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Couverture de Willow, soumise atypique, par Willow
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Willow, soumise atypique — Chapitre 24 · Comme un flash-back

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Willow
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Willow, soumise atypique

Chapitre 24 · Comme un flash-back

Nous voilà dans l’avion du retour, peut-être même de l'ultime retour. Nous sommes installés dans l’appareil qui nous conduit à Malte (souvenirs...), étape classique avant de rentrer en France. Nous discutons avec les collègues. C'est Arthur qui le premier évoque un possible départ :
– On adore ce qu'on fait les gars, vous le savez...
– Et on est bons surtout, ajouté-je.
– ... mais, reprend-il, la situation a changé aujourd'hui. Et cette dernière mission bien tendue nous a aidé à prendre une décision.
– Oh la, oh la, intervient Mathys (un pote), quelle décision ? Vous allez nous laisser ?
– On ne veut plus partir aussi loin, aussi longtemps et on ne veut pas non plus prendre le risque d’y passer en mission...
– Mais, pourquoi Willow n’arrête pas, trouve autre chose ou même reste à la maison pendant que toi tu continues ?
Arthur n’a pas le temps de répondre. Je m’impose “aimablement” :
– Dis donc connard, redis encore un truc dans ce genre et tu vas tester la chute libre sans parachute ! Je vais arrêter les combats mais pas contre les têtes de con machos et mascus !
Grand silence... puis je vois Mathys esquisser un sourire, faire un clin d’œil à Arthur, et là, tous les gars explosent de rire. Je comprends qu’il a fait exprès de dire ça pour me faire exploser, et je me mets donc à rire aussi.
– Bande de crétins ! Et toi ça te fait rire !
– C’est dommage que personne n’ait filmé ta tête quand Mathys a dit sa connerie.
Je ne vais pas vous faire tout le dialogue, mais on a expliqué aux collègues qu'on comptait vraiment quitter le service actif pour passer à autre chose, mais sans quitter l’armée pour autant. Nous verrons cela avec les chefs en rentrant. Les potes eux ont bien pris la chose. Ils ont compris nos raisons même si ça va leur faire bizarre. Ça fait un petit moment qu'on travaille ensemble. Mathys, l’air de rien, était particulièrement touché. C'est tout à fait lui ça... mais oui vous ne le connaissez pas, c'est vrai. Alors :
Nom : Gresel Prénom : Mathys Sexe : Masculin Âge : 34 ans Signe astrologique : Lion ascendant loutre
Adresse : 221b rue Boulanger Situation : Célibataire sans enfants
Profession : militaire Taille : 186 cm Poids : 81 kg Signe distinctif : tatouage de pieuvre sur la poitrine ; le corps sur le pectoral droit et les tentacules qui s’allongent jusqu’au milieu du torse. Description physique : bon allez, j'arrête avec la fiche de présentation, c'est chiant. Il a des cheveux courts (évidemment), châtain. Il a des yeux noisette... et une tête de gland, non je déconne. Il a une petite gueule de mec sympa, le genre de visage qui inspire la confiance vous voyez. C'est un petit malin, un rigolo qui aime jouer et provoquer et qui est foutrement cultivé. Mais c'est un calme, un mec réfléchi, qui écoute, comprend, s’intéresse et discute mais qui se livre très peu, on ne sait pas grand-chose de sa vie perso et il ne tient pas à ce qu'on en sache plus. Je l’aime bien, et Arthur aussi. C'est un bon camarade et quelqu'un sur qui on peut compter. Voilà, c'est Mathys. Mais on en reparlera...
Un peu plus tard, tout le monde est posé, dort ou se repose. L’avion est plongé dans la pénombre. Je suis en train de bouquiner tandis qu’Arthur regarde un petit film sur son tel, avec ses écouteurs. Ce n’est pas le livre du siècle que je suis en train de lire mais c’est volontaire, c'est pour me détendre. J’aime bien lire des trucs sympas en mission pour décompresser un peu. Mais soudain, je tombe sur une scène un peu chaude, un peu beaucoup même. Vous le savez, je suis une petite bombe. Mais j’ai la mèche sensible si vous voyez ce que je veux dire... Une petite flammèche et boum ça explose. Ici, l’étincelle c'est cette petite scène, puis me tournant vers Arthur, d’un simple regard sur lui, le feu s’attise. Putain, ça y est, je suis excitée ! J’adore sentir monter cette sensation en moi, mon regard change, mon cœur s’emballe, mes tétons pointent, mon minou frétille... J’ai envie bordel, j’ai trop envie. Je passe une main dans ma culotte et de l’autre je retire l’écouteur de l'oreille de mon mec. Il se tourne vers moi, aperçoit mes yeux et comprend instantanément :
– Willow ! Je connais ce regard ! Pas ici ! Pas maintenant !
– Mais... juste un peu. Allez...
Je n’en peux plus, je ronronne d’envie.
– Arrête tes conneries, essaye-t-il de chuchoter. Attends au moins qu’on soit arrivé et installé, à l’abri des regards indiscrets.
– Rooh, allez pas grand-chose. Montre moi ta queue.
Je passe ma main sur son entrejambe et caresse. Il me fait un non peu convaincu de la tête.
– Tu bandes, je le sens, laisse-moi voir ça.
Mais il n’a pas le temps de répondre. J’ai déjà déballé mon cadeau préféré de son emballage de tissu. Je le regarde intensément, je lui murmure que je l’aime et je le préviens de ce que je vais faire dans le creux de l'oreille “je vais te sucer”. Il tente un dernier regard mi-suppliant mi-agacé mais en vain. C'est plus par lui qu'il est agacé et par son envie de ma bouche que par moi, c'est plus à sa queue qu'il supplie de rester sage qu'à moi. Il a juste peur que quelqu'un voit. Mais il en crève d’envie et le masque bien mal, d’ailleurs il ne bouge pas, et il écarte même les bras sans s’en rendre compte, m’invitant inconsciemment à poursuivre. Je me penche, mes yeux quittent les siens et se focalisent sur la cible, la meilleure des cibles. Je m’approche, joueuse, et je libère un souffle chaud doublé d'un gémissement à peine audible tout proche de ma friandise préférée. Il pose sa main sur mon dos, puis la remonte dans ma chevelure de feu. J’entrouvre ma bouche, prends légèrement son gland entre mes lèvres, puis je fais glisser ma langue dessus. Je me relève doucement, je lappe un peu puis je recommence. Je le branle en même temps. Je sens cette tension prendre possession de ma bouche tandis qu’Arthur passe sa main dans mon haut pour caresser ma poitrine. Putain c'est bon... j'adore donner du plaisir à un mec, à mon mec. Tout se passe pour le mieux quand soudain :
– Yo, c'est vous qui avez gardé mon jeu de belote ?
Mathys ! Je me redresse subitement, Arthur cache son érection comme il peut avec son t-shirt. Mais le plus gêné c'est Mathys évidemment, il reste coi, un peu bloqué quelques secondes, puis, d’un coup, il nous sort un rapide “euh désolé, à plus...” puis il tourne les talons (ou plutôt les rangers) et file super vite. Je me retourne vers Arthur, toute souriante, (parce que je me fiche bien d’avoir été vue, j’ai l’habitude), et amusée d’avoir ma petite revanche sur ce que Mathys a fait tout à l'heure. Cette fois-ci c'est lui qui s’est fait avoir ! Arthur répond à mon sourire par un petit rictus gêné. Je ne peux pas lui en vouloir, il est moins à l'aise que moi sur ces questions-là et il est un peu embêté que son collègue ait assisté à cette scène privée. Il a l’esprit ouvert et peut s'avérer très joueur mais il a besoin de maîtriser les choses. Je comprends que la petite séance est terminée, je l’embrasse tendrement et je le laisse retourner à son film, mais avant de lui rendre son écouteur, je lui dis, parodiant le célèbre dicton : “ce n’est que reculer pour mieux me faire sauter !” Il sourit à son tour et me rend mon baiser. Je me tourne, ferme les yeux, décidant de me reposer un peu. Je m’assoupis en me rejouant la scène avec Mathys qui nous materait, puis qui participerait, puis... NON... ne recommence pas à te chauffer ! Dors !
Quelques heures après nous sommes à Malte ! Aaaah Malte (cf chapitre 1), ses couchers de soleil, sa vue sur la mer, la poésie que ça inspire aux auteurs, ses arbres, ses racines qui font mal au cul... mais oui souvenez-vous bordel, c'est comme ça que vous m’avez lue la première fois. Ici même, à Malte. Je me retrouve précisément au même endroit, et ça me donne un sentiment un peu étrange (QUI A DIT “UN COUP DE VIEUX SURTOUT” ?!?!), les années sont passées si vite. C'était avant Oribel, avant Arthur, avant Alex, avant tant de choses qui me sont arrivées depuis. Étais-je une autre Willow à l’époque ? Me suis-je dénaturée ou suis-je une version évoluée de moi-même ? Est-ce que ces changements m’ont fait perdre mon identité d’avant ? Et, ce que je m’apprête à faire, arrêter, est-ce ce que je dois faire ? Est-ce vraiment moi qui veut ça ?
“On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve” disait Heraclite... mais putain ça recommence ! Dès que je suis à cet endroit, il se passe des trucs chelous, poésie, philosophie. Enfin, tout ça pour dire que je suis pensive et que je suis perdue dans mes pensées. C'est Arthur qui m’en tire en m’enlaçant par derrière.
– Ça va ma belle ? Tu as l’air un peu ailleurs.
– Ça va... Tu connais Heraclite ?
– Qui ?
– Non rien, laisse tomber. Dis-moi, tu as fait ton timide dans l’avion ! Mais je compte bien prendre ce qui m’est dû ce soir ! Tu es en forme j'espère !
– Oooh ça oui, et j'ai très envie de me faire pardonner !
– Voilà une excellente nouvelle ! On va marcher un peu pour s’échauffer avant “la compétition”. On va profiter de ce paysage magnifique aussi. C'est drôle tu sais, devant ce panorama, il y a quelques années, je me demandais où j’allais, ce que je voulais... Je n’aurais jamais pu deviner.
– Et tu es déçue ? Demande-t-il, révélant une petite inquiétude dans la voix.
– Ah ça non ! Ça a été le point de départ de tant d’aventures et ça m’a amenée à de nouvelles expériences, découvertes, rencontres, et puis toi, nous et Ori... Comment pourrais-je être déçue ?!? Allez, on va se promener.
Notre petite balade se passe pour le mieux. Nous discutons et évoquons notamment notre futur changement de poste. Ce n’est pas une décision sur un coup de tête, ça fait un moment qu'on se pose des questions, qu’on échange sur tout ça, entre nous évidemment, mais aussi avec Alex qui fait partie intégrante de nos vies. C'est marrant parce qu’on aurait pu croire que cette relation ne durerait pas mais ça tient et ça tient bien, très bien. Je suis sérieuse et fofolle à la fois, amoureuse et salope à la fois, caractérielle et soumise à la fois, etc. Quand on vous dit je suis atypique !! Faut suivre les loulous ! Bref, revenons à nos moutons... pourquoi cette relation tient si bien ? Parce que chacun connaît sa place, s’y tient et respecte celle des autres. Il n’y a jamais de mensonges, de trahisons, de coups bas. En assumant cette relation particulière, nous sommes bien plus forts et fidèles que beaucoup de gens qui, en se mentant à eux-mêmes dès le départ, finissent par se mentir l’un à l'autre, se tromper, se manipuler. Je ne prétends pas que ce modèle soit le meilleur, ni qu'il soit applicable à tous, mais il nous convient et pour nous, il est idéal. J’aime les promenades (moins qu’une bonne partie de jambes en l'air mais j'aime bien), seule ou accompagnée, ce sont toujours des moments de décontraction et d’introspection nécessaires, profonds. Et puis, avec un tel paysage, comment ne pas apprécier ? Mais maintenant il est temps de rentrer, j’ai des petites affaires à reprendre...
De retour dans notre chambre, je ne perds pas de temps, je pousse mon mec sur le lit et je lui saute dessus. On s’embrasse tendrement, passionnément, fiévreusement... J’ai envie de baiser, de le sentir en moi, de ressentir. Une pause, il me dit :
– Il te tarde de retrouver Alex et vos petits jeux ?
– Je ne me pose pas la question pour le moment franchement. Est-ce que ce sera super de m’y remettre ? Oui évidemment. Mais je sais compartimenter, je ne suis pas prisonnière de ça, je le fais parce que j’aime ça, c'est tout, ce n’est pas une obsession, c'est un petit vice. Bon OK, un gros ! Pour l’instant c'est toi que je veux, c'est nous. Et cette fois, on ne sera pas dérangés mon petit !
– J’ai envie de toi Willow.
– J'espère bien...
Nous reprenons nos embrassades enflammées, nos caresses brûlantes... mais c'est à feu doux que nous allons nous consumer cette fois, il faut que ça mijote et que ça dure. J’ai envie de douceur cette fois, pas de douleurs ; tendresse, caresses, amour. Ne croyez pas que je fais la romantique (berk) mais c'est juste que nous n’avons pas toujours les mêmes besoins. Le sexe c'est comme toutes les passions, il faut de la variation pour que ce soit bien, pour que ce soit juste. Prenons une autre passion comme le cinéma par exemple, une personne qui n’aimerait que les comédies ne pourrait pas être qualifiée de cinéphile mais juste d’amatrice de comédies, cela ferme tant de belles œuvres, de chances de s’enrichir. Cette personne ne saurait être qualifiée de spécialiste, de passionnée de cinéma, exactement de la même manière qu’une personne n’aimant qu’une façon de pratiquer le sexe ne pourrait être considérée comme experte. Mais je divague, laissons les auteurs décrire la scène à travers moi et se rincer l’œil, comme vous, bande de voyeurs.
Je commence par lui susurrer que j’ai quelque chose à reprendre en main, mais pas seulement. Je l'aide à retirer son haut, puis, le bas, laissant apparaître un sexe qui témoigne fièrement du désir que mon Arthur ressent. Je prends juste le temps d’enlever mon t-shirt et de faire voler mon soutif avant de me jeter à nouveau sur ma friandise préférée. J'ai beau être très gourmande, j’agis ici en gourmet, je touche, je sens, je goûte, je savoure, je prends le temps d’apprécier chaque mise en bouche. Sa queue est si belle, si douce, quel plaisir de donner du plaisir. Mes lèvres et ma langue s’activent tant et si bien que je sens déjà mon chéri s’agiter, je le connais, il se contient déjà, c'est bien, lui aussi veut que ça dure. Une partie de moi aimerait aller au bout de cette fellation, le faire exploser dans ma bouche mais... pas maintenant, pas de suite. Il est grand temps pour mon Arthur de me rendre la pareille, de me faire du bien avec sa bouche, sa langue, ses mains, ses doigts. Il entre en action et... et, rideau... je préfère garder ce moment pour nous, désolé mes petits chéris. Je sais que vous en avez déjà lu beaucoup sur moi mais cette fois, je préfère que ça reste entre lui et moi. Ne vous inquiétez pas, vous aurez bientôt des scènes très croustillantes à vous mettre sous la dent. Promis.
Le lendemain, le soleil est au rendez-vous, nous décidons donc de nous rendre à la plage tous ensemble, enfin, au moins notre petit groupe de potes. Évidemment un des gars a pris un ballon et évidemment les mecs veulent jouer à se le piquer et évidemment je veux participer. Personne ici ne s’amuse à essayer de me dire que je ne peux pas car je suis une fille. Ils savent bien que le premier qui me dit ça se prendra un pain. Et j’espère bien qu'aucun d’entre vous n’est en train de se dire que je suis “un garçon manqué”, quelle horrible expression ! Je suis une fille et une vraie femme ! Et je peux aimer faire plein de choses différentes, n’en déplaise aux blaireaux. Bref, je baisse la banderole féministe parce que ce n'est pas le sujet ni le moment mais attention... Donc on fait les équipes, 4 contre 4, d’un côté Arthur, Mathys, Akim et Thomas et de l'autre Guillaume, Aymeric, Pierre-Emmanuel et moi ! Ça va être chaud ! On décide de jouer dans l'eau car c'est plus rigolo et qu'on ne peut pas se faire mal en tombant, moins en tout cas.
C'est parti ! On joue à une sorte de sport hybride, entre football américain, rugby et foot traditionnel. La ballon vole de mains en mains, ça tape au pied parfois, ça se bouscule, ça se balance dans l’eau, ça se fait boire la tasse, ça rigole, ça court dans tous les sens... Je me débrouille bien dans tout ce foutoir et j'ai réussi à éviter de me faire trop plaquer pour le moment, je suis rapide et maline. Mais pas assez pour éviter le piège tendu par Arthur ! Je reçois la balle, je regarde autour de moi à qui l’envoyer et là ce crétin d’Arthur me fait un geste de la main et me crie «Ici mon amour, youhou, passe moi la balle mon petit cœur en sucre !». Je m’arrête net, et alors que je me demande ce qu'il lui prend (ne comprenant pas que c’est un piège), je ne vois pas Mathys me foncer dessus à toute vitesse. Quand je comprends c'est déjà trop tard. Je prends Mat de plein fouet, je tombe à la renverse, lui sur moi et le ballon, lui, s'envole au loin et est récupéré par Akim. Je sors la tête de l’eau, reprends mes esprits, Mathys en fait autant et là, on s’aperçoit simultanément que mon haut de maillot s’est écarté et que le collègue à la main sur mon sein. On se regarde, il retire sa main à la vitesse de l’éclair et essaie de bafouiller des excuses tout en rougissant plus que s’il avait pris un coup de soleil. Moi, je recale mon maillot tranquillement et j’explose de rire ! L’action de la partie est à quelques mètres et les copains ne peuvent m’entendre m’adresser à Mathys : « ben alors coquinou, tu mates, tu touches... dis-le si tu veux participer, tu pourrais être le bienvenu ». C'est à son tour de se retrouver comme un couillon, bloqué... ah ah. Chacun son tour. Je le bouscule, le jeu reprend, j’envoie un doigt d’honneur à Arthur de loin ! Il me le paiera !
Nous prenons le chemin du retour pour rentrer nous doucher avant de ressortir nous faire un restaurant. Je prends Arthur à part pour lui raconter mon petit incident avec Mathys. Quand je lui explique ce que j'ai dit à ce dernier, il me sourit. On se comprend ; il sait exactement où je veux en venir, il sait que ma petite phrase à Mathys n’était pas seulement destinée à le mettre mal à l'aise. Il sait que c'était aussi une vraie invitation en fait. Et en racontant cela, il comprend bien que je lui demande à la fois son accord et ce qu'il pense de cette idée. D’un simple clin d'œil, il m'assure qu'il a tout compris et qu'il apprécie bien mon idée. Il est d’ailleurs temps pour lui de prendre la parole.
Arthur :
Je reprends donc le récit de Willow là où elle l’a arrêté. Nous rentrons à l’hôtel et chacun de nous se douche et se prépare avant de descendre pour le repas. Willow me dit de partir devant car elle a envie de prendre son temps ce soir, se laver les cheveux, etc. Je descends donc seul au bar de l’hôtel pour un petit apéritif. Pas si seul au final car j’y retrouve Mathys qui est toujours en avance. Nous nous installons au comptoir tandis que je me dis que ce sera peut-être l’occasion de lui glisser une petite allusion par rapport à ce que lui a déjà dit Willow. Je suis moins joueur et taquin qu’elle mais je dois dire que je me prends parfois au jeu. Ici, je le fais volontiers car je sais que Mathys est un bon mec et qu'il sera respectueux quoi qu'il se passe par la suite. Une discussion sympathique et classique s’installe.
Mathys me raconte que chaque fois qu'il rentre d’OpEx, sa mère organise un énorme repas de famille mais qu’à chaque fois c'est l’occasion pour ses parents de se prendre la tête...
– Tu vois, ma mère inviterait 150 personnes si elle pouvait et chaque fois ça énerve mon père qui estime qu'il doit pouvoir avoir son mot à dire sur qui vient et au moins être au courant. Je te jure ça me fait marrer et ça m'exaspère en même temps de les entendre se prendre la tête à chaque fois que je les ai au téléphone.
Je saisis l’occasion qu'il me tend pour placer mon allusion.
– L’avantage qu'on a avec Willow c'est qu’on est totalement en symbiose. (Je marque un petit arrêt et cherche son regard). Si l’un d’entre nous lance une invitation, à qui que ce soit et pour quoi que ce soit, (deuxième petit silence pour appuyer la suite) c'est qu’on sait que ça ne posera aucun souci à l'autre...
Il me regarde, je le regarde, aucun mot ne sort de nos bouches pendant quelques secondes. Je pense qu’il a saisi de quoi je parlais, vu sa réaction. Mais je n’en dirai pas plus. J’esquisse un petit sourire avant d’enchaîner :
– Pour nous, le retour, ce sera avec le petit Ori et Alex, son parrain ; en petit comité.
Nous continuons à échanger comme si rien de spécial n’avait été dit mais l’idée fera probablement son chemin dans sa tête et nous verrons bien si tout cela nous mène quelque part. Pour le moment, je pense à autre chose : nous rentrons bientôt, nous allons enfin revoir Oribel (j'ai hâte) ; nous allons tourner la page «terrain» de notre métier ; nous allons aussi revoir Alex, et ses séances avec Willow vont reprendre, etc. Chaque chose en son temps ; Willow et les autres nous ont rejoint, allons manger.
Quatre jours plus tard, Alex, à l'aéroport avec Oribel.
Nous sommes là depuis 2 heures, dans ce hall d’aéroport, entourés par d’autres familles qui, comme nous, attendent les leurs. Je suis content de les voir rentrer, la vie avec Oribel me change de mes habitudes de célibataire mais honnêtement j’ai quand même besoin de me retrouver un peu seul. J’ai hâte aussi de revoir Willow et Arthur, et pas seulement pour nos petits jeux avec Willow. Nous sommes vraiment une petite famille. Mais j’entends que leur avion s’est posé, ils ne tarderont pas à arriver maintenant. Le petit Oribel est tout excité, sa main en est toute moite et elle glisse dans la mienne. Les portes devant nous s’ouvrent et les premiers passagers entrent dans le hall. Soudain, j’aperçois Willow (toujours aussi belle) et Arthur, Oribel me lâche la main et court vers eux...
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Nkari
2 avril 2026 à 13:40
Pour la suite, ça sent des retrouvailles mouvementées avec Alex.

*Mode ironique on* – on se demande bien si Mathys va répondre positivement à l’invitation.

Pour le jeu de ballon, j’ai la réf pour l’équipe de Willow : « Guillaume, Aymeric et Pierre-Emmanuel » :D
Pour l’autre équipe, je n’ai pas vu de réf mais peut-être n’y en avait-il pas.
Soyez respectueux
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