Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Où il est question de rituel et de virtuel — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Où il est question de rituel et de virtuel
Chapitre 1
Depuis le début de notre liaison, s'il est une heure que je chéris entre toutes, c'est bien celle-ci.
Celle du rituel, car, toujours réveillée la première, habituée qu'elle est d'être à sept heures trente prête à servir les clients matinaux, Mina, l'infatigable, invente chaque matin une caresse dont le souvenir me fera la journée loin d'elle plus douce.
Celle du rituel, car, toujours réveillée la première, habituée qu'elle est d'être à sept heures trente prête à servir les clients matinaux, Mina, l'infatigable, invente chaque matin une caresse dont le souvenir me fera la journée loin d'elle plus douce.
Oh! Je ne dors plus vraiment. Car j'attends avec gourmandise de découvrir comment elle aura choisi de me tirer des limbes. Pas non plus totalement consciente. C'est le moment irréel où, flottant entre deux nuages, encore repue de nos caresses nocturnes, je suis déjà affamée de celles qui précèdent notre séparation journalière.
Ce matin, la douce coquine, accroupie tête-bêche contre moi, ses somptueuses fesses adossées à ma hanche, m'a saisi le pied et le masse doucement, la plante d'abord, de la paume, puis de ses doigts agiles. Si, par hasard, la velléité d'ouvrir les yeux m'effleurait, le délassement exquis procuré m'incite à prolonger des rêves oubliés.
Le jeu, dans sa règle non-dite, veut que je ne prenne pas d'initiative, du moins durant les (parfois délicieusement longues) prémices.
Le jeu, dans sa règle non-dite, veut que je ne prenne pas d'initiative, du moins durant les (parfois délicieusement longues) prémices.
Le bien-être m'envahit. Après les jambes, mon ventre ressent la magique détente. Comme une fleur, mes orteils s'ouvrent et s'offrent à la main qui, un par un, les enveloppe, les palpe, les compte, les énumère.
Elle mordille le talon, vient goûter chacun des doigts qui, soigneusement vernis de rouge, s'offrent, cajolés par une langue chaude et amicale.
Petit salé… Comme c'est bon! Il y a si longtemps que l'on ne me l'avait prodigué qu'il était presque enfoui dans ma mémoire érotique!
Ses mains durant ce temps ne sont pas restées inactives et ont nonchalamment glissé le long de mes jambes, flatté mes cuisses qui se sont généreusement ouvertes, soupesé mes fesses gourmandes, anxieuses d'une intrusion digitale.
Mais elles ont laissé le petit boudeur finir sa nuit.
Sont venues paresseusement le long de mon sexe hospitalier, rampant sur les poils dans l'expectative d'être mouillés. Ont mis un temps infini à séparer les lèvres mi-closes en pesant avec les pouces.
Mais elles ont laissé le petit boudeur finir sa nuit.
Sont venues paresseusement le long de mon sexe hospitalier, rampant sur les poils dans l'expectative d'être mouillés. Ont mis un temps infini à séparer les lèvres mi-closes en pesant avec les pouces.
J'espère en la langue salvatrice, qui prendra possession de tout mon sexe et le fécondera.
En vain…
Elle préfère s'attarder sur le gros orteil. Qu'elle gobe et entoure, le noyant, pour mieux le déguster, dans une salive chaude dont le goût m'est si familier. Le masse des lèvres encore avant de revenir le pomper, l'aspirer, picorer de la langue, se renouvelant sans cesse dans un désordre calculé, en et hors la bouche dont le bruit de succion m'enivre.
En vain…
Elle préfère s'attarder sur le gros orteil. Qu'elle gobe et entoure, le noyant, pour mieux le déguster, dans une salive chaude dont le goût m'est si familier. Le masse des lèvres encore avant de revenir le pomper, l'aspirer, picorer de la langue, se renouvelant sans cesse dans un désordre calculé, en et hors la bouche dont le bruit de succion m'enivre.
Les mains ont enfin pris place de chaque côté de mon clitoris sur le qui-vive, curieux, accueillant, disponible, demandeur. Il n'a d'ailleurs pas eu à implorer beaucoup, pouce et index l'enserrent, le débusquent, le dressent, jouent et s'amusent avec au ralenti.
Si je regardais, je verrais une main s'activer sur mon bonbon rose et bien dessous une chevelure qui fait l'ascenseur en apnée. Le rythme calé sur celui de la bouche qui officie sur mon pied, appliquée, besogneuse.
Ces caresses se confondent, je perds la boussole. Où sont les mains, où est la bouche?
Qui suce quoi? Qui branle où?
Un bonneteau amoureux!
Chaque coup de langue sur mon orteil, chaque mouvement sur mon bouton exacerbe l'envie. Cela n'en finit pas de monter, pour enfin exploser dans mon ventre, dans ma tête aussi.
Qui suce quoi? Qui branle où?
Un bonneteau amoureux!
Chaque coup de langue sur mon orteil, chaque mouvement sur mon bouton exacerbe l'envie. Cela n'en finit pas de monter, pour enfin exploser dans mon ventre, dans ma tête aussi.
La bouche diabolique n'a pas cessé son activité, au contraire, imitée par sa complice, elle a accéléré le rythme, appuyé l'effet, montré sa puissance. De paisible elle est devenue vive puis frénétique! Ne s'arrête que pour reprendre souffle.
Mon clitoris n'est plus qu'un accessoire essentiel.
Je suis figée!
Mon clitoris n'est plus qu'un accessoire essentiel.
Je suis figée!
Ma jambe cette fois-ci se convulse.
C'est si fort que j'en grimace. Pour un peu j'aurais peur.
C'est si fort que j'en grimace. Pour un peu j'aurais peur.
J'aime le plaisir, j'en ai connu de toutes sortes, des tours de manège j'en ai fait quelques-uns, mais celui-ci…
Un instant j'ai pensé deviner - Ceteris Paribus Sic Stantibus* - ce qui rend la fellation si chère aux hommes?
Un instant j'ai pensé deviner - Ceteris Paribus Sic Stantibus* - ce qui rend la fellation si chère aux hommes?
* “toute choses étant égales par ailleurs“
-_-_-_-_-_-_-_-
Poor, Poor Mina!
Pour mes vacances, Cécile m'a prêté sa maison de famille, Mina vient m'y rejoindre pour dormir (et pas que…) comme ça, chaque matin j'ai le plaisir de l'accompagner au travail et de prendre un express avec elle au comptoir.
Pour préserver notre intimité et ne pas la gêner, je pars une fois mon café avalé dès que se pointe le premier client.
Pour préserver notre intimité et ne pas la gêner, je pars une fois mon café avalé dès que se pointe le premier client.
Lorsqu'il fait beau, je profite, use et abuse de la piscine. Mais l'été indien n'a pas tenu et m'a rabattue vers l'intérieur.
Mi-août (donc avant mes congés) nous avons entamé une correspondance suivie avec une jeune femme, Clara, qui m'avait (pardon, mes chevilles enflent) écrit pour me dire qu'elle avait apprécié mes textes.
Mettez deux nanas ensemble qui n'ont pas froid aux yeux et la langue bien pendue…
Nous avons donc échangé de plus en plus. Sur le sexe bien sûr, mais aussi autour - au propre et au figuré -, sur les rapports familiaux, etc. Surtout très sainement, j'ai envie de dire en adultes.
Nous avons donc échangé de plus en plus. Sur le sexe bien sûr, mais aussi autour - au propre et au figuré -, sur les rapports familiaux, etc. Surtout très sainement, j'ai envie de dire en adultes.
Malgré - ou peut-être grâce à - notre écart d'âge conséquent, nous avons acquis une complicité et, étant très clair que ni elle ni moi ne cherchons de rencontre, de fil en aiguille, en sommes venues à avoir envie de jouer ensemble sur un scénario qu'elle a évoqué.
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas caressée de la sorte. On se livre sans savoir que sera la réplique suivante. Un jeu excitant, surtout avec une partenaire dotée d'imagination telle Clara.
Sachant être direct sans grossièreté superflue, notre dialogue lors de la première soirée fut une réussite, comprenez que chacune de notre côté nous sommes faites jouir… et que ce fut bien plus fort qu'un simple solitaire.
Sachant être direct sans grossièreté superflue, notre dialogue lors de la première soirée fut une réussite, comprenez que chacune de notre côté nous sommes faites jouir… et que ce fut bien plus fort qu'un simple solitaire.
Quelques temps passèrent avant que Clara me propose un nouveau scénario. Est-ce le souvenir encore fort de notre première expérience ou bien le contenu plus que chaud de nos répliques, je ne sais.
Enfin! J'avoue m'être laissée prendre au jeu... au point de ne pas entendre Mina rentrer de son service.
Enfin! J'avoue m'être laissée prendre au jeu... au point de ne pas entendre Mina rentrer de son service.
Ce n'est qu'en allant me coucher, ayant remis les pieds sur terre, que j'ai réalisé à quel point j'avais été égoïste. Comme une petite souris elle n'avait pas troublé mon jeu, pourtant ouvertement explicite (j'étais nue et n'ai pas cessé de me caresser, je ne me suis jamais cachée).
Elle dormait, j'ai jugé inutile de troubler sa quiétude.
Le lendemain matin, contrairement à son habitude, elle m'a réveillée avant de faire l'amour… ce fut doux et intense et elle a doucement pleuré sur le creux de mon épaule en jouissant…
Je ne lui ai jamais caché mes relations avec mes vieilles maîtresses ni même, occasionnellement, avec sa patronne. Elle n'y voit rien de problématique et sans doute un jour y participera avec plaisir.
Et puis c'étaient des pleurs de bonheur m'a-t elle dit pour me déculpabiliser...
Et puis c'étaient des pleurs de bonheur m'a-t elle dit pour me déculpabiliser...
Durant notre petit déjeuner, usant de toutes les ressources de son anglais, elle m'a posément expliqué, avec une douceur et une mansuétude inouïes - imméritées? -, qu'elle ne m'en voulait pas d'avoir joué à en oublier la réalité ni, surtout, d'y avoir pris mon plaisir.
Que je disposais de mon corps comme je le souhaitais et qu'elle n'avait pas à juger de mes actes.
Mais que si cela devait se reproduire, que ce soit en son absence ou qu'elle soit partie prenante à mon côté… au risque de lui déchirer le cœur...
Que je disposais de mon corps comme je le souhaitais et qu'elle n'avait pas à juger de mes actes.
Mais que si cela devait se reproduire, que ce soit en son absence ou qu'elle soit partie prenante à mon côté… au risque de lui déchirer le cœur...
Mise au courant, Clara a acquiescé et compris.
Ce qui ne l'a pas empêchée plus tard de proposer un nouveau scénario.
Que j'ai accepté aussitôt, mais lorsque nous l'aurons joué, je le raconterai à Mina en espérant qu'elle y trouve elle aussi son plaisir. Quitte à donner de ma personne pour l'y aider. Faut ce qu'il faut, tout de même!
Ce qui ne l'a pas empêchée plus tard de proposer un nouveau scénario.
Que j'ai accepté aussitôt, mais lorsque nous l'aurons joué, je le raconterai à Mina en espérant qu'elle y trouve elle aussi son plaisir. Quitte à donner de ma personne pour l'y aider. Faut ce qu'il faut, tout de même!
Mais bon sang de bon sang, pourquoi ai-je cette ritournelle en tête?
J'aime le jambon et la saucisse,
J'aime le jambon, c'est bon!
Mais j'aime encore mieux le lait de ma nourrice,
J'aime le jambon et la saucisse
J'aime le jambon, c'est bon!
Ah! J'aurais dû préciser, Clara est très enceinte et seule actuellement...
J'aime le jambon et la saucisse,
J'aime le jambon, c'est bon!
Mais j'aime encore mieux le lait de ma nourrice,
J'aime le jambon et la saucisse
J'aime le jambon, c'est bon!
Ah! J'aurais dû préciser, Clara est très enceinte et seule actuellement...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Bah, moi non plus! 😀 C'est juste un clin d'œil! 😏
Par contre, je n'ai pas compris ce que vient faire la dedans, la ritournelle finale :lol:
J'ai beaucoup apprécié.