vint d'elle-même quelques jours plus tard. 
Mais ce ne fut, par les bonnes grâces de notre fille cadette, absolument pas celle à laquelle je m'attendais.
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Photo de profil de Jny08
Jny08
1 novembre 2021 à 12:07
J'ai quand-même du mal avec cette histoire... j'ai adoré les autres textes d'Alexis PC où suspense et rebondissements venaient nourrir des scènes torrides... là le style est ampoulé... ça tourne autour... ça n'avance pas... s'il n'y avait pas de temps en temps des scenettes plus ou moins chaude... je n'aurai pas continué à la lire.
Soyez respectueux
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Dreamliner
19 octobre 2021 à 23:01
Après avoir relu ce chapitre, j'ai toujours cette impression que cette histoire viens de ce détruire de plein fouet avec le personnage d'Enza.
Les autres personnages sont développées, subtiles.
Elle, c'est juste brut, la perfidie absolue, immonde.

Ça en est grotesque, et ne colle pas avec le reste
Soyez respectueux
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Photo de profil de La Chipie
La Chipie
19 octobre 2021 à 15:39
La fidélité est 1 concept et chacun a le sien.
Perso je préfère 1 mec infidèle dans le sens où il est planté à bosser comme 1 tare au bureau.
Plutôt qu’un batard sans couille qui ne défends pas sa femme de toute agression physique ou verbale. :(
Modifié 19 octobre 2021 à 15:39
Soyez respectueux
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Photo de profil de Moi83000
Moi83000
19 octobre 2021 à 14:14
Donc, si je comprends bien, malgré le fait qu'il ait certains tords, il va quand même se battre pour récupérer ça ?
Cette femme est immonde et dans la vrai vie combien d'hommes voudrait récupérer ce genre de personne ?
Dommage que ce soit encore et toujours ce genre d'histoire de cocu qui malgré les humiliations est prêt à tout pour la récupérer. Il faudra donc aussi qu'il soit plus que vigilent car en cas de laisser aller ce sera repartie pour des séances à tout va. Quel bel avenir...
Soyez respectueux
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Totolafrite
19 octobre 2021 à 08:14
Hmm, un peu déçu pour être franc.

Au final Enza n'est qu'une garce égocentrique au fond. C'est tout pour elle, et au fond elle n'aime ni ses filles ni son mari Je m'attendais à une plus grande prise de conscience suite a l'annonce d'Alexis

Surtout que, si j'ai bien compris, Alexis est une bête de sexe, et que c'est justement parce qu'elle en était privée depuis trop longtemps qu'elle est partie voir ailleurs, et non pas parce qu'elle s'ennuyait au lit. Mais là elle n'en veut plus et qualifie le tout de "baise a la bobonne" ? Quelque chose m'échappe.

J'espère que les prochains chapitres repondront a mes interrogations.
Modifié 19 octobre 2021 à 08:15
Soyez respectueux
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OlivX
19 octobre 2021 à 00:09
Le suspense est à son comble, on est sur des charbons ardents à attendre de savoir ce qu'il va se passer qu'ils n'ont pas prévus
Soyez respectueux
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Roulio28
18 octobre 2021 à 23:13
J'ai hâte de voir comment va se passer cette colocation entre les époux durant la prochaine semaine
et combien d'amants, voir plusieurs en même temps, (chose qui n'est pas infaisable, car Enza a pris goût à la pluralité) elle osera convier pour la baisée en présence de son mari qui cohabite dans l'autre aile de la maison familiale.
Ce qu'elle ne sait pas encore c'est qu'un candauliste est entrain de naître par amour pour la mère de ses filles chéries.
J'espère juste que cette italienne volcanique ne poussera pas la provocation en invitant ses soupirants les weekends en présence de ses filles si elle ne veut pas les perdre définitivement.
Merci Alex , cette histoire pleine de doute est tout simplement excellente.
Soyez respectueux
Répondre
Dreamliner
18 octobre 2021 à 20:01
Longtemps lecteur mais jamais inscrit, j'ai sauté le pas de manière à laisser un commentaire sur cette histoire, car j'admire la plume d'AlexisPC.

Toutefois, ce commentaire est plutôt destiné à exprimer une déception.
Vous avez comme je l'ai dit, une plume magnifique et savez tenir en haleine vos lecteurs. Hors ce chapitre viens de faire retomber toute intrigue.

L'histoire était encore plein de mystères, s'agissait-il d'une grande mascarade ? Un plan établi avec l'aide des filles ? Surtout que nous n'avions pas le point de vue d'Enza.
Au final, c'est (encore) une simple histoire de cocu soumis et d'une femme forte etc...

Bref, une énième histoire de cocu joyeux comme il y en a des centaines.
Je tiens toutefois à noter deux éléments,
Enza est vide de caractère : il n'y a dans ses pensées aucun amour, mail juste un calcul froid.
Une ”Cake eater” comme le disent les américains, le beurre, l'argent du... et deuxièmement, la violence absolue de la déclaration après l'acte et l'annonce.
Y a-t-il un concours entre auteurs pour savoir celui qui pensera aux choses les plus brutales envers la psyché de l'être que l'on est sensé ”aimé?

Je continuerai de lire cette histoire car comme je l'ai dit, j'admire votre plume.
J'espère toutefois que la colonne vertébrale de ce récit ne ressemble en rien à celui de ”Une mère pas comme les autres” , ou comment Alexis est mené vers de nouveaux plaisirs.


Cordialement,
Modifié 18 octobre 2021 à 22:38
Soyez respectueux
Répondre
lad11
18 octobre 2021 à 19:56
Vivement la suite, en espérant que cela finisse bien et que toute la famille se retrouve.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de aime28
aime28
18 octobre 2021 à 19:39
Belle suite
J’espère qu’il arrivera à reconquérir sa femme et assouvir ensemble sa nouvelle sexualité
Vivement la suite
J’ai peur qu’il perde sa femme définitivement
Cela serait pas cool
Vivement la suite des évènements
Très jolie recit
Soyez respectueux
Répondre
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