Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mémoire effacée — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mémoire effacée
Chapitre 2
Ma nuit avait été belle. J'avais fait de nombreux rêves, mais je ne savais pas vraiment si c'était des souvenirs qui refaisaient surface ou mon imagination qui avait travaillé à partir d'informations qu'Elie m'avait données. Mes rêves étaient soit érotiques, des nuits d'amour avec elle, soit lorsque nous étions dans des salles de cours, biens qu'il n'y avait que des chaises et des tables, comme celles présentes dans ma chambre ou alors, je rêvais de mon accident, mais c'était plus un cauchemar. J'étais simplement dans la rue et je me faisais agresser. Dans mon rêve, je me faisais frapper à coups de poings et de pied, mais il était possible que les agresseurs aient une arme. Encore une fois, je ne savais pas vraiment comment je connaissais le mot arme, ni même ce que c'était, alors que je ne me souvenais pas de ma propre compagne. Le mystère du corps humain, de la neurologie.
Elie n'était plus sur le lit avec moi, elle était sur sa chaise et regardait la télé, sans doute depuis un petit moment. Elle était vraiment belle, jouant avec une mèche rousse. Je ne savais pas vraiment si j'aimais les rousses en général, mais lorsque je la voyais ainsi et que je l'imaginais avec d'autres couleurs de cheveux, c'était toujours moins beau comparé à roux. Elle me vit en train de l'observer, afficha un sourire radieux, ce que je pouvais facilement deviner être ce qui m'avait séduit chez elle, et elle s'approcha, posant ses poings sur le matelas et se penchant pour m'embrasser. Elle avait dû rentrer chez elle pour se changer puisqu'elle ne portait pas le même t-shirt. Celui était bleu, plus moulant, et laissait entrevoir un décolleté sexy lorsqu'elle se pencha pour m'embrasser. Mes yeux avaient dérivé tout juste une seconde vers celui-ci, mais je m'étais rapidement repris et je la regardais dans les yeux, ses yeux noisette.
Elle me regardait aussi dans les yeux, après m'avoir embrassé. Ses lèvres étaient douces et un peu sucrées, probablement son rouge à lèvres.
— Bonjour toi, murmura-t-elle.
— Bonjour toi, répondis-je.
— Bonjour toi, répondis-je.
J'avais répondu ça mécaniquement, du tac au tac. Ça me semblait naturel, mais pour Elie, c'était très clairement autre chose: elle changea légèrement d'expression, une larme coulant sur son visage, elle colla son front au mien. Inquiet, je posai ma main sur sa joue pour essuyer la larme solitaire et lui dis alors :
— Hey Elie, pourquoi tu pleures ? Est-ce que j'ai dit un truc qui ne fallait pas ?
Elle fit non de la tête.
— Non non... Au contraire. Mon cœur, ce qu'on vient de se dire l'un l'autre, c'est un petit rituel que l'on a tous les deux le matin. L'un le dit et l'autre répond. Comme dans un film où la formule est « je te vois », c'est une marque de respect... enfin bref.
Je lâchai un petit rire quand elle se reprit de nouveau, se rendant compte qu'elle s'était encore perdue dans ses explications.
— Hey, dis donc, te moque pas toi, dit-elle sur le ton du second degré en tendant un doigt accusateur vers moi. Quand on regarde dans le décolleté de sa copine en profitant qu'elle soit penchée, on peut rien dire.
J'affichai une tête penaude. Elle rit de bon cœur et dit :
— Je rigole, Adam !
Elle m'embrassa et me dit :
— Je te taquine ne t'en fais pas. D'abord j'avoue que je l'ai un peu fait exprès, pour voir si ça pouvait te rappeler des souvenirs, mais aussi juste pour te montrer que nous deux en privé, ça peut être très chaud.
Je levai un sourcil et dis alors :
— Ah oui c'est vrai ça ?
— Mmmh, dit-elle en remuant la tête. Tout d'abord, tous les deux on dort toujours nus, dit-elle en murmurant, se rapprochant de mon visage, rendant la chose de plus en plus sensuelle. Et puis toi et moi, chez nous, comme je te l'ai dit nous faisons souvent l'amour, mais ça peut partir d'un rien. Soit l'un de nous est sous la douche et l'autre le rejoint, même s'il nous arrive de prendre des douches tous les deux, sans aucune autre pensée que de prendre une douche, ou simplement quand on lit, quand on révise, ou en faisant n'importe quoi d'autre, sans aucune autre raison que de vouloir donner du plaisir et prendre du plaisir avec la personne qu'on aime. Encore une fois quand on fait l'amour, c'est fougueux et passionné, mais c'est aussi et surtout très tendre et romantique. Pour dire ça autrement, nous on ne baise pas, on fait l'amour.
— Mmmh, dit-elle en remuant la tête. Tout d'abord, tous les deux on dort toujours nus, dit-elle en murmurant, se rapprochant de mon visage, rendant la chose de plus en plus sensuelle. Et puis toi et moi, chez nous, comme je te l'ai dit nous faisons souvent l'amour, mais ça peut partir d'un rien. Soit l'un de nous est sous la douche et l'autre le rejoint, même s'il nous arrive de prendre des douches tous les deux, sans aucune autre pensée que de prendre une douche, ou simplement quand on lit, quand on révise, ou en faisant n'importe quoi d'autre, sans aucune autre raison que de vouloir donner du plaisir et prendre du plaisir avec la personne qu'on aime. Encore une fois quand on fait l'amour, c'est fougueux et passionné, mais c'est aussi et surtout très tendre et romantique. Pour dire ça autrement, nous on ne baise pas, on fait l'amour.
Je fis un grand sourire. C'était une belle formule, que je ne connaissais pas ou en tout cas, que je ne connaissais plus.
— Jolie formule. J'ai hâte de savoir ce que ça veut dire exactement.
Première fois que j'étais aussi « frontal » même si je n'avais pas dit ouvertement « okay, dès qu'on rentre à la maison, on baise et ensuite on fait l'amour, ou l'inverse, et là je connaîtrais la différence ». Elle me répondit, après s'être légèrement mordu la lèvre.
— Merci, même si elle est très connue et vient de je ne sais pas où, c'est toi qu'il l'a prononcée en premier. Mais j'ai immédiatement été d'accord avec toi.
Je lui souris alors en la regardant, et levant un sourcil, Elie me demanda:
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien, je me sens juste chanceux de t'avoir dans ma vie. Tu es une fille splendide, tu as l'air intelligente, douce, drôle... je te l'ai peut-être déjà dit plus d'une fois, pour l'instant je ne m'en souviens pas, mais merci d'être chaque jour à mes côtés. Merci d'être celle que tu es, pour que je puisse être celui que je suis. Si nous sommes ensemble depuis six ans, c'est que je suis quelqu'un de bien, quelqu'un qui mérite ton amour. Depuis tout à l'heure, ton portable arrête pas de vibrer, j'imagine que ce sont des amis ou de la famille qui demandent de mes nouvelles. Ce qui veut aussi dire que je suis un homme bien pour avoir beaucoup d'amis comme ça. Je ne sais pas si je pensais ça aussi avant mon agression, mais là moi aujourd'hui je pense que tu y es pour beaucoup dans l'homme que je suis. Alors pour ça, Elie, merci.
— Rien, je me sens juste chanceux de t'avoir dans ma vie. Tu es une fille splendide, tu as l'air intelligente, douce, drôle... je te l'ai peut-être déjà dit plus d'une fois, pour l'instant je ne m'en souviens pas, mais merci d'être chaque jour à mes côtés. Merci d'être celle que tu es, pour que je puisse être celui que je suis. Si nous sommes ensemble depuis six ans, c'est que je suis quelqu'un de bien, quelqu'un qui mérite ton amour. Depuis tout à l'heure, ton portable arrête pas de vibrer, j'imagine que ce sont des amis ou de la famille qui demandent de mes nouvelles. Ce qui veut aussi dire que je suis un homme bien pour avoir beaucoup d'amis comme ça. Je ne sais pas si je pensais ça aussi avant mon agression, mais là moi aujourd'hui je pense que tu y es pour beaucoup dans l'homme que je suis. Alors pour ça, Elie, merci.
Elle était émue et touchée. Etais-je un goujat si gros que je le disais suffisamment rarement pour que je la fasse pleurer quand je le disais pour la première fois depuis un nombre de mois ou d'années, ou alors, était-elle assez sensible, en dehors de la situation qui fait que j'ai échappé de peu à la mort, puisque si j'ai une amnésie, c'est que la tête a aussi été touchée, et donc j'aurai pu être tué, pour qu'une simple petite déclaration d'amour lui fasse couler une petite larme sur ce visage que je trouvais si beau. Elle ne me laissa pas le temps de réfléchir à la question un instant supplémentaire, qu'elle posa ses mains sur mon visage, une sur chaque joue et m'embrassa tendrement, venant mêler sa langue à la mienne. Elle se recula, me regardant dans les yeux et se mordillant légèrement la lèvre. Cette fois, c'est moi qui étais intrigué et qui posai la question :
— Qu'est-ce qu'il y a ?
— Rien. C'est juste qu'à chaque déclaration, tu réussis toujours à me surprendre, m'émouvoir. Tu me fais craquer, Adam. Et tu veux que je te dise: non seulement ce que tu viens de me dire me fait un bien fou au cœur et au moral...
— Rien. C'est juste qu'à chaque déclaration, tu réussis toujours à me surprendre, m'émouvoir. Tu me fais craquer, Adam. Et tu veux que je te dise: non seulement ce que tu viens de me dire me fait un bien fou au cœur et au moral...
Elle s'approcha dans mon oreille et me souffla :
— Mais en plus, ça me donne envie de te faire l'amour et te montrer, te prouver, te remettre en mémoire, que moi aussi je suis meilleure grâce à toi.
Intéressant, c'était très intéressant, également un peu excitant. Nous nous regardions toujours quand les deux lieutenants de police entrèrent dans la chambre. Discrètement, je joignis mes mains et les plaçai sur mon entrejambe pour tenter de dissimuler mon érection. Les deux femmes entrèrent, sans voir quoi que ce soit, en tout cas je ne percevais rien dans leur attitude, et je les saluai.
— Bonjour lieutenants.
— Bonjour monsieur Santini. Bonjour Mlle Tannwell. Comment vous sentez-vous Adam ? Je peux vous appeler Adam ? me demanda Marquez après nous avoir tous les deux salués.
— Oui bien sûr, répondis-je alors.
— Bonjour monsieur Santini. Bonjour Mlle Tannwell. Comment vous sentez-vous Adam ? Je peux vous appeler Adam ? me demanda Marquez après nous avoir tous les deux salués.
— Oui bien sûr, répondis-je alors.
Je ne voyais pas où était le problème, il s'agissait juste d'un prénom, je sentais au fond de moi que Elie partageait la même opinion, et surtout qu'elle avait confiance en moi, qu'elle savait que ce n'était pas juste en acceptant une petite proximité en plus qu'elle devinerait une quelconque drague, ou plus légèrement, un flirt.
— Comment vous sentez-vous Adam ? me demanda Burnet.
— Je me sens un peu mieux. J'ai toujours mal partout, j'ai des côtes cassées, fêlées, une épaule aussi, j'ai eu une hémorragie interne et on m'a aussi immobilisé les jambes par précaution.
— Oui, les médecins nous ont mis au courant. Sachez que nous sommes désolées pour ce qui vous est arrivé. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, même juste parler, vous pouvez nous joindre à tout moment, déclara Marquez.
— Je vous remercie, répondis-je immédiatement, prenant la main d'Elie. J'ai toute l'aide et toute l'écoute dont j'ai besoin aujourd'hui.
— Je me sens un peu mieux. J'ai toujours mal partout, j'ai des côtes cassées, fêlées, une épaule aussi, j'ai eu une hémorragie interne et on m'a aussi immobilisé les jambes par précaution.
— Oui, les médecins nous ont mis au courant. Sachez que nous sommes désolées pour ce qui vous est arrivé. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, même juste parler, vous pouvez nous joindre à tout moment, déclara Marquez.
— Je vous remercie, répondis-je immédiatement, prenant la main d'Elie. J'ai toute l'aide et toute l'écoute dont j'ai besoin aujourd'hui.
La jolie rousse me sourit alors, rougissant légèrement. Elle demanda ensuite aux deux visiteuses :
— Est-ce que vous avez du nouveau ?
— Oui et non, répondit Burnet. Nous avons la vidéosurveillance de votre agression. Il est malheureusement impossible de les identifier, il fait trop sombre et ils cachent leur visage, ainsi que le moindre signe distinctif qui permettrait de les reconnaître.
— Oui et non, répondit Burnet. Nous avons la vidéosurveillance de votre agression. Il est malheureusement impossible de les identifier, il fait trop sombre et ils cachent leur visage, ainsi que le moindre signe distinctif qui permettrait de les reconnaître.
Je baissai la tête. J'étais évidemment déçu. Qui avait pu s'en prendre à moi ? Et surtout, qui avait pu avoir l'idée de se cacher, pour m'agresser ?
— Combien étaient-ils ? demandai-je.
— Ils étaient trois, répondit Marquez. Ils vous ont attaqué à l'aide de barre de fer, de pied-de-biche, et quand vous étiez à terre, ils ont continué à vous frapper à coups de pied. Mais vous vous êtes défendu au début, je crois que vous aviez besoin de le savoir. Ce qui veut dire, en tout cas d'après moi, que vous avez un entraînement au combat...
— Il a été Marine, pendant deux ans, mais il n'a pas rempilé, l'interrompit Elie.
— Ils étaient trois, répondit Marquez. Ils vous ont attaqué à l'aide de barre de fer, de pied-de-biche, et quand vous étiez à terre, ils ont continué à vous frapper à coups de pied. Mais vous vous êtes défendu au début, je crois que vous aviez besoin de le savoir. Ce qui veut dire, en tout cas d'après moi, que vous avez un entraînement au combat...
— Il a été Marine, pendant deux ans, mais il n'a pas rempilé, l'interrompit Elie.
Je la regardai, extrêmement surpris. J'ai été soldat ? Dans le corps des Marines ?
— Elie, pourquoi tu ne me l'as pas dit ? demandai-je.
— Je ne sais pas, répondit-elle, baissant la tête, penaude. Je ne pensais pas que c'était important. Aujourd'hui tu es avec moi, avec nous, et c'est tout ce qui importe pour moi.
— Je ne sais pas, répondit-elle, baissant la tête, penaude. Je ne pensais pas que c'était important. Aujourd'hui tu es avec moi, avec nous, et c'est tout ce qui importe pour moi.
Elle se sentait coupable, et je m'en voulais parce que j'étais un peu responsable, en lui posant la question. Je lui pris la main et la portai à mes lèvres, pour la rassurer silencieusement. Je regardai alors les deux femmes flics et dis alors :
— Je suis désolé. Concernant ce qu'il s'est passé, je n'ai toujours aucun souvenir. Elie m'aide un peu à retrouver mes souvenirs, ma vie d'avant, mais cela reste très difficile. Ça revient un peu en rêve, mais toute une vie ne peut pas revenir en une nuit, en un seul souvenir.
— Nous comprenons, dit Marquez.
— Oui, nous allons vous laisser. Nous n'avons plus vraiment de questions.
— Nous comprenons, dit Marquez.
— Oui, nous allons vous laisser. Nous n'avons plus vraiment de questions.
Les deux femmes sortirent alors de la chambre et Elie commença à pleurer. Je me penchai vers elle malgré la douleur que cela me procura. Je lui relevai le menton et l'embrassai. Elle voulut parler, mais je lui plaçai tendrement la main sur la bouche et dis :
— Arrête Elie. Je sais que tu n'as pas fait ça contre moi. Effectivement, le fait que j'ai été militaire n'est pas très important, dès l'instant où je n'en fais plus partie, que mes ennemis ne sont pas ici et que ma vie maintenant est à San Francisco avec toi, entre notre appartement et la fac. Tout ce que je te demande, c'est de m'en parler s'il y a des trucs qui peuvent te sembler insignifiants. Par exemple si j'ai un casier judiciaire pour bagarre ou si je suis déjà passé à la télé pour une raison ou pour une autre, si j'ai eu des problèmes avec mes supérieurs dans les Marines, quoi que ce soit, je voudrais bien que tu me le dises.
Elle hocha la tête, séchant ses larmes.
— Non, promis il n'y a rien d'autre.
— Tant mieux, lui dis-je avant de l'embrasser à nouveau.
— Tant mieux, lui dis-je avant de l'embrasser à nouveau.
Nous discutâmes comme ça tous les jours qui suivirent pendant des heures. Elle me montra des photos, des vidéos, avec des amis à moi, ma famille, sa famille à elle, des amis à elle, la famille d'amis. J'avais l'impression de découvrir la vie d'une autre personne. Et pourtant, c'était bien la mienne. Une semaine plus tard, quand les médecins surent que j'allais mieux, que je remangeais, j'allais aux toilettes, quand ils furent sûrs que je pouvais gérer mes médicaments, que je ne serai pas seul chez moi, ils acceptèrent de me laisser sortir. Enfin. Je devais tout de même utiliser le fauteuil les premières semaines avant d'utiliser les béquilles, tout en me rendant au centre de rééducation, d'abord ici à Tampa puis à San Francisco. J'avais aussi pu me reposer et ils l'avaient constaté, ma tension était bonne. Ce fut donc le soir aux alentours de 18 heures qu'Elie me ramena en voiture dans la maison de ses parents chez qui elles vivaient durant ses vacances ici.
Elle m'expliquait que ses parents n'y vivaient pas lorsqu'elle y venait en vacances avec moi. Nous n'avions simplement pas le même rythme de vie, et ils avaient peur de nous déranger et que nous les dérangions, en rentrant tard d'une fête par exemple. Eux, pendant ces quelques jours, rarement plus d'une semaine, vivaient dans un petit appartement pas très loin. L'idée venait d'eux. Moi même je n'étais pas d'accord, et je pensais probablement la même chose avant mon amnésie. Mais ils avaient insisté et avaient décidé de nous laisser la maison. Ils étaient adorables et avaient pris de mes nouvelles tous les jours auprès d'élite lorsque j'étais à l'hôpital.
C'était une petite maison sympathique. Maison blanche sur deux étages, trois chambres, autant de salles de bain, une belle cuisine ouverte sur le salon, totalement équipée, et un magnifique jardin qui faisait la moitié d'un terrain de football américain. En tout cas selon ma rousse préférée. J'étais fatigué, entre le temps de voyage à cause des bouchons, la discussion avec ses parents, le rangement de mes affaires qu'Elie avait insisté pour le faire, même si je m'en sentais capable, tout cela nous mena facilement jusqu'à 20 heures 30, après le dîner. J'avais envie et besoin de dormir. Nous allâmes donc nous coucher tous les deux en même temps. Mais il avait une chose que j'avais oubliée : Élie et moi dormions toujours nus. Ainsi, lorsque je m'allongeai avec une chemise et un boxer, je la vis se déshabiller totalement, et je pus la découvrir, ou en l'occurrence, redécouvrir, mon incroyable petite amie totalement nue.
Elle était fine, mais avec une corpulence normale, tout sauf anorexique, une jolie poitrine en forme de poire fièrement dressée vers moi, des fesses rondes que je désirais toucher et caresser au fond de moi, un pubis vierge de tout poil, celle-ci se rasant et s'épilant à cet endroit, ses jambes étaient belles et interminables. Je comprenais désormais réellement pourquoi j'étais tombé amoureux d'elle. Au-delà de sa mentalité, de sa personnalité, cette femme était tout simplement sublime. Quand elle me vit me glisser sous la couette, toujours habillé, elle fit non de la tête et dit alors :
— Dis donc petit coquin, non non non, pas de vêtements. Allez retire moi ça.
— Élie, peut-être que juste pour cette nuit, je pourrai garder juste mon boxer et ma chemise, je suis fatigué, je n'ai pas le courage de l'enlever.
— Élie, peut-être que juste pour cette nuit, je pourrai garder juste mon boxer et ma chemise, je suis fatigué, je n'ai pas le courage de l'enlever.
Elle monta alors sur le lit, s'approchant à quatre pattes puis monta à califourchon sur mon bassin et me dit en se penchant près de moi :
— Ne t'en fais pas, je vais la retirer pour toi.
Mon sang ne fit qu'un tour, pour se diriger entre mes cuisses. Et elle l'avait tout de suite senti. Cela dit, lorsqu'une fille nue est assise sur votre entrejambe messieurs, alors que vous ne portez qu'un caleçon ou moins, au moindre changement de pression, elle le sent immédiatement. Elle sourit en sentant que je n'étais plus si réticent que ça, et défit un à un les boutons de ma chemise, m'embrassant doucement le torse à chaque bouton défait. De ses mains libres, elle plaça les miennes sur ses hanches, que je mis alors à caresser doucement. Je n'osais pas, j'avais peur de mal faire, de faire trop ou pas assez. Mais au sourire qu'elle avait sur le visage, à son expression radieuse qui n'avait pas changé y compris lorsque j'atteignais ses fesses, je pouvais deviner que ce que je lui faisais lui plaisait. Je continuais donc mes caresses, tendrement, et quand elle avait fini de défaire ma chemise, après avoir parsemé mon torse de baisers doux, elle me la retira.
Je n'en avais aucun souvenir, mais après mon service militaire, je m'étais probablement entretenu : j'avais des pectoraux développés et des abdos en tablette parfaitement alignés. Sentir sa poitrine, ses tétons qui se durcissaient de seconde en seconde contre ma peau m'excitait de plus en plus et elle le sentait obligatoirement. Elle recula, se mit maintenant à cheval sur une seule de mes jambes, et approcha son visage de mon caleçon, et avant de le retirer avec ses dents, elle se mit à me caresser le sexe à travers le tissu et me dit :
— Ton esprit ne se souvient peut-être pas de moi, mais ton corps lui a l'air de parfaitement s'en souvenir.
En se reculant, elle avait automatiquement fait glisser mes mains sur ses épaules et sa tête. J'avais les yeux fermés, m'apprêtant à savourer ce qu'elle était sur le point de me faire, car comme si un nouveau souvenir était remonté à la surface, je savais ce qu'elle allait me faire. Elle saisit donc le tissu avec ses dents, et le retira doucement en reculant jusqu'à ses pieds, le sous-vêtement entre les dents. Elle revint vers mon entrejambe, approchant sa bouche.
Elle me sourit et saisit mon sexe, le masturbant doucement puis me prenant en bouche. Elle était douée, à n'en pas douter. Aimant ce qu'elle me faisait, je fermai les yeux. Sa bouche était chaude et douce, elle jouait de sa langue sur le bout de mon gland et cela avait le don de m'exciter grandement. Tandis qu'elle faisait des mouvements de va-et-vient de haut en bas, je lui caressais la tête.
Elle s'arrêta, me retira de sa bouche et posa simplement sa tête sur mon pubis. Je repris un peu mon souffle, elle aussi. Après peut-être cinq minutes dans cette position, Elie me caressa simplement les testicules, elle se redressa, se replaça au-dessus de mon bassin et se souleva, puis elle prit mon sexe en main pour bien le placer, elle frotta mon gland contre son clitoris, puis elle s'assit sur moi et je m'enfonçai en elle. C'était divin. Elle se mit à faire un déhanché de son bassin, et lorsque je voulus l'accompagner, elle mit sa main sur mon torse et je compris que je devais m'arrêter. Elle me dit :
— Non, laisse-moi faire, je m'occupe de tout.
Elle se pencha pour m'embrasser, faisant attention de ne pas me faire mal, sur mes côtés brisés. Elle était d'une douceur incroyable, mais les mouvements qu'elle effectuait et le rythme qu'elle imprimait, c'était franc et continu, aucun accoup, c'était génial. C'était bon, vraiment très bon. Mais malheureusement, sans doute dû à la fatigue, j'étais déjà au bord de la rupture. Élie elle, n'allait pas atteint l'orgasme immédiatement, mais en voyant l'expression de plaisir sur son visage, je savais qu'elle aimait elle aussi.
— Élie...
Elle comprit à ce simple mot que j'allais bientôt jouir. Elle accéléra donc la cadence, voulant jouir avec moi. L'orgasme vint pour tous les deux, et un dernier coup de bassin de sa part me permit de venir au fond d'elle. Essoufflé, tout comme elle qui se releva pour que je me retire d'elle, je mis quelques minutes à retrouver un rythme cardiaque normal. Elle s'allongea et c'est finalement moi qui me collai à elle, faisant attention de ne pas me poser sur mes côtés fracturés. La tête sur sa poitrine, la main sur son ventre, je lui dis :
— C'était très bon, merci.
Je me redressai pour l'embrasser et elle passa ses mains autour de mon cou.
— Pour moi aussi mon amour.
Cette expression... J'aimais qu'elle m'appelle comme ça. C'était quelque chose de normal pour elle, mais pour moi c'était tout nouveau. Et même si je n'avais plus l'habitude de ce petit surnom d'amoureux, j'aimais ça, je n'avais aucun doute là dessus. Je tentai alors quelque chose de fou : je posai mes lèvres sur son sein. Tout se passa vite, cela ne dura qu'une petite seconde, mais ce baiser sur sa poitrine était une façon pour moi de lui montrer qu'au fond de moi, même si je ne m'en souvenais pas clairement, je ressentais cet amour si fort et si profond pour elle. Elle lâcha un petit cri de surprise, puis elle se tourna sur le côté et me tira par le bras pour que je me mette dans la même position qu'elle. Nous nous endormîmes comme ça, dans la position de la cuillère, ma main contre sa poitrine, mon sexe en érection de nouveau contre ses fesses, et je plongeai finalement dans le doux pays des songes.
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Commentaires ()
Les ébats sont sensuels, j'ai trouvé.
Du coup, la lecture n'en a été que plus plaisante.
Continuez !