Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Backrooms de l’Apolis — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les Backrooms de l’Apolis
Chapitre 3
2H30, je suis à genoux avec cette odeur âcre qui m'embaume littéralement. Je me retrouve face à un sexe, semi-bandé, mais déjà suffisamment épais pour être prometteur d'un bon moment. Une pression sur la nuque, je sens son sexe parcourir mon visage, à la recherche de mes lèvres.
Il ne faut pas plus de 5 secondes pour que cela arrive, je prends son sexe en bouche, entièrement et je l'aspire jusqu'à sentir ses couilles taper ma lèvre inférieure. Un râle, puis un mouvement de bassin. C'est parti. Autour de moi, je sens l'agitation de plusieurs mecs, qui passent, me frôlent, essayent de scruter la scène dans le noir. Quelques personnes s'arrêtent pendant que je pompe cette queue qui ne cesse de gonfler dans ma bouche. Quelques mains s'aventurent sur le haut du pubis du mec pour redescendre vers sa queue, systématiquement refoulées d'un geste de sa main. Il veut être pompé, sans être dérangé. Un paradigme quand on se trouve dans un couloir à la fois sombre, intimiste, mais ouvert à tout public, où des dizaines d'inconnus passent devant nous.
2H35, je n'ai plus beaucoup de salive, elle est loin ma vodka Redbull de la piste, mais le mec ne cesse de me mettre la pression et de me guider par ses coups de bassin de plus en plus bruts et amples, il commence littéralement à me baiser la bouche. Il fait noir, il s'en fout de moi, il a trouvé son trou. Je m'applique à pomper du mieux que je peux, la bave coulant sur mon visage, les coups de reins qui viennent fracasser ma mâchoire de pute. Je régurgite, je m'étouffe. Cette soumission, où je suis simplement son trou à jus pour les cinq prochaines minutes, m'excite au plus haut point. Je ne me branle même pas, mais je bande comme jamais.
Et sans prévenir, dans un râle ultime, il presse ses mains derrière mon crâne, écrase ma gueule sur ses couilles et son pubis, mon nez se tord sur ses poils, la bave coule sur ses couilles et ses jambes, j'étouffe à nouveau. Je ne vois plus rien. Une, deux, trois giclées tapissent ma gorge puis en se retirant d'un coup, m'arrosent de deux jets sur ma gueule, mes cheveux et le haut de ma chemise. Souillé, je bande toujours à mort, sans pour autant m'accorder le moindre plaisir. Je reste accroupi à reprendre mon souffle, le pantalon se remonte, avec le cliquetis de ceinture, j'entends le zip de la fermeture éclair, net précis. C'est fini, il a joui.
— Merci.
Un mot, et il part. Je me sens électrisé par le moment, couvert de sperme, je retiens juste qu'il a ma taille, une voix grave, et un pantalon côtelé. Suffisamment rare pour que je le remarque. Le temps d'y penser que je sens un mec se mettre devant moi, pas le temps de réfléchir, l'odeur de bite est forte et la bifle est directe. Il bande dur, elle est épaisse et veineuse. Je suis en chien, je commence à le pomper.
Il ne se fait pas prier, les mains atterrissent directement derrière mon crâne, les coups de bassin et sa pression s'accordent au rythme de la musique techno, qu'on entend au loin derrière les râles de dizaines de mecs. Impatient, je sens le mec me tirer vers le haut. J'obéis, et un mouvement je me retrouve plaqué contre le mur, avec une forte pression sur la nuque. Je suis bloqué, ma joue me fait mal. Le mec ne veut clairement pas être que sucé. Il tire mon fute vers le bas et sans la moindre hésitation, cogne sa queue contre mes fesses. Il se retire deux secondes, me crache sur le cul et d'un coup sec vient s'enfoncer en moi. Brutal, direct. Je bande comme un fou. Le mec commence à me défoncer le cul, tout en tenant ma tête écrasée contre le mur, humide de sueur et d'une isolation douteuse. Je n'ai pas mon mot à dire, et justement c'est parfait, je n'ai rien à dire. Ma queue percute le mur froid et humide.
Je gémis sous ses coups de reins puis je sens un râle de plaisir, un ultime sursaut et je sens sa queue se contracter dans mon cul pour me remplir. Il se retire, j'ai les jambes qui dégoulinent de salive, de sperme et de sueur. Cela s'ajoute à ma chemise souillée, au sperme dans mes cheveux et sur ma joue, je fais pitié à voir.
2H57, ça fait une heure que je suis en bas, je n'ai pas joui, personne ne s'en est préoccupé d'ailleurs. A part quelques passifs morts de faim qui essaient maladroitement de prendre ma bite dans ce couloir sombre. Mais ça je n’en avais pas envie : une salope ça ne jouit pas, ça encaisse. Et pour le coup, j'avais encaissé.
Il était temps pour moi de remonter un peu voir mes amis, histoire de leur dire que je suis toujours en vie, bien que je doute qu'ils s'en soient inquiétés une seule seconde. J'entends un remix de Britney, deux salopes, deux étages, deux ambiances. Avant de les rejoindre, je dois passer par les chiottes. Passage obligé où les deux mondes se rencontrent : ceux qui dansent et ceux qui baisent. Non sans jugement avide dans leurs regards, souvent issue de leurs frustrations les plus profondes. Plus le regard est dur, plus l'envie est refoulée.
Bref le principal c'est de remonter un minimum correct, non que le foutre sur moi me dérange, mais sûrement refroidirait certains mecs et me ferait gagner une sortie prématurée de la soirée.
J'arrive aux chiottes, je me tâte à mater en pissotière, mais il faut vraiment que je remonte. Partie remise. Un coup d'eau sur mon visage, quelques regards par dessus l'épaule. Il y en a des frustrés. Je remets correctement ma chemise, tant pis pour le sperme séché, je salue de loin Franck d'un signe de la tête. Son sourire en coin me confirme qu'il a compris. Je monte les marches, une à une, le son se fait plus fort, la chaleur aussi, ébloui par la lumière des spots, je plisse les yeux, je souris.
Il est 3H13. Je sors de backroom, lève la tête vers cette lumière éblouissante et profite à fond des dernières notes du remix de Britney. Car ce soir, c'est sûr, je ne verrais plus la lumière du jour. Comme à mon habitude, je suis sorti en boîte, et dans l'heure qui suit, je me suis engouffré dans les backrooms pour m'abandonner quelques heures. Quelques heures où seule la pénombre est juge de mon comportement de salope. Et Dieu sait que je suis salope, et que j'aime ça.
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