Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Confession d'un homosexuel refoulé — Chapitre 1 · première fellation à un inconnu
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Confession d'un homosexuel refoulé
Chapitre 1 · première fellation à un inconnu
Ça y est, c'est fait, je me suis enfin lancé, réconforté par la possibilité de me cacher derrière l'anonymat d'un pseudo et profondément animé par le désir de partager avec vous mon expérience. J'ai pourtant longtemps hésité à prendre la plume, ou plus exactement mon clavier, car le sujet que je vais aborder, l'homosexualité, est ô combien difficile, surtout lorsqu'elle est en partie refoulée comme dans mon cas. Depuis mon adolescence, j'ai toujours revendiqué et assumé mon hétérosexualité, mais j'ai également toujours eu secrètement une attirance pour le même sexe, mais qu'il était impossible d'assouvir à cause d'un contexte et d'une pression sociale difficiles, en d'autres termes, cela n'aurait pas été accepté au sein de ma famille. Aujourd'hui âgé de 46 ans, je mène une vie somme toute assez classique, marié et père de deux enfants, je suis un homme épanoui, tout du moins sur le plan affectif.
Sur le plan sexuel, si je suis comblé par ma femme, j'ai toujours au fond de moi cette frustration que j'essaye de contenter artificiellement via les réseaux sociaux. Je suis devenu adepte de la drague et, à un moindre degré, de l'exhibition par écrans interposés lorsque la nuit est tombée et que madame dort, mais je n'ai jamais osé aller plus loin, par manque de courage et par culpabilité, car au fond de moi, j'ai toujours cette petite voix pour vous rappeler que ce n'est pas bien. Le virtuel a l'avantage de ne vous engager à rien, il préserve votre innocence et votre conscience à bon compte, car jouir dans un Kleenex, après tout, ce n'est pas tromper.
Une forme de lâcheté qui me poursuit depuis la terminale, j'avais alors dix neuf ans et les testostérones en ébullitions. Je me cherchais sexuellement animé par les prémices des premiers désirs. Je sentais que je plaisais aux filles, il y avait des attitudes et des regards qui ne trompaient pas. Hélas ma timidité maladive me fermait beaucoup de portes, j'étais incapable de faire le premier pas. Lassées de devoir se contenter de quelques échanges de regards, ces filles passaient rapidement à autre chose, ou plutôt à quelqu'un d'autre. Et même lorsqu'une d'elles prenaient l'initiative, je fuyais, par peur de ne pas être à la hauteur. À l'aube de mes vingt ans et de basculer dans la vie adulte, je vivais comme une véritable frustration ce vide amoureux et par extension de ne pouvoir satisfaire ma libido. Une libido qui ne cessait de croître à mesure que je l'alimentais en feuilletant des revues érotiques d'abord, puis pornographiques ensuite pour combler ce manque. Mes copains sortaient avec des filles et les embrassaient quand moi, je passais mes mercredis après-midi avec mon poignet comme seule compagnie, en matant une VHS sur laquelle j'avais enregistré le fameux film x du premier samedi du mois, certains d'entre vous se reconnaîtront peut-être.
Comme tout jeune homme qui se cherche, j'ai naturellement pensé à des chemins déviants et commencé à imaginer à une possible relation avec un homme. Mais à une époque où les réseaux sociaux n'existaient pas il était bien difficile de rencontrer quelqu'un du même sexe. C'est alors que j'ai commencé à m'intéresser de près aux petites annonces rédigées au marqueur que l'on trouvait en nombre sur les murs des toilettes publiques. Dans un premier temps, je me contentais de les lire, sans surprise, les contenus étaient pour la plupart très explicites et ne faisaient pas dans la poésie, revenaient en boucle le plus souvent, des dates, heures et lieux de rendez-vous pour des fellations, voire plus. Le soir en me couchant, je repensais à ces messages et me faisais inlassablement le même scénario : une rencontre discrète dans des toilettes sordides, avec un inconnu qui me soumettait avec virilité pour que je le suce. Nuit après nuit ce fantasme ne me quittait plus, m'obligeant la plupart du temps à soulager une érection incontrôlable.
En journée, je profitais du moindre trou dans mon emploi du temps pour faire un petit tour aux toilettes publiques avec cette question qui me taraudait : pourquoi ne pas laisser un message ?
Après que l'idée eut longuement germé dans mon esprit, je décidai de franchir le pas. J'avais pour l'occasion acheté un gros feutre noir. Je me postai aux abords des toilettes et guettai le moment idéal pour m'y engouffrer et m'enfermer dans un des wc. La main rendue tremblante par l'excitation, je rédigeais des messages le plus clair possible avec l'espoir d'avoir des réponses. Mais lorsque je revenais les jours suivants pour “relever” le courrier, la déception l'emportait, la plupart du temps mes messages étaient soit sans réponses, soit effacés par un "concurrent". À vrai dire, j'ai bien eu deux ou trois réponses, mais j'avais préféré ne pas donné suite, bien trop repoussé par des propositions soit trop louches, soit trop trashs à mon goût. Je persévérai malgré tout pendant quelques semaines, sans plus vraiment y croire.
Mais le destin est joueur, il vous tombe souvent dessus au moment où vous vous y attendez le moins. C'était un après-midi en semaine, j'avais une heure à tuer entre deux cours, je décidai de me promener une énième fois dans le parc autour des toilettes publiques que j'avais pris pour habitude de fréquenter. Le choix de ce parc n'était pas anodin, il avait la réputation d'être un haut lieu de la drague homosexuelle. Sans trop y croire, je passai un bon quart d'heure à faire les cent pas à tourner en rond, scrutant les allées et venues aux abords des toilettes. J'étais à l'affût de la moindre attitude suspecte ou d'un regard appuyé qui aurait montré un quelconque intérêt à mon égard. Las ! Mon épuisette restait désespérément vide.
Las, mais pas abattu, je décidai de rejoindre une plateforme élevée qui faisait office de terrasse panoramique et qui avait une vue imprenable sur les toilettes, histoire d'être plus "visible". Accoudé à la rambarde, je repris ma séance d'observation, scrutant à la loupe chaque homme seul. Je m'apprêtais à quitter les lieux quand ce fichu destin se manifesta. Enfin ! Cet inconnu tant attendu apparut dans mon champ de vision. Il se promenait avec nonchalance en direction des toilettes, en épiant tout autour de lui. Je tenais enfin cette fameuse attitude suspecte. Exalté, je ne le lâchais plus du regard, j'avais ce sentiment qu'il était là pour la même chose que moi. Agé d'une quarantaine d'années environ, il n'était pas très grand et plutôt chétif et portait négligemment des vêtements un poil trop grands. Il avait un visage marqué, affublé de grosses lunettes rectangulaires peu esthétiques et des cheveux châtains en bataille. Ce n'était clairement pas un sex-symbol, mais c'était sans importance pour moi, je recherchais simplement du sexe, et peu importait avec qui. Je fus à mon tour rapidement démasqué, lorsqu'il posa un regard insistant sur moi, je me suis soudainement senti dans la peau d'une proie désirée. Il bifurqua aussitôt sur sa gauche et se dirigea dans ma direction, sans se défaire de ce regard affamé qui me dévorait. À mesure qu'il s'approchait, je sentais mon stress et mon cœur s'emballer. Je le perdis momentanément des yeux lorsqu'il disparut sous la plateforme pour rejoindre l'escalier d'accès qui se trouvait de l'autre côté. Je ne le voyais plus, mais je pouvais entendre le bruit de ses pas monter une à une les marches métalliques. Je le sentais, là, juste derrière moi à quelques mètres. J'avais encore la possibilité de partir sur-le-champ pour éviter le contact, je décidai de rester immobile, attendant avec une certaine appréhension de voir ce qu'il allait faire. Il apparut dans mon champ de vision sur ma gauche et s'accouda également à la rambarde.
Curieusement, il ne m'adressa ni la parole, ni même un regard, il paraissait calme et détendu. J'étais complètement dérouté et intimidé par cette proximité silencieuse qu'il m'imposait, je n'osais même pas lui adresser un regard. Peu à peu, mes joues rougissaient, mes mains devenaient moites, et mon corps tout entier frissonnait, comme s'il s'agissait d'un premier rendez-vous amoureux. Je savais pertinemment que mon langage corporel ne lui avait pas échappé, il tenait l'information qu'il était venu chercher.
Après quelques secondes qui me parurent une éternité, il repartit aussi calmement qu'il était arrivé. Malgré le silence pesant, le message était passé, nous savions l'un et l'autre que nous recherchions la même chose. Je l'observai reprendre son chemin, et comme je m'en doutais, il s'engouffra dans les toilettes. La balle était maintenant dans mon camp. De longues secondes s'écoulèrent, il était toujours dans les toilettes, c'était maintenant sûr, il m'attendait, je décidai de le rejoindre d'un pas tremblant. En entrant à mon tour dans les toilettes, je savais que je ne pouvais plus reculer, bien sûr j'avais peur, je ne savais pas si j'avais pris la bonne décision, mais le désir qui me poussait était trop fort pour que je renonce, j'étais surexcité. Je poussai la porte des toilettes réservées aux hommes, je l'aperçus rapidement, immobile face à l'urinoir le plus à droite de la pièce. Je le rejoignis, prenant possession de l'urinoir qui se trouvait sur sa gauche.
Son bras s'agitait en cadence, il ne faisait pas de doute qu'il se masturbait. Toujours aussi taiseux, il restait étonnamment indifférent à ma présence. Plus excité que jamais, je plongeai mon regard par-dessus la séparation des urinoirs pour l'observer, il tenait sa verge, pas tout à fait en érection, du bout des doigts et se branlait lentement. La vue de son sexe aurait pu me rebuter et me faire fuir, ce fut tout le contraire, il m'avait mis en appétit. Instinctivement et sans même hésiter, je plongeai mon bras de l'autre côté de la séparation et attrapai son sexe du bout des doigts pour le branler, il se laissa faire sans sourciller. C'était la première fois que je tenais un autre sexe que le mien, de taille moyenne, il était épais et boursouflé de veines imposantes, son gland était gros et circoncis.
Son bras s'agitait en cadence, il ne faisait pas de doute qu'il se masturbait. Toujours aussi taiseux, il restait étonnamment indifférent à ma présence. Plus excité que jamais, je plongeai mon regard par-dessus la séparation des urinoirs pour l'observer, il tenait sa verge, pas tout à fait en érection, du bout des doigts et se branlait lentement. La vue de son sexe aurait pu me rebuter et me faire fuir, ce fut tout le contraire, il m'avait mis en appétit. Instinctivement et sans même hésiter, je plongeai mon bras de l'autre côté de la séparation et attrapai son sexe du bout des doigts pour le branler, il se laissa faire sans sourciller. C'était la première fois que je tenais un autre sexe que le mien, de taille moyenne, il était épais et boursouflé de veines imposantes, son gland était gros et circoncis.
Je ne saurais l'expliquer mais j'étais excité par ce scénario glauque : une relation faite de soumission et d'humiliation, dans des toilettes sordides, avec un inconnu, sans charisme ni charme, me soumettant à ses désirs les plus pervers. J'étais traversé d'émotions jusqu'alors inconnues, je sentais mon corps bourdonner et monter en température, je perdais le contrôle. De contrôle lui n'en manquait pas, il était froid et ne laissait rien paraître de ses émotions, ce détachement était assez déroutant, mais sa bite qui durcissait rapidement dans ma main trahissait son désir réciproque. Il lorgnait régulièrement derrière lui pour surveiller la porte d'entrée, inquiet que nous soyons surpris, assez rapidement il m'incita à le suivre dans un des cabinets pour plus de tranquillité. Nous avions à peine pénétré dans les toilettes qu'il verrouilla la porte à double tour. Me retrouver enfermé avec lui dans cet espace si exigu, déclencha un sentiment d'oppression, comme si j'étais pris au piège. Mais pas le temps de gamberger, il avait déjà ressorti son sexe et l'exhibait de nouveau en guise d'invitation à la dégustation. Sans même réfléchir, je m'agenouillai face à lui, et attrapai son sexe pour l'enfoncer dans ma bouche, j'étais passé du fantasme à la réalité.
Je suçai sa verge machinalement, me contentant de mouvements de tête d'avant en arrière, j'étais bien trop inexpérimenté pour en faire plus. Était-ce la maladresse de ma bouche de jeune homme qui l'excitait ? Toujours est-il qu'il semblait apprécier. Rapidement, il posa sa main sur ma tête pour accompagner mes mouvements, je sentais sa main exercer une pression croissante, son sexe s'enfonçait toujours plus profondément dans ma bouche. J'avais soudainement peur que cette brutalité ne monte crescendo, j'étais mal à l'aise, redoutant qu'il ne me force à faire des choses que je ne voulais pas, comme jouir dans ma bouche ou pire me sodomiser. Pris de panique, je recrachai son sexe et me relevai subitement, déverrouillant la porte en me contentant de lui dire que je devais y aller, il tenta de me retenir en me proposant de me sucer à son tour, en vain. Je m'éloignai d'un pas pressé sans me retourner, rongé par le remords d'être allé aussi loin.
J'essuyai mes lèvres à plusieurs reprises avec le dos de ma main pour ôter le goût prégnant de son sexe. Je me sentais sali et honteux. Cette première expérience mit un terme à cette soif de rencontre à tout prix, mais elle n'avait pas tari le désir qui vit encore aujourd'hui au fond de moi. J'ai bien sûr regretté de ne pas être allé au bout, j'aurais aimé le sucer plus longuement et le faire jouir, j'ai même tenté de le retrouver en retournant de temps en temps sur les lieux, mais je ne l'ai jamais recroisé. Encore aujourd'hui, il m'arrive d'y repenser à regret, cela restera comme une expérience inaboutie. La tentation me démange toujours, mais que faire ? Forcer le destin et dépasser le stade du virtuel dans lequel je m'enferme aujourd'hui et rencontrer un homme pour assouvir mes désirs au risque de mettre mon équilibre de vie en péril ? Ou bien y renoncer et accepter de vivre avec cette frustration ?
J'ai été quelques fois à deux doigts de franchir la ligne, mais la peur m'a toujours retenu au dernier moment. Serai-je capable de résister longtemps ? Pour ceux qui se reconnaissent dans mon histoire, j'aimerais découvrir vos expériences, vos ressentis et les réponses que vous avez pu y apporter.
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Commentaires ()
J’ai la même sensibilité, le même émoi, et d’imaginer être enfin un objet de désir, d’avoir la joie d’être le choisi, d’être la proie d’un appétit viril, et de s’offrir enfin en calice pour avoir l’honneur d’être le réceptacle de la semence divine m’emplît d’une vague chaude et enivrante qui anesthésie ma volonté pour m’emporter dans un lâché prise plein d’amour
Je te souhaite de trouver ton équilibre entre homme et femme, t'encourage à en parler à ta femme, du moins connaître son avis sur la question. Et pour finir je suis assez d'accord avec ce qui a été dit plus haut. Une fois que tu y aura goûté, tu ne pourra plus t'en passer ;-)
Amicalement et merci de ta confession/partage