Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Actes manqués — Chapitre 15 · Dénouement
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Actes manqués
Chapitre 15 · Dénouement
TGV8722
Arrivée à 18h43.
Je viens d'arriver. Un taxi m'emmène chez Jean-Paul. Sophie m'ouvre la porte. Je ne suis pas vraiment surpris. Depuis quelques semaines, ils ne se quittent plus et je suis heureux qu'ils se soient trouvés. Ils semblent vraiment faits l'un pour l'autre et heureux. J'en suis content et Sophie semble plus heureuse qu'avec moi. J'en ai un pincement au coeur mais je me raisonne en me disant qu'elle est heureuse au moins.
La soirée est détendue et nous en profitons et Jean Paul me donne des tuyaux pour l'entretien du lendemain. La nuit est un peu tendue mais je dors à peu près bien.
Le lendemain, je me présente à l'entretien qui se passe à merveille. J'en suis content.
je décide d'aller voir Angi après l'entretien. Je suis tout chose devant sa porte et au moment où j'allais frapper à la porte... elle s'ouvre et je vois un homme sortir. Plutôt jeune, il est étonné et s'efface puis referme la porte. Il s'éloigne en me dévisageant. Je n'ose plus frapper...Elle m'a remplacé... le coeur triste, je m'éloigne les larmes aux yeux... je ne vois pas que derrière le rideau, les yeux d'Angi me regardent... étonnés et un peu stupéfiés de me voir...
Le reste de la journée, j'erre sans but en ville...
Je suis abattu et rien ne m'intéresse plus. Tel un zombie.
Je veux téléphoner à Jean Paul mais je me rends compte que j'ai laissé mon portable allumé sur la table de la cuisine. Peu importe finalement...
Je ne vois pas qui pourrait m'appeler de toutes façons...
Arrivée à 18h43.
Je viens d'arriver. Un taxi m'emmène chez Jean-Paul. Sophie m'ouvre la porte. Je ne suis pas vraiment surpris. Depuis quelques semaines, ils ne se quittent plus et je suis heureux qu'ils se soient trouvés. Ils semblent vraiment faits l'un pour l'autre et heureux. J'en suis content et Sophie semble plus heureuse qu'avec moi. J'en ai un pincement au coeur mais je me raisonne en me disant qu'elle est heureuse au moins.
La soirée est détendue et nous en profitons et Jean Paul me donne des tuyaux pour l'entretien du lendemain. La nuit est un peu tendue mais je dors à peu près bien.
Le lendemain, je me présente à l'entretien qui se passe à merveille. J'en suis content.
je décide d'aller voir Angi après l'entretien. Je suis tout chose devant sa porte et au moment où j'allais frapper à la porte... elle s'ouvre et je vois un homme sortir. Plutôt jeune, il est étonné et s'efface puis referme la porte. Il s'éloigne en me dévisageant. Je n'ose plus frapper...Elle m'a remplacé... le coeur triste, je m'éloigne les larmes aux yeux... je ne vois pas que derrière le rideau, les yeux d'Angi me regardent... étonnés et un peu stupéfiés de me voir...
Le reste de la journée, j'erre sans but en ville...
Je suis abattu et rien ne m'intéresse plus. Tel un zombie.
Je veux téléphoner à Jean Paul mais je me rends compte que j'ai laissé mon portable allumé sur la table de la cuisine. Peu importe finalement...
Je ne vois pas qui pourrait m'appeler de toutes façons...
* * *
* *
*
Angi tourne en rond. Elle ne sait plus quoi faire. Elle est perdue dans ses pensées. Avoir aperçu Julien derrière la fenêtre, l'a perturbée. Elle ne pensait pas le revoir aussi vite. Des jours qu'elle ne lui avait pas donné de nouvelle. Pourquoi agit-elle ainsi ?
— Léa…que dois-je faire ? je ne peux pas le laisser ainsi sans un mot, sans une explication.
— Angi, pourquoi refuses-tu de lui dire ?
— Je ne sais pas… Il est déjà si préoccupé par les derniers événements, je ne veux pas en rajouter.
— Tu devrais lui en parler, peut être serait-il ravi de l'apprendre ?
— Tu crois ? Moi, non. Je ne crois pas. Il n'est pas prêt, et moi non plus. Non, je ne lui en parlerai pas. Je dois faire ce qu'il me semble le plus juste pour nous deux.
— Tu ne devrais pas prendre cette décision toute seule. Vous étiez deux, c'est à deux que cette décision doit être prise et non, seule. Angi, tu m'écoutes?
— Oui…
— Bon, il faut que j'aille rejoindre Éric, cela fait des heures qu'il est parti. Il doit m'attendre impatiemment. Nous fêtons nos retrouvailles, cela fait aujourd'hui deux ans que nous nous sommes retrouvés.
— Vous êtes mignons tous les deux, et il a vraiment l'air amoureux.
— Toi aussi…ne te voile pas la face, Angi, pense à toi. Réfléchis bien, tu risques de le perdre. A demain ma belle !
Les deux jeunes femmes s'embrassent et se quittent sur le pas de la porte.
Angi se retrouve à nouveau seule. Il n'est pas question de se morfondre, ça non.
Elle enfile son blouson et décide d'aller se promener sur le bord de mer. Prendre l'air marin du soir, lui fera le plus grand bien.
Elle marche calmement le long des rues. Au bout d'un quart d'heure de marche, elle arrive dans le centre ville, et décide de passer par la rue principale, histoire de jeter un œil aux vitrines des magasins. Les vitrines sont magnifiquement éclairées. Elle s'attarde devant une bijouterie, elle est plongée dans ses pensées. Les bagues sont magnifiques, les parures scintillent, les pierres sont finement dessinées. C'est si beau quand ça brille de mille éclats.
Ses yeux fixent les alliances. Il y en a une qui lui plait vraiment. Elle baisse la tête,relève sa main gauche et caresse son annulaire. Elle effleure ce doigt dénudé. Elle sourit, une larme, puis deux perlent aux coins de ses paupières. Elle pense à Julien…
« Où peut-il bien être ? »
Julien lui manque, elle n'aurait pas dû s'éloigner ainsi. Elle ne devrait pas lui cacher la vérité. Mais quelle vérité ? après tout, il ne sait rien, et il ne le saura sans doute jamais. Angi a décidé de partir.
Elle regarde le reflet de son visage dans la vitrine. Elle hausse les épaules. Un sentiment de tristesse et de culpabilité la traverse. Elle s'en veut. Son esprit est torturé depuis qu'elle l'a revu. Le pessimisme, d'habitude ce n'est pas pour elle, mais aujourd'hui c'est différent. Une nouvelle carte est apparu dans le jeu, il faut qu'elle assume la situation, qu'elle s'en sorte mais seule. Elle ne peut pas lui imposer cela.
Terrible est la décision pour elle.
Elle continue sa route sans vraiment prêter attention aux gens qui l'entourent. Elle arrive enfin sur la promenade et la mer est sombre comme l'est ce ciel ce soir. Pas une étoile ne scintille. Le fracas des vagues sur les rochers résonne dans la nuit. Il n'y a personne sur la plage à part un homme assis sur le sable. Il est assez loin. Angi s'assoit sur un banc et respire cet air marin qu'elle affectionne. Une odeur d'embrun lui chatouille les narines. Une petite brise s'est levée. L'homme au loin sur le sable s'est levé aussi. Il traîne les pieds dans le sable, en tenant ses chaussures à la main. Il approche, et Angi le regarde.
Elle regarde cette silhouette qui s'approche. L'homme a levé la tête…
— Julien ?
L'homme lève son visage,s'arrête et la regarde.
— Angi ?
— Oui ! Julien…
— Angi…
Julien lâche ses chaussures et retrouve un souffle d'énergie. Il avance un peu plus vite et monte l'escalier qui le mène à sa bien aimée.
Angi est souriante, elle reprend espoir et sait à présent qu ‘elle doit lui dire, mais au moment où Julien s'apprête à l'étreindre, un vrombissement de moteur résonne dans la nuit. Des crissements puissants de pneus couvrent totalement le roulement des vagues sur les récifs. Tout va très vite, La voiture arrive à toute vitesse, faisant voler les chaises qui étaient posées sur le bord de mer. Les phares éblouissent les yeux de nos deux amoureux. Une des chaises a volé en direction d'Angi et Julien s'est jeté sur elle pour l'écarter du danger. Malheureusement, ils heurtent contre le bord du muret puis basculent par dessus le petit muret. Ils atterrissent dans le sable froid, qui par miracle, amortit un peu leur chute.
La voiture lancée à toute vitesse, vient percuter le banc où quelques minutes avant Angi était assise. La voiture dérape, le conducteur essaie de freiner et finit sa course à quelques mètres de notre jeune couple qui la suit des yeux. La voiture est passée par dessus le muret dans un fracas de tôles, une des portières s'est ouverte et est arrachée au contact du mur de pierre, le pare choc s'est détaché et le véhicule a atterri dans le sable.
Le conducteur est secoué mais conscient. Après quelques minutes de silence, il bouge et regarde autour de lui. Il descend de la voiture en titubant et en vociférant des insultes à l'égard de la voiture. Il titube, et semble avoir bu.
Julien se relève, regarde le conducteur qui s'éloigne. Nos amoureux semblent avoir eu plus de peur que de mal. Angi est secouée et tente de se lever. Elle est presque debout lorsqu'une violente douleur au bas de l'abdomen la fige sur place et l'oblige à se plier en deux. Julien inquiet, la soutient et l'aide à s'asseoir en lui demandant ce qu'elle a. Angie, têtue comme elle est, ne lui dit rien, le rassure simplement en lui disant que cela va passer. Julien la croit, il n'a aucune raison de ne pas la croire et surtout pas après ce qu'il vient de se passer.
Angi essaie à nouveau de se lever et cette fois ci avec le soutien de son ami, elle arrive à se tenir debout et à avancer. Ils montent doucement les escaliers, et la douleur reprend encore plus violente,encore plus intense. Cette fois ci, Angi s'écroule dans les bras de Julien. Angi a perdu connaissance. Julien tente de la faire revenir à elle, mais sans succès.
Le fracas causé par cette voiture a alerté quelques personnes qui habitent le bord de mer. Des sirènes retentissent au loin. Julien se calme et serre Angi dans ses bras en lui demandant de ne pas le laisser. Angi reprend un peu conscience et lève les yeux vers lui.
— J'ai mal…
— Où Angi, dit moi où ?
— Julien…
— Oui, Angi …
— Le …b…
— Le quoi ? Angie,ouvre les yeux… le quoi ?
— Le bébé…
— Quel bébé ? De quoi tu parles Angie ?
Angie prend alors la main de Julien et la pose sur son ventre.
Les mots en cet instant sont inutiles…
Des larmes coulent des yeux d'Angi… Angi qui serre très fort la main posée sur ce petit bout de vie qui pousse en elle. Julien la fixe du regard, son regard est doux, ses yeux brillent dans des larmes contenues. Il la serre contre lui. Des voitures, des gyrophares, le bruit des sirènes ne semblent pas les perturber plus que ça. Des gens s'affairent autour d'eux, et ils sont assis sur le béton comme si rien ni personne n'existait autour. Le médecin du service des secours leur pose des questions. Les réponses sont à peine audibles. Angi a de nouveau perdu connaissance.
Les pompiers la transportent sur un brancard. Pendant que le médecin l'ausculte, Julien répond aux questions des policiers. Le médecin s'attarde sur l'abdomen d'Angi, Julien le rejoint et lui dit qu'elle est enceinte. Le médecin lui demande de combien. Julien est incapable de répondre. Le docteur termine son examen. Angi a des pertes de sang. Le médecin semble inquiet. Une fois son auscultation terminée, et les premiers soins apportés à la jeune femme, le brancard est transporté dans l'ambulance des pompiers. Julien monte et s'installe prés d'elle, lui tient la main. Le médecin lui explique alors que des examens complémentaires sont nécessaires. Julien acquiesce puis les portières se referment sur eux.
L'ambulance des pompiers avance lentement, la sirène retentit à chaque croisement, à chaque feu. Les lumières nocturnes défilent en même temps que la vie de julien. Les images, les mots, les derniers événements sont projetés comme un film au ralenti.
« Pourquoi, ne m'as-tu rien dit ? , Pourquoi Angi ? Angi, c'est merveilleux, je ne pouvais pas espérer un plus beau cadeau… »
Julien s'est approché du visage d'Angi, il l'embrasse, lui dit qu'il l'aime sous le regard attentif des deux pompiers présents.
Au bout de quelques minutes qui semblent être une éternité, ils arrivent à l'hôpital. Angi est tout d'abord dirigée vers les urgences où des examens complémentaires vont être faits. L'interne de garde appelle l'obstétricien de garde qui ne met pas longtemps à arriver. Julien est dans la salle d'attente. Il fait les cents pas au milieu d'autres gens qui attendent eux aussi.
L'infirmière vient le chercher car le médecin veut le voir.
— Vous êtes de la famille ?
— Oui. C'est ma compagne.
— Son état est stable. Nous allons la transférer dans le service de maternité. Elle doit être surveillée quelques jours. Elle a perdu du sang, le col est ouvert…(explications et termes médicaux incompréhensibles)
Julien ne comprend rien à ce que lui raconte le médecin.
— Le bébé, Dr, le bébé, comment va-t-il ?
Trop tard, la question arrive trop tard…Le médecin est déjà au bout du couloir.
Le brancardier emmène Angi en maternité où elle est placée sous monitoring. Un bruit de cheval au galop résonne dans la petite pièce où elle est installée. Angi est toujours endormie.
Julien arrive accompagnée par une infirmière.
— Ce bruit, c'est quoi ?
— Le cœur du bébé…
Les larmes trop longtemps contenues coulent à présent. L'infirmière est émue de voir cet homme pleurer.
— Vous pouvez rester prés d'elle cette nuit… La sonnette est là si vous avez besoin de quelque chose.
La nuit passe, Julien est endormi dans le fauteuil. Léa arrive et le réveille. Elle lui dit que tout va bien. Elle travaille dans cet hôpital et passait voir une amie aux urgences, quand elle a entendu le nom de famille d'Angi. Léa lui explique alors la situation, privilège d'être infirmière, elle emploie un vocabulaire que julien comprend.
Elle lui explique aussi pourquoi Angi avait décidé de ne pas lui parler du bébé. Julien est pensif mais comprend. Léa reste une petite heure avec eux. Angi se réveille enfin. Elle tourne les yeux vers le monitoring et observe le tracé et entend les battements du cœur du bébé. Il bat à un rythme éffreiné et rien ne semble ralentir cette course interminable. Elle serre la main de Julien.
— Julien…
— Chut…ne dis rien, Léa m'a tout expliqué. Tout ira bien.Chut…
Angi se tourne alors vers Léa…
—Merci Léa…
Léa lui répond d'un sourire puis les laisse. Une infirmière rentre alors dans la chambre, demande gentiment à julien et à Léa de sortir, et de revenir plus tard.
Ils sortent et passent la matinée ensemble.
En début d'après midi, Julien revient auprès d'Angi qui n'a pas le droit de se lever. Il faudra qu'elle reste alitée jusqu'à la naissance du bébé. Il tient un magnifique bouquet de roses rouges dans les bras. Il lui offre ce magnifique bouquet. Il approche du lit, s'assoit près d'elle, glisse sa main dans la poche de son blouson et en sort un petit écrin.
Il ouvre l'écrin les mains un peu tremblantes et tout en le présentant à Angi, lui demande…
— Veux-tu m'épouser ?
- …
Angi regarde l'écrin où est posée une magnifique bague. Ses yeux sont remplis de larmes. Elle sourit, et d'une voix timide lui répond tout en lui caressant le visage…
— Oui…
Cette réponse est confirmée par un délicieux baiser. Les cœurs battent à l'unisson sous le bruit des sabots d'un cheval au galop.
Les mois passent. Julien a retrouvé du travail. Il est devenu le directeur artistique de la boîte de strip-tease où travaillait Angi. Le dirigeant de la boite avait en projet de s'agrandir et de créer des spectacles. Julien réalise ainsi son rêve. Angi après avoir passé plusieurs mois alitée, vient de donner naissance à une magnifique petite fille, que notre couple a appelée « Léa ».
Quelques semaines passent…
Le jour du mariage arrive. Angi et Julien sont très nerveux.
Tous les invités sont là, debout à attendre l'arrivée de la mariée. Une voiture approche, Angi est à l'arrière. La voiture s'arrête devant la porte de la mairie. Angi en descend…
Elle est magnifique dans cette robe de mariée. C'est une robe en satin de couleur écru parsemée de roses et de perles assorties. Elle est coiffée et maquillée comme une princesse.
Angi entre dans la mairie au bras d'Éric. Julien debout devant le maire, se retourne et découvre sa future épouse. L'émotion se lit dans les regards. La petite Léa est dans les bras de la grande Léa.
Angi vient se placer prés de Julien et Mr le Maire commence son petit discours officiel. La question que tout le monde attend arrive enfin sur les lèvres de cet officiel.
Nos amoureux se regardent, se disent « OUI », les alliances posées sur un coussin rouge velours, sont échangées et passées aux annulaires de nos deux mariés.
Ils se regardent,le cœur et les yeux emprunts d'une grande émotion, et avec l'accord de Mr Le Maire, scellent cette union dans un baiser très tendre sous les regard émus et heureux de l'assemblée.
FIN ( Enfin sauf si finalement... ;)
— Léa…que dois-je faire ? je ne peux pas le laisser ainsi sans un mot, sans une explication.
— Angi, pourquoi refuses-tu de lui dire ?
— Je ne sais pas… Il est déjà si préoccupé par les derniers événements, je ne veux pas en rajouter.
— Tu devrais lui en parler, peut être serait-il ravi de l'apprendre ?
— Tu crois ? Moi, non. Je ne crois pas. Il n'est pas prêt, et moi non plus. Non, je ne lui en parlerai pas. Je dois faire ce qu'il me semble le plus juste pour nous deux.
— Tu ne devrais pas prendre cette décision toute seule. Vous étiez deux, c'est à deux que cette décision doit être prise et non, seule. Angi, tu m'écoutes?
— Oui…
— Bon, il faut que j'aille rejoindre Éric, cela fait des heures qu'il est parti. Il doit m'attendre impatiemment. Nous fêtons nos retrouvailles, cela fait aujourd'hui deux ans que nous nous sommes retrouvés.
— Vous êtes mignons tous les deux, et il a vraiment l'air amoureux.
— Toi aussi…ne te voile pas la face, Angi, pense à toi. Réfléchis bien, tu risques de le perdre. A demain ma belle !
Les deux jeunes femmes s'embrassent et se quittent sur le pas de la porte.
Angi se retrouve à nouveau seule. Il n'est pas question de se morfondre, ça non.
Elle enfile son blouson et décide d'aller se promener sur le bord de mer. Prendre l'air marin du soir, lui fera le plus grand bien.
Elle marche calmement le long des rues. Au bout d'un quart d'heure de marche, elle arrive dans le centre ville, et décide de passer par la rue principale, histoire de jeter un œil aux vitrines des magasins. Les vitrines sont magnifiquement éclairées. Elle s'attarde devant une bijouterie, elle est plongée dans ses pensées. Les bagues sont magnifiques, les parures scintillent, les pierres sont finement dessinées. C'est si beau quand ça brille de mille éclats.
Ses yeux fixent les alliances. Il y en a une qui lui plait vraiment. Elle baisse la tête,relève sa main gauche et caresse son annulaire. Elle effleure ce doigt dénudé. Elle sourit, une larme, puis deux perlent aux coins de ses paupières. Elle pense à Julien…
« Où peut-il bien être ? »
Julien lui manque, elle n'aurait pas dû s'éloigner ainsi. Elle ne devrait pas lui cacher la vérité. Mais quelle vérité ? après tout, il ne sait rien, et il ne le saura sans doute jamais. Angi a décidé de partir.
Elle regarde le reflet de son visage dans la vitrine. Elle hausse les épaules. Un sentiment de tristesse et de culpabilité la traverse. Elle s'en veut. Son esprit est torturé depuis qu'elle l'a revu. Le pessimisme, d'habitude ce n'est pas pour elle, mais aujourd'hui c'est différent. Une nouvelle carte est apparu dans le jeu, il faut qu'elle assume la situation, qu'elle s'en sorte mais seule. Elle ne peut pas lui imposer cela.
Terrible est la décision pour elle.
Elle continue sa route sans vraiment prêter attention aux gens qui l'entourent. Elle arrive enfin sur la promenade et la mer est sombre comme l'est ce ciel ce soir. Pas une étoile ne scintille. Le fracas des vagues sur les rochers résonne dans la nuit. Il n'y a personne sur la plage à part un homme assis sur le sable. Il est assez loin. Angi s'assoit sur un banc et respire cet air marin qu'elle affectionne. Une odeur d'embrun lui chatouille les narines. Une petite brise s'est levée. L'homme au loin sur le sable s'est levé aussi. Il traîne les pieds dans le sable, en tenant ses chaussures à la main. Il approche, et Angi le regarde.
Elle regarde cette silhouette qui s'approche. L'homme a levé la tête…
— Julien ?
L'homme lève son visage,s'arrête et la regarde.
— Angi ?
— Oui ! Julien…
— Angi…
Julien lâche ses chaussures et retrouve un souffle d'énergie. Il avance un peu plus vite et monte l'escalier qui le mène à sa bien aimée.
Angi est souriante, elle reprend espoir et sait à présent qu ‘elle doit lui dire, mais au moment où Julien s'apprête à l'étreindre, un vrombissement de moteur résonne dans la nuit. Des crissements puissants de pneus couvrent totalement le roulement des vagues sur les récifs. Tout va très vite, La voiture arrive à toute vitesse, faisant voler les chaises qui étaient posées sur le bord de mer. Les phares éblouissent les yeux de nos deux amoureux. Une des chaises a volé en direction d'Angi et Julien s'est jeté sur elle pour l'écarter du danger. Malheureusement, ils heurtent contre le bord du muret puis basculent par dessus le petit muret. Ils atterrissent dans le sable froid, qui par miracle, amortit un peu leur chute.
La voiture lancée à toute vitesse, vient percuter le banc où quelques minutes avant Angi était assise. La voiture dérape, le conducteur essaie de freiner et finit sa course à quelques mètres de notre jeune couple qui la suit des yeux. La voiture est passée par dessus le muret dans un fracas de tôles, une des portières s'est ouverte et est arrachée au contact du mur de pierre, le pare choc s'est détaché et le véhicule a atterri dans le sable.
Le conducteur est secoué mais conscient. Après quelques minutes de silence, il bouge et regarde autour de lui. Il descend de la voiture en titubant et en vociférant des insultes à l'égard de la voiture. Il titube, et semble avoir bu.
Julien se relève, regarde le conducteur qui s'éloigne. Nos amoureux semblent avoir eu plus de peur que de mal. Angi est secouée et tente de se lever. Elle est presque debout lorsqu'une violente douleur au bas de l'abdomen la fige sur place et l'oblige à se plier en deux. Julien inquiet, la soutient et l'aide à s'asseoir en lui demandant ce qu'elle a. Angie, têtue comme elle est, ne lui dit rien, le rassure simplement en lui disant que cela va passer. Julien la croit, il n'a aucune raison de ne pas la croire et surtout pas après ce qu'il vient de se passer.
Angi essaie à nouveau de se lever et cette fois ci avec le soutien de son ami, elle arrive à se tenir debout et à avancer. Ils montent doucement les escaliers, et la douleur reprend encore plus violente,encore plus intense. Cette fois ci, Angi s'écroule dans les bras de Julien. Angi a perdu connaissance. Julien tente de la faire revenir à elle, mais sans succès.
Le fracas causé par cette voiture a alerté quelques personnes qui habitent le bord de mer. Des sirènes retentissent au loin. Julien se calme et serre Angi dans ses bras en lui demandant de ne pas le laisser. Angi reprend un peu conscience et lève les yeux vers lui.
— J'ai mal…
— Où Angi, dit moi où ?
— Julien…
— Oui, Angi …
— Le …b…
— Le quoi ? Angie,ouvre les yeux… le quoi ?
— Le bébé…
— Quel bébé ? De quoi tu parles Angie ?
Angie prend alors la main de Julien et la pose sur son ventre.
Les mots en cet instant sont inutiles…
Des larmes coulent des yeux d'Angi… Angi qui serre très fort la main posée sur ce petit bout de vie qui pousse en elle. Julien la fixe du regard, son regard est doux, ses yeux brillent dans des larmes contenues. Il la serre contre lui. Des voitures, des gyrophares, le bruit des sirènes ne semblent pas les perturber plus que ça. Des gens s'affairent autour d'eux, et ils sont assis sur le béton comme si rien ni personne n'existait autour. Le médecin du service des secours leur pose des questions. Les réponses sont à peine audibles. Angi a de nouveau perdu connaissance.
Les pompiers la transportent sur un brancard. Pendant que le médecin l'ausculte, Julien répond aux questions des policiers. Le médecin s'attarde sur l'abdomen d'Angi, Julien le rejoint et lui dit qu'elle est enceinte. Le médecin lui demande de combien. Julien est incapable de répondre. Le docteur termine son examen. Angi a des pertes de sang. Le médecin semble inquiet. Une fois son auscultation terminée, et les premiers soins apportés à la jeune femme, le brancard est transporté dans l'ambulance des pompiers. Julien monte et s'installe prés d'elle, lui tient la main. Le médecin lui explique alors que des examens complémentaires sont nécessaires. Julien acquiesce puis les portières se referment sur eux.
L'ambulance des pompiers avance lentement, la sirène retentit à chaque croisement, à chaque feu. Les lumières nocturnes défilent en même temps que la vie de julien. Les images, les mots, les derniers événements sont projetés comme un film au ralenti.
« Pourquoi, ne m'as-tu rien dit ? , Pourquoi Angi ? Angi, c'est merveilleux, je ne pouvais pas espérer un plus beau cadeau… »
Julien s'est approché du visage d'Angi, il l'embrasse, lui dit qu'il l'aime sous le regard attentif des deux pompiers présents.
Au bout de quelques minutes qui semblent être une éternité, ils arrivent à l'hôpital. Angi est tout d'abord dirigée vers les urgences où des examens complémentaires vont être faits. L'interne de garde appelle l'obstétricien de garde qui ne met pas longtemps à arriver. Julien est dans la salle d'attente. Il fait les cents pas au milieu d'autres gens qui attendent eux aussi.
L'infirmière vient le chercher car le médecin veut le voir.
— Vous êtes de la famille ?
— Oui. C'est ma compagne.
— Son état est stable. Nous allons la transférer dans le service de maternité. Elle doit être surveillée quelques jours. Elle a perdu du sang, le col est ouvert…(explications et termes médicaux incompréhensibles)
Julien ne comprend rien à ce que lui raconte le médecin.
— Le bébé, Dr, le bébé, comment va-t-il ?
Trop tard, la question arrive trop tard…Le médecin est déjà au bout du couloir.
Le brancardier emmène Angi en maternité où elle est placée sous monitoring. Un bruit de cheval au galop résonne dans la petite pièce où elle est installée. Angi est toujours endormie.
Julien arrive accompagnée par une infirmière.
— Ce bruit, c'est quoi ?
— Le cœur du bébé…
Les larmes trop longtemps contenues coulent à présent. L'infirmière est émue de voir cet homme pleurer.
— Vous pouvez rester prés d'elle cette nuit… La sonnette est là si vous avez besoin de quelque chose.
La nuit passe, Julien est endormi dans le fauteuil. Léa arrive et le réveille. Elle lui dit que tout va bien. Elle travaille dans cet hôpital et passait voir une amie aux urgences, quand elle a entendu le nom de famille d'Angi. Léa lui explique alors la situation, privilège d'être infirmière, elle emploie un vocabulaire que julien comprend.
Elle lui explique aussi pourquoi Angi avait décidé de ne pas lui parler du bébé. Julien est pensif mais comprend. Léa reste une petite heure avec eux. Angi se réveille enfin. Elle tourne les yeux vers le monitoring et observe le tracé et entend les battements du cœur du bébé. Il bat à un rythme éffreiné et rien ne semble ralentir cette course interminable. Elle serre la main de Julien.
— Julien…
— Chut…ne dis rien, Léa m'a tout expliqué. Tout ira bien.Chut…
Angi se tourne alors vers Léa…
—Merci Léa…
Léa lui répond d'un sourire puis les laisse. Une infirmière rentre alors dans la chambre, demande gentiment à julien et à Léa de sortir, et de revenir plus tard.
Ils sortent et passent la matinée ensemble.
En début d'après midi, Julien revient auprès d'Angi qui n'a pas le droit de se lever. Il faudra qu'elle reste alitée jusqu'à la naissance du bébé. Il tient un magnifique bouquet de roses rouges dans les bras. Il lui offre ce magnifique bouquet. Il approche du lit, s'assoit près d'elle, glisse sa main dans la poche de son blouson et en sort un petit écrin.
Il ouvre l'écrin les mains un peu tremblantes et tout en le présentant à Angi, lui demande…
— Veux-tu m'épouser ?
- …
Angi regarde l'écrin où est posée une magnifique bague. Ses yeux sont remplis de larmes. Elle sourit, et d'une voix timide lui répond tout en lui caressant le visage…
— Oui…
Cette réponse est confirmée par un délicieux baiser. Les cœurs battent à l'unisson sous le bruit des sabots d'un cheval au galop.
Les mois passent. Julien a retrouvé du travail. Il est devenu le directeur artistique de la boîte de strip-tease où travaillait Angi. Le dirigeant de la boite avait en projet de s'agrandir et de créer des spectacles. Julien réalise ainsi son rêve. Angi après avoir passé plusieurs mois alitée, vient de donner naissance à une magnifique petite fille, que notre couple a appelée « Léa ».
Quelques semaines passent…
Le jour du mariage arrive. Angi et Julien sont très nerveux.
Tous les invités sont là, debout à attendre l'arrivée de la mariée. Une voiture approche, Angi est à l'arrière. La voiture s'arrête devant la porte de la mairie. Angi en descend…
Elle est magnifique dans cette robe de mariée. C'est une robe en satin de couleur écru parsemée de roses et de perles assorties. Elle est coiffée et maquillée comme une princesse.
Angi entre dans la mairie au bras d'Éric. Julien debout devant le maire, se retourne et découvre sa future épouse. L'émotion se lit dans les regards. La petite Léa est dans les bras de la grande Léa.
Angi vient se placer prés de Julien et Mr le Maire commence son petit discours officiel. La question que tout le monde attend arrive enfin sur les lèvres de cet officiel.
Nos amoureux se regardent, se disent « OUI », les alliances posées sur un coussin rouge velours, sont échangées et passées aux annulaires de nos deux mariés.
Ils se regardent,le cœur et les yeux emprunts d'une grande émotion, et avec l'accord de Mr Le Maire, scellent cette union dans un baiser très tendre sous les regard émus et heureux de l'assemblée.
FIN ( Enfin sauf si finalement... ;)
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Commentaires ()
Passe quand même de bonnes fêtes, empreintes de joie, et mollo mollo sur l'alcool si tu conduis, conseil d'un ex pompier, qui en a trop vus des morts en fin d'année.
Elle est magnifique, j'ai adoré. Tout est intelligent ,du sexe quand c'est utile. Rien de vulgaire. Vraiment bravo !!!