Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le prêtre — Chapitre 1 · Rencontre entre une mauvaise fille et un homme de Dieu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le prêtre
Chapitre 1 · Rencontre entre une mauvaise fille et un homme de Dieu
Je ne sais pas très bien comment j'en suis arrivée là.
Je ne sais même pas si je dois être fière de cette histoire ou en avoir honte.
Probablement les deux.
J'ai toujours eu un petit côté malsain. Un fond de sadomasochisme, quelques tendances anarchistes, et cette fâcheuse habitude de vouloir ouvrir les portes sur lesquelles il est écrit « Défense d'entrer ».
Surtout celles-là, d'ailleurs.
Et l'histoire que je vais vous raconter est absolument vraie.
Tout a commencé dans une soirée mondaine.
Une de ces soirées où les gens sont importants, où le champagne coûte plus cher que mon loyer et où je n'ai, en principe, absolument rien à faire.
Seulement voilà.
L'année précédente, lors de cette même soirée, j'avais sauvé une petite fille. Et pas n'importe laquelle : la fille de quelqu'un de très important.
Ce qui m'avait valu un statut assez particulier.
J'étais toujours la mauvaise graine, la punkette, l'enfant terrible, la pièce rapportée qu'on regarde un peu de travers.
Mais une pièce rapportée héroïque.
Et ça, dans le grand monde, ça vous donne quelques privilèges.
Notamment celui d'être invitée à la table des gens importants.
Me voilà donc assise entre un monsieur qui buvait le meilleur champagne de la soirée et un autre qui descendait des bières avec une application remarquable.
Moi, la bière, j'aime bien.
Et les gens qui rigolent, encore davantage.
Alors on a bu.
Et on a ri.
Et on a rebu.
À un moment, j'ai quand même tenté de sauver les apparences.
— Non, mais attendez, je ne peux pas me mettre dans cet état. Je suis déjà suffisamment mal vue ici. Si en plus je finis bourrée, demain je suis excommuniée de la bonne société.
Les deux messieurs ont éclaté de rire.
— Mais tu es avec nous ! Personne ne te dira rien !
Ah.
Formidable.
J'avais donc trouvé deux parrains officiels pour ma déchéance.
Pendant ce temps, mes amis jouaient de la musique. Ils avaient été engagés pour animer la soirée. J'aurais dû être avec eux, à rire et à faire l'idiote.
Mais le monsieur à la bière était tellement drôle que je n'arrivais plus à le quitter.
Deux heures qu'on riait comme des gamins.
Et puis, catastrophe.
Plus de bière.
Plus de champagne.
La fin du monde, en somme.
C'est alors que mon nouvel ami s'est penché vers moi et m'a proposé, avec le plus grand naturel :
— Viens, on va se bourrer la gueule au vin de messe.
Pardon ?
Au quoi ?
— Au vin de messe. Je suis prêtre. J'en ai apporté.
Un prêtre.
J'étais donc depuis deux heures en train de picoler avec un prêtre.
Et, par une de ces coïncidences familiales dont personne ne comprend jamais rien, il était en plus une sorte de beau-frère de mon beau-frère.
La famille, quoi.
Une famille assez éloignée pour que personne ne sache exactement comment on était apparentés, mais suffisamment proche pour que l'histoire devienne embarrassante.
Alors nous avons bu du vin de messe.
Ce qui, pour une fille comme moi, représentait une expérience spirituelle assez inattendue.
À la fin de la soirée, il a annoncé qu'il devait rentrer.
Je lui ai demandé son numéro.
Pas pour le draguer.
Pas encore.
Mais parce qu'il avait de la route et qu'après tout ce qu'on avait bu, j'avais peur pour lui. Mon père avait eu un grave accident de voiture, et depuis, les gens qui prennent la route après avoir bu m'inquiètent.
— Tu m'envoies un message quand tu arrives. Et puis on va rester amis. J'ai jamais eu de copain prêtre, moi. Ça me plaît bien, cette histoire.
Il a promis.
Et il a tenu parole.
Le lendemain, quelques messages.
Puis d'autres.
Des gentillesses.
Des petites attentions.
Et soudain, au milieu d'une conversation, deux mots :
— Ma belle.
Ma belle ?
Pardon, mon Père ?
J'ai relu.
Un prêtre venait de m'appeler « ma belle ».
Alors, évidemment, je lui ai demandé :
— Mais dis donc… tu serais pas un peu en train de me draguer ?
Il n'a pas dit oui.
Il n'a pas dit non.
Et moi, voyez-vous, je suis une catastrophe devant les portes entrouvertes.
Une porte fermée, je la défonce.
Une porte ouverte, je m'ennuie.
Mais une porte entrouverte…
C'est une invitation au désastre.
Alors j'ai commencé à jouer.
À lui parler de mes désirs, de ma liberté, de mon goût pour les choses interdites.
À lui rappeler que j'étais une femme de chair, de sang, de péchés et de mauvaises intentions.
Et lui me rappelait qu'il était prêtre.
Que ça ne se faisait pas.
Que c'était interdit.
Mais il ne fermait toujours pas la porte.
Pendant une semaine, nous avons ainsi joué à cache-cache avec le diable.
Et puis, un soir, il m'a invitée au restaurant.
J'ai fini ma journée de travail.
J'ai pris le tramway.
Et je suis allée retrouver mon homme de Dieu.
Au restaurant, le serveur l'appelait « mon Père ».
C'était la première fois de ma vie que je dînais avec un homme à qui l'on donnait ce titre.
Moi qui avais déjà quelques difficultés avec l'autorité, je trouvais la situation délicieuse.
Nous avons parlé.
Nous avons ri.
Et puis, à un moment, j'ai cessé de tourner autour du pot.
Je l'ai regardé droit dans les yeux.
— Écoute. Tu sais très bien pourquoi je suis venue. Tu sais très bien que j'ai envie de toi. Moi, je ne crois pas en Dieu. Je n'ai donc aucun compte à lui rendre. Mais toi, c'est différent. Tu lui as fait des promesses. Tu as choisi cette vie. Alors dis-moi… comment tu te sens par rapport à tout ça ?
Il m'a regardée.
Sans détourner les yeux.
Sans hésiter.
Et il m'a répondu :
— Mais toi et moi, au paradis, on se ferait trop chier.
Alors là.
Mes amis.
Je crois que personne, dans toute mon existence, ne m'avait jamais fait une déclaration aussi merveilleuse.
Pas un « je t'aime ».
Pas un « tu es belle ».
Pas une promesse d'éternité.
Non.
Cet homme venait de me proposer, en quelque sorte, de préférer l'enfer en ma compagnie à un paradis sans moi.
Et moi qui n'avais jamais vraiment su quoi faire de Dieu, je venais de trouver un argument absolument irrésistible pour m'intéresser à son personnel.
La suite ?
Il m'a emmenée dans son église.
Une jolie église de ma jolie ville.
Il habitait juste... dedans, au presbytère.
J'ai franchi la porte derrière lui.
Je ne sais pas si Dieu nous regardait.
Je ne sais pas s'il était scandalisé, amusé, ou simplement occupé à faire autre chose.
Mais ce soir-là, derrière les murs d'une maison consacrée à la vertu, deux êtres humains ont décidé de se montrer un peu moins vertueux que prévu.
Je lui avais demandé s'il avait déjà touché des femmes. Il m'a répondu :
— Pas beaucoup.
Tu m'étonnes.
Je lui avais raconté mon fantasme de me faire fister. Va savoir comment j'en étais arrivée là au fil de nos conversations, mais lui, il l'avait pris au sérieux.
Je suis donc dans le presbytère, sous la douche.
Et sous l'œil de cet homme qui n'est plus un prêtre, mais juste un homme, malgré l'église qui nous entoure et la soutane suspendue, cet homme qui se touche en me regardant me savonner. Ça se voit : il n'a pas vu beaucoup de femmes dans sa vie.
Je me penche pour qu'il voie bien mes fesses, puis mon intimité : je vois son regard qui change, son sexe grossir, et j'adore ça.
C'est tellement pas ma place.
Qu'est-ce que je fais là, à faire bander un prêtre ? Il est tellement dur, j'entends son souffle, il est redevenu un homme, voire un animal. Ses pupilles sont dilatées, sa main s'acharne sur sa queue dressée vers le ciel comme une statue de la Vierge. Alors je me penche et commence à le sucer doucement.
Ma langue aspire doucement son gland pendant que la main le prend fermement à la base de la bite, afin de garder son érection vaillante.
J'aspire et lèche avec délice cette bite interdite et dressée comme un pieu vers le ciel, ma langue va de la base de la queue jusqu'à son gland et je sens qu'il jouit, je mets ma bouche sur son gland et aspire tout ce qu'il me donne en le regardant dans les yeux.
Il me regarde d'un air que personne ne connaîtra et j'adore ça.
J'avale la fin de son sperme et lui dis :
— J'adore ça, tu l'avais déjà fait ?
— Une fois, me répond-il.
— Mais c'était pas aussi bon.
— C'était juste une pipe. Tu voulais pas me mettre la main dans le vagin ?
— Une fois, me répond-il.
— Mais c'était pas aussi bon.
— C'était juste une pipe. Tu voulais pas me mettre la main dans le vagin ?
Il est encore en train de trembler de son orgasme, mais il rebande déjà. Je sais que je l'excite avec mes histoires. J'adore son regard abandonné, sa verge dure, ses lèvres tremblantes, il a beau avoir cinquante-cinq ans, il est à moi.
Je suis pas la plus belle du monde, mais je sais donner du plaisir. Je sais m'adapter à tes envies, être dominante quand ça te plaît, me faire dominer quand t'as envie, t'apprendre à donner des fessées ou des claques, j'aime amener mes amant(e)s au bout de leurs limites.
Et c'est ce que j'ai fait avec lui, mon prêtre.
Il m'a allongée sur le lit et a commencé à me doigter, il avait une furieuse envie de voir ce que ça fait de me fister.
Et toi, t'as envie de lire ce que ça m'a fait ?
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