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Couverture de Papa, Monica et moi..., par HamsterJoe
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Papa, Monica et moi... — Chapitre 4 · Chapitre 4 hola señor nunes

8 minutes
286
Écriture avec assistance partielle d'une IA — Cette information est librement déclarée par l'auteur, elle n'a pas été vérifiée.

Auteur

HamsterJoe
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Papa, Monica et moi...

Chapitre 4 · Chapitre 4 hola señor nunes

Si vous passez par l’Hôtel Malibo, faites bien attention de choisir uniquement les chambres à l’étage. En effet, les étages inférieurs sont certes moins chers, mais vous n’aurez pas la chance de profiter de la belle vue qui donne sur l’océan depuis le balcon. Au lieu de cela, vous aurez une vue sur le parking, ou sur les arbres, ou pire, sur le local à poubelle.
Je ne pensais pas qu’on nous trouverait si vite. J’étais pourtant certaine que c’était la cachette idéale !
Elle nous assommait de sermons et de l’importance de rester décents.
— Vous vous rendez compte de ce que vous faites ? Vous comprenez comme c’est mal, abject et irresponsable !?
Nous regardons tous les deux nos pieds, je n’ose pas répondre et on s’obstine à hocher la tête et à la supplier de ne rien dire à maman.
— C’est moi le responsable ! s’écrie-t-il, même si une heure plus tôt, c’était moi qui l’avais convaincu.
Cette femme qui roule des yeux et expire bruyamment, c’est celle que je considérais comme ma grande sœur, avant de comprendre que ce n’était qu’une inconnue. Elle se redresse, lisse sa jupe parfaitement repassée, et commence son discours.
— Je sais que c’est toi le problème ! Jessica ! Moi, j’ai fini mon master avec mention… J’ai déjà un métier important… George et moi parlons déjà d’avoir un enfant…
Je fixe la tache de vin mal essuyée sur le tapis pendant qu’elle parle, comptant les secondes.
— Et toi Jessica, pourquoi tu ne fais pas comme moi ? lance-t-elle en croisant les bras.
Je serre les dents. Voilà pourquoi je déteste quand elle vient nous voir.
— Tu sais quoi, il faut toujours que tu ramènes tout à toi !…
— Ah laisse-moi deviner, tu vas encore te plaindre ?! me coupe-t-elle, ce qui a toujours eu le don de m’énerver.
— C’est toi qui…, je commence à peine qu’elle me coupe encore. Je vais la gifler ! Je vais vraiment la gifler !
— Petite pleurnicheuse ! Tu n’y arrives pas, alors tu viens traîner tout le monde dans tes misères !!
— Et toi, tu as toujours tout eu, mademoiselle parfaite ! Tu as toujours eu tout ce que tu voul… !
— Facile, tu oses me dire que tout a été facile pour moi ?! Mais toi, tu crois que tout a été facile pour moi ?!
Elle m’a coupé la parole pour la dernière fois, cette fois-ci, elle va y avoir droit !
Nos voix montent, se chevauchent. Monica tapote du pied contre le sol, lève sa main aussi. Je voudrais lui arracher son petit sourire supérieur, elle est plus grande, mais je m’en fiche, je vais lui faire payer.
Il se lève, le visage rouge.
— Toutes les deux, ça suffit maintenant ! Je n’en peux plus de vos disputes !
Monica tourne vers lui des yeux soudain humides.
— Tu as pensé à maman ? murmure-t-elle.
Entendant cela, ses épaules s’affaissent, il baisse la tête un moment, puis il reprend la parole.
— Monica, je suis désolé si je t’ai déçu, dit-il en me prenant par la taille, je sais que c’est mal, mais j’ai décidé de franchir le pas avec ta sœur, rien ne peut expliquer, encore moins pardonner mon geste. Mais sache que je t’aime toujours autant Monica. En plus nous devons te montrer autre chose.
Ses propos sont un peu déroutants. Cela provoque chez ma sœur un mouvement de dégoût, et chez moi, je sens un profond sentiment de satisfaction.
— Papa lui montre les résultats de l’analyse de paternité et elle tombe sur le fauteuil, choquée. Il n’est pas mon père, je ne suis pas sa fille.
Les yeux humides, elle serre presque les dents et annonce qu’elle va partir prévenir maman.
— C’est faux. Je ne sais pas d’où ça sort, mais tout est faux !
Je lui rappelle alors. Les disputes, les faux semblants. Les soirs où on se cachait, car on les entendait se disputer dans le salon.
— Tu sais que maman le trompe, Monica, tu le savais depuis longtemps, non ?
Cette grande blonde stupide s’arrête, comme honteuse. Elle se souvient, j’en suis sûre, et elle avait choisi de balayer ces souvenirs de sa tête.
Je lui raconte, le fameux “collègue”, Andrew, et comme tu t’étais moqué de ses yeux qui ressemblaient aux miens.
Monica passe sa main sur son front comme pour endurer tout ce que je lui raconte, toutes les fois où on avait cru déceler chez maman, un air coupable ou secret. Sa famille, notre famille en réalité, était en train d’éclater de la pire des manières alors, elle s’accrochait à tout ce qui ressemblait à un bout de bon sens.
— Je vais aller voir maman, elle a sûrement de bonnes explications, affirma-t-elle.
En ce qui concerne notre petite escapade, elle fut catégorique, pas de sexe, pas de relation. Car elle était persuadée qu’on était une famille normale.
Sur le chemin du retour, Monica a insisté pour que je monte dans sa voiture. Ainsi pas de tentation sur le chemin du retour.
Lorsque nous arrivons, nous sommes surpris de voir que deux voitures étaient garées devant la maison. Il était encore tôt pourtant.
En entrant, nous tombons nez à nez avec cet homme, cet Andrew qui était venu si souvent venu en cachette, à moitié nu, une bouteille de bière à la main. Ce jour-là, j’ai bien pu voir ses yeux d’assez près pour comprendre que c’était lui, Andrew, mon vrai père.
Je suis restée derrière celui que je considère comme mon père, qui resta silencieux. Il serrait les poings.
En avançant dans le salon, nous sommes tombés sur maman à califourchon sur un homme que je n’avais jamais vu, le visage enfoui dans son cou tandis qu’il la tenait par les hanches. Il avait l’air latino. Je ne sais pas pourquoi, mais je repensais à tous ces disques de musique avec des chanteurs latino sur son étagère. Le bruit de leurs corps qui se heurtaient emplissait la pièce, entrecoupé de grognements en espagnol. L’homme lui pétrissait les seins avec des mains brutales, marmonnant des obscénités sur la femme qui nous avait préparé des sandwiches deux heures plus tôt.
Andrew tenta de nous saluer, levant la main maladroitement pour garder un faux semblant de normalité.
Maman pivota, son visage une parfaite mosaïque de panique. Monica, elle, avait les yeux rivés sur les marques de rouge à lèvres écarlates qui maculaient le cou de l’homme, et son expression se décomposa à son tour. Honteuse, maman se leva précipitamment de ce sexe encore tendu, cherchant frénétiquement ses vêtements éparpillés. C’est à ce moment que je reconnus sans aucun doute possible l’homme allongé sur le canapé : notre ancien professeur d’espagnol, monsieur Nunes.
Elle aurait pu s’expliquer, s’excuser, dire quelque chose. Mais elle se contenta de nous demander ce qu’on faisait là.
— Henri ?! Mais je croyais que tu rentrerais plus tard ? Et pourquoi y a-t-il Monica et Jessica ???
Il n’a dit qu’une seule chose.
— Je garde la voiture.
Il y a eu des engueulades, des mots plus hauts l’un que l’autre.
Moi, je l’ai fixé, cet Andrew. J’étais vraiment sûre que c’était avec lui que je partageais des liens de sang. Je montrais à Monica cet homme comme une preuve du mensonge dans lequel on avait grandi. Et cet homme a dû confondre notre curiosité pour de l’attirance, car il a eu un regard qui m’a déplu. J’ai eu l’impression qu’il nous regardait comme des morceaux de chair.
Je suis restée derrière mon autre “père”, l’homme qui m’a protégé, pendant que Monica a tenté de le retenir de casser la figure de ces deux hommes.
Maman : un amant, c'est déjà quelque chose, mais deux en même temps ? Ne venez pas dire que je suis une dévergondée après ça.
Monica fut choquée et tenta d’inventer des histoires, des raisons, n’importe quoi pour éviter la confrontation. Mais à ce point-là, j’avais eu de la peine pour ma sœur.
Les jours qui suivirent ressemblaient à de la torture pour moi. J’ai dû retourner à la Capitale, laissant tout le monde se débrouiller. Je n’ai eu de nouvelles que trois jours plus tard. C’était Monica au téléphone. Elle avait l’air absente au bout du fil.
Mais elle m’avoua à demi-mot que je ferais mieux de ne pas revenir à la maison durant les prochains jours. Le temps qu’ils finissent de divorcer.
Puis un jeudi, je me rappelle encore l’heure, elle m’appelle et m’annonce.
— Je ne suis pas ta sœur.
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