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✦ Jane Does L'école du vice XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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L'école du vice — Chapitre 1 · L'ami de papa

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Jane Does
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L'école du vice

Chapitre 1 · L'ami de papa

Un projet un peu fou, qui germe dans l'esprit de Gabriel, idée qui fait son petit bonhomme de chemin dans le mien aussi de cerveau. Oui ! L'idée est bonne, mais est-ce vraiment réalisable ? De toute façon, j'ai encore quelque temps devant moi pour y réfléchir... cinq ou six peut-être ? Et d'ici là, de l'eau passera encore sous les ponts. Comment expliquer ce qui m'arrive ? Difficile à relater ce genre d'histoire, mais pourtant, c'est bien la seule qui m'importe, la vérité crue, nue, qui me met face aux ambitions de mon homme... Mais voici comment tout ceci a commencé, voici la manière dont tout est né...
— xXx —
J'ai vingt ans et je vis chez mes parents. Une famille soudée, heureuse sans vrais problèmes. Papa est contremaitre dans un tissage et maman couturière à domicile. J'ai eu une jeunesse heureuse, quelques bonnes amies dont Charlotte avec qui j'entretiens toujours des liens solides. Dans le village de ma jeunesse, tout le monde se connait et les ouvriers de l'usine se respectent tous. Mon père fait partie des cadres et à ce titre nous bénéficions d'une petite maison individuelle, un vrai luxe quoi. Je ne sais pas grand-chose de la jeunesse de ces parents aimants qui sont aux petits soins pour leur fille unique. Si maman et moi sommes plutôt démonstratives, pour papa, c'est différent. Il m'aime évidemment, mais ne laisse rien paraitre.
C'est l'époque qui veut ça. Les bancs de l'école communale, sur lesquels Charlotte et moi étions assises côte à côte créent forcément des liens et notre amitié indéfectible date de là. De plus nous suivons un identique cursus qui nous mène en internat dans la grande ville où nous poursuivons nos études. Nous avons aussi des petits copains, rien de bien sérieux en fait. En tous cas en ce qui me concerne, aucun d'entre eux n'a su me donner l'envie d'outrepasser la bienséance et mes flirts ne sont jamais allés au-delà de quelques caresses bien innocentes. Mon vrai coup de cœur... a lieu peu de temps après mon anniversaire. Le vingtième ! Oh ! C'est assez bizarre. D'une part parce qu'à mes yeux ça n'a rien d'original et puis sans doute aussi parce que je ne le sais pas de suite que je m'accroche à ce gars.
Papa qui a fait l'armée nous annonce un soir que le lendemain un de ses amis va venir nous rendre visite. Moi, les gens de quarante ans ne m'intéressent pas vraiment. Mais je note mentalement la venue de ce gars. Je suis en vacances et maman et moi préparons des confitures. Les framboises, groseilles et autres fruits de notre jardin sont abondants cette année. Le soir venu, je sors voir ma meilleure amie Charlotte qui vit avec Suzanne sa mère, dans les cités du tissage et j'oublie le pote de papa qui va nous visiter. Je ne le connais pas et puis... à mon sens il doit être dans les âges de Rémy, mon père. Donc, dans ma tête, un vieux ! Je rentre chez moi vers vingt-deux heures et fonce dans ma chambre. La maison dort paisiblement.
Le samedi matin jour de l'arrivée de ce Gabriel, je file retrouver mon amie Lolotte pour les intimes. Elle me raconte ses amours avec un garçon du village d'à côté... un certain Didier. Je prends, je laisse. Ça me rentre par une oreille et me sort par l'autre. Je sens pourtant, oui, je sens bien qu'elle s'enflamme et j'ai comme un pincement au cœur. Serait-elle amoureuse ? Pas de jalousie maladive de ma part, mais j'ai peur que dès que l'amour entre dans la vie de l'une d'entre nous, l'amitié demeure moins présente. Sinon, je suis heureuse pour elle. Il n'y a plus d'homme dans sa vie depuis le décès de son papa, Luc, parti d'une « longue maladie ». Et lorsque midi sonne à l'église toute proche, je file pour le déjeuner.
Il est là ! Il discute avec papa, sans se préoccuper de ma petite personne. Drôle aussi comme le sourire de maman qui se pâme devant le bonhomme m'indispose. Notre repas est centré sur les anecdotes de cet ami de Rémy qui a une verve peu commune. J'observe en silence ce type. Musclé, une gueule d'ange, pour un peu je le trouverais trop beau. Mais pas dans le sens aimable du terme, non ! Simplement dans mon ciboulot, cet homme représente un danger. Oui ! C'est cela, un danger, pour notre famille. En quoi ? Je n'en ai aucune idée, mais ça me travaille. Et je suis attentive aux moindres signes qui peuvent m'alerter. Oui ? Mais de quel danger ? Aucune idée. En tout cas, ce Gabriel parle beaucoup et mes parents boivent ses paroles comme du petit-lait. Papa et son copain de régiment... une époque dont je n'ai pas vraiment entendu parler... datant d'avant ma naissance.
Et au fil des conversations, essentiellement au cours des repas que je prends en famille, j'apprends qu'il vient de quitter l'armée où il a fait carrière. Il cherche une petite maison dans les environs, ne voulant pas se perdre dans une grande ville. C'est là que surprise, j'entends papa l'inviter à résider avec nous le temps de dénicher son toit. Proposition qui me parait incongrue, mais dans les yeux de maman, je lis comme un soulagement. Incompréhensible pour moi, cette réaction de ma mère. Après tout, ils sont adultes et savent surement ce qu'ils font. Les jours qui suivent, papa et son pote sont souvent de sortie. Il leur arrive de rentrer avec des souliers à bascule et ça fait doucement rigoler Colette... ah oui ! Ma mère se prénomme Colette.
Seules toutes deux, j'essaie de lui tirer les vers du nez, mais elle est sur la défensive. Rien ne filtre de sa bouche et elle si prompte en temps ordinaire à enguirlander son Rémy s'il rentre un peu gris à la maison, là, me semble accepter bien facilement les écarts de conduite de son mari. Bon ! Si elle supporte cela, je n'ai pas à m'en mêler. Une petite chose également à noter, c'est que la manière dont elle prononce le prénom de « Gabriel » a de quoi me surprendre également. J'en perds mon latin devant ce phénomène étrange. Je m'abstiens pourtant de faire un commentaire. D'une part pour ne pas qu'elle m'envoie sur les roses, et également parce que ça ne me regarde nullement. Mais tout de même...
Ça, c'est le point de départ d'une histoire très... complexe dans sa globalité. Gabriel ne m'adresse que très rarement la parole et toujours fort poliment. Quand papa est au boulot, lui court la campagne à la recherche de sa maison idéale. Utopie ou vrai besoin de s'installer dans les environs ? Aucune idée ! En tout cas, il est courtois avec tous et ne courtise pas ouvertement une Colette conquise, j'en jurerais. De plus, lors des moments de liberté de papa, les deux amis, cannes à pêche à la main parcourt la rivière, à l'assaut de jolies truites qui pour les plus belles finissent dans nos assiettes. Pas de quoi fouetter un chat et encore moins de s'alarmer. Une semaine déjà que l'invité vit dans la chambre d'ami qui jouxte la mienne, c'est-à-dire un peu à l'écart de la suite parentale... !
Ce soir, il y a bal au village voisin et Charlotte et moi avons prévu d'y faire un tour. J'en discute avec maman qui est ravie de me voir m'amuser.
— Je ne rentrerai pas trop tard...
— Oh ! Ce n'est pas grave ! C'est de ton âge... tu as bien raison d'en profiter. Tu sais ma chérie... la jeunesse nous file vite entre les doigts. Elle est si courte... après nous avons, nous les femmes tellement de devoirs que nous devons nous faire plaisir quand c'est possible... Sors Christelle, amuse-toi et oublie tes parents... sois heureuse quoi !
— Ben ça alors... en voilà un de discours ! Mais tu as raison et si nous rentrons du bal trop tard, je resterai dormir chez Charlotte... pas d'inquiétude donc si tu ne m'entends pas rentrer.
— Oui... fait comme tu veux. Tu prends tout de même tes clés...
— Tu crois ? Pourquoi pas ? Mais je ne vais pas venir vous réveiller à quatre heures du matin...
— Tu ne nous déranges pas du tout, voyons... ici c'est chez toi et tu sais quoi... Gabriel a donné envie à papa de voir avec monsieur Dorgel pour l'achat de cette maison. Après tout, nous y vivons depuis si longtemps qu'elle est devenue un peu la nôtre, n'est-ce pas ?
— Oh maman... tu es heureuse, alors ?
— Ben oui, mon cœur. Tu sais, entre ton père et moi, c'est une belle histoire d'amour. Je te souhaite de trouver un homme qui te rendra aussi heureuse que je le suis.
— Maman... !
— Oui, ma chérie ?
— Je t'aime, tu sais... enfin, je vous aime tous les deux.
Je la prends par le cou et je claque un smack sonore sur la joue qui résonne dans toutes les pièces de la bicoque. Voilà comment une heure plus tard je suis sur mon trente-et-un pour me rendre chez ma copine et accessoirement au bal. Un bon moment en perspective qui nous est promis. C'est donc souriantes toutes deux que nous franchissons la porte du bal monté et que nous entamons notre soirée par un verre entre filles. Puis une danse en entrainant une autre, de cavalier en cavalier, les heures s'étirent en flonflons musicaux qui nous bousillent les oreilles. Nous marquons une pause devant le dancing, nos avant-bras portant le tampon justifiant du prix de l'entrée, ça ne pose aucun problème.
Mais un grand gaillard nous rejoint et d'emblée ce Didier me déplait. Il tourne autour de Charlotte comme une guêpe après un pot de miel. Elle minaude et je fais tapisserie. Je ne tiens guère à tenir la chandelle pendant que ces deux-là se roulent des pelles magistrales, roucoulant comme ce n'est pas permis. De plus, ma présence gêne visiblement le guignol qui pousserait bien son avantage un peu plus avant. Sur un coup de tête, j'interpelle donc ma potine, plus préoccupée par les baisers de son boy-friend que par ma solitude.
— Bon, Charlotte... On retourne au bal où... tu couches là, tout de suite ?
Interloquée, elle me tance vertement.
— Dis donc toi ! Ce n'est pas parce que tu veux devenir nonne que toutes tes amies ont les mêmes obligations.
— Quoi ? Bon ! Eh bien, je rentre chez moi... allez, on se revoit plus tard... quand tu ne seras plus en rut... sale gosse !
Je pars en rigolant, bien décidée à me taper les quatre bornes qui me séparent du village. La nuit est plutôt claire, la pleine lune offrant un spectacle nocturne saisissant. Je connais bien sûr tous les petits chemins, et il est trois heures du matin quand je me retrouve devant la porte de la maison. Pas un bruit, pas de lumière dans la rue non plus. Ma clé entre en toute discrétion dans la serrure et silencieusement, je pénètre dans le hall. Là, je retire mes escarpins, pas question de réveiller toute la maisonnée. Ma chambre est à l'étage, au bout du couloir, à côté de celle de notre hôte qui doit roupiller à cette heure indue. Je suis au milieu du corridor lorsque mes oreilles captent un son étouffé.
Mince ! Lequel des trois ai-je sorti de son sommeil ? Je stoppe donc tout mouvement et guette le plus petit bruit. Mais... ce que je perçois plus nettement, ce sont des rires de gorge féminins. Maman joue donc avec mon père ? C'est normal entre époux de se livrer à ces petits moments de tendresse. Je n'ai rien à en dire. Je fais encore un pas et... ô stupeur, la voix masculine qui me parvient n'est pas celle de papa. Impossible ! Mon cœur se décroche dans ma poitrine. Je dois me tromper, j'ai mal ouï, c'est certain. Pour me rassurer, j'avance jusqu'à la porte de la chambre parentale. Elle n'est même pas totalement fermée. Et une lampe de chevet est restée allumée. Merde, j'en tombe presque sur le cul. Papa n'est pas seul à s'occuper de sa chère Colette.
Gabriel est à genoux devant le visage de ma mère qui n'a rien d'une maman dans son occupation, et papa lui aussi à croupi derrière sa femme... se livre à un coït empressé. Je n'en reviens pas... ils font l'amour à trois, sans se douter une seule seconde que je suis là, à suivre la scène démente qui me perturbe au plus haut point. Je suis tétanisée, incapable de faire un geste, avec le cœur qui bat la chamade. Bon sang ! Maman a l'air de kiffer grave le moment d'extase dont elle est l'actrice très zélée. Incroyable cette manière de butiner le gourdin qu'arbore le pote de Rémy. J'en ai des sueurs... chaudes. Je sais, c'est idiot, c'est con plutôt, mais le spectacle me donne des envies.
Autant voir se relécher Charlotte et son mec m'a paru insipide, autant là, je me sens... envahie par un désir malsain. Pour un peu, je pousserais la porte et... finalement, je me reprends en filant tout droit dans ma piaule. Je me couche, me collant l'oreiller sur la bouille, histoire de ne plus écouter les gémissements qui montent du champ de tir où les trois-là s'envoient au septième ciel. Mais si je ne veux plus entendre, les images elles sont là, qui me trottent sous la tignasse. Et je finis par céder puisque ma main vient cajoler le violon humide au possible. Soupirs et lèvres pincées pour éviter d'alerter les... les quoi d'abord ? Ceux qui font l'amour... en trio...
Oui ! Je me refuse à dire que mes parents baisent comme des animaux ! Ce n'est pas le cas et si maman a accepté cela, c'est bien qu'elle doit y trouver son compte. Il m'apparait également que papa participe activement à l'hallali, c'est donc bien qu'il est d'accord, ou s'en accommode. Puis-je donc raisonnablement penser qu'elle le trompe ? Pas certaine que le mot soit le plus approprié. Ce qui me frappe, c'est surement plus le fait que je vois soudain là, mes parents comme des êtres humains normaux. Avec des envies qui si elles ne sont pas conventionnelles sont tout de même festives à mes yeux. Et je crois que je jouis avec l'image dans le crâne de la bouche de maman qui... suce le mandrin de l'ami de papa.
À l'heure du petit déjeuner, Colette sursaute en me voyant débouler de l'étage, mais si elle a des doutes, elle n'en fait pas état.
— Ah ! Ma chérie, tu es déjà rentrée ? Ça a été, ta soirée avec Charlotte, vous avez bien dansé, Christelle ?
— Oui ! Mais il ne pouvait pas y avoir de souci, nous vivons dans un coin tranquille, il ne se passe jamais rien de spécial !
Papa lui ne se préoccupe guère de me savoir descendre de ma chambre. Quant à son pote, sa mine réjouie, j'en sais la raison et je fais sans doute figure de gamine pour ce mec bien gaulé qui avale tartine sur tartine. Curieusement, ce matin il m'adresse la parole.
— Ainsi, tu es allée danser ? Il y a donc une boite de nuit dans les environs ?
— Oh... C'est un bal monté, vous connaissez surement ça, Gabriel.
Maman lui lance cela et compte tenu de ce que j'ai aperçu, le vouvoiement me parait bien hypocrite. Pas question cependant de leur faire comprendre à tous que je sais. Et le type a un sourire des plus éclatant. Comme son visage est tourné vers moi qui viens de m'assoir à côté de ma mère, je me dis que cette risette lui est destinée. Je ne réplique donc pas. Mais il revient à la charge.
— Ton père m'a dit que tu étais logée au CROUS ! Si ça peut t'arranger, je possède un petit studio en ville, pas très loin de l'université où tu es en étude... je peux te le mettre à disposition...
—... ?
Le doute n'est plus permis, c'est bien à moi que ces mots sont destinés. Je le fixe et j'ai comme l'impression que ces deux lacs bleus que sont ses pupilles viennent me noyer de leur insistance. Un frisson me parcourt l'échine et la chair de poule qui m'étreint se propage à l'ensemble de mon épiderme. Je baisse les yeux la première. Qu'est-ce qui m'arrive ? Ce type a un attrait indéfinissable sur moi. Mais pas que, si j'en juge par les regards béats de ma voisine de table. Ma mère aussi est en extase devant ce mâle qui ramène le sujet sur la table.
— Je repars demain matin, pour récupérer quelques affaires là-bas, si tu as envie de visiter... ça devrait te plaire.
Papa enchérit, comme pour me pousser à me rendre aux attentes de son ami.
— Maman va aussi en ville pour faire quelques achats ! Ce serait bien que tu l'accompagnes.
— Ah... bon, ben d'accord !
Mon père me sourit également. Et je ne le trouve pas particulièrement tendu par la situation. Est-ce que ça lui est égal que sa femme parte avec celui qui de toute évidence est son amant ? En y réfléchissant mieux, je dois admettre mentalement qu'il ne risque guère plus que ce qui s'est passé cette nuit. Encore que je ne sois pas certaine que ce soit bien une découverte pour eux. Après tout, ça peut durer depuis un temps plus long cette affaire de partage. Imaginer qu'il me désigne en qualité de chaperon pour maman me parait risible. En tout cas, je suis alléchée par ce prêt d'un logement plus grand que le réduit hors de prix dans lequel je gite durant l'année de cours. Pourquoi pas, oui ! Ça peut s'avérer sympa.
Le déroulement de notre journée se fait sans plus trop de contact entre hommes et femmes et les copains comme d'habitude se faufilent au bord de la rivière, leurs lancers de pêche à la main. Sans en avoir l'air, je scrute la mine de maman qui suit les deux silhouettes qui rétrécissent au fil de leur éloignement. Pas de doute, elle en pince pour les deux. En se retournant, elle surprend mon regard sur elle et son visage s'empourpre. Je change de place, veillant à ne pas la mettre mal à l'aise plus qu'elle ne l'est déjà. Quelques minutes plus tard, elle a retrouvé son self-contrôle, son sourire et son teint de pêche. À quarante-deux ans, c'est une femme terriblement attirante. Mon seul vœu ? Lui ressembler lorsque j'aurai son âge.
— xXx —
Gabriel a une voiture, un luxe encore interdit à bien des ouvriers. Les soixante-dix bornes qui séparent notre maison de la ville sont vite avalées et les premiers faubourgs montrent des immeubles où au milieu de ceux-ci, Gabriel désigne à maman deux fenêtres au seul étage d'une jolie petite baraque.
— C'est là que j'ai mon logement... vous allez voir, c'est sympa. Mais la ville me sort par les yeux, j'ai besoin de grands espaces et de verdure. Pour toi qui étudies, ce serait l'idéal, calme, et pas de voisins trop pénibles, à deux pas de ton bahut. Juste un couple de personnes âgées qui vivent là depuis toujours... mon appartement était destiné à leur fils. Malheureusement pour eux, la guerre d'Algérie a fait quelques victimes et j'ai acheté ce deux pièces cuisine pour une bouchée de pain.
— Tu vois Christelle, ce n'est pas très loin de ta chambre, on dirait... après reste à voir si le loyer est raisonnable. Vous savez Gabriel, mon mari n'est pas Crésus non plus. Nous vivons bien, de là à faire des excès...
— Oh ! Vous êtes mes amis et on va forcément trouver un arrangement. Je n'ai pas fatalement besoin de sous... j'ai de quoi payer la maison dont je rêve dans les environs de votre village. Mais venez... venez voir ça de plus près.
Une cage d'escalier qui mène au palier où l'unique porte nous est ouverte par l'ami de papa et nous voici dans un endroit bien agencé, malgré le désordre ambiant. Gabriel visiblement n'est pas un champion du rangement et du balai. Les meubles sont sobres, modernes et robustes. J'ose donc une question qui me semble pertinente.
— Ce serait loué meublé ?
— Ben oui... si je change de vie autant que les meubles soient aussi différents. Mais tu en préférais peut-être plus dans un style qui te conviendrait ? C'est un peu rococo, non ?
— Ben... entre ma chambre au CROUS et votre appartement, il n'y a pas photo... le choix serait vite fait... après, comme maman vous l'a dit... nous ne roulons pas sur l'or.
— Ma réponse reste la même ! Et je vais te dire mieux... tu entretiens tout ceci et il est à toi sans loyer....
— Ah ! Mais... vous êtes sûr ?
— Ben, si je te le dis... je n'ai qu'une parole. Tes parents sont mes amis... et tu connais le dicton : « les enfants de mes amis sont mes amis... »
— Ouais... vous l'arrangez un peu à votre sauce, non ?
— Évidemment, mais je ne change pas d'avis... vous en reparlez avec Rémy et si ça vous convient, moi je suis prêt à faire mes valises. Je pense que j'ai déniché la maison que je cherchais, pas très loin de chez vous, Colette. Une belle bicoque avec un grand garage et du terrain pour installer un petit atelier de menuiserie... un vieux rêve de gosse de travailler le bois.
— Je ne savais pas... bon ! Je vais aller faire les quelques achats pour lesquels je suis venue en ville. Tu m'attends ici ou tu m'accompagnes, Christelle ?
— Je ne sais pas trop... courir les boutiques, ça ne m'enchante pas vraiment.
— Comme tu veux. Je vous la confie donc, Gabriel.
— D'accord et soyez sans crainte, elle est entre de bonnes mains. À tout à l'heure, Colette.
Les regards sont appuyés entre ces deux qui ont du mal de dissimuler un trouble qui me parait si... net. J'imagine bien que pour faire l'amour avec un autre partenaire que papa, maman doit bien avoir quelques affinités avec ce type. Lui également et ça se traduit par des œillades incendiaires. Que se passerait-il si je n'étais pas là ? Je ne veux pas y songer et je vois la porte se refermer sur ma mère qui quitte à regret le nid de Gabriel. Lui se veut impassible, mais sa nervosité le trahit quelque part.
— Tu as soif ? Je ne sais pas si j'ai encore des boissons dans l'appart, mais il y a un petit bar au coin de la rue. Je t'avoue que quand je passais du temps ici, il était mon quartier général. On peut y faire un saut...
Il me fixe avec une certaine insistance, attendant une réponse. Comme elle n'arrive pas, il continue...
— Ça t'évitera de trembler de peur... rassure-toi, je suis doux comme un agneau et je ne mange personne.
—... ! Oui ? Je prendrais bien un jus de fruit...
— Parfait ! Tu as fait le tour de tout l'appartement ? Il est à ton goût ?
— Oui... à voir avec papa...
— Je sais... tu l'as déjà dit. Je me fais fort de le persuader...
— Ah bon ? Et comment ?
— Dis-moi... Christelle, je ne suis pas idiot et pas plus aveugle !
— Pardon ?
— Je sais très précisément à quelle heure tu es rentrée l'autre nuit et malgré toute la discrétion dont tu as fait preuve, je t'ai aperçue dans le couloir... donc si tes parents ne se doutent de rien, tu ne peux pas me dire à moi que tu n'as rien vu... rien entendu non plus.
— De quoi parlez-vous ? Je ne comprends pas ?
— Tu es rouge comme un coquelicot... le mensonge te rosit le teint ma belle. Tu sais, tout le monde est content dans ce genre de plan. Et puis... c'est un peu Rémy qui m'a forcé la main... Colette n'a fait que suivre et donner du plaisir à ton père en priorité et à ma petite personne accessoirement. Mais si un jour nous devons refaire une pareille fête, ce sera ensemble les trois... il n'y a aucune ambiguïté... un jour... quand tu auras grandi, tu apprendras que la vie est agréable, si on se la fait belle. Je te souhaite plein de bonheur... comme celui de tes parents. Allez, viens ! Allons au bistrot, j'ai la gorge sèche à force de discuter.
Ensemble nous quittons l'immeuble et je découvre donc une autre facette de cet homme. Pourquoi est-ce que d'un coup, je me sens attirée par celui-ci ? Il a l'âge de mon père et pourtant, je n'ai jamais rien connu de tel avec un de mes flirts. C'est à n'y rien comprendre. Je me raisonne, et cherche à échapper à son emprise. Inconsciemment, il se dégage de ce mec une aura inexplicable pour la jeune fille que je suis. Et... le fait d'avoir proposé son appartement pour me loger n'a pas de caractère obligatoire dans ce qui me surprend là. Ça me tombe dessus sans crier gare et je n'arrive plus à distinguer ce qui est bien ou mal. Nous sommes donc attablés à la terrasse du troquet lorsque maman remonte la rue.
Elle aussi prend un pot en notre compagnie et elle est souriante, heureuse de vivre assurément. Elle s'écrie joyeusement.
— Je vois que vous prenez du bon temps... vous ne vous en faites pas tous les deux ! Alors comme ça, Gabriel, vous dévergondez ma fille ? Vous l'emmenez dans les bars maintenant ?
Est-ce que je ne décèle pas une pointe d'ironie dans sa phrase ? Voire pire, de jalousie ? Je veux me tromper, mais au fond de mon cerveau, une voix me crie... que maman est en train de tomber amoureuse du beau brun ténébreux qui siffle sa bière. Elle s'assoit et commande aussi un demi-pression. Je suis à côté d'elle et je peux admirer tous les efforts qu'elle fait pour croiser et décroiser une paire de gambettes que je juge plutôt bien faite. Nul doute que de sa place, notre loustic ne peut que suivre ce compas qui s'ouvre et se ferme à intervalles irréguliers. Jusqu'où peut-elle aller pour l'appâter ?
Ça me turlupine et sans préambule, je harponne la serveuse.
— S'il vous plait, vous pouvez m'indiquer les toilettes ?
— Ah oui, mademoiselle... au fond de l'établissement, à droite du comptoir, c'est indiqué.
— Merci.
Je fais un clin d'œil à maman et me dirige vers le lieu indiqué par la dame. Et lorsque je reviens, je patiente quelques secondes au coin du zinc, histoire de voir si les choses évoluent. J'ai en droite ligne de mire la chaise sur laquelle maman est assise. Et il m'est impossible de ne pas entrevoir la couleur rouge de sa culotte. J'ai donc raison... ma mère aguiche littéralement notre pilote et ami. Je n'aurais jamais cru un jour assister à un spectacle aussi édifiant. La grâce faite femme qui s'emploie à draguer l'ami de son mari... puis je songe que je dois me faire un film... ces deux-là ont dépassé depuis longtemps le stade de se découvrir, vu la nudité intégrale dans laquelle elle évoluait entre les deux hommes, il n'y a pas si longtemps.
Du coup, c'est moi que ça chagrine ? Oui ! Un peu, il me faut l'admettre. Mais ils n'ont pas de gestes équivoques, hormis les jambes féminines qui passent lentement l'une sur l'autre alternativement. De mon poste de guet, au fond de la salle du café, ils ne peuvent pas m'apercevoir dans l'ombre où je demeure. À mon retour à la table, la conversation ne s'arrête pas, preuve qu'elle est anodine. Et... nos verres avalés, nous reprenons le chemin de notre village. Je me suis assise sur la banquette arrière, au centre de celle-ci et le conducteur lance de fréquents regards dans le rétroviseur. Plus que la moyenne ? Je ne sais vraiment que penser. Maman lui parle de papa, de confitures et de mes études. Pas de quoi s'alarmer outre mesure donc !
Alors ? D'où me vient ce malaise qui m'étreint et me crispe les tripes ? J'ai comme un coup de chaud ! Après le diner, je file sans tarder dans ma chambre et c'est très tardivement que j'entends les pas trainants de Gabriel qui va se coucher. La semaine qui suit est la dernière de mes vacances. Charlotte est amoureuse et je la soupçonne d'avoir franchi le pas. Elle ne m'en parle pas ouvertement, mais ses sous-entendus sont si nombreux et surtout si ciblés que j'imagine aisément qu'elle n'est plus vierge. C'est son affaire, pas la mienne. Mon esprit est ailleurs, dans un appartement proche de la fac. Je ne connais toujours pas la décision de mes parents pour ce qui est de m'y installer. Voilà ! Dernier samedi avant la reprise de mes cours, et nous déjeunons en famille !
Gabriel ne fait-il pas un peu partie de celle-ci, compte tenu de la nature de leurs relations cachées à ces trois-là ? L'idée me fait rigoler. Maman est toujours aussi démonstrative et les yeux des deux hommes sont comme aimantés par la femme qui se remue l'arrière-train d'une manière trop lascive pour être innocente. Je ne l'ai jamais vu dans un tel état. C'est aussi à l'occasion de ce repas que Gabriel annonce fièrement qu'il a acquis une belle demeure un peu à l'extérieur du village et que son appartement de la ville est prêt à m'accueillir. Je ne dis rien, c'est surtout à papa de donner son feu vert. Et il me laisse mariner. Mais le clin d'œil de maman me laisse penser que son choix est fait.
L'après-midi, c'est une visite au « château » de Gabriel qui nous occupe. C'est vrai que la baraque a de la gueule. Un grand terrain avec déjà un hangar posé sur celui-ci et dans chacune des pièces il nous énumère ce qu'il veut en faire. C'est là, entre le vestibule et le salon que papa m'attrape par le bras.
— Tu as envie de quitter le CROUS ?
—... ?
— Alors je suis d'accord... mais tu dois me promettre que tu ne feras pas de folies dans l'appartement de Gabriel !
— Pas de folies ? Ça veut dire quoi ça, papa ?
— Ben... pas de beuverie avec tes amis, pas de boucan non plus... ses voisins sont des personnes d'un certain âge...
— Tu trouves que je fais trop de bruit, à la maison ? Vous aussi, vous avez pour moi un âge avancé... non ?
— Petite garce...
Il rit et je sais que l'affaire est dans le sac. À mon retour au bercail, je m'empresse de rendre visite à Charlotte pour lui raconter ce qui me fait sauter de joie. Elle n'est pas chez sa mère et je me sens triste. J'imagine forcément qu'elle roucoule quelque part dans les bras de son beau Didier et une fois de plus, je me perds en conjectures vaseuses. Des hypothèses forcément erronées ou non fondées. Ma chambre me parait bien petite en cette veille de départ pour une nouvelle année d'étude et je m'endors avec des rêves bizarres dans le ciboulot. Ma valise est prête et le train pour ma nouvelle vie est dans trois heures. C'est là qu'intervient de nouveau l'ami de mon père.
— Je peux t'emmener en voiture à l'appartement si tu le désires... tu es lourdement chargée et je dois récupérer du matériel chez un copain... en soirée... si Rémy et Colette sont d'accord, je te conduis dans ton nouveau « chez toi ».
— Ah... c'est une bonne idée ça, ma chérie, ta mère est moi serions rassurés de te savoir moins seule pour ton installation.
— Ben... je dois prendre le train en compagnie de Charlotte... et je n'aime pas faire faux bond à mon amie.
— Mais ce n'est pas un problème. Elle peut aussi profiter du voyage. Il est encore temps d'aller lui dire.
— J'y vais de ce pas ! Merci à vous Gabriel...
Je suis perplexe tout au long du court trajet qui me mène chez Charlotte. Elle est là et sa nervosité à ma vue est palpable. Je lui explique le motif de ma visite et elle accepte évidemment. Dans sa chambre, elle me chuchote qu'elle ne veut pas que Suzanne apprenne pour Didier. Beaucoup de mystères pour pas grand-chose, à mon sens, mais je me garde bien de lui dévoiler le fond de ma pensée, évidemment. Sa mère n'objecte rien non plus dans le fait d'économiser le prix d'un billet de train pour la ville. Pour les ouvriers un sou reste un sou et il n'y a pas de petites économies quand le salaire n'est pas mirobolant.
Rendez-vous est donc pris chez mes parents pour le départ. C'est donc joyeusement que toutes deux, nous embrassons nos familles pour quitter le village, Gabriel ayant fait la connaissance à cette occasion de la maman de mon amie. Pour ce voyage, je suis donc la passagère avant de la dauphine rutilante qui nous emporte vers nos cours. Une vraie découverte également pour ma copine que ce petit trésor mis à ma disposition gracieusement par notre chauffeur et dès que nous sommes seules, elle ironise sur la situation.
— Tu as couché pour que tu puisses vivre dans un tel luxe ? Il n'a pas un frère le copain de régiment de ton père ? Parce que s'il est aussi généreux, je suis preneuse.
— Pff ! Tout le monde n'écarte pas les cuisses au premier venu, ma vieille...
— Quoi ? C'est pour Didier que tu dis cela ? Comment sais-tu que lui et moi...
— Il est si facile de lire en toi, ma belle. Tu n'as pas su cacher ta joie le lendemain de...
— Quoi ? C'est vrai ? Tu ne m'as fait aucune remarque pourtant.
— Je n'allais pas non plus le crier sur tous les toits... et puis ce sont tes histoires, pas les miennes. Gabriel... l'ami de papa est sympa, c'est tout... tu imagines bien qu'il a l'âge de nos parents.
— Ouais... ben, s'il me proposait de passer une nuit avec lui, je ne suis pas certaine que je refuserais, tu vois Christelle ! Il a de beaux restes pour un quadra... et Didier c'est déjà à mettre au passé.
— Déjà ? Enfin, ça te regarde.
— Oui... il faut bien un premier pour qu'il y en ait un second, non ?
— Je ne sais pas... je ne pense pas à ça...
— Menteuse ! Tu ne vas pas me raconter que ce mec te laisse insensible. En tout cas, pour lui ce n'est pas tout à fait la même chose, à voir comment il te bouffe des yeux !
— Tu es complètement folle, ma parole. Ce n'est que le copain de régiment de mon père et rien de plus.
— On dit ça, on dit ça... Allez je file dans ma piaule... je n'ai pas un palais de princesse pour me loger moi ! À moins que tu ne me prêtes une chambre ?
— Euh... c'est faisable, mais il faut lui demander avant ! C'est encore chez lui, malgré tout.
— Dommage alors qu'il soit parti...
— Non ! Il va revenir, dans un moment. Là, il est allé récupérer je ne sais quoi chez un de ses amis, mais il a laissé son sac ici. Il va repasser dans la soirée. Tu peux rester et nous lui demanderons s'il est d'accord.
— Ce serait chouette...
— Oui... pendant ce temps, on peut aussi préparer un repas pour toutes les deux...
— Il ne va pas manger avec nous ?
— Aucune idée... mais quand il y en a pour deux... tu connais la suite.
— Oui...
— Et puis tu connais maman, Colette a préparé des parts qui nourriraient un régiment... alors...
À suivre...
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Ced67220
22 janvier 2026 à 06:23
Hum j’adore
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allan87
12 janvier 2026 à 19:07
Je suis d'accord avec nounours 1239, j'aime également cette entrée en matière.
La suite, je pense n'en sera que meilleure. Et si il n'y a pas plus de sexe dans ce paragraphe, je pense que la suite va nous combler

Vivement la suite !!!!!
Soyez respectueux
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Photo de profil de Choisya
Choisya
11 janvier 2026 à 23:00
Voilà un décor très bien planté... Belle mise en bouche
Soyez respectueux
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Photo de profil de Fabricedu85
Fabricedu85
11 janvier 2026 à 21:49
j'adore, pas trop long pour moi. Je visualise bien le décor et les personnages.
juste parfait, impatient de la suite
merci
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Nounours1239
11 janvier 2026 à 19:08
Non. Pas du tout. Ce n’est pas trop long.
C’est très agréable à lire, et on imagine très bien leurs vies.
C’est sur que si vous voulez des queues à tous les repas, ce n’est pas pour vous.
Mais j’aime bien rentrer dans les réflexions des personnages. C’est plus important pour moi qu’´une série d’actions. Il a fait ci, il a fait ça, il a mis sa bouche…
Je n’ai pas besoin de ces textes pour imaginer ces actions triviales.
Là, on prend le temps de faire connaissance avec les personnages, de les apprécier.
Et j’espère que le second chapitre sera aussi lent, aussi expliqué, qu’il laissera la place aux pensées des personnages.
Cela m’intéresse peu de savoir que Gabriel sautât Christèle ou Charlotte ou les deux. Ce qui m’intéresse, c’est de savoir pourquoi elle l’accepte, ce qu’elle ressent, ce qu’elle se dit dans sa tête.
Alors je vous dit Merci, merci pour cette lenteur qui vous démarque de tous ces écrits de hall de gare.
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Esimuosyggip
11 janvier 2026 à 08:19
J aime bcp vivement la suite
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Photo de profil de Adrdvn
Adrdvn
10 janvier 2026 à 17:55
Un super premier chapitre un peu long certe, mais bien raconté :)
A la limite il aurait pu etre divisé en deux après la première nuit "a trois" des adultes
'
Soyez respectueux
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Photo de profil de luke139
luke139
10 janvier 2026 à 12:08
Un peu long, certes, mai il fallait planter le décors; faut voir par la suite.
Mais c'est vrai que ça a du mal à se dessiner, l'ami des parents va-t-il draguer la fille, la copine de la fille, bref, plein de questions sans réponses !
Mais on est tenu en haleine quand même, justement par le manque de réponses à mille questions !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Pierre771
Pierre771
10 janvier 2026 à 08:37
Un peu long...
Soyez respectueux
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