Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un amour de vampire — Chapitre 16 · Un invité inattendu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un amour de vampire
Chapitre 16 · Un invité inattendu
Après ce début de journée sur les chapeaux de roues, l'après-midi est plus tranquille. Détente au coin du feu, sieste, lecture... Une douce journée d'hiver absolument parfaite. Cependant, un coup de téléphone sur le portable d'Emilie vient troubler la quiétude de ce moment.
Elle prend son téléphone et décroche.
— Allo ?
— Salut sœurette... entends-je dans le combiné.
— Salut sœurette... entends-je dans le combiné.
Point de vue d'Emilie
Que ? Quoi ? J'ai bien entendu ? Je regarde une nouvelle fois le numéro, ce n'est pas un numéro français. C'est vraiment mon frère ?
— Mathieu ?
— Oui c'est moi ! J'ai changé de numéro, c'est pour ça que je ne t'appelle pas avec mon numéro habituel. Ecoute... je suis en France depuis ce matin, je voulais vous faire une surprise en arrivant à l'improviste, mais... j'ai appris pour « l'incident » de Noël... Je ne te cache pas que ça a été une surprise d'apprendre... Tout ça... Je sais que depuis que je vis aux Etats-Unis, on ne se parle plus beaucoup et qu'on a pas mal perdu notre lien fraternel, mais je voulais te dire que... Et bien que je suis à fond avec toi sœurette !
— Oui c'est moi ! J'ai changé de numéro, c'est pour ça que je ne t'appelle pas avec mon numéro habituel. Ecoute... je suis en France depuis ce matin, je voulais vous faire une surprise en arrivant à l'improviste, mais... j'ai appris pour « l'incident » de Noël... Je ne te cache pas que ça a été une surprise d'apprendre... Tout ça... Je sais que depuis que je vis aux Etats-Unis, on ne se parle plus beaucoup et qu'on a pas mal perdu notre lien fraternel, mais je voulais te dire que... Et bien que je suis à fond avec toi sœurette !
Je suis bouleversée par ce qu'il me dit. Mon frère était quelqu'un de très important dans ma vie, jusqu'à ce qu'il parte vivre à l'autre bout du monde et qu'on se perde peu à peu de vue... Avant, nous étions assez complices et il me défendait toujours contre notre père. Lui, un homme et de fait, l'enfant chéri de mes parents, n'était jamais inquiété tandis que moi, je me faisais enguirlander tous les jours, peu importe ce que je faisais, car mon comportement ne cadrait pas avec « ce que l'on attend d'une bonne fille bien éduquée » comme disait mon père. En bref, une fille docile qui se transformera plus tard en épouse servile comme ma mère...
— Em' ? demande mon frère, inquiet de mon silence.
— Mathieu je... je ne sais pas quoi dire...
— Ecoute, je suis encore en France pour quelques jours, il faut qu'on se voie, qu'on parle de ça de vive voix. Tu me manques Em'.
— Je... Deux minutes s'il te plaît...
— Mathieu je... je ne sais pas quoi dire...
— Ecoute, je suis encore en France pour quelques jours, il faut qu'on se voie, qu'on parle de ça de vive voix. Tu me manques Em'.
— Je... Deux minutes s'il te plaît...
J'explique rapidement la situation à Melissa pour la rassurer sur la nature de l'appel et lui demande si mon frère peut passer. Bien sûr, me dit-elle, il est le bienvenu. Je lui souris pour la remercier et reprends le téléphone.
— Mathieu ? Ecoute, je suis chez mon... amie... là. Tu peux venir si tu veux, je t'envoie l'adresse. Tu peux difficilement louper l'endroit, c'est la seule maison du coin et elle est... imposante, tu verras.
— Super, je me mets en route tout de suite ! A toute sœurette.
— Super, je me mets en route tout de suite ! A toute sœurette.
Je raccroche et regarde Melissa, qui me voit toute chamboulée.
— Tout va bien petit cœur ?
— Oui... c'est bizarre, ça fait trois ans que je n'ai pas vu mon frère et le voilà qui débarque maintenant...
— Ça ne te fait pas plaisir de le revoir ?
— Si ! C'est juste que... Tu sais, quand il est parti à l'étranger, je me suis sentie tellement abandonnée, à la merci de mon père. Malgré nos huit ans de différence, on était proche et tant qu'il était là, il s'arrangeait pour me faire sauter des punitions, il me consolait, avait toujours un mot gentil pour moi. Puis il a eu ce stage et finalement ce poste aux States et moi, je suis restée seule à la maison. Je crois que c'est là que j'ai commencé à réellement détester ma vie. Plus personne n'était là pour moi...
— Oui... c'est bizarre, ça fait trois ans que je n'ai pas vu mon frère et le voilà qui débarque maintenant...
— Ça ne te fait pas plaisir de le revoir ?
— Si ! C'est juste que... Tu sais, quand il est parti à l'étranger, je me suis sentie tellement abandonnée, à la merci de mon père. Malgré nos huit ans de différence, on était proche et tant qu'il était là, il s'arrangeait pour me faire sauter des punitions, il me consolait, avait toujours un mot gentil pour moi. Puis il a eu ce stage et finalement ce poste aux States et moi, je suis restée seule à la maison. Je crois que c'est là que j'ai commencé à réellement détester ma vie. Plus personne n'était là pour moi...
Melissa s'approche de moi et m'embrasse tendrement sur la joue.
— Mais c'est fini. Désormais, tu m'as moi petit cœur.
Je lui souris, qu'est-ce que je l'aime, si elle savait à quel point !
— Au fait, que va-t-on dire à mon frère pour... tout ça ? demandé-je en englobant d'un geste la maison. Car je suis désolé, dis-je pour la taquiner, mais sérieusement tout de même, mais ton histoire de fille seule et de parents en voyage, ça ne tient pas vraiment la route, je t'ai démasquée en moins de deux. Mais je ne peux pas dire à mon frère que tu es un vampire non plus...
— Ça marchait très bien avec... les précédentes personnes qui venaient... Mais il faut dire qu'elles ne restaient pas plus d'une nuit et qu'elles n'étaient pas très nombreuses... et pas vraiment en état de réfléchir bien souvent.
— Ça marchait très bien avec... les précédentes personnes qui venaient... Mais il faut dire qu'elles ne restaient pas plus d'une nuit et qu'elles n'étaient pas très nombreuses... et pas vraiment en état de réfléchir bien souvent.
Je ressens une petite pointe de jalousie en l'entendant parler de ses autres conquêtes. Je sais bien qu'elle a eu un nombre de partenaires hallucinant avant moi compte tenu de son immortalité et elle ne s'en est jamais caché, mais... je ne peux m'empêcher de haïr toutes les personnes qui ont eu droit aux grâces de Melissa avant moi. Mais passons, ce n'est pas le moment de penser à ça maintenant !
— Peut-être pourrais-tu lui dire que tu as hérité de tout ça, sans rentrer dans les détails... S'il pense que tes parents sont décédés... il ne devrait pas trop poser de questions.
— En même temps, d'un certain point de vue, c'est plutôt vrai. C'est en raison de la mort de ma famille que je vis désormais ici. Bonne idée ma belle ! rit-elle.
— En même temps, d'un certain point de vue, c'est plutôt vrai. C'est en raison de la mort de ma famille que je vis désormais ici. Bonne idée ma belle ! rit-elle.
Une petite heure après, l'interphone retentit, mon cœur bat à tout rompre... Trois ans... Trois ans que je ne l'ai pas vu... Je réponds et quand il frappe à la porte, j'ouvre, la main tremblante...
— Em' ! retentit mon grand frère en me prenant dans ses bras.
— Salut Mat' ! Ça... fait longtemps.
— Bien trop, dit-il me faisant la bise.
— Entre donc !
— Salut Mat' ! Ça... fait longtemps.
— Bien trop, dit-il me faisant la bise.
— Entre donc !
Je le regarde, il n'a pas beaucoup changé depuis tout ce temps. Toujours grand, un corps entretenu, le menton volontaire, des yeux pétillants de malice, des cheveux courts et noirs. Et le même sourire qui me rassurait à chaque fois... et qui faisait craquer de nombreuses filles !
— Et bien sœurette, t'es devenue canon en trois ans ! Quand je suis partie, tu n'étais encore qu'une gamine de quinze ans et regarde-toi aujourd'hui !
— Merci ! Je vois que tu maîtrises toujours l'art du compliment ironique à ce que je vois ! Mais viens, il faut que je te présente à quelqu'un.
— Merci ! Je vois que tu maîtrises toujours l'art du compliment ironique à ce que je vois ! Mais viens, il faut que je te présente à quelqu'un.
Melissa s'approche en souriant à mon frère.
— Bonjour, euh... Mademoiselle, commence mon frère d'un air gêné, ne sachant quelle attitude adopter.
— Allons, pas de ça avec moi, dit Melissa en riant.
— Allons, pas de ça avec moi, dit Melissa en riant.
Elle s'approche de lui et lui claque deux bises sonores.
— Et interdiction de me vouvoyer également !
— OK ! sourit mon frère, soulagé. Moi c'est Mathieu, mais je suppose que tu le sais déjà...
— Melissa. Ravie de faire ta connaissance.
— Idem, jolie maison ! Tu vis avec tes parents ici ?
— OK ! sourit mon frère, soulagé. Moi c'est Mathieu, mais je suppose que tu le sais déjà...
— Melissa. Ravie de faire ta connaissance.
— Idem, jolie maison ! Tu vis avec tes parents ici ?
Ça n'a pas manqué, me dis-je... Mais il faut dire que voir une fille qui a l'air d'avoir vingt-cinq ans dans un petit manoir a de quoi surprendre. Mais Melissa ne se laisse pas démonter et prend un faux air contrit.
— C'est... un héritage...
— Ah... Euh... Désolé si c'est un sujet sensible.
— Ce n'est rien.
— Ah... Euh... Désolé si c'est un sujet sensible.
— Ce n'est rien.
Melissa reprend un air enjoué.
— Allez, ne restez pas là ! La maison est grande, pas la peine de rester dans l'entrée. Emilie, tu conduis ton frère au salon ? Mathieu, tu veux boire quelque chose ? Café ? Thé ? Bière ? Alcool ?
— Un café s'il te plaît.
— Un café s'il te plaît.
Melissa revient peu après avec un café et deux thés fumant pour elle et moi et s'installe à mes côtés.
— Alors euh... commence Mathieu d'un air gêné, nous observant. Vous êtes... ensemble ?
— Oui, dis-je d'un air déterminé, presque violent, en prenant la main de Melissa. Ça te pose un problème ?
— Calme-toi Em' ! Tu crois que je serais venu si cela me dérangeait ? Non, c'est juste que je suis assez surpris. Mais contrairement à papa, je n'ai aucun problème avec l'homosexualité. Tant que tout le monde est heureux et consentant, que chacun fasse ce qu'il veut, ça ne me regarde pas !
— Oui, dis-je d'un air déterminé, presque violent, en prenant la main de Melissa. Ça te pose un problème ?
— Calme-toi Em' ! Tu crois que je serais venu si cela me dérangeait ? Non, c'est juste que je suis assez surpris. Mais contrairement à papa, je n'ai aucun problème avec l'homosexualité. Tant que tout le monde est heureux et consentant, que chacun fasse ce qu'il veut, ça ne me regarde pas !
Je suis soulagé, pourquoi ai-je été si agressive ? C'est là que je me rends compte à quel point le geste de mon père m'a fait mal, et pas que physiquement. Désormais, je suis prête à me battre contre toute personne qui contestera mon choix de vie.
— Désolé Mat'... Je ne voulais pas être aussi cassante... C'est juste que... Papa...
— Je sais Em'... Quand je suis arrivé et que je ne t'ai pas vue, j'ai demandé où tu étais. Tout ce qu'il m'a dit alors, c'est que tu avais fui la maison le jour de Noël, car tu étais « une de ces dégénérées de gouines » et qu'il était hors de question qu'il accepte que sa fille soit une déviante...
— Et c'est tout ce qu'il t'a dit sur cette soirée ? demandé-je en sentant l'énervement poindre en moi.
— Malgré mes insistances oui... On s'est engueulé quand je lui ai dit ce que je pensais de son homophobie, dis-toi que ça ne faisait même pas dix minutes que j'étais arrivé ! Mon avion a atterri ce matin ! C'est là que j'ai décidé de t'appeler...
— Et bien, je vais te raconter ce qu'il s'est passé moi. A peine arrivée à la maison ce jour-là, il a déjà commencé à me faire sa morale de puritain sur ma tenue, m'a envoyée en cuisine pour tout préparer avec maman et lors du « repas », lui et mamie ont commencé à parler de la fac, des esprits « trop libérés » qui s'y trouvent. Petit à petit, papa en est arrivé à insulter une fois de plus les gays et là, je n'ai pas pu me retenir, je me suis levée en lui disant d'arrêter et c'est là qu'il s'est énervé.
— Lui qui déteste qu'on lui coupe la parole et qu'on lui tienne tête... tu m'étonnes, ricane mon frère.
— Il a alors compris que j'étais... que j'étais lesbienne. Je le lui ai confirmé en le provoquant et c'est là qu'il... qu'il m'a envoyé une gifle extrêmement violente qui m'a envoyée rouler au sol...
— IL A FAIT QUOI ? hurle mon frère à ces paroles. Je vais le tuer... Comment est-ce qu'il a osé ?
— Je sais Em'... Quand je suis arrivé et que je ne t'ai pas vue, j'ai demandé où tu étais. Tout ce qu'il m'a dit alors, c'est que tu avais fui la maison le jour de Noël, car tu étais « une de ces dégénérées de gouines » et qu'il était hors de question qu'il accepte que sa fille soit une déviante...
— Et c'est tout ce qu'il t'a dit sur cette soirée ? demandé-je en sentant l'énervement poindre en moi.
— Malgré mes insistances oui... On s'est engueulé quand je lui ai dit ce que je pensais de son homophobie, dis-toi que ça ne faisait même pas dix minutes que j'étais arrivé ! Mon avion a atterri ce matin ! C'est là que j'ai décidé de t'appeler...
— Et bien, je vais te raconter ce qu'il s'est passé moi. A peine arrivée à la maison ce jour-là, il a déjà commencé à me faire sa morale de puritain sur ma tenue, m'a envoyée en cuisine pour tout préparer avec maman et lors du « repas », lui et mamie ont commencé à parler de la fac, des esprits « trop libérés » qui s'y trouvent. Petit à petit, papa en est arrivé à insulter une fois de plus les gays et là, je n'ai pas pu me retenir, je me suis levée en lui disant d'arrêter et c'est là qu'il s'est énervé.
— Lui qui déteste qu'on lui coupe la parole et qu'on lui tienne tête... tu m'étonnes, ricane mon frère.
— Il a alors compris que j'étais... que j'étais lesbienne. Je le lui ai confirmé en le provoquant et c'est là qu'il... qu'il m'a envoyé une gifle extrêmement violente qui m'a envoyée rouler au sol...
— IL A FAIT QUOI ? hurle mon frère à ces paroles. Je vais le tuer... Comment est-ce qu'il a osé ?
Sans m'en rendre compte, je me suis remise à pleurer... Décidément, ce récit me fait trop de mal, heureusement, Melissa me serre la main et m'encourage d'un doux sourire à continuer.
— C'est là que... que je me suis enfuie... J'ai erré longtemps en le maudissant... ainsi que moi, car au fond, je me disais que je n'étais pas normale, que peut-être qu'il... qu'il avait raison, j'avais peut-être un problème.
— Non ! Ne dis pas ça Em' ! C'est lui qui en a un ! Et un grave !
— Je sais bien, ne t'en fais pas... C'est juste que sur le moment, je ne réfléchissais pas... C'est quand j'ai commencé à me calmer que je me suis rendu compte que j'étais sortie en chemise alors qu'il faisait un froid de canard... Alors j'ai... j'ai appelé Melissa qui est venue me chercher et qui m'a ramené chez elle...
— Non ! Ne dis pas ça Em' ! C'est lui qui en a un ! Et un grave !
— Je sais bien, ne t'en fais pas... C'est juste que sur le moment, je ne réfléchissais pas... C'est quand j'ai commencé à me calmer que je me suis rendu compte que j'étais sortie en chemise alors qu'il faisait un froid de canard... Alors j'ai... j'ai appelé Melissa qui est venue me chercher et qui m'a ramené chez elle...
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Commentaires ()
Super suite, j'adore. Très sympas son frère, on voit bien qu'il protège sa petite sœur
encore
bonne soirée
On attend la suite