Fiction
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Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Fêtes chez les Valois — Chapitre 1 · Château du Plessis
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Fêtes chez les Valois
Chapitre 1 · Château du Plessis
Hautchateau, le 17 mai 1577
Cher Comte de la Tour de Garde, Armand, mon très cher ami,
Je tiens à vous remercier de l'invitation que vous m'avez faite pour cette fête donnée au château du Plessis, il y a de cela deux jours. C'était là une folle idée que notre bon roi Henri a eu que de travestir tous les invités. Je sais que vous, comme moi-même, et la plupart des courtisans se sont grandement amusés. Je crains néanmoins que cela ne renforce les rumeurs sur les penchants du roi pour ses "mignons". Dieu que j'exècre cette appellation !
Moi qui ai vu comment ces valeureux hommes peuvent se comporter sur un champ de bataille ! Je craindrais de me trouver face à eux. Je me rappelle les ducs de Joyeuse et d'Epernon monter à l'assaut avec vaillance et force, loin de l'image qu'ils aiment à prendre à la cour. Vous êtes, vous-mêmes, bien plus délicat à la cour que les armes à la main. Je suppose que notre bon roi, ses mignons et nous avons tous besoin d'oublier quelque peu cet aspect guerrier, brut et féroce de nos personnes, de temps en temps.
Il me vient soudain à l'esprit que c'est sans doute la raison pour laquelle cette fête a été organisée. Prendre d'autres habits que ceux de la guerre est agréable et prendre ceux de ces dames nous met particulièrement dans des dispositions plus douces. J'ai, pour ma part, passé une soirée follement amusante à me promener ainsi en femme. Le roi et ses mignons Anne de Joyeuse et Jean-Louis d'Epernon étaient particulièrement à leur aise. Vous-même, pendant un long moment, avez semblé bien vous distraire, affichant d'ailleurs une beauté toute féminine qui a pu en troubler plus d'un ou une. Votre jeunesse, oui, vous êtes encore jeune, a probablement joué en votre faveur.
Seulement, il m'est apparu qu'à un moment donné, vous avez disparu dans les couloirs du château du Plessis. Je vous avais encore vu quelques instants auparavant avec un air moins gai, plus distant ou attristé. Je pense avoir reconnu les raisons de cette mélancolie. Cela fait un an que votre épouse est morte en couche avec le fils qu'elle vous donnait. Je suis un vieil homme de quarante ans, la maladie et l'âge ont déjà pris ma femme. Mais cela est toujours plus douloureux lorsqu'il s'agit de jeunes gens comme vous. Vous n'avez que vingt-et-un ans, vous avez encore de belles et longues années devant vous si Dieu vous prête vie et santé.
Lorsque je suis parti à votre recherche, je pensais vous dire ces quelques mots. Si je vous ai trouvé, je n'ai pu rester longtemps à vos côtés. Pourtant, vous me paraissiez ne pas être dans votre humeur habituelle. Mais je me suis retrouvé dans un impératif pour sauver ma propre honorabilité ; terme fort approprié étant donné que j'étais vêtu d'habits de femme.
Mon cher Armand, il se trouve que Madame de Pompagne m'a tourné autour durant toute la fête. Elle était vêtu des habits guerriers de son défunt mari ; ce qui lui donnait un air fort intimident. Mais aussi, fort grivois, je dois l'avouer. Elle s'était affublée des affaires de Monsieur de Pompagne, qui n'était pas très épais. Alors qu'elle-même l'est beaucoup plus ; j'ai rarement vu femme si gironde et aussi bien pourvu en mamelles. Celles-ci étaient difficilement maintenues par le pourpoint d'officier en cuir de son époux. De même son cul remplissait complètement les hauts-de-chausses dont elle s'était attifée. Dieu ! Ceux-ci sont censés être bouffants, pas moulants !
J'avais réussi à éviter cette ogresse en me mêlant à d'autres convives mais en partant à votre recherche je me suis mis en danger, si je puis dire. J'ai toujours eu dans l'idée que ces dames se laissaient attraper bien facilement, je n'avais pas idée à quel point il est difficile de se mouvoir dans leurs robes. Mais avec Henriette de Pompagne aux trousses, j'ai bien compris qu'elles ne faisaient pas semblant.
Néanmoins, j'ai pu lui échapper quelques instants et je vous ai trouvé dans ce couloir. Vous sembliez perdus dans vos pensées, sans doute bien sombres. J'ai tenté de vous parler et vous m'avez répondu que vous alliez bien. Pourtant votre voix était fort hésitante, fort troublée. J'ai craint que vous vous sentiez mal mais vous avez maintenu vos dires malgré mes questions.
Et lorsque j'ai entendu les pas de Madame de Pompagne, mon instinct m'a dicté de filer prestement. J'ai honte de vous avoir laissé en plein désarroi et je me fais du mauvais sang pour vous. Plus tard, je n'ai pu vous retrouver et le lendemain vous étiez déjà reparti.
Mon ami, rassurez un vieil homme qui s'inquiète pour vous.
Votre ami très cher
Baron Hugues de Hautchateau
Baron Hugues de Hautchateau
* * *
Tours, le 20 mai 1577
Cher Baron de Hautchateau, mon maître et ami,
Je vous sais gré de votre inquiétude. J'en suis honoré et ému. Je reconnais bien là votre tempérament soucieux de la bonne santé d'autrui. Rassurez-vous, je vais bien. Mieux, pour sûr. Bien mieux. J'ai eu longtemps ces vagues à l'âme en repensant à ma chère épouse et à ce fils qui n'a point eu le temps de pousser son premier cri. Aujourd'hui, je pense à eux avec douceur, les croyant sous la protection divine.
Avant tout, je voudrais vous dire que je suis d'accord avec vous. Le roi a fort mauvaise réputation, fort injustifiée, il me semble. Certes, il a des habitudes à la cour qui paraissent en choquer quelques-uns. Mais c'est oublier à quel point il aime la reine. C'est, chose rare, un amour véritable qu'il lui voue, loin des mariages entre familles régnantes ayant pour but de sceller des alliances ou mettre fin à des conflits. Je sais que c'est lors de son retour de Pologne qu'il a rencontré la reine et qu'il s'est joué entre eux, un évènement où Dieu à jouer son rôle, comme dans toute belle chose.
Et je me rappelle, selon vos dires, que notre bon roi n'a pas connu que la reine et qu'il a pu en subir les effets par quelques maux peu agréables dans sa jeunesse. Mais, les guerres avec les réformés et les manigances de certains ligueurs sont propices à ces vilaines rumeurs. Peut-être, le roi s'adonne-t-il parfois à quelques jeux avec ses amis proches, le duc de Joyeuse et le duc d'Epernon ? C'est peut-être le cas mais j'ai pu constater, j'ai l'ouïe fine, que le roi s'emploie activement à donner un héritier à la France. Donc gardons bon espoir, mon ami !
J'en reviens à cette fête du château du Plessis. Il est vrai que se travestir ainsi ne va en rien calmer ces rumeurs. Mais, je me suis, comme vous, grandement amusé. Il est bon de lâcher la bride après toutes ces rudes batailles, ces longues nuits sur les campements militaires ou dans le brouillard des petits matins précédents le fracas des armes. Tous les convives ont été ravi de cette expérience, sauf peut-être la mère du roi. M'est avis qu'elle voudra bientôt mettre un terme aux messes basses.
Je ne veux pas que vous ayez honte de m'avoir laissé seul dans ce couloir ! Je comprends bien votre empressement à échapper à Henriette de Pompagne. Je l'ai vu passer quelques temps après que vous m'avez eu quitté. J'ai d'ailleurs du mal à croire qu'elle n'ait pas réussi à vous mettre le grappin dessus...
Mais pour en revenir à ma présence dans ce couloir, je ne souhaitais pas votre aide, je souhaitais être seul. Non pour pleurer la perte de mon épouse mais j'avais d'autres affaires en tête. A dire vrai, je n'étais pas seul dans ce couloir. Plutôt dans la soirée, j'avais croisé le regard de ce jeune homme aux yeux gris acier qui m'avaient troublé fortement. Cela m'a ramené quelques temps en arrière où vous aviez accueilli dans votre tente un jeune officier mal dégrossi dont la sienne s'était effondrée sous la tempête.
Trempé et grelotant de froid, vous m'avez longtemps soutenu que mon regard et ma "fraicheur" vous avaient déstabilisés. J'ai eu bien du mal à vous croire par la suite. J'ai cru que vous n'aviez eu pour moi que quelques élans comme ceux que peut avoir le roi. C'est dans votre couche que j'ai découvert comme il était possible de réchauffer un corps nu transi de froid. Et, par là même, comment deux hommes pouvaient réchauffer leur esprit d'une toute autre manière. J'ai souvenir, avec une rigide émotion, de votre main sur mon sexe et de la mienne, que vous aviez adroitement guidée, sur le vôtre.
Nos bouches s'étaient collées dans un baiser réservé pourtant aux joutes amoureuses et maritales. Le plaisir avait rapidement atteint des sommets que votre bouche, descendant où l'église réprouve sa présence, avait su amplifier encore et encore. Cela jusqu'à ce que ma semence se libère en même temps que mon plaisir. Redevable envers vous, et par curiosité lubrique, je m'étais acquitté de la même gratification sur votre membre fort vigoureux. Ne me dites pas que vous êtes un vieillard !
Depuis, je ne refuse pas de partager un moment avec quelque jeune officier ou valeureux chevaliers lors d'une campagne militaire ou un voyage lointain. Mais cela se fait toujours avec un certain détachement, une absence de sentiment autre qu'une virile amitié. Cependant, ce jeune homme m'a fort troublé, comme vous à l'époque. Et je vous comprends mieux à présent.
Bien que je doive dire que ce jeune jouvenceau s'est révélé rapidement être une jouvencelle fort ingénue et avenante. La coquine s'était collé quelques cheveux autour de la bouche avec de la gomme arabique afin de rendre son visage plus masculin. Je m'y suis laissé prendre jusqu'à ce qu'elle me parle.
Sa voix claire et vive m'a ébloui et, au milieu de cette fête, j'ai eu le sentiment que nous étions seuls. Nous avons souhaité nous éloigner pour agir plus librement. C'est dans ce couloir qu'elle m'a avoué qu'elle avait d'abord pensé que j'étais réellement une femme. Je ne sais si je dois en être heureux, d'ailleurs. Mais apparemment, elle n'a pas été la seule à se méprendre, si j'en crois votre missive.
Toujours est-il qu'une parole en entrainant une autre, qu'un regard en appelant un autre, nous nous sommes plus que rapprochés. A tel point que mes mains sont allées ouvrir le pourpoint de cette jeune personne. Deux beaux et blancs seins sont apparus à la lumière des bougies, leur donnant un reflet doré des plus agréable. Je n'ai pu m'empêcher d'aller les dévorer avec gourmandise. Ces petits fruits étaient forts jouissifs et la jouvencelle semblait aimé mes tétages et mes léchages.
Je suis parvenu à glisser une main dans ses hauts-de-chausses pour découvrir deux choses. La première fut que son antre était devenu bien humide. La seconde fut que son mont était lisse et doux comme de la soie. C'est gourgandine ne s'était point collé des cheveux autour de la bouche mais les poils de son con !
Ceci a terminé de me rendre dur et avide de prendre possession de cette personne. Mais, comme vous l'avez remarqué, l'accoutrement de ces dames n'est guère pratique. Nous avons essayé de m'en défaire et nous en prenions le chemin quand nous avons entendu votre voix m'appeler. La poitrine dénudée, la jeune dame, encore qu'elle ait vingt-deux ans mais qu'elle garde cette fraicheur de vierge, a eu peur d'être trouvée en si dénudée posture. Dans l'urgence, nous n'avons trouvé d'autre cache que sous mes jupons. Je prendrai garde à l'avenir de vérifier qu'aucun malotru ne se cache par là. Dieu qu'il y a de place !
Vous n'avez rien deviné, malgré mon visage rouge et mon souffle court. Vous avez commencé à me parler et j'ai répondu du mieux que je le pouvais. Mais cette jeune demoiselle a mis la main sur ma verge durcie par nos ébats précédents. Elle s'en est emparé et a commencé à faire aller et venir sa main le long de ma hampe. J'aurais pu garder un air stoïque si elle n'avait pas choisi de me prendre en bouche ensuite. Une bouche très douce et chaude qui est une merveille de Dieu !
J'ai bien cru que vous aviez remarqué les trémolos de ma voix mais je comprends que vous aviez perçu celle de Madame de Pompagne qui était à votre recherche. Vous avez alors plié bagage et avez pris un couloir non éclairé. Madame de Pompagne est arrivée un instant après. Impatient de la voir partir et de ne pas vous voir revenir, je lui ai indiqué dans quelle direction vous étiez parti.
Pardonnez-moi, mon ami, de cette lâcheté. Mais la bouche de cette jeune femme était bien trop désirable pour que je prenne le risque d'être interrompu. Une fois seuls, je l'ai prestement sortie de mes jupons. Je n'aurais pas dédaigné sa bouche pour y jouir mais j'ai été pris d'une pulsion : je voulais la posséder. Et, à ses soupirs, elle n'était point rétive à l'idée. Elle s'est laissé retourner, plaquant ses mains au mur et se penchant en avant. Ses mamelles ont été attirées vers le sol mais ont gardé la fermeté de sa jeunesse. J'ai vivement baissé ses hauts-de-chausses et suis tombé en pamoison devant ces hanches et ce cul. J'ai ensuite relevé mes maudits jupons et pris mon membre en main.
Mon gland est venu au contact de son con et la donzelle a poussé un long soupir de plaisir. J'allais l'embrocher quand elle m'a signifié qu'elle était vierge et non mariée ; elle ne souhaitait pas décevoir son futur époux et faire honte à sa famille. J'ai pensé alors me satisfaire d'aller goûter à son abricot avec ma bouche quand elle m'a soumise une autre idée. Elle m'a proposé d'aller voir par l'autre trou !
Je ne pouvais refuser cette proposition. J'ai récupéré une bonne lampée de son jus et j'ai enduit son petit trou sombre avec. La coquine a couiné et grondé comme une louve, me rendant fou de désir pour elle. J'ai repris ma hampe en main et l'ai placé sur son anus. D'un coup de rein je m'y suis facilement inséré. M'est avis que ces demoiselles ont trouvé là un moyen de satisfaire leurs amants tout en gardant intact leur intimité.
La donzelle a retenu un cri mais n'a guère bronché. J'ai poursuivi mon insertion en la prenant à la taille. Cela m'a fait tout drôle de prendre le cul d'une personne habillée en homme alors que moi-même j'étais en femme. Mais cela était très plaisant et elle était tout offerte à mon mandrin. Une fois que je fus complètement entré, je me suis lentement retiré pour me renfoncer sur ce même rythme. Nous avons poussé des soupirs feutrés afin de ne pas tomber sur des parents de la demoiselle ou sur des connaissances de moi-même. Je tiens à converser intact autant que son honneur l'identité de cette personne après cette folie qui nous a pris.
J'ai poussé mon membre avec plus de force et d'allure dans son fondement et je l'ai entendu gémir de plus en plus fort. A un moment, j'ai senti des doigts venir me chatouiller les bourses. J'ai compris qu'elle se briquait le con alors que je lui prenais le cul. Cette petite perversion m'a beaucoup plu, à elle aussi. Nos soupirs se sont mués en cris après un moment. A tel point que je m'attendais à rameuter toute l'assemblée. Heureusement, la fête battait son plein et il n'en a rien été. Soudain des crampes m'ont pris au dépourvu et mon sexe s'est durci encore plus. Après un spasme et un puissant cri, je me suis vidé dans le cul de la gente demoiselle.
Celle-ci devait s'être bien butiner la vulve car elle a poussé de petits cris aigus et rapides tout en tremblant sur ses jambes. Les soubresauts de son sphincter ont augmenté mon plaisir, et le sien il me semble. Haletante, elle est restée figée dans cette position quand je suis sorti d'elle. Je l'ai aidé à se redresser et j'aurais aimé l'embrasser à nouveau mais deux cris nous ont fait peur. J'ai rabaissé mes jupons, elle a refermé son pourpoint et remonté ses hauts-de-chausses.
Nous nous sommes enfuis et nous avons rejoint la fête en riant. Malheureusement, elle a dû m'abandonner peu de temps après. Ne voyant plus d'intérêt à rester à la fête, je suis parti à mon tour. Au lendemain matin, je n'ai pu la trouver ou ne l'ai pas reconnu si elle était à nouveau dans ses habits normaux. Je suis donc rapidement rentré chez moi.
Mon maître, j'espère avoir effacé vos inquiétudes à mon sujet. Et peut-être vous avoir amusé de cette lecture. Je vous espère en bonne santé, sain et sauf de Madame de Pompagne.
Votre dévoué compagnon
Comte Armand de la Tour de Garde
Comte Armand de la Tour de Garde
* * *
Chenonceau, le 2 juin 1577
Mon ami,
Je vous écris cette missive en priant qu'elle vous parvienne à temps. J'ai besoin de votre aide si vous voulez bien me l'accorder. Une fête sera donnée en ce château le 9 de ce mois. Je devais ramener en mon château une princesse dont j'ai hérité de la garde, du parrainage en somme. Malheureusement, je dois rejoindre Marguerite de Valois qui est partie pour prendre les eaux à Spa. C'est officiellement son but dans cette cité flandrienne. Si les eaux y sont effectivement salutaires, la raison de ce voyage est toute autre. Néanmoins, je ne peux vous en dire plus sur l'instant.
J'ai confiance en vous et en votre noblesse d'âme pour accompagner cette personne en mon château dès le lendemain de la fête. Elle est orpheline et ses titres, comme ses terres, sont la convoitise de nombre d'hommes fort peu recommandable. Je ne souhaiterais pas qu'elle fasse mauvais et forcé mariage pour le seul bénéfice d'un malandrin, même noble. Permettez à un vieil homme de la savoir sous bonne escorte !
Je me sens déjà soulagé de savoir qu'elle sera sous votre protection. Assez soulagé pour relire avec une certaine grivoiserie vos aventures du château du Plessis. Voilà que vous êtes un coquin ! Et que cette jeune dame est une coquine ! Vous avez bien fait, tous deux, de passer par une autre voix et lui permettre de conserver ses chances de faire bon mariage.
Et je tiens à m'excuser de vous avoir coupé dans vos élans car les cris que vous avez entendus venaient de Madame de Pompagne et de moi-même. Sain et sauf d'Henriette ? Non, absolument pas ! Mais, je ne m'en plains finalement pas tant que ça. Et je ne vous en veux pas de lui avoir indiqué la direction par laquelle je suis parti.
Henriette est un fin limier quand elle le souhaite. Rapidement, j'ai senti que je n'allais pas lui échapper. Mais, à mesure que nos pas nous faisaient arpenter ces couloirs, j'ai espéré de plus en plus me faire rattraper par cette gente dame. Et j'avoue avoir fini par ralentir le pas pour me laisser prendre. Est-ce mes habits de femme qui m'ont induit à cela ? Peut-être, mon ami. Peut-être.
Il me semble que le roi et ses mignons aiment ce travestissement. Cela peut s'avérer une alternative amusante dans les jeux de l'amour galant, ou moins galant. Malgré ma bonne stature, je me suis senti faible face à sa poursuite. Et puis j'ai fini par me faire prendre comme un sot devant une porte close et un cul-de-sac. La dame est apparue juste après, m'empêchant de fuir dans un autre couloir.
Sa vue m'a impressionné ! Femme forte et pourvue en toute forme que chaque homme apprécie d'avoir sous la main, revêtue des habits militaires de son défunt époux ! Ses mamelles avaient fini par s'échapper de son pourpoint ; elles montaient et descendaient rapidement alors que sa respiration était haletante. Derrière cet aspect furieux, il y avait en elle une once de désir envers ma personne qui ne m'a pas déplu.
Finalement, je me sentais heureux de m'être fait prendre. Sur le moment, il m'a semblé amusant de jouer la jeune vierge effarouchée. Ce à quoi, Henriette de Pompagne a pris le rôle du farouche chevalier en quête de plaisir. Et dire que nous avons tous deux passé l'âge de ces jeux de jeunes gens ! Pourtant, il s'est passé quelque chose qui a fait que nous y avons plongé avec délice.
Le jeu a continué ainsi et elle s'est approchée de moi. Henriette s'est permise de plonger sa main dans mon corsage comme un homme l'aurait fait à sa conquête. Certes, elle n'a point trouvé de mamelles à prendre dans sa paume mais la ferme caresse qu'elle m'a prodigué était troublante et plaisante. Soudain, la bougresse a pris possession de ma bouche avec la sienne. Je me suis senti soumis à son bon vouloir et malgré le plaisir que j'en tirais, il m'a été vital de reprendre mon rôle d'homme. Je me suis emparé d'un de ses seins qui sortaient à moitié de son pourpoint en cuir. J'ai pressé et malaxé ce sac d'avoine, ma foi encore bien ferme.
Cela l'a déstabilisée et j'ai pu me saisir de son autre sein en ouvrant largement son haut. Je lui ai pétri la poitrine avec force mais la diablesse a vite repris le dessus, empêtré que j'étais dans ces habits de femme. Henriette m'a basculé en arrière et je me suis retrouvé sur le séant, étourdi un court instant. Juste assez de temps pour qu'elle baisse ses hauts-de-chausses et qu'elle vienne coller son large cul sur mon visage.
J'ai fini par devoir m'allonger sur le dos avec son con plaqué contre ma bouche. La chasse et nos premiers ébats semblaient avoir émoustillés la donzelle car son con était bien baveux. Je ne dédaigne pas goûter à ce genre de nectar, à mon âge il convient parfois de suppléer au manque d'élan et de vigueur d'autres parties de mon corps.
Certes, nos hommes d'église réprouvent ce genre de boisson mais d'une part l'inverse ne les dérange que peu et j'en connais bon nombre qui ont une gourmandise pour ce breuvage. Je me suis attelé à la tâche et cette chère Henriette a rapidement montré vocalement tout le plaisir que je lui procurais. Je la pensais bien trempée quand j'ai commencé, il s'est avéré qu'elle était capable d'en produire bien plus. Une véritable fontaine, cette femme ! J'ai cru me noyer dans son jus intime et ses cris de plaisir.
J'ai cru que ma langue allait lui suffire mais Henriette s'est brusquement dégagée de cette position. D'un coup, je me suis retrouvé avec les jupons recouvrant mon visage. Mon sexe dévoilé à tous les vents s'est dressé fièrement vers le ciel. Il n'a pas longtemps pris l'air car Henriette est allée s'empaler sur lui dans l'instant. Elle a beuglé telle une vache et m'a fait gronder comme un taureau. Elle s'est baisée sur ma hampe comme une furieuse.
Non, elle m'a baisé. Elle habillée en homme et moi en femme, c'est l'impression que j'en tire a posteriori. J'avoue en puiser, en y repensant, un certain émoi. Je comprends mieux notre roi et ses mignons qui doivent trouver dans ces travestissements une certaine échappatoire à la part guerrière et brutale de leur vie.
Mais sur le moment, j'ai voulu reprendre les choses en main. J'ai rabattu les jupons vers le bas et j'ai attrapé cette bougresse pour remettre les choses dans l'ordre naturel. Je me suis agrippé à ses hanches généreuses et l'ai pourfendu de mon épée vigoureuse. Je ne l'avais plus senti si vaillante depuis bien longtemps, cela a semblé plaire à cette diablesse de Madame de Pompagne qui s'est mise à geindre et à grogner de plus en plus. Mes coups puissants ont été accentué par ses mouvements montant et descendant. Nos voix se sont mises à l'unisson et nous avons fini par crier en même temps.
Ma semence est venue tapisser son con, noyé dans un torrent de sa mouille. Ce sont nos cris que vous avez dû entendre à ce moment-là. Le cul-de-sac dans lequel nous nous trouvions a dû faire écho à nos émois extatiques. Sa matrice m'a pressé et compressé le mandrin à m'en traire jusqu'à la dernière goutte, mes doigts s'enfonçant profondément dans les chairs moelleuses de ses hanches. Nous avons été moins précautionneux que vous mais à nos âges, nous sommes infertiles depuis bien longtemps. Henriette s'est effondrée sur moi, redevenant une femme toute lascive après sa jouissance. J'ai pris plaisir à caresser ses seins et à embrasser sa bouche.
Mais des pas et des voix ont précipité la fin de nos élans d'affection. Nous rhabillant prestement, nous avons dû rester cacher dans ce petit couloir car d'autres amants ont bloqué le passage. J'ai craint que Madame de Pompagne n'en profite pour me manger tout cru, cette femme semble insatiable !
Nous avons dû rester là à nous regarder sans pouvoir rien dire, au risque de dévoiler notre présence aux deux amants. Surtout que les ombres qui étaient projetées au sol laissaient à penser qu'il s'agissait de deux hommes. Mais, avec cette soirée de travestissement, nous n'avons pu être certains que c'était le cas. Cela pouvait aussi bien être deux hommes que deux femmes, un home et une femme. Et les voix, les soupirs feutrés et étouffés n'ont pu nous donner de certitudes.
En outre, je ne souhaitais nullement savoir qui ils étaient, ni qu'eux-mêmes sachent ce qu'Henriette et moi-même venions de faire. Quand ils ont fini leur affaire et qu'ils sont partis, nous avons pu rejoindre la fête mais vous étiez parti et je n'ai pu alléger mes inquiétudes.
Je suis rassuré sur ce dernier point, sachant que nous avons vécu de drôles d'aventures dans ces couloirs. Je sens mon cœur également rassuré à espérer que ma protégée soit sous votre garde. Je prie pour que vous soyez là à temps. Et il se murmure que cette fête dépassera celle du château du Plessis. Le frère du roi, le Duc d'Anjou, a mis sa touche personnelle dans l'organisation de celle-ci. Ce qui pour moi augure d'une luxure et d'une obscénité sans pareille.
Votre éternel redevable
Baron Hugues de Hautchateau
Baron Hugues de Hautchateau
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