Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fantasmes interdits — Chapitre 10
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fantasmes interdits
Chapitre 10
Le chapitre 10
Stephan est toujours assis à côté de moi, sur le divan. Ses doigts sont toujours entre mes cuisses, sur mon string. Christel et Clara sont assises à côté de nous dans la pénombre. Je me mords les lèvres pour ne pas crier... je suis tétanisée, pas par la peur, mais par l'excitation que cela me procure. Je sens un doigt se glisser sous l'élastique, et caresser mes poils roux. Mon souffle se fait plus court, je le supplie du regard de continuer ou d'arrêter... Je ne sais même plus ce que je veux, tellement je suis perdue et... excitée. Je ne peux pas gémir ou même crier avec ma meilleure amie et sa femme non loin. Cela devient dangereux, trop... dangereux. Je vais craquer et lui sauter dessus. Un second doigt rejoint le premier. Cet homme est fou ! Et moi je suis folle de lui ! Je le veux, j'ouvre un peu plus mes cuisses pour lui laisser plus de place...
Soudain, c'est le générique de fin, je n'ai rien suivi au film. Stephan retire sa main et moi j'ai l'impression de respirer à nouveau, et en même temps je regrette que cela ne soit pas aller plus loin. Christel s'étire et rallume la lumière. Je me lève du fauteuil, aussi doucement que possible pour ne pas avoir l'impression de bondir.
— Je vais me doucher, annoncé-je, afin d'éviter la longue conversation du film, parce que je n'ai rien suivi.
— OK j'y vais juste après toi, fit Stephan avec le sourire.
— OK j'y vais juste après toi, fit Stephan avec le sourire.
Je rentre dans la salle de bain, et prends ma douche, non sans... me caresser un peu. Mais j'aurais tellement aimé que les doigts de Stephan aillent plus loin, plus fort. Je suis en train de me mettre en pyjama, quand mon regard se pose sur mon string qui traîne encore par terre. Et si je lui laissais ? Il pourrait le trouver et comprendre dans quel état, j'étais, s'il ne l'a pas déjà senti. Mais j'ai un peu peur que quelqu'un d'autre aille à sa place, qu'est-ce que je dirais si c'est sa femme qui tombe dessus ?
Finalement, je prends le risque et sors de la salle de bain en le laissant bien en évidence. Heureusement pour moi, Stephan prend la suite, Christel et Clara discutent encore du film dans le salon. Je me demande ce qu'il va en faire, le toucher, se caresser avec, le sentir... rien du tout. Il reste de longues minutes sous la douche, que fait-il ? Je voudrais bien le savoir. Lorsqu'il sort de la salle de bain, je dis que j'ai oublié de me brosser les dents. Je rentre dans la salle de bain, mon string... a disparu. Je le cherche partout, même dans la corbeille à linge sale, mais rien. Ce n'était pas prévu qu'il le garde, j'espère qu'il n'a pas cru que c'était à sa femme ou à sa fille ?
Clara me chasse de la salle de bain pour prendre sa douche. Je décide de rejoindre la chambre en me posant mille et une questions sur mon string. Quel genre d'aventures était-il en train de vivre ? Clara finit par rejoindre la chambre à son tour. La nuit tombe, mais impossible de m'endormir. Je tourne et retourne dans le lit, je fais attention tout de même de ne pas réveiller Clara qui dort dans le lit juste à côté de moi. Je décide de me lever pour aller boire un verre d'eau, aller aux toilettes, marcher un peu, espérant me fatiguer un peu.
En marchant dans le noir, je me suis cognée contre un truc au sol, mon orteil me fait mal... Je clopine jusqu'au salon et tombe sur un fauteuil. Il semble avoir gonflé, enfin c'est peut-être mon imagination. Je soupire en pensant à Stephan, est-ce qu'il veut vraiment faire l'amour avec moi ? Avec la meilleure amie de sa fille ? Tromper sa femme ? Moi je le veux. Je trouve la situation très dangereuse, mais également très excitante. Sa main sur moi, pendant tout le film, ne fait que le confirmer, n'est-ce pas ? Je me suis bien renseignée pourtant sur un chat... « Nous sommes considérées comme des objets de désir, donc les hommes ne refusent jamais des avances d'une femme, il suffit de leur faire comprendre que tu as envie d'eux pour qu'ils couchent avec toi ».
Tout à coup, j'entends des pas qui approchent. Je lève la tête, je me demande si c'était Stephan, à peine ai-je cette pensée qu'il est là devant moi ?
— Tu vas bien Aude ? me demande-t-il.
— Oui, ça va... Je me suis cognée le pied dans le noir.
— Fais voir !
— Oui, ça va... Je me suis cognée le pied dans le noir.
— Fais voir !
Je lui tends mon pied, par-dessus l'accoudoir du fauteuil, sans vraiment y réfléchir, comme un infirmier soignerait un pied. Mais quand il pose sa main sur mon pied, je sens de l'électricité remonter le long de ma jambe. Ce n'est pas de la douleur, non c'est de l'excitation. Il me caresse le pied, je me mets à rougir comme une collégienne. Je me sens toute chose.
— Je ..., commencé-je, sans savoir ce que je voulais vraiment dire.
— Chut, me fit-il en posant un doigt sur ma bouche. Il est au-dessus de moi, sa main posée sur le dossier du fauteuil pour se tenir. Il descend... je crois qu'il va m'embrasser. Je reste là à le fixer du regard, hypnotisé par le sien. Nos lèvres se rapprochent...
— Chut, me fit-il en posant un doigt sur ma bouche. Il est au-dessus de moi, sa main posée sur le dossier du fauteuil pour se tenir. Il descend... je crois qu'il va m'embrasser. Je reste là à le fixer du regard, hypnotisé par le sien. Nos lèvres se rapprochent...
Soudain quelqu'un pousse un petit cri. Il se dresse et s'avance dans le couloir. Clara est dans le couloir. Elle s'est elle aussi cogné l'orteil contre le truc qui était au sol.
— Il faudra dire à maman de mettre ce machin ailleurs ! peste Clara.
— Aude vient de vivre la même aventure que toi, dit son père.
— Aude vient de vivre la même aventure que toi, dit son père.
Il se rend dans la cuisine, Clara s'effondre dans le canapé à mes côtés. Son père revient avec trois verres de jus, ce petit moment dans la nuit est vraiment chouette. Puis tout le monde remonte au lit. Clara est devant moi et Stephan marche derrière moi. Il a discrètement posé sa main sur mes fesses. Nous échangeons un dernier sourire avant que je n'entre dans la chambre, je me demande encore ce qui serait arrivé si Clara n'était pas descendue. Je suis très frustrée et déçue.
DRINGGGG !
C'est lundi matin, il faut revenir à la triste réalité ! Il va falloir reprendre la fac. Nous nous préparons pour l'université. Stephan propose de nous déposer avant d'aller à son travail. Je sais qu'il va avoir une longue journée, vu celle qu'il m'a décrite hier. Je ne voudrais pas le mettre en retard, alors je presse un peu Clara. Je tiens dans ma main, un petit papier chiffonné que je serre comme un trésor. Il s'agit de mon numéro de portable, si je pouvais parvenir à le donner à Stephan.
Nous partons donc dans sa magnifique Audi A3 Sportback ! La classe lorsqu'on va arriver à la fac. Durant le trajet, je cherche son regard dans le rétroviseur intérieur. Celui qu'il pose sur moi est différent, quelque chose a changé. Son regard est plus doux, plus franc, ce ne sont plus des regards en coin. Je crois qu'il a pris sa décision. Moi je lui réponds par un sourire, peut-être assez bêtement, mais c'est pour lui faire comprendre que je suis d'accord.
Nous arrivons devant la fac, j'ai toujours mon numéro de portable dans la main, avec la présence de Clara, je n'ai pas réussi à lui glisser... Nous quittons la voiture en le regardant partir, j'ai une idée. Je me retourne et lui cours après. Il me voit faire de grands gestes et stoppe son bolide. Je prétexte avoir oublié quelque chose dans la voiture. Je glisse mon numéro dans sa main, avec un sourire.
— Merci ! Merci aussi pour ton cadeau, fit-il avec son sourire charmeur.
La voiture repart et je rejoins Clara, qui me demande ce qui se passe. Je lui réponds que j'avais oublié mon portable dans la voiture. Je suis toujours figée en me demandant de quel cadeau, il parle, quand soudain... je me rappelle. Mon string ! Il l'a donc gardé pour lui.
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Commentaires ()
C'est toujours aussi bien écrit.
Quel était donc cet objet destructeur d'orteils ? ^^
quelques minutesune heure, me voilà qui viens de finir le 10ème !C'est très agréable à lire, très sensuel et erotique même si le prochain week-end dans la maison des parents de Clara risque d'être plus... Sexuel...
En tout cas, ça montre doucement crescendo et ça nous tient en haleine...
Quand et comment vont ils franchir le pas ? Quelle incidence sur son amitié avec Clara ?
Bravo en tout cas !
Une vraie sensualité s’échappe de votre récit
Presque aucune faute ne vient égratigner la rétine
Merci a vous
Vivement une suite.