Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'immeuble de tous les vices — Chapitre 1 · Shérazade
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
L'immeuble de tous les vices
Chapitre 1 · Shérazade
L'histoire que je vais commencer se veut être une sorte d'univers, un huit-clos au sein d'un immeuble, dans lequel, à travers la figure principale d'Eric le concierge - qui voit et entend à peu près tout - et le télescopage dans l'esprit de chaque habitant, je pourrais explorer de nombreuses formes de sexualité (les homosexualités féminine et masculine, l'inceste, la soumission, le travestissement, etc.) au travers de nombreux personnages, tous différents (du moins, je l'espère). Mon concept est risqué, et j'espère que vous vous prendrez au jeu.
Mais je vous en prie, la grande porte cochère est ouverte, c'est l'occasion idéale d'entrer.
Je m'appelle Eric, et je serai votre guide dans cet immeuble. Je suis concierge depuis plus de 20 ans, ai un physique plutôt ingrat, aussi je ne perdrais pas mon temps à vous parler de moi. La seule chose essentielle à savoir, c'est que j'aime honnêtement mon métier, de vivre au sein de ce microcosme, à l'abri de la solitude, entouré de gens bienveillants.
Le plus simple serait de commencer la visite. Le reste, vous l'apprendrez au fur et à mesure.
La case départ la plus évidente se trouve au 2ème étage, dans l'appartement 22, seconde porte à droite, où vit Shérazade, une jeune femme de 26 ans à la peau blanche, incroyablement blanche. De son aspect physique, je ne pourrai pas vous en dévoiler beaucoup, puisqu'elle est voilée, et ne vit ici que depuis quelques mois. Mais la beauté de son visage et le trouble que provoque son regard, aux yeux bleu saphir, font que, d'une certaine façon, je suis amoureux d'elle. De moi, elle peut tout demander, tout obtenir. Mais attention, j'ai tout de même un peu de discernement. C'est une femme bien élevée, très gentille, généreuse et polie. Aussi, lui accorder la moindre de ses volontés ne provoque pas en moi de conflit moral. Je ne sais pas exactement ce qu'elle fait dans la vie. Je crois qu'elle travaille dans une banque du quartier. Durant ces quelques mois, j'ai aperçu plusieurs hommes lui tenir compagnie. En général, ils se succèdent rapidement, 4 à 5 semaines, puis ils disparaissent.
Sa vie sentimentale me semble mouvementée, et elle en souffre, assurément. Combien de fois je l'ai vue m'ouvrir la porte, les yeux rouges. Pauvre petite.
Enfin, ce serait de vous mentir que de dire que je ne peux vous en dire davantage sur son physique. Shérazade mesure facilement 1m65, peut-être même 1m70, en y repensant. Ses sourcils, d'un brun profond, sont toujours parfaitement peignés, donnant à son regard toute son intensité, un mélange de vulnérabilité et de fauve à l'affût. Au bout de son nez légèrement cassé se trouve une bouche souriante et bienveillante, aux lèvres bien en chair, pleine de vie, pleine de rires, roses au naturel, mais qu'elle maquille souvent d'un rouge à lèvres sombre, dans le but d'accentuer la blancheur diaphane de sa peau. Ses lèvres qui laissent échapper des "Bonjour" qui ne cesseront jamais d'emplir mon ventre de papillons, et mon sexe de légers spasmes, je l'avoue.
Quand je rentre chez moi après ma tournée du courrier, comme il m'est difficile de ne pas repenser à sa bouche, revoir s'ouvrir lentement ses lèvres gonflées, langoureusement, fantasmant sur le baiser qu'elle pourrait y déposer au coin de ma bouche.
Mais encore une fois, le mieux serait de lui laisser la parole.
_____________________
Ras le bol de croire en une relation stable avec un homme de cette putain de ville ! Tous des imbéciles, des abrutis, des demeurés ! Marre de m'impliquer sentimentalement, marre de me dévoiler, et j'entends au niveau vestimentaire, au niveau physique, mais surtout dénuder mon intimité et mon cœur. Ca faisait un moment que j'y pensais, mais là, c'est la rupture de trop. Je vais m'assumer en tant que femme indépendante, et vivre ma sexualité sans accroches, aucune. Je vais vivre pour moi, et seulement pour moi. Egoïstement féminine, voilà la nouvelle Shérazade.
***
Après une longue soirée à boire et à réfléchir, j'en suis arrivée, un peu tremblante, car déterminée, à me libérer sexuellement.
Le désir que j'ai d'entamer une vie de dévergondée est irrésistible. C'est décidé. Je vais briser mes chaînes, explorer ce dont je rêve de faire, ce que je désire qu'on me fasse, avec les personnes que je choisirais, ou mieux encore, qui s'imposeront à moi. Je veux vivre dans la nouveauté, dans l'extase de l'inconnu, dans son frisson permanent !
Le désir que j'ai d'entamer une vie de dévergondée est irrésistible. C'est décidé. Je vais briser mes chaînes, explorer ce dont je rêve de faire, ce que je désire qu'on me fasse, avec les personnes que je choisirais, ou mieux encore, qui s'imposeront à moi. Je veux vivre dans la nouveauté, dans l'extase de l'inconnu, dans son frisson permanent !
Ma première tentation a été de sonder internet via un site de chat que je fréquentais étant plus jeune pour me faire de nouveaux ami. e. s, et sur lequel il me sera, je le pense, très facile de rencontrer des femmes. J'ai toujours eu envie d'explorer mon homosexualité latente.
Même si 90% des messages que je reçois proviennent d'hommes, malgré mon orientation homosexuelle définie sur le chat, des femmes, jeunes et moins jeunes, succombent au charme des quelques photos que j'ai uploadées sur mon profil. Essentiellement des plans serrés sur mon visage, sur lequel je leur dévoile mon regard transperçant, mon sourire d'ange, tout en cachant ma cicatrice à la joue gauche - là elles deviendraient hors de contrôle !
Aux femmes mûres qui m'accostent, j'envoie peu ou prou le même message, allant à l'essentiel, car mes envies sont présentes et me pressent, comme des bulles d'acide sous la peau, je suis prise d'un léger tremblement d'adrénaline à l'idée de réaliser ce fantasme fou, que toute ma vie - sotte idiote ! - je me suis refusé de considérer :
— J'ai envie de rencontrer une femme, une vraie, une, femme mûre", une maman. Je rêve d'une femme âgée d'une quarantaine ou d'une cinquantaine d'années, élégante, prêtant attention à sa façon de s'habiller. Je l'imagine impatiente au seuil de ma porte, vêtue d'une veste de smoking sombre sur un léger chemisier crème ou tout aussi sombre, découlant sur un jean de legging en cuir très proche de son corps, aboutissant sur des talons laissant apercevoir ses chevilles délicates. En moi, cette milf verrait sa fille chérie, son petit cœur, une façon de retrouver sa jeunesse, l'occasion de réaliser ses fantasmes. Une petite chatte à qui donner le sein ; des seins que je voudrais énormes, lourds, massifs, asphyxiants, mis en valeur par un corset gothique, ou un soutien-gorge en dentelle, donnant à son décolleté une profondeur vertigineuse, à sa poitrine une rondeur extrême, comme si ses nichons bien maintenus, voire pressés, menaçaient de me péter à la gueule par un simple regard, une simple caresse, un simple baiser. Son legging en cuir accentuerait le tracé subtil de ses cuisses, le beau galbe de sa croupe, la sensuelle largeur de ses hanches, la finesse de ses mollets, la brûlante crevasse de son entrejambe, moite d'envie... Une femme qui me supplierait de coller mes lèvres épaisses, roses et odorantes à sa bouche, à son ventre, à ses mamelles, à son sexe comme à son cul. Une femme qui pourrait faire de moi sa chatte ou sa chienne. Une femme en qui je trouverais, dans l'anonymat de la nuit, un refuge, mais aussi une salope dépravée à mon image. Voilà ce que je recherche. Es-tu celle que je recherche ?"
Une certaine Aurélie de 46 ans a répondu positivement à ma requête, avec force emoji joyeux. Je lui donne donc rendez-vous le soir même à 23h, dans un coin peu fréquenté du centre-ville. Son profil était sans photo. La découvrir au moment fatidique est important et crucial pour moi. Ce sera un signe qui ne trompe pas. Je veux du challenge, de la surprise, des papillons dans le ventre, la gorge serrée par l'envie de l'embrasser alors qu'elle m'est totalement inconnue. Je veux ce putain de frisson !
L'après-midi s'annonce longue. J'ai quelques courses à faire, ainsi que mon épilation des jambes pour être divine ce soir. Tant pis pour les courses, mon physique est le plus important. Et si jamais je ne les fais pas et que je ramène la mystérieuse Aurélie à la maison cette nuit, elle sera bien occupée avec tout mon corps pour penser à manger quoi que ce soit d'autre !
Je m'épile depuis une petite dizaine de minutes lorsque quelqu'un vient sonner - à tous les coups, c'est le concierge. Le temps de mettre mon hijab et remettre correctement mes fringues en place, et me voilà face... à mon bien-aimé concierge.
— Bonjour mademoiselle Shérazade.
— Bonjour Éric. Comment ça va ? demandais-je très enjouée, peut-être même trop enthousiaste.
— Bien, merci. Et vous ? Vous êtes rayonnante aujourd'hui.
— Bonjour Éric. Comment ça va ? demandais-je très enjouée, peut-être même trop enthousiaste.
— Bien, merci. Et vous ? Vous êtes rayonnante aujourd'hui.
Eric n'était-il pas un peu trop âgé pour rougir devant une jeune femme comme moi après un simple, pourtant bienvenu, compliment ? Pour l'encourager à se détendre, même si je suis sûre que mon geste lui aura fait monter le cardio à 160, je le remerciais en lui caressant brièvement l'avant-bras.
— J'espère que je ne vous dérange pas, je viens récupérer votre vote au sujet.
—
— Ah oui ! l'interromps-je. Je vais vous le chercher.
—
— Ah oui ! l'interromps-je. Je vais vous le chercher.
Je retournais dans mon salon chercher le document demandé, et quand je revenais, je trouvais un Éric statufié, les yeux étrangement vides et brillants.
—... Eric, tout va bien ? demandais-je d'une toute petite voix se voulant rassurante, lui tendant inconsciemment le document.
— M-m-merci. Au revoir.
— M-m-merci. Au revoir.
Et il fila :
— Mais monsieur Éric, que se passe-t-il ?
Déjà loin, il me répondit :
— Rien r-r-rien, je dois y aller.
Je referme la porte, confuse. En me redirigeant vers le salon, en passant dans le couloir, je comprends ce qui a mis Éric dans cet état. Mon abaya s'est prise dans la dentelle de mon tanga : ma jambe et ma fesse gauches sont entièrement exposées, il m'a donc vue lorsque je m'étais retournée pour aller chercher son document. Quelle cruche ! Le pauvre Éric a dû être complètement médusé face à ça. Moi qui suis toujours impeccablement habillée en sa présence, voilà que je lui dévoile mon corps. Il a dû buguer à se demander si oui ou non c'était une invitation. Heureusement que c'est un homme correct, il aurait pu me sauter dessus... Quel gentleman !
Je continue de m'observer de profil. Je dois le reconnaître, ce que j'y vois est terriblement sexy et provocant. Le sport quotidien que je me tue à faire rigoureusement a porté ses fruits. Et quels fruits ! On y croquerait dedans que ça dégoulinerait de bon jus sucré!
Ca n'avait jamais été simple d'accepter cette peau blanche à l'extrême. Moi qui aurait préféré naître avec une peau chocolatée, mais on souhaite toujours l'impossible. Mais avoir réussi à sculpter ce corps, si ingrat durant mon adolescence, et en avoir fait un physique à la plastique et au galbe qui me convient aujourd'hui - et j'avoue, pourrait même m'exciter si je me laissais tromper par la vision détachée de mes cuisses et de mes fesses - voilà une sacrée belle putain de victoire.
Ca n'avait jamais été simple d'accepter cette peau blanche à l'extrême. Moi qui aurait préféré naître avec une peau chocolatée, mais on souhaite toujours l'impossible. Mais avoir réussi à sculpter ce corps, si ingrat durant mon adolescence, et en avoir fait un physique à la plastique et au galbe qui me convient aujourd'hui - et j'avoue, pourrait même m'exciter si je me laissais tromper par la vision détachée de mes cuisses et de mes fesses - voilà une sacrée belle putain de victoire.
Je m'observe et sans y penser, commence à tâter mon cul. C'est du bon cul, me dis-je. Sûre qu'Eric le concierge est à l'heure actuelle en train de se palucher en y pensant, se voyant entrer dans mon appartement avec la détermination d'un fauve, l'agilité d'un aigle, fonçant sur moi, la bite au garde à vous pour m'enculer à sec ! Étrangement, je me laisse aller à ce fantasme, m'adossant au mur jusqu'à me laisser glisser par terre, jambes écartées. Remontant mon vêtement, je me laisse aller, devant mon reflet dans le miroir, imaginant Éric me prendre sauvagement, me plaquant sur la table, bien cambrée, ses deux mains moites et fortes sur mes hanches, me baisant sans retenue.
Éric n'est vraiment pas un homme séduisant. Mais son extrême gentillesse et sa bienveillance envers moi, ajoutées à la timidité et l'élégance de ne pas me faire remarquer que j'avais le cul à l'air, me le rendent sexy et attirant. Et alors que mon sexe commence à réellement mouiller à sa pensée, je me laisse engloutir par ce fantasme étrange, à contre-courant de tout, prenant un plaisir fou à me masturber. Rapidement, ma bouche commence à saliver abondamment, mes seins à requérir l'attention de mes mains. Dans un élan brusque, j'ôte mon abaya, me décoiffe de mon hijab, tire la dentelle de mon bonnet de soutien-gorge pour libérer mes seins que je m'empresse d'écraser entre mes doigts, les pétrissant comme une bonne pâte à brioche, voraces comme les pattes d'un vautour.
Le plaisir diffuse dans tout mon corps.
Mes doigts qui décrivent de lents cercles, des huit, des petites tapes sur mon clitoris et mes lèvres trempées, gluantes ; ceux de ma main droite pinçant mes tétons rosés, bien durs. La langue pendue comme une chienne, laissant dégouliner sur mon menton, puis dans mon cou et jusqu'au creux de mes seins, une salive délicieusement tiède. Au bord de l'orgasme, alors qu'en imagination, Éric me fesse durement tout en continuant de bien me démolir le cul, mon voisin homosexuel commence à s'envoyer en l'air avec l'un de ses amants. Ses gémissements et ses cris de plus en plus forts me font l'effet d'une bombe hormonale, d'une décharge de dopamine de 10000 cc, et je jouis incroyablement fort, me mordant l'avant-bras tout en donnant quelques dernières petites claques bien placées sur mon clitoris ; mes ongles plantés littéralement dans la chair rougie de mon sein droit.
Essayant de ne pas crier, je succombe en laissant s'échapper un long râle de joie, m'abandonnant au plaisir, affalée par terre...
Lorsque je me réveille, la nuit est tombée. Mes cuisses brillent de ma cyprine sèche, et j'ai froid. Je me lève en faisant un énorme effort, la tête me tourne un peu. Ca va, il n'est que 19h, un bon bain avec des sushis pour préparer ma rencontre de ce soir.
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