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Couverture de Le goût de la luxure (Tome 1), par LaVieDeLucie
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le goût de la luxure (Tome 1) — Chapitre 2 · Résister à la tentation

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Le goût de la luxure (Tome 1)

Chapitre 2 · Résister à la tentation

Lundi 5 mars 2018*, Bordeaux...
Lorsque mon réveil sonna à 6h30 précise, je dormais encore profondément. Allongée sur le ventre au milieu du grand lit de ma chambre d'hôtel, je décidai de m'offrir quelques minutes de repos supplémentaires. En petite culotte et à demi éveillée, j'étais bien, enveloppée par la douce chaleur de la couette épaisse dans laquelle je m'étais emmitouflée.
Au troisième rappel de mon smartphone, je finis enfin par me décider à prendre la direction de la salle de bain. Un rapide passage aux toilettes puis je filai me laver, abandonnant au passage le petit morceau de tissus qui recouvrait mon sexe sur le bord du lavabo.
Aux termes d'une longue douche brûlante, mais particulièrement agréable, je constatai qu'il était temps d'accélérer un peu ma préparation si je ne voulais pas être en retard. J'avais donné rendez-vous à Léa, la nouvelle commerciale que j'avais recrutée et que je devais accompagner pour son premier salon professionnel, aux environs de 7h30 au Palais des Congrès. Nous devions finaliser la préparation de notre stand installé la veille par un prestataire, et ce avant l'ouverture des portes aux visiteurs prévue pour 10h.
Nue et parfaitement sèche, je retournai dans ma chambre, à la recherche des vêtements que j'allais mettre pour cette première journée. Parmi mes deux tailleurs emportés pour l'occasion, je jetai mon dévolu sur le gris clair. Moins « flashy » que mon ensemble veste/jupe bleu électrique, il avait surtout l'avantage d'être doté d'un pantalon stretch particulièrement confortable. J'allais sans doute jouer les cascadeuses pour finir de préparer notre stand, et je n'en serais que plus à mon aise...
En dépliant avec précaution ma tenue du jour, je constatais avec soulagement que ni ma veste ni mon pantalon n'avaient souffert du voyage. Tout juste un faux-pli peu visible sur une jambe, mais qui disparaîtrait naturellement une fois porté. Mes deux chemisiers blancs, quant à eux, semblaient avoir un peu moins apprécié le trajet en avion, mais restaient parfaitement portables. Cachés sous ma veste, mes interlocuteurs n'y verraient que du feu...
Une fois mes habits déposés bien à plat sur le lit, j'enfilais l'un de mes strings récupéré au hasard dans le fond de ma valise. L'unique soutien-gorge blanc que j'avais pris ferait de son côté parfaitement l'affaire, mon petit 80B ne nécessitant pas véritablement de maintien...
De retour dans la salle de bain pour finir de me préparer, mon smartphone abandonné au bord du lavabo vibra à deux reprises, m'informant de l'arrivée d'un message...

Salut ma belle ! Pas de séance de sport aujourd'hui ? A tous les coups, tu t'es pas réveillée ! Enzo ;-)

C'était Enzo, 25 ans et « pote d'entraînement » qui s'étonnait de mon absence. Tous les lundi, mercredi et vendredi, j'avais pour habitude de me rendre à la salle avant ma journée de travail, généralement entre 6h45 et 8h00. Même si j'avais dû me forcer un peu au début, je préférais faire du sport le matin, au calme et lorsque les lieux étaient quasi-déserts.

Même pas ! Je sors de la douche... Pas de sport pour moi aujourd'hui, je suis sur Bordeaux pour deux jours... la loose !

Tu sors de la douche... intéressant ! :-P J'espère que tu as mis une culotte quand même ! ;-) Bon du coup, je vais me faire chier tout seul aujourd'hui ! On se voit mercredi matin ?

On verra si je suis motivée ! Je te tiens au courant. Bisous.

C'est pas négociable, tu viens mercredi ! Sinon je fais la gueule. ;-) Bon courage pour ton séjour bordelais et gros bisous.

Enzo avait beau avoir un petit côté « gamin », il était terriblement séduisant. Sa peau mate et son sourire envoûtant ne me laissaient clairement pas indifférente. Et puis il était taillé comme un apollon ! Ses six années de musculation lui avaient permis de se forger une carrure parfaite, ni trop ni pas assez... Moi qui étais toute petite et toute fine, j'avais l'impression d'avoir en face moi un géant, alors même qu'il ne mesurait qu'un mètre quatre-vingt.
Sans surprise, notre banal échange de SMS avait réveillé en moi quelques envies coquines... Combien de fois m'étais-je imaginé le laisser me rejoindre sous la douche ! C'était d'ailleurs l'une de ses blagues favorites : « Si tu as besoin d'aide pour te frotter le dos, je suis à côté ! », me lançait-il régulièrement avec un petit sourire provocateur. Même si j'avais toujours décliné ses « aimables » propositions, je l'aurais bien invité à se glisser en moi... plutôt qu'à venir me frotter le dos.
Encore plus à la bourre, je repris ma préparation sans attendre. Dix petites minutes plus tard, maquillée et les dents propres, je m'empressai de finir de m'habiller.
Un rapide coup d'œil dans le grand miroir présent dans ma chambre pour ajuster ma tenue, puis je me saisis de ma paire d'escarpins noirs, ceux dotés de talons aiguilles d'une bonne dizaine de centimètres de haut. Je le savais, j'allais avoir mal aux pieds en fin de journée, mais porter une tenue élégante faisait partie du job. Et puis honnêtement, j'aimais particulièrement le galbe qu'ils offraient à mes jambes fines, mais trop petites à mon goût.
— Allez c'est parti... murmurai-je en constatant qu'il était déjà 7h30 passé.
Ma sacoche d'ordinateur sur une épaule et mon sac à main sur l'autre, je quittai ma chambre d'hôtel, en zappant le petit-déjeuner. Aux environs de 7h45, après dix minutes de marche à pied, je rejoignis Léa, déjà présente sur les lieux...
— Ah bonjour Lucie ! Vous allez bien ? s'exclama-t-elle à ma vue.
— Bonjour Léa ! Oui très bien et vous ? Pas trop stressée pour cette grande première ? lui répondis-je d'une voix bienveillante.
Même si ma jeune commerciale remplaçante manquait cruellement d'autonomie et de prise d'initiatives, elle était attachante et semblait faire preuve d'une réelle motivation. Une semaine après son intégration au siège, à Lyon, elle s'était lancée seule sur le secteur de Bordeaux. Nos points quasi quotidiens avaient mis en évidence quelques lacunes, mais j'avais appris avec le temps à ne pas être trop exigeante avec les jeunes recrues tout juste sorties de l'école. Moi aussi j'étais passée par là, il fallait bien leur laisser le temps de faire leurs armes, d'autant plus que Léa n'arrivait pas dans un contexte des plus faciles...
Quelques bavardages autour d'un café, et je proposais à Léa d'instaurer le tutoiement entre nous, comme c'était implicitement la règle dans l'entreprise. Nous allions passer deux jours ensemble et j'estimai pour ma part que le vouvoiement « hiérarchique » relevait de pratiques managériales d'un autre âge...
Dans une bonne ambiance, nous entamions enfin notre journée de travail. Léa déballait les cartons que nous venions de décharger du coffre de sa voiture de fonction, tandis que de mon côté je m'occupais de mettre en place « la déco » sur notre emplacement d'une petite trentaine de mètres carrés.
— Tu veux bien me passer la chaise... je suis trop petite ! demandai-je à Léa.
Quand on fait 1,53m, comme c'était mon cas, le moindre truc à faire en hauteur devenait une vraie galère ! Et même avec 10 centimètres de talons, je n'en restai pas moins trop petite...
— Je crois que la prise de notre petit frigo ne marche pas... il tourne pas... m'informa Léa qui venait de le remplir avec quelques bouteilles de Champagne.
Le prestataire qui s'était chargé de préparer notre stand la veille s'était bien gardé de nous informer de ce problème, et même si nous avions peu de chance de sabrer le Champagne, ce salon n'étant vraiment pas propice au business, il allait falloir trouver une solution. Au pire, nos voisins, qui n'étaient pas réellement des concurrents, accepteraient probablement d'héberger quelques-unes de nos bouteilles...
— Tiens ! Voilà le mec de l'encadrement du salon que j'ai vu la semaine dernière et dont je t'ai parlé vendredi matin. C'est lui notre contact ! me fit remarquer Léa en le pointant du doigt.
L'homme qu'elle désigna discutait avec d'autres exposants à une quinzaine de mètres de notre stand. Même si j'ignorais tout de ses fonctions, je l'avais parfaitement vu arriver depuis quelques minutes déjà...
— Ah OK, on verra avec lui tout à l'heure pour la prise électrique qui déconne... répondis-je à ma collaboratrice d'un air détaché.
En réalité, ce bel homme aux cheveux grisonnants et à la barbe courte parfaitement taillée avait déjà éveillé en moi quelques images déplacées. Même si n'importe quel homme pouvait facilement aiguiser mon appétit sexuel... lorsqu'en plus d'être un homme, il était séduisant... c'était automatique.
Même si j'avais bien l'intention de garder le contrôle sur mes pulsions, sa posture, sa gestuelle et son physique avantageux avaient attiré mon attention.
Pour une personne comme moi, et dans l'état d'esprit qui était le mien depuis quelques semaines, participer à un salon était un véritable supplice. Loin de mon homme, j'allais devoir gérer mes envies de sexe toutes seules... Et ce genre d'événement étant propice aux rencontres avec de parfaits inconnus... ma capacité de retenue allait être mise à rude épreuve, j'en étais bien consciente.
— C'est vraiment de la merde leurs banderoles ! Faut que je remonte ça au marketing, qu'ils nous fassent quelque chose de plus pratique attacher... marmonnai-je en finissant enfin par réussir à la fixer sur la structure grillagée qui clôturait le fond de notre espace.
Léa sourit poliment à ma remarque, n'osant pas relever ma critique des équipements fournis par mes collègues de la direction Marketing.
En redescendant de ma chaise, mon regard croisa celui du beau gosse que je m'efforçai d'éviter. Toujours en pleine discussion, mais sur un autre stand cette fois-ci, notre échange fut bref. Presque imperceptible, mais suffisant pour déclencher un petit rictus au coin gauche de ses fines lèvres.
— Arrête de le regarder bordel... pensai-je en continuant de m'affairer.
Tandis que je tentai de rester concentrée sur mes tâches professionnelles, un second contact visuel fut échangé quelques minutes plus tard. Bien plus intense que le premier, l'homme me fixa longuement, un sourire franc sur le visage cette fois-ci. Alors que son interlocuteur continuait de lui parler, il hocha mécaniquement la tête, simulant une écoute attentive, sans pour autant me quitter des yeux...
Un véritable « eyes contact » comme les Américains le nommait. Un type d'échange visuel qui n'avait pas son équivalent dans la langue de Molière, mais qui était évocateur d'un intérêt tout particulier pour une personne totalement inconnue...
— Je vais me chercher un truc à boire, tu veux quelque chose ? me proposa gentiment Léa.
— Oui bonne idée, je veux bien un truc frais, j'ai soif. Prends-moi un Ice Tea s'il te plaît... lui répondis-je en hésitant à l'accompagner.
Pour une fille « normale », ce genre de situation aurait été, au mieux, la source d'une petite satisfaction intérieure... une manière de voir son égo flatté par un signe discret d'attirance, mais rien de plus. Dans mon cas, la réaction fut bien plus extrême, cette banale interaction allumant instantanément un incendie dans mon bas-ventre. A une petite heure de l'ouverture du salon, mon intimité était déjà en pleine effervescence...
La tête remplie d'envies obscènes, je détournai une fois de plus le regard. L'installation de notre stand touchant à sa fin, je profitai de l'absence de Léa pour contrôler la préparation des brochures et flyer qu'elle avait mis en place. Et sans surprise... elle en avait oublié.
— Putain, j'ai trop envie de baiser... Faut que je me calme... pensai-je en fouillant dans l'un de nos nombreux cartons.
— Bonjour ! me lança une voix grave.
Accroupie entre deux chaises hautes, derrière notre bureau surélevé, je relevai la tête en direction de cette voix inconnue. Au-dessus de moi et accoudé sur le pupitre, se tenait le beau gosse ou plus précisément le représentant de l'organisation du salon. Sourire aux lèvres, il plongea ses beaux yeux sombres dans mes grands yeux bleus, attendant poliment une réponse à sa salutation. Un regard puissant, presque intimidant tant il était pénétrant...
— Oh désolée ! Je ne vous avais pas vu arriver ! finis-je par lui répondre en me relevant.
— Ce n'est pas grave, enchanté moi c'est Arnaud et je serais votre interlocuteur pour la durée du salon. Vous devez être la collègue de Léa avec qui j'ai échangé la semaine dernière ? me dit-il d'une voix posée.
— Exactement, moi c'est Lucie, la manager de Léa. Je suis basée à notre siège à Lyon ! lui répondis-je avec un luxe inutile de détails.
— Ravi de faire votre connaissance et de vous accueillir dans cette belle ville de Bordeaux, me dit-il toujours aussi chaleureusement.
Notre rapide présentation déboucha sur un échange relatif aux aspects organisationnels du salon, avant que Léa ne nous rejoigne, nos deux boissons en mains. Bien que notre discussion courtoise n'eût rien de tendancieuse, ses regards et ses expressions faciales ne laissèrent que peu de doute sur son intérêt pour moi. Je lui plaisais et ça se voyait.
Ma longue expérience des hommes m'avait appris à les décrypter bien au-delà des mots, à lire dans leurs yeux « qui ils étaient » et ce qu'ils attendaient... Une sorte de sixième sens dont nous disposons tous, mais que j'avais développé et enrichi, année après année.
Plus jeune, il m'avait permis de détecter ceux que j'appelais les « timides ». Des hommes un peu trop « fleurs bleues », trop peu sur d'eux, ou tout simplement mal à l'aise en présence d'une femme entreprenante. Source de quelques échecs cuisants, j'avais appris à les identifier au premier regard pour mieux les esquiver... focalisant mon attention sur ceux que je rangeais dans la catégorie des « audacieux ».
A la différence des « dragueurs », souvent beaux parleurs, mais moins à l'aise qu'il n'y paraît, il s'agissait plutôt d'hommes généralement séduisants et conscients de l'être, disposant d'une solide confiance dans leurs capacités et attirés par les femmes plus « extraverties » que la moyenne.
A l'époque où j'enchaînais les partenaires, c'était le genre de candidat parfait pour une aventure sans lendemain, mais surtout sans faux-semblants. Si bon nombre de femmes aimaient laisser les hommes jouer les courtisans pendant un moment avant de coucher avec, pour moi, c'était clairement une perte de temps inutile...
Et sans le moindre doute, Arnaud était un « audacieux »...
— Je crois qu'on a fait le tour. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous avez ma carte et mon numéro. Vous pouvez donc m'appeler à tout moment, de jour... comme de nuit... conclut-il avec un sourire insistant.
Tout en restant très professionnel, ce quadragénaire élégant n'avait pas cherché à dissimuler son attirance pour moi. Son petit côté gentleman derrière une prestance virile était particulièrement excitant...
Le temps de le remercier pour ses explications, et ce beau mec quitta notre stand, poursuivant son tour complet des exposants. Très perturbée par cet échange, je proposai à Léa de sortir du bâtiment pour faire une pause avant l'ouverture. A 9h30 passé de quelques minutes, c'était l'occasion de profiter d'une bouffée d'air frais, tout en buvant la boisson qu'elle nous avait rapportée.
— Et pour la prise électrique qui ne marche pas, il va s'en occuper ? me demanda Léa en allumant sa cigarette.
— Merde ! J'ai complètement oublié de lui en parler ! m'exclamai-je, honteuse de cet oubli.
Le regard amusé que Léa me lança me mit encore un peu plus mal à l'aise. Moi qui avais toujours eu le plus grand mal à masquer mes émotions, j'en déduisis que mon visage expressif avait trahi mes pensées lors de mon échange avec Arnaud.
— Je l'appellerais tout à l'heure du coup... répondis-je en tentant de retrouver un semblant d'assurance.
Au terme de notre quart d'heure de pause, Léa retourna sur notre stand, alors que de mon côté je filai aux toilettes pour soulager ma vessie. Quelques feuilles de papier sur la planche de la cuvette, et je m'installai.
Sans surprise, la tache d'humidité clairement visible au fond de mon string confirma l'excitation qui était la mienne. Un cours instant, sourire aux lèvres, j'imaginais Arnaud me rejoindre par surprise dans les toilettes. Un bref échange de regard puis je l'aurais invité s'approcher, avant de le laisser me démonter sauvagement, le visage et les seins plaqués sur la faïence froide des murs qui m'entouraient... Une idée totalement irréelle, mais diablement séduisante.
— Pense à autre chose... pense à autre chose... finis-je par me répéter à voix basse.
Si l'idée de profiter de ma courte pause pour me masturber traversa mon esprit, je la mis de côté aussi vite qu'elle apparut. Ce n'était ni le lieu ni le moment, et il n'était pas question que Léa s'étonne de la longueur de mon absence. Même si ma journée s'annonçait particulièrement frustrante, j'attendrais de rentrer à mon hôtel pour soulager toute seule mes envies les plus licencieuses...
Par précaution, je sortis de ma poche le protège-slip que j'y avais glissé avant mon départ de l'hôtel. En cas « d'émotions prolongées », j'avais l'habitude d'en porter régulièrement, de peur que le tissu fin de mes sous-vêtements ne suffise pas à contenir la douce humidité sécrétée par mes pensées scabreuses. Même si je n'avais pas connu d'accident par le passé, je préférais prendre toutes les dispositions nécessaires pour que cela n'arrive jamais...
Vers 10h05, de retour à notre stand, je décidai d'appeler Arnaud pour lui faire part de notre petit souci électrique. Notre frigo contenant les boissons généreusement offertes à nos prospects devait faire du froid, et il était temps de résoudre ce petit problème technique.
Quelques secondes de sonneries, puis je tombai sur son répondeur. Le temps de laisser un message, puis je raccrochai, déçue de ne pas avoir entendu sa belle voix grave à l'autre bout du fil...
Avec mon plus beau sourire, je mis en pratique le plan B imaginé un peu plus tôt. Les deux commerciaux installés sur le stand jouxtant le nôtre se firent un plaisir d'accueillir quelques-unes de nos bouteilles dans leur frigo... en reluquant avec peu de discrétion mon cul au passage, lorsque je vins placer nos boissons dans le bas de leur frigo...
Pour Léa et moi, la matinée s'écoula lentement et fut sans grand intérêt, comme je l'avais imaginé. De longues attentes, interrompues par quelques « touristes », comme je les appelais. Des visiteurs curieux qui se baladaient, mais sans la moindre intention de signer le moindre contrat...
Alors que j'occupais le temps à parcourir mon fil d'actualité Facebook, un message interrompit ma navigation...

Rebonjour Lucie. Un technicien va passer sur votre stand en début d'après-midi. Veuillez m'excuser pour le retard, mais c'est la course ! N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de quoi que ce soit. Arnaud.

— Du coup... si j'ai très envie jouir... je peux vous contacter ? m'imaginai-je lui répondre.
Dans les faits, je ne lui répondis pas, préférant limiter mes interactions avec cet homme qui représentait à mes yeux... un réel danger.
(*) Note de l'autrice : Lieux exacts, mais dates volontairement modifiées.
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Photo de profil de Élise Selby
Élise Selby
13 juillet 2026 à 12:59
Les titres sont assez révélateur de ce que contient l'histoire.

J'ai bien aimé la partie sur les regards, dans mon cas, j'ai toujours préféré les timides aux audacieux.

C'est toujours aussi bien retranscrit, même si pour toi, c'est peut-être compliqué.
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SweatRabbit
8 juillet 2026 à 17:41
J'aime ces petits moments de calme avant la tempête... ça me rappelle Beethoven....

Norman Stansfield
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Doctor Nobody
29 février 2024 à 16:57
J'ai cru comprendre en effet que certains de tes textes étaient bien plus douloureux à écrire mais c'est ce qui est fait que tu es la personne que tu es aujourd'hui.

Merci d'oser te mettre à nue devant tous les inconnus de cette communauté. Tu nous montres un peu d'humanité au milieu de tous ces récits à caractère uniquement sexuel qui sont proposés ici. Et ça doit te demander bien du courage.
Soyez respectueux
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Doctor Nobody
29 février 2024 à 10:35
Comme promis, ma chère Lucie, je reprends ma lecture là où je l'ai arrêtée, par manque de temps et non d'intérêt. Et je suis ravi de m'y remettre ;)

Ton récit est aussi beau que perturbant. On sent le lâcher-prise dans ce récit qui n'est autre qu'un témoignage de ton passé et de ton combat quotidien. Les mots sont si bien maniés et ton histoire si bien retranscrite que l'on vit ton combat avec toi et, au fur et à mesure de la lecture, mon côté protecteur aurait envie de te prendre dans les bras et te protéger de toutes ces tentations dans ta lutte. (Sans évidemment penser que je pourrais moi-même être une tentation :D )

Je vais continuer ma lecture de ce récit qui doit faire mal à écrire mais qui te sert d'exutoire :)
Soyez respectueux
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Bosscoquin
23 octobre 2023 à 17:42
Une tension de plus en plus palpable une tension qui monte et vous qui faites tout votre possible pour la réfréner la réduire … j’ai adoré même si ce combat interne fait remonter en moi des souvenirs compliqués

Je termine un mail et me plonge dans la suite avec … de l’excitation mêlée à une certaine angoisse
Soyez respectueux
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Ced67220
19 octobre 2023 à 20:16
Top génial bravo bravo vivement la suite
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Libidinous
19 octobre 2023 à 17:28
J'aime beaucoup votre écriture Lucie, c'est un plaisir de vous lire. Je me languis de la suite.
Soyez respectueux
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LaVieDeLucie
18 octobre 2023 à 22:33
@at62 : Merci pour votre retour.

@Monsieur Plume : Merci pour votre compliment. Pour la note, je n'y avais pas pensé... L'objectif était d'informer le lecteur que la date n'était pas la vraie (car sinon trop d'infos sur mon secteur d'activité), mais je ne savais pas trop comment procéder. J'en prends note pour les prochains récits ! ;)

@OlgaT : Merci a vous pour cet agréable commentaire. :)
Modifié 18 octobre 2023 à 22:38
Soyez respectueux
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Exorium
18 octobre 2023 à 22:13
Une très agréable façon de mettre l'eau à la bouche du lecteur qui devra attendre le chapitre suivant pour assister à l'inéluctable conclusion.
Soyez respectueux
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OlgaT
18 octobre 2023 à 21:40
Une montée en puissance qui fait la force de ce récit
Soyez respectueux
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