Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les charmes indiscrets de la bourgeoisie — Chapitre 2 · Cons et fesses
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Les charmes indiscrets de la bourgeoisie
Chapitre 2 · Cons et fesses
« Quand le pécheur fait pénitence, ses péchés deviennent des mérites aux yeux de Dieu. » Le Talmud.
Sa soutane plaquée contre son corps par le vent, le prêtre entre dans l'église. Ses yeux s'habituent à la lumière diffuse, il admire un instant l'édifice. Nul ne sait si les chrétiens qui l'ont bâti croyaient vraiment en Dieu, mais ils croyaient en l'architecture. Puis, il se dirige vers le bénitier. Un signe de croix plus tard, il est accosté par une religieuse qui lui trouve une ressemblance avec le chanteur Renaud, en mieux conservé.
— Mon père ! Soyez le bienvenu, vos pénitents vous attendent au confessionnal.
— Merci ma sœur, Dieu vous bénisse. Je vous suis.
— Merci ma sœur, Dieu vous bénisse. Je vous suis.
Une dizaine de paroissiens attendent là. L'abbé les salue d'un geste papal et s'engouffre dans la cabine. Un premier pénitent s'agenouille.
— Confìteor Deo omnipotènti, quia peccàvi nimis cogitatiòne, verbo, òpere et omissiòne : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oràre pro me ad Dòminum Deum nostrum.
— Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimíssis peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam ætérnam. Je vous écoute mon fils.
— Bénissez-moi mon père parce que j'ai péché.
— Je vous écoute mon fils.
— Voilà, mon père, j'enseigne la philosophie et j'ai trompé ma femme avec une de mes élèves, Marie-Liesse.
— Ce sont des choses qui arrivent mon fils. Et cette élève est-elle majeure au moins ? Il ne faut pas être trop catholique sur ces choses-là.
— Oui mon père, elle était majeure au moment des faits.
— Bon bon, très bien.
— Très bien ?
— Oui enfin je veux dire l'Eglise n'a pas besoin de pédophiles de plus, nous en avons déjà assez, Grace à Dieu. Était-elle consentante ?
— Oui mon père, c'est elle qui est venue me séduire. Pour ma pénitence mon père ?
— Vous avez eu une seule relation avec elle ou plusieurs ?
— Une seule mon père, une heure d'égarement.
— Une heure ?
— Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimíssis peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam ætérnam. Je vous écoute mon fils.
— Bénissez-moi mon père parce que j'ai péché.
— Je vous écoute mon fils.
— Voilà, mon père, j'enseigne la philosophie et j'ai trompé ma femme avec une de mes élèves, Marie-Liesse.
— Ce sont des choses qui arrivent mon fils. Et cette élève est-elle majeure au moins ? Il ne faut pas être trop catholique sur ces choses-là.
— Oui mon père, elle était majeure au moment des faits.
— Bon bon, très bien.
— Très bien ?
— Oui enfin je veux dire l'Eglise n'a pas besoin de pédophiles de plus, nous en avons déjà assez, Grace à Dieu. Était-elle consentante ?
— Oui mon père, c'est elle qui est venue me séduire. Pour ma pénitence mon père ?
— Vous avez eu une seule relation avec elle ou plusieurs ?
— Une seule mon père, une heure d'égarement.
— Une heure ?
Le prêtre marmonne tout bas en cherchant sur son smartphone :
— Bon alors, le tarif habituel d'une escort-girl pour une heure hum disons …
Puis, à voix haute :
— Elle ne vous a rien fait de spécial ? Sexe anal ? Golden Shower ? Eclair au chocolat ? Elle a avalé ?
— Heu elle a avalé ma semence oui.
— Hum donc disons 300 € pour les pauvres à me remettre en mains propres avant de sortir du confessionnal, merci.
— Merci mon père, Dieu vous bénisse.
— On lui dira… au suivant !
— Heu elle a avalé ma semence oui.
— Hum donc disons 300 € pour les pauvres à me remettre en mains propres avant de sortir du confessionnal, merci.
— Merci mon père, Dieu vous bénisse.
— On lui dira… au suivant !
*****
La personne suivante est une belle blonde de trente-cinq ou quarante ans, aux yeux verts, à la démarche chaloupée, vêtue d'une robe de haute couture.
— Confìteor Deo omnipotènti, quia peccàvi nimis cogitatiòne, verbo, òpere et omissiòne : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oràre pro me ad Dòminum Deum nostrum.
— Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimíssis peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam ætérnam. Je vous écoute ma fille.
— Voilà mon père, l'autre jour je me suis rendue au diocèse pour y chercher les nouveaux manuels de prières et mon véhicule est tombé en panne, un jeune homme m'a emmenée à un garage et
— Venez-en au fait ma fille.
— Oui mon père, j'ai commis le péché de chair mon père.
— Continuez ma fille…
— Euh oui donc j'étais avec ce jeune homme, un pompier, dans sa voiture, et il avait perdu son chemin, nous nous sommes arrêtés. Il s'est montré entreprenant quoique romantique.
— Permettez que je prenne un kleenex, je crois que j'attrapé un rhume.
— Je vous prie mon père.
Bruit de sachet en plastique.
— Des détails ma fille, sinon je ne peux pas vous donner l'absolution.
— Des détails, oui mon père, il m'a récité de la poésie, puis nous sommes sortis de son automobile pour admirer le paysage.
— C'est comme ça, qu'il vous a prise comme une chienne.
— Pardon ?
— Je disais, que ça me rappelle la phrase d'une pharisienne.
— Ha bon ?
— Con..Conti.. Continuez… ma fille, je sens... que ça vient... oui.
— Ensuite, il a fini par m'embrasser, mon père.
— J'ai pris mon pied !
— Pardon ?
— Où j'ai mis mon papier ?
— Après ce baiser volé, nous avons repris la route pour le garage.
— Rhooooo ça fait du bien…
— Mon père ?
— Heu, ce n'était pas bien. Vous avez péché.
— Oui, mon père et je ne sais pas quoi dire à mon mari, le père de mes enfants. Que va-t-il penser de moi ?
— Il ne faut rien lui dire ma fille. C'est la première règle !
— Ha bon ? Mais ne lui dois-je pas obéissance et loyauté ?
— Si ma fille mais Notre Seigneur n'a-t-il pas porté sa croix tout seul ? Vous aussi devez porter votre croix seule.
— Et pour ma pénitence mon père ?
— Vous devez être punie mais pas par de simples prières ma fille. Je trouverai une autre pénitence pour vous.
— Heu vous croyez mon père ?
— Oui, oui, n'est-il pas dit dans l'évangile selon saint Mathieu « tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée », vous avez péché par les fesses, il vous faut être punie par les fesses. N'oubliez pas mes bonnes œuvres, 200 €, en espèces, merci.
— Tenez. Merci mon père, Dieu vous bénisse.
— Allez en paix ma fille.
— Confìteor Deo omnipotènti, quia peccàvi nimis cogitatiòne, verbo, òpere et omissiòne : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa. Ideo precor beàtam Mariam semper Virginem, omnes Angelos et Sanctos, et vos, fratres, oràre pro me ad Dòminum Deum nostrum.
— Misereátur nostri omnípotens Deus et, dimíssis peccátis nostris, perdúcat nos ad vitam ætérnam. Je vous écoute ma fille.
— Voilà mon père, l'autre jour je me suis rendue au diocèse pour y chercher les nouveaux manuels de prières et mon véhicule est tombé en panne, un jeune homme m'a emmenée à un garage et
— Venez-en au fait ma fille.
— Oui mon père, j'ai commis le péché de chair mon père.
— Continuez ma fille…
— Euh oui donc j'étais avec ce jeune homme, un pompier, dans sa voiture, et il avait perdu son chemin, nous nous sommes arrêtés. Il s'est montré entreprenant quoique romantique.
— Permettez que je prenne un kleenex, je crois que j'attrapé un rhume.
— Je vous prie mon père.
Bruit de sachet en plastique.
— Des détails ma fille, sinon je ne peux pas vous donner l'absolution.
— Des détails, oui mon père, il m'a récité de la poésie, puis nous sommes sortis de son automobile pour admirer le paysage.
— C'est comme ça, qu'il vous a prise comme une chienne.
— Pardon ?
— Je disais, que ça me rappelle la phrase d'une pharisienne.
— Ha bon ?
— Con..Conti.. Continuez… ma fille, je sens... que ça vient... oui.
— Ensuite, il a fini par m'embrasser, mon père.
— J'ai pris mon pied !
— Pardon ?
— Où j'ai mis mon papier ?
— Après ce baiser volé, nous avons repris la route pour le garage.
— Rhooooo ça fait du bien…
— Mon père ?
— Heu, ce n'était pas bien. Vous avez péché.
— Oui, mon père et je ne sais pas quoi dire à mon mari, le père de mes enfants. Que va-t-il penser de moi ?
— Il ne faut rien lui dire ma fille. C'est la première règle !
— Ha bon ? Mais ne lui dois-je pas obéissance et loyauté ?
— Si ma fille mais Notre Seigneur n'a-t-il pas porté sa croix tout seul ? Vous aussi devez porter votre croix seule.
— Et pour ma pénitence mon père ?
— Vous devez être punie mais pas par de simples prières ma fille. Je trouverai une autre pénitence pour vous.
— Heu vous croyez mon père ?
— Oui, oui, n'est-il pas dit dans l'évangile selon saint Mathieu « tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée », vous avez péché par les fesses, il vous faut être punie par les fesses. N'oubliez pas mes bonnes œuvres, 200 €, en espèces, merci.
— Tenez. Merci mon père, Dieu vous bénisse.
— Allez en paix ma fille.
*****
Le prêtre écarquille les yeux en reconnaissant la nouvelle pénitente, une jeune religieuse aux cheveux noir de jais :
— Hey, Tatiana, que fais-tu ici ! La dernière fois que je t'ai vue, tu étais dans un bordel à Hambourg !
— Toi ! Ne me grille pas s'il te plait, je leur ai dit que je suis Sœur Célestine ! S'exclame-t-elle avec un joli accent russe.
— Qu'est-ce qui t'est arrivé encore ?
— Ho c'est Dmitri, il a voulu doubler son boss Vladimir alors il s'est fait buter. Et comme j'ai tout vu, j'ai pris le large, avec les tueurs de Vladimir à mes trousses.
— Et c'est comme ça que tu as atterri ici ?
— Ouais, j'avais un costume de religieuse pour un client kinky, tu sais le rouquin avec une tête de renard. Je me suis cachée là en attendant et je me la joue discrète. J'ai fait croire que j'ai fait vœu de silence à cause de mon accent.
— Tu vas pas pouvoir rester longtemps !
— Je sais mais j'ai pas d'autres solutions pour le moment ! Si tu m'aides, je ferais n'importe quoi en échange, tu sais que je suis la reine de la pipe.
— J'ai peut-être une idée.
— Toi ! Ne me grille pas s'il te plait, je leur ai dit que je suis Sœur Célestine ! S'exclame-t-elle avec un joli accent russe.
— Qu'est-ce qui t'est arrivé encore ?
— Ho c'est Dmitri, il a voulu doubler son boss Vladimir alors il s'est fait buter. Et comme j'ai tout vu, j'ai pris le large, avec les tueurs de Vladimir à mes trousses.
— Et c'est comme ça que tu as atterri ici ?
— Ouais, j'avais un costume de religieuse pour un client kinky, tu sais le rouquin avec une tête de renard. Je me suis cachée là en attendant et je me la joue discrète. J'ai fait croire que j'ai fait vœu de silence à cause de mon accent.
— Tu vas pas pouvoir rester longtemps !
— Je sais mais j'ai pas d'autres solutions pour le moment ! Si tu m'aides, je ferais n'importe quoi en échange, tu sais que je suis la reine de la pipe.
— J'ai peut-être une idée.
Après quelques murmures du prêtre, Tatiana retient un éclat de rire.
Ses autres confessions finies, le prêtre salue la mère qui l'a accueilli et sort de l'Eglise.
Il s'arrête un moment pour compter ses billets : 1 500 €, pas mal ! Il faudra refaire ça plus souvent.
Il remet l'argent dans sa mallette sauf deux billets de cent euros qu'il garde pliés à la main, et prend la direction d'un chantier de construction.
— Alors Omar, tout s'est bien passé ? Il n'a pas bougé ? Demande-t-il à un ouvrier qui se tient à côté d'une cabane de chantier tout en lui filant les deux billets.
— Comme sur des roulettes, monsieur le Vicomte.
— Allons voir ça.
— Comme sur des roulettes, monsieur le Vicomte.
— Allons voir ça.
Ils ouvrent la cabane pour découvrir un homme en caleçon, saucissonné avec des cordes.
— Ne bouge pas comme ça, on va te délivrer et je vais te rendre ta soutane.
Puis il se penche vers le prêtre qui se trémousse sur le sol :
— Et si tu dis un mot à qui que ce soit, je dis tout, tu entends bien tout, à ton évêque sur tes petites magouilles comptables avec la fabrique de ta paroisse. Tu ne voudrais pas être muté à St Pierre et Miquelon non ?
« Les dieux vous ont abandonnés. Quand vous avez eu besoin d'eux, ils n'étaient pas là. C'est ainsi, et c'est tout. Les vénérer maintenant reviendrait à s'agenouiller devant des tyrans et des meurtriers. » Sir Terry Pratchett
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