Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Déplacement entre collègues — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Déplacement entre collègues
Chapitre 1
I. M/B/D.
La routine, métro/boulot/dodo, comme dirait Pierre Béarn, c'est la vie de beaucoup d'entre-nous après ce confinement. Malgré ce bel été et cet automne qui pointe bientôt le bout de son nez, il faut se l'avouer, la joie n'est pas là, aux infos, la peur d'un nouveau lockdown... Le cadre est posé. Cependant je ne suis pas à plaindre, ni Alexandra, ma copine, ni moi-même avons perdu notre travail suite à cette crise, elle gère une petite boutique de décoration dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, et moi en temps normal, je suis dans les bureaux du quartier d'affaires de la Part Dieu, chargé des import/export de métal rare pour les fabrications en tout genre, du téléphone à l'avion en passant par la fusée. Notre vie était digne des bobos parisiens. Vêtement équitable, nourriture bio, vélo pour elle, métro pour moi, notre petit plaisir aux beaux jours : un brunch sur notre balcon ensoleillé le dimanche matin. Une petite vie posée, encore plus posée depuis ce confinement.
Heureusement pour ma part, dès la mi-septembre, nous reprenons le travail au bureau. Enfin ! Ce télétravail me faisait tourner en rond dans notre petit T2. Le charme ancien de notre appartement a tourné au cauchemar avec ce parquet qui grince et ces murs en papiers mâchés.
Je termine mon café et mon jus de pamplemousse, encore en boxer, avant de sauter dans mes habits, jean, chemise bleu clair, veste de costard et basket blanche : mi-sérieux / mi-décontracté. La mode en ce moment dans les bureaux... Dernière vérif' dans le miroir du hall... Au fait, je ne me suis même pas présenté physiquement, de taille moyenne, la silhouette sportive, brun aux yeux verts, une coiffure souvent ébouriffée par le vent qui fait tomber des mèches sur mon front... Plutôt bg, mais pour moi ce n'est pas assez, jamais assez pour tout avouer, mais bref c'est l'heure d'y aller, j'attrape ma mallette avant de sortir.
Alexandra : « Pense à ton Bento chéri, j'ai mis le reste de la salade de quinoa d’hier soir. »
— Merci mon cœur, passe une bonne journée, j-t'aime. » en l'embrassant sur le front.
— Bisous !
— Bisous !
Je cours alors jusqu'à la bouche de métro « Croix-Rousse » pour ne pas le louper, ceux qui connaissent Lyon savent que le métro C a peu de fréquences.
Arrivé dans la rame, je rêvasse entre deux changements de lignes. Cela fait déjà deux ans que nous sommes ensemble avec Alex, ai-je trouvé la femme de ma vie ? Il faudrait peut-être qu'on commence à penser au futur... mariage, bébé...
Arrivé dans la rame, je rêvasse entre deux changements de lignes. Cela fait déjà deux ans que nous sommes ensemble avec Alex, ai-je trouvé la femme de ma vie ? Il faudrait peut-être qu'on commence à penser au futur... mariage, bébé...
La voix du métro nous annonce l'arrêt Foch. Une vague de personnes rentre dans le métro, heureusement avec la Covid, les transports sont moins remplis, j'en profite pour regarder un peu à droite et à gauche. J'aime regarder les gens dans le métro, essayer de comprendre ce que veut dire leur façon d'être, leur style vestimentaire et... waouh...
Mon regard est stoppé net devant un homme, la trentaine déjà bien passée, petite barbe bien taillée, cheveux mi-longs, regard bleu profond, bien habillé avec son pantalon de costume taillé qui met en valeur ses fesses sportives... ma tension monte... Mais stop, arrête-toi là Matt... Ce genre d'histoire c'est du passé, tu as trouvé la femme de ta vie, tu l'aimes, elle t'aime et c'est mieux pour tout le monde.
Je détourne le regard, plonge dans mon téléphone et continue mon chemin en direction de la Part Dieu, un petit « La Défense » comme on aime dire. Les mêmes claquements sur les dalles en pierre des dames en talons aiguilles et des hommes pressés en talonnettes. C'est bizarre, mais... Quel plaisir de retrouver des gens !
Arrivé en bas du bâtiment en verre, je hume un grand coup avant d'y pénétrer.
Arrivé au deuxième étage, la porte de l'ascenseur n'est pas encore ouverte quand j'entends déjà les voix de mes collègues : Danielle la pipelette attaque la journée au café, Elsa et Naomie au secrétariat se racontent leur dernier apéro zoom, Antoine le discret met de nouvelles photos de ses deux filles sur son bureau, sans oublier la cheffe, Isabelle, déjà avec sa tonne de dossiers sous le coude, pour le tout numérique, on repassera.
Arrivé au deuxième étage, la porte de l'ascenseur n'est pas encore ouverte quand j'entends déjà les voix de mes collègues : Danielle la pipelette attaque la journée au café, Elsa et Naomie au secrétariat se racontent leur dernier apéro zoom, Antoine le discret met de nouvelles photos de ses deux filles sur son bureau, sans oublier la cheffe, Isabelle, déjà avec sa tonne de dossiers sous le coude, pour le tout numérique, on repassera.
— Tiens ! Mathieu, c'est bien que tu sois arrivé, me dit Isabelle en venant vers moi d'un pas rapide.
— Bonjour Isabelle, comment allez-vous ?
— Oui euh bonjour Mathieu, ça va bien merci. J'ai déjà prévenu Antoine, il faudra que vous vous déplaciez à Bordeaux en début de semaine prochaine, on doit présenter à deux entreprises de nouveaux alliages.
— Heu... D'accord, mais on ne peut pas faire en visio ?
— Non, la visio c'est bien beau, mais une fois sur deux, il y a des bugs, et là on ne peut pas se permettre de louper les contrats.
— OK, et donc on y va en duo, Antoine et moi ?
— Oui, Antoine connaît nos clients de Bordeaux, il va donc en terrain connu et toi tu le seconderas, il faut que tu apprennes. Et ça ne te fera pas de mal que tu gagnes un peu d'assurance en allant voir les clients directement.
— Très bien.
— Bonjour Isabelle, comment allez-vous ?
— Oui euh bonjour Mathieu, ça va bien merci. J'ai déjà prévenu Antoine, il faudra que vous vous déplaciez à Bordeaux en début de semaine prochaine, on doit présenter à deux entreprises de nouveaux alliages.
— Heu... D'accord, mais on ne peut pas faire en visio ?
— Non, la visio c'est bien beau, mais une fois sur deux, il y a des bugs, et là on ne peut pas se permettre de louper les contrats.
— OK, et donc on y va en duo, Antoine et moi ?
— Oui, Antoine connaît nos clients de Bordeaux, il va donc en terrain connu et toi tu le seconderas, il faut que tu apprennes. Et ça ne te fera pas de mal que tu gagnes un peu d'assurance en allant voir les clients directement.
— Très bien.
Pas le temps de s'éterniser, au bureau, Isabelle on l'appelle l'éclair. Rapide, vive, toujours pressée... et fatale quand elle nous foudroie. On ne peut rien lui refuser.
— Hello Antoine, tu pourras gérer avec ta femme et tes deux filles du coup... ?
Il relève la tête alors qu'il rangeait soigneusement ses stylos par taille :
— Salut Mathieu, oui aucun souci, ma femme a l'habitude de garder les deux petites.
Antoine c'était peut-être le collègue avec qui j'étais le moins proche, il tendait toujours une oreille quand on partait en rigolade avec tout le reste du bureau, mais à part esquisser de temps en temps un petit sourire, il n'était pas très expressif. Il avait tout juste 40 ans. Il les a eus justement pendant le confinement, ce qui a eu le don de l'énerver. Depuis il remet sa vie en question, doute sur ses choix, au risque de parfois mettre en péril tous ses acquis, avec sa femme entre autres... Malgré ses tergiversions du moment, sa femme doit être bien avec un homme posé et serein comme lui, la vraie force tranquille.
— Hello Antoine, tu pourras gérer avec ta femme et tes deux filles du coup... ?
Il relève la tête alors qu'il rangeait soigneusement ses stylos par taille :
— Salut Mathieu, oui aucun souci, ma femme a l'habitude de garder les deux petites.
Antoine c'était peut-être le collègue avec qui j'étais le moins proche, il tendait toujours une oreille quand on partait en rigolade avec tout le reste du bureau, mais à part esquisser de temps en temps un petit sourire, il n'était pas très expressif. Il avait tout juste 40 ans. Il les a eus justement pendant le confinement, ce qui a eu le don de l'énerver. Depuis il remet sa vie en question, doute sur ses choix, au risque de parfois mettre en péril tous ses acquis, avec sa femme entre autres... Malgré ses tergiversions du moment, sa femme doit être bien avec un homme posé et serein comme lui, la vraie force tranquille.
Enfin bref, la journée file à une vitesse, déjà 18H30, je boucle moi même le bureau étant le dernier à partir, et je retourne prendre le métro pour rentrer et voir ma petite femme qui va arriver elle aussi de la boutique. Elle m'a envoyé un WhatsApp cette aprèm pour me proposer : « Sushi/Netflix ce soir ? » ce à quoi j'ai répondu « Avec plaisir mon cœur <3 ». Ah le fameux métro/boulot/dodo que je vous disais...
II. Flashback sensationnel
L'annonce passée, Alexandra s'est mise dans son coin devant l'ordi à regarder la dernière série à la mode sous son plaid en pilou-pilou. Je la rejoins et glisse ma main sur ses cuisses en lui faisant un bisou dans le cou.
— Stop-top-top. Pas maintenant mon cœur.
— T'inquiète, je venais juste... Bref, OK.
— T'inquiète, je venais juste... Bref, OK.
Comme je l'ai dit plus haut, notre vie était posée... Très posée. Notre vie sexuelle aussi. Après une montée en fanfare au début du confinement, le reste de la période et le retour à une vie presque normale n'ont pas relancé la machine. Pour donner un ordre d'idée, nous devons nous toucher une fois par semaine, peut-être même toutes les 2 semaines. Un rythme pas énorme quand on est jeune comme nous à mon goût. Pourtant elle est magnifique, grande, un corps élancé, sportive elle aussi, juste comme il faut avec de longs cheveux bruns dans lesquels j'aime y passer ma main. Un sourire à tomber, des yeux en amandes, une petite poitrine ferme, en somme ma définition de la beauté féminine.
Nous étions à la base relativement sexo-compatibles, il y avait juste certains points de désaccord, par exemple elle n'aimait pas vraiment faire les fellations, mais connaissant mon faible pour cette pratique, ça lui arrivait de m'en offrir une de temps temps, sans grande conviction, mais j'étais touché par son geste. De mon côté, j'étais endurant avec elle, même trop parfois, il m'est arrivé plusieurs fois ces derniers temps de prendre mon pied en la pénétrant, mais sans arriver à la jouissance, le stress post-confinement il parait... Bref, malgré tout je l'aime, même quand je la vois enroulée dans son plaid, même si actuellement elle m'en voulait de devoir partir quelques jours loin d'ici la semaine prochaine, je l'aime.
La semaine s'est vite enchaînée avec la pression de finir les dossiers pour le déplacement. Le week-end débute tranquillement, à peine remis de la semaine qu'on est déjà samedi après-midi, je commence ma valise : Chemises : OK ; Cravate : OK ; Chaussettes : OK ; Boxers : Oeh... k...
En triant mon tiroir de boxers, je retombe sur un slip que j'aimais beaucoup mettre il y a quelques années. C'est drôle comme ce sous-vêtement peut-être ringard et en même temps terriblement sexy quand il est bien porté, et apparemment je le portais plutôt bien selon les dire de certains. Je ne le portais plus depuis que j'ai connu Alexandra, elle n'aime pas ça, j'ai d'ailleurs eu le malheur de le porter une fois devant elle, et après un fou rire de sa part et une gêne totale de la mienne, j'ai préféré le laisser au placard, même si je n'oublie pas la façon dont il mettait mon paquet en avant. C'était excitant et appréciable pour qui savait s'en rendre compte.
Ce flashback me fait gonfler le boxer que je porte actuellement, je ferme les yeux, glisse une main le long de mon bas-ventre pour atteindre ma toison soigneusement entretenue et... Hm... J'ai envie d'un corps chaud contre moi, j'ai envie, j'ai envie d'elle !!
— ALEXANDRA ? T'ES OÙ ?
— DANS LA SALLE DE BAIN POURQUOI ?
— DANS LA SALLE DE BAIN POURQUOI ?
Je la rejoins dans la salle de bain, le regard d'attaque, elle était en lingerie en train de se maquiller, parfait, la proie est là, le lion a faim ! Je me colle derrière elle en l'embrassant et en caressant sa poitrine.
— Non non tu déconnes Matt ? Pas maintenant, on doit rejoindre Pierre et Joanna à l'hôtel de ville, on a pas le temps !
— Mais si, on a le temps chérie ! En la serrant fort contre moi.
— Arrête tes conneries Mathieu, et de toute façon, j'ai pas envie donc non !
— Mais si, on a le temps chérie ! En la serrant fort contre moi.
— Arrête tes conneries Mathieu, et de toute façon, j'ai pas envie donc non !
Stoppé net dans mon élan, j'étais redescendu en température d'un coup, ma queue aussi d'ailleurs. Dégoûté, je pars au salon, m'affaler dans le canapé en l'attendant, pensif, perdu.
La fin du week-end arrive à grands pas, je finalise ma valise. La boîte nous avait payé un billet d'avion Lyon/Bordeaux en éco, alors je devais faire un vrai Tetris avec mes affaires. En fouillant une poche, une retrouvaille me décrocha un petit sourire : un lot de trois capotes, surtout en voyant qu'elles étaient périmées depuis un an ! Il faut avouer qu'un avantage à la vie de couple, c'est de se passer du préservatif, ce n’est certes pas la pire des choses, mais qu'est-ce que c'est bon de pénétrer en sentant ma queue dans son vagin chaud... Bref mon esprit s'égare encore une fois, je ne suis qu'un homme avec des envies après tout. Je me calme et pars donc jeter ce lot à la poubelle, qui de toute façon ne me sera d'aucune utilité à Bordeaux. Du moins c'est ce que je pensais.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Vivement la suite