Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
at the bar — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
at the bar
Chapitre 1
La musique était trop forte, mais les basses qui montaient en crescendo lui tordaient le ventre, faisant onduler son bassin malgré elle.
Elle était perchée sur un des tabourets de bar et sirotait son énième cosmo... la musique et l'alcool la rendaient passablement sensible à l'ambiance surchauffée qui régnait en ce lieu. Ses cuisses se resserraient malgré elle pour éradiquer cette brusque montée de chaleur dans son bas-ventre... Les gestes précis des barmen comme une longue danse au tempo mesuré la fascinaient et elle n'était pas la seule. Nombre de demoiselles les observaient du coin de l'œil pour les plus discrètes ou pesamment pour les plus affamées... En même temps, ils valaient le coup d'œil, des hommes destinés à vendre du rêve, et ma foi, ils y arrivaient pertinemment bien. Tee-shirts ajustés, pantalons très serrés et gueules d'anges aux sourires ravageurs : la combinaison était détonante.
Elle était perchée sur un des tabourets de bar et sirotait son énième cosmo... la musique et l'alcool la rendaient passablement sensible à l'ambiance surchauffée qui régnait en ce lieu. Ses cuisses se resserraient malgré elle pour éradiquer cette brusque montée de chaleur dans son bas-ventre... Les gestes précis des barmen comme une longue danse au tempo mesuré la fascinaient et elle n'était pas la seule. Nombre de demoiselles les observaient du coin de l'œil pour les plus discrètes ou pesamment pour les plus affamées... En même temps, ils valaient le coup d'œil, des hommes destinés à vendre du rêve, et ma foi, ils y arrivaient pertinemment bien. Tee-shirts ajustés, pantalons très serrés et gueules d'anges aux sourires ravageurs : la combinaison était détonante.
Elle les regardait évoluer, bouger, réchauffer l'atmosphère, souriant à telle demoiselle, laissant les doigts au creux du poignet de telle autre pour rendre la monnaie, un regard appréciateur sur le décolleté de celle-ci, une main qui écarte du passage posé dans le creux des reins un brin trop longtemps... Ils savaient vraiment y faire pour devenir les chouchous de ces dames...
Passé une certaine heure, l'air pulsait littéralement sous le poids des hormones relâchées, il n'y avait qu'ici qu'elle ressentait cette espèce de furie sexuelle. Elle ne faisait qu'observer comme à chacun de ses passages, s'enivrant très doucement pour profiter de chaque moment. Ses yeux si particulièrement acerbes se faisaient plus brumeux, ici elle n'étudiait pas, elle ressentait, même si certains de ses vieux réflexes remarquaient les attitudes des uns et des autres dans ce long ballet de séduction, elle n'échappait pas à ce tourbillon de sensualité et ses hanches se mouvaient presque machinalement sur ce tabouret. Elle céda à son instinct et écarta ses cuisses pour s'appuyer plus précisément sur le tabouret. Ses va-et-vient discrets mettaient son capuchon si doux au contact rugueux de la couture de son jean. Elle observait la foule qui ne se doutait pas de cette envie qui la tiraillait, de cette petite entorse à la pudibonderie qu'elle s'autorisait.
Il la regardait faire du coin de l'œil, elle s'adonnait à ce plaisir qu'il guettait d'un air de chat gourmand... cette fois-ci elle avait mis un jean. Il savait très précisément ce qu'elle faisait : ses joues avaient pris cette couleur de pêche mure, et son regard, si hautain habituellement, se faisait doux et lointain... IL sentit son propre besoin s'éveiller à cette vision provocante. Il vint se planter dans son champ de vision et la dévisagea explicitement.
Elle se sentait affreusement piégée si près de la jouissance, qu'elle en aurait hurlé de frustration si elle n'avait pas été dans un bar... Son regard avait percé la brume de plaisir que ses doux mouvements de bassins avaient créé. Il l'observait durement, lui faisant manifestement comprendre qu'il savait à quel jeu pervers elle s'adonnait. Ce regard la clouait sur place au bord de défaillir, tant de brusquerie se lisait dans ses yeux qu'elle se senti happée et enchaînée à lui.
Elle se leva, ses jambes tremblantes, et régla en vitesse son addition... elle cherchait à fuir celui qui l'avait démasquée, le temps d'enfiler son manteau, son écharpe, de se frayer un passage parmi les couples qui se chauffaient explicitement sur la piste, elle sortit dehors. Le froid de décembre lui cingla violemment le visage, remettant un peu de clarté dans son esprit agité.
Elle avait profité qu'un de ses amis attire son attention pour fuir, mais il l'avait vue se faufiler entre les couples de danseurs pour s'échapper... Il récupéra son manteau et partit tout aussi rapidement, évitant les rappels de ses amis et le bras qui tentait de le retenir... ce soir, il partait à sa poursuite, la chasse à sa Belle perverse. Elle n'avait pas eu le temps de parcourir beaucoup de mètres et il la voyait au coin de la rue qui s'apprêtait à tourner, alors il se mit à courir pour ne pas la perdre...
Elle l'entendit courir et se plaqua dans l'ombre d'un perron renfoncé priant pour qu'il ne l'ait pas vue et se maudissant de s'être laissée surprendre.
Il l'avait vue... forcément, il la ressentait comme un fauve ressent sa proie. Il s'approcha de l'endroit assombri où elle croyait lui avoir échappé. Ses pas se faisaient plus pesants et sa respiration s'atténuait. Toutes les fibres de son corps étaient tendues vers son but, vers elle.
Il l'avait vue... forcément, il la ressentait comme un fauve ressent sa proie. Il s'approcha de l'endroit assombri où elle croyait lui avoir échappé. Ses pas se faisaient plus pesants et sa respiration s'atténuait. Toutes les fibres de son corps étaient tendues vers son but, vers elle.
Elle ne sentit que ce poids qui la plaquait contre le mur et incrustait les défauts de la pierre dans son dos. L'odeur de whisky et d'homme la submergea qu'un peu plus tard alors que ses yeux rencontraient ceux qui l'avaient prise au piège quelques instants plus tôt.
Comme paralysée par son regard, elle n'était plus que sensations, son corps appelait l'assouvissement le plus fort possible, rien que son torse qui écrasait ses seins la mettait à la torture. Elle sentit ses mains agripper ses fesses et plaquer son bassin contre la bosse que formait son érection. Ses yeux la mettaient à la torture. N'en pouvant plus, elle releva la jambe pour le sentir au plus proche de son sexe affamé, il bougeait contre elle à travers leurs vêtements, mais ce simple contact la rendait tellement proche de l'orgasme qu'il l'arrêta pour pouvoir la torturer à son rythme.
Il déboutonna son jean et passa sa main sur son shorty, savourant de la savoir si proche de la jouissance enfonçant le tissu mouillé, épousant la forme de son intimité, découvrant la chaleur et la moiteur à travers ce léger morceau de tissus.
Ses gémissements allaient crescendo pour s'en empêcher, elle mordit dans le cuir du col de son manteau... sentir ses doigts la toucher si doucement la rendait complètement folle, se livrer sans pudeur à cet inconnu n'était pas dans ses plans de soirée... Mais son corps ne pouvait s'extraire aux attentions de plus en plus précises qu'il lui prodiguait...
Ses doigts se retirèrent pour pouvoir goûter son nectar. Elle le subjuguait totalement, ses petits bruits, ses soupirs, sa chaleur moite, son odeur... tout chez elle le poussait à la faire sienne.
Il la retourna contre le mur et baissa son pantalon et son shorty, passant ses mains sur ses fesses, les malaxant, les agrippant, passant ses doigts entre elles. Continuant son exploration jusqu'à enfoncer ses doigts en elle. Son orgasme fut fulgurant, les doigts qu'elle sentait en elles furent enserrés par ses contractions, elle ne put retenir le feulement rauque qui brisa leur bulle de silence feutré.
Il la retourna contre le mur et baissa son pantalon et son shorty, passant ses mains sur ses fesses, les malaxant, les agrippant, passant ses doigts entre elles. Continuant son exploration jusqu'à enfoncer ses doigts en elle. Son orgasme fut fulgurant, les doigts qu'elle sentait en elles furent enserrés par ses contractions, elle ne put retenir le feulement rauque qui brisa leur bulle de silence feutré.
C'est alors qu'il s'enfonça brusquement en elle, ressentant ses contractions autour de son membre, sa chaleur, sa moiteur... il se sentait comme celui qui remporte un tournoi, sa prise était trop délicieuse pour que le bruit des passants ne l'arrête. Il la prenait là dans cette ruelle comme un forcené ne pouvant s'arrêter.
Elle le sentait s'enfoncer en elle de plus en plus vite, de plus en plus fort, son premier orgasme l'avait laissée démunie face à la brusquerie qu'il employait pour plonger en elle quand tout à coup elle sentit ses doigts s'activer entre les lèvres gonflées de son sexe. Elle l'enserra que mieux lorsque les contractions la reprirent. Elle le sentit se répandre à l'intérieur d'elle lors d'une dernière poussée qui l'emmena aussi très haut.
Il se retira, mais ses jambes ne la portant plus, elle s'affala contre le mur, posant ses joues en feu contre le froid mordant des pierres glacées. Elle le sentit se rhabiller et s'en aller, mais ne voulait pas le poursuivre ni même lui demander son nom. Ce qu'ils avaient vécu ne devait et ne pouvait se décrire que comme une rencontre unique à la faveur de cette nuit glaciale. Posant ses lèvres sur la roche, elle déposa le dernier baiser qui lui était destiné avant de se rhabiller et s'en aller.
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