Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le journal intime de Clémence — Chapitre 14
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le journal intime de Clémence
Chapitre 14
Jeudi 20 juin
Toutes les deux, Camille et moi, à nous préparer dans la salle de bains. À nous faire une beauté, côte à côte, devant la glace.
‒ Encore une de ces nuits !
‒ À qui le dis-tu !
‒ T'avais laissé ta porte entrebâillée, j'ai vu.
‒ Oui… Et alors ?
‒ Et alors, ben, rien. J'allais pas planter Julien là tout seul dans le lit pour aller mater ce qui se passait à côté. Il aurait fallu qu'il dorme. Seulement ça ! Tant que vous en êtes de vous envoyer en l'air pas question.
Ça a tambouriné à la porte. Pierre.
‒ Oh, les filles, vous en avez pour longtemps ?
‒ Pas mal, oui. Pourquoi ?
‒ Parce que je suis à la bourre. Et qu'il faudrait que je prenne ma douche
‒ Ben viens la prendre. Elle s'en fout Camille. Hein que tu t'en fous !
‒ Complètement.
Elle ne s'en foutait pas : elle ne l'a pas quitté des yeux, tout du long, dans la glace…
‒ Encore une de ces nuits !
‒ À qui le dis-tu !
‒ T'avais laissé ta porte entrebâillée, j'ai vu.
‒ Oui… Et alors ?
‒ Et alors, ben, rien. J'allais pas planter Julien là tout seul dans le lit pour aller mater ce qui se passait à côté. Il aurait fallu qu'il dorme. Seulement ça ! Tant que vous en êtes de vous envoyer en l'air pas question.
Ça a tambouriné à la porte. Pierre.
‒ Oh, les filles, vous en avez pour longtemps ?
‒ Pas mal, oui. Pourquoi ?
‒ Parce que je suis à la bourre. Et qu'il faudrait que je prenne ma douche
‒ Ben viens la prendre. Elle s'en fout Camille. Hein que tu t'en fous !
‒ Complètement.
Elle ne s'en foutait pas : elle ne l'a pas quitté des yeux, tout du long, dans la glace…
‒ Bon, ben tu l'as vu finalement !
‒ Bien mieux que l'autre fois. Bien plus longtemps. Et recto verso.
Elle s'est reversé un grand bol de café au lait.
‒ J'adore ses fesses.
Qu'elle a avalé d'un trait.
‒ J'ai cru qu'il allait bander à un moment. Ça commençait, non ?
‒ Un peu, oui. Ça lui déplaisait pas la situation. Je le connais.
‒ Comment il est avec toi quand il te le fait ?
‒ Comment ça ?
‒ Ben je sais pas. Il est tendre ? Ardent ? Passionné ? Caressant ?
‒ Un peu tout ça. Ça dépend des fois.
‒ J'aimerais trop ça vous voir ensemble un jour.
‒ Et moi vous voir, Julien et toi. Oh, mais si on s'y prend bien…
‒ Bien mieux que l'autre fois. Bien plus longtemps. Et recto verso.
Elle s'est reversé un grand bol de café au lait.
‒ J'adore ses fesses.
Qu'elle a avalé d'un trait.
‒ J'ai cru qu'il allait bander à un moment. Ça commençait, non ?
‒ Un peu, oui. Ça lui déplaisait pas la situation. Je le connais.
‒ Comment il est avec toi quand il te le fait ?
‒ Comment ça ?
‒ Ben je sais pas. Il est tendre ? Ardent ? Passionné ? Caressant ?
‒ Un peu tout ça. Ça dépend des fois.
‒ J'aimerais trop ça vous voir ensemble un jour.
‒ Et moi vous voir, Julien et toi. Oh, mais si on s'y prend bien…
10 heures
Sophie tirait une tronche de dix kilomètres.
‒ Qu'est-ce t'as ?
‒ Mais rien !
‒ Mais si ! Je vois bien que t'as quelque chose. Tu fais la gueule. Allez, accouche !
‒ Non, mais attends ! Avant-hier il y en avait que pour toi. Il a passé son temps à te reluquer l'entrecuisses avec des yeux de merlan frit. Il s'est pas occupé de moi. Pas une seule seconde. J'existais pas. Hier j'étais pas là. Alors je sais pas au juste ce qui s'est passé.
‒ Je te l'ai dit ce qui s'est passé. Il s'est fait jouir. Tout seul. Je me suis même pas désapée.
‒ Et aujourd'hui encore une fois il y en a eu que pour toi. Et que je te la branle à tout-va, la Clémence. Et qu'elle te gigote et qu'elle se tortille. Et qu'elle te piaule à en faire trembler tout l'immeuble. Et moi, dans tout ça ? Hein ? Moi ? Tout le monde s'en foutait. J'aurais pas été là que ça aurait été du pareil au même. Alors faut le dire si je dérange. Faut le dire si je suis de trop.
‒ Mais non, oh ! Qu'est-ce que tu vas chercher!
‒ On dirait pas !
‒ Oui, oh ben tu sais pas ? Demain t'iras toute seule. Il te l'avait proposé n'importe comment.
‒ Qu'est-ce t'as ?
‒ Mais rien !
‒ Mais si ! Je vois bien que t'as quelque chose. Tu fais la gueule. Allez, accouche !
‒ Non, mais attends ! Avant-hier il y en avait que pour toi. Il a passé son temps à te reluquer l'entrecuisses avec des yeux de merlan frit. Il s'est pas occupé de moi. Pas une seule seconde. J'existais pas. Hier j'étais pas là. Alors je sais pas au juste ce qui s'est passé.
‒ Je te l'ai dit ce qui s'est passé. Il s'est fait jouir. Tout seul. Je me suis même pas désapée.
‒ Et aujourd'hui encore une fois il y en a eu que pour toi. Et que je te la branle à tout-va, la Clémence. Et qu'elle te gigote et qu'elle se tortille. Et qu'elle te piaule à en faire trembler tout l'immeuble. Et moi, dans tout ça ? Hein ? Moi ? Tout le monde s'en foutait. J'aurais pas été là que ça aurait été du pareil au même. Alors faut le dire si je dérange. Faut le dire si je suis de trop.
‒ Mais non, oh ! Qu'est-ce que tu vas chercher!
‒ On dirait pas !
‒ Oui, oh ben tu sais pas ? Demain t'iras toute seule. Il te l'avait proposé n'importe comment.
20 heures
Stéphane s'est précipité vers moi.
‒ Te voilà ! Te voilà ! Tu es venue. C'est Adela, les filles ! Enfin… Clémence.
Il y en a une qui a murmuré assez fort pour que je l'entende :
‒ En retard dès la première répét. Ça promet.
Il a fait les présentations. Angustias-Marlène. Magdalena-Aurore. Amelia-Celia. D'autres encore. Et puis on a commencé. On a débroussaillé. Il a parlé. De la psychologie des personnages. De la façon dont il les voyait. De l'atmosphère étouffante qu'il allait falloir réussir à restituer. De Pepe. Le seul personnage masculin. Qui n'apparaissait jamais. Qui n'en était que plus présent. Elles buvaient ses paroles. Elles le couvaient des yeux. Amelia surtout. Quant à Magdalena elle a tenu, sur le trottoir, en sortant, à mettre les choses au point.
‒ Écoute là ! Il est à moi Stéphane. Alors, pas touche. C'est compris ?
‒ Te voilà ! Te voilà ! Tu es venue. C'est Adela, les filles ! Enfin… Clémence.
Il y en a une qui a murmuré assez fort pour que je l'entende :
‒ En retard dès la première répét. Ça promet.
Il a fait les présentations. Angustias-Marlène. Magdalena-Aurore. Amelia-Celia. D'autres encore. Et puis on a commencé. On a débroussaillé. Il a parlé. De la psychologie des personnages. De la façon dont il les voyait. De l'atmosphère étouffante qu'il allait falloir réussir à restituer. De Pepe. Le seul personnage masculin. Qui n'apparaissait jamais. Qui n'en était que plus présent. Elles buvaient ses paroles. Elles le couvaient des yeux. Amelia surtout. Quant à Magdalena elle a tenu, sur le trottoir, en sortant, à mettre les choses au point.
‒ Écoute là ! Il est à moi Stéphane. Alors, pas touche. C'est compris ?
Vendredi 21 juin
Sophie a joué les mystérieuses. Oui, elle y était allée. Oui, elle l'avait vu, le dentiste. Oui.
‒ Et alors ?
‒ Et alors rien de spécial. Comme d'habitude. Enfin, non. C'était beaucoup mieux que d'habitude. Nettement.
D'un air de sous-entendre plein de choses.
‒ C'est-à-dire ?
‒ C'est-à-dire que… Je sais pas comment expliquer. Je me suis foutue à poil. Il en a profité un max. Mais il était pas pareil. Différent. Plus amoureux dans un sens. Oui, on peut dire ça comme ça. Plus amoureux.
‒ Il s'est touché ?
‒ Non. Enfin oui, si on veut.
‒ Et toi, il t'a touchée ?
‒ J'ai pas envie d'en parler.
Et elle a tourné les talons.
Ce qu'elle veut essayer de me faire croire, c'est qu'ils ont couché. Mais alors là ! Je suis bien tranquille…
‒ Et alors ?
‒ Et alors rien de spécial. Comme d'habitude. Enfin, non. C'était beaucoup mieux que d'habitude. Nettement.
D'un air de sous-entendre plein de choses.
‒ C'est-à-dire ?
‒ C'est-à-dire que… Je sais pas comment expliquer. Je me suis foutue à poil. Il en a profité un max. Mais il était pas pareil. Différent. Plus amoureux dans un sens. Oui, on peut dire ça comme ça. Plus amoureux.
‒ Il s'est touché ?
‒ Non. Enfin oui, si on veut.
‒ Et toi, il t'a touchée ?
‒ J'ai pas envie d'en parler.
Et elle a tourné les talons.
Ce qu'elle veut essayer de me faire croire, c'est qu'ils ont couché. Mais alors là ! Je suis bien tranquille…
11 heures
Elle m'avait agacée. Non, mais comment elle m'avait agacée ! Et c'est Charusse qu'a trinqué. Je suis pas allé le voir. Valait mieux n'importe comment : j'aurais été odieuse. Est-ce qu'il m'a attendue ? Ben oui ! Évidemment qu'il m'a attendue. Ça lui fera pas de mal. Qu'il se demande un peu. Qu'il se pose des questions. Qu'il se mette à redouter que je n'aie plus besoin de lui.
16 heures
Laëtitia était là, fidèle au poste. Elle m'a regardée étendre ma serviette. M'installer.
‒ Je voulais vous dire pour le chien. Laissez tomber ! Je vais le garder finalement.
‒ Ça tombe plutôt bien… Parce que son copain à ma copine ça l'emballait pas du tout la perspective d'adopter un chien qu'avait déjà tout un passé.
‒ La question se pose plus. Bon, mais avec le vôtre de copain ça s'arrange ?
‒ Un peu, oui. Il est nettement plus présent. Plus investi.
‒ Vous avez bien de la chance.
‒ Pas vous ?
‒ Pas vraiment, non. Je sais pas ce qu'il traficote, mais j'ai bien l'impression qu'il doit y avoir une fille là-dessous.
‒ Vous croyez ? Des fois on se fait des films alors qu'en réalité.
‒ Je sais bien, oui. Mais là il y a tellement d'indices concordants.
‒ Qu'est-ce vous allez faire ?
‒ Rien. Attendre. C'est souvent la meilleure solution. Parce qu'il y a quatre-vingt-dix chances sur cent pour qu'il soit tombé sur la petite dinde de base. Il en aura vite fait le tour. Et il me reviendra.
Oui, alors ça, ma petite, t'as le droit de rêver…
‒ Je voulais vous dire pour le chien. Laissez tomber ! Je vais le garder finalement.
‒ Ça tombe plutôt bien… Parce que son copain à ma copine ça l'emballait pas du tout la perspective d'adopter un chien qu'avait déjà tout un passé.
‒ La question se pose plus. Bon, mais avec le vôtre de copain ça s'arrange ?
‒ Un peu, oui. Il est nettement plus présent. Plus investi.
‒ Vous avez bien de la chance.
‒ Pas vous ?
‒ Pas vraiment, non. Je sais pas ce qu'il traficote, mais j'ai bien l'impression qu'il doit y avoir une fille là-dessous.
‒ Vous croyez ? Des fois on se fait des films alors qu'en réalité.
‒ Je sais bien, oui. Mais là il y a tellement d'indices concordants.
‒ Qu'est-ce vous allez faire ?
‒ Rien. Attendre. C'est souvent la meilleure solution. Parce qu'il y a quatre-vingt-dix chances sur cent pour qu'il soit tombé sur la petite dinde de base. Il en aura vite fait le tour. Et il me reviendra.
Oui, alors ça, ma petite, t'as le droit de rêver…
21 heures
Julien a voulu voir ce que j'avais apporté. Je lui ai montré. Strings. Culottes. Shorts. Sous-tifs.
‒ Super ! Bon, ben allez ! On y va ?
‒ T'ouvres pas les rideaux ?
‒ Ah, non ! Non ! Elle est qu'à nous, cette séance photos. Rien qu'à nous. Ça les regarde pas, eux.
‒ Ils vont être déçus.
‒ Ça m'est bien égal ! Manquerait plus que ça qu'ils se plaignent ! Parce que drôlement sympas on a été jusqu'ici avec eux, non ?
‒ Faut reconnaître…
‒ T'as l'air déçue, toi aussi. T'aimerais ça qu'ils assistent, hein !
‒ Un peu.
‒ Beaucoup, tu veux dire, oui. Bon, mais allez !
Et il les a tirés en grand.
‒ Merci.
On a commencé. Je lui ai présenté mes seins dans leur écrin de tissu. Je les ai soulevés. Je les ai soupesés. Je les ai offerts. En fermant les yeux. En pensant à eux là-haut, rivés à moi, sûrement. En pensant aux autres. À ceux du site sur lequel on allait les mettre, ces photos. À tous ceux qui allaient me voir. À qui j'allais donner envie. Qui allaient se… Julien m'a fait enlever le soutien-gorge. ‒ Allez, hop ! À l'air les nénés !
Il a souri.
‒ Hou la ! Ça pointe. Et pas qu'un peu !
Encore des photos.
‒ Qu'est-ce t'es bien foutue ! Un vrai petit miracle à toi toute seule.
Une dizaine de photos.
‒ Et voilà ! C'est tout pour aujourd'hui. C'est déjà pas si mal, non ? Pour le reste ils attendront.
‒ Super ! Bon, ben allez ! On y va ?
‒ T'ouvres pas les rideaux ?
‒ Ah, non ! Non ! Elle est qu'à nous, cette séance photos. Rien qu'à nous. Ça les regarde pas, eux.
‒ Ils vont être déçus.
‒ Ça m'est bien égal ! Manquerait plus que ça qu'ils se plaignent ! Parce que drôlement sympas on a été jusqu'ici avec eux, non ?
‒ Faut reconnaître…
‒ T'as l'air déçue, toi aussi. T'aimerais ça qu'ils assistent, hein !
‒ Un peu.
‒ Beaucoup, tu veux dire, oui. Bon, mais allez !
Et il les a tirés en grand.
‒ Merci.
On a commencé. Je lui ai présenté mes seins dans leur écrin de tissu. Je les ai soulevés. Je les ai soupesés. Je les ai offerts. En fermant les yeux. En pensant à eux là-haut, rivés à moi, sûrement. En pensant aux autres. À ceux du site sur lequel on allait les mettre, ces photos. À tous ceux qui allaient me voir. À qui j'allais donner envie. Qui allaient se… Julien m'a fait enlever le soutien-gorge. ‒ Allez, hop ! À l'air les nénés !
Il a souri.
‒ Hou la ! Ça pointe. Et pas qu'un peu !
Encore des photos.
‒ Qu'est-ce t'es bien foutue ! Un vrai petit miracle à toi toute seule.
Une dizaine de photos.
‒ Et voilà ! C'est tout pour aujourd'hui. C'est déjà pas si mal, non ? Pour le reste ils attendront.
Il a voulu que je reste comme ça. Que je lui laisse mes seins.
‒ Que je les regarde. De tout près. Longtemps. Jusqu'à ce que tu t'endormes. J'ai trop envie.
‒ Et pour les photos ? On va faire quoi ?
‒ Demain on choisira. Demain on les enverra. Allez, dors !
‒ Que je les regarde. De tout près. Longtemps. Jusqu'à ce que tu t'endormes. J'ai trop envie.
‒ Et pour les photos ? On va faire quoi ?
‒ Demain on choisira. Demain on les enverra. Allez, dors !
Et il y a juste eu, pour m'éclairer, le halo lumineux de la petite lampe de chevet sur la table de nuit. Il s'est penché sur moi et il l'a fait. Longtemps. Quand je me suis réveillée, une première fois, dans la nuit il était toujours là, à regarder, appuyé sur un coude. Plus tard encore. Sa tête posée sur l'un, sa main sur l'autre. Au petit matin je me suis réfugiée sous les couvertures.
‒ J'ai froid.
‒ Viens !
Contre lui. J'ai emmêlé mes jambes aux siennes.
‒ J'ai froid.
‒ Viens !
Contre lui. J'ai emmêlé mes jambes aux siennes.
Samedi 22 juin
Quand je me suis enfin tout à fait réveillée, il faisait grand jour. À côté, dans le séjour, on parlait. La voix de Julien. Et celle de son copain Damien.
‒ Elle le sait pas ? Qu'on la regarde comme ça d'en face. Elle le sait pas ? Tu lui as pas dit ?
‒ Oh, ben non ! Ce serait cuit pour vous, sinon. Elle tirerait les rideaux.
‒ C'est beaucoup mieux n'importe comment qu'elle sache pas. C'est bien plus excitant. C'est comme si on le lui volait, ce qu'on voit. Comme avec Angèle. Tu te rappelles ?
‒ Si je me rappelle ! Un grand moment.
‒ En douce qu'elle y arrivait pas à la cheville à ta copine. C'est de la balle une fille comme ta Clémence. À tel point que je passe ma semaine à attendre le vendredi soir suivant.
‒ Elle le sait pas ? Qu'on la regarde comme ça d'en face. Elle le sait pas ? Tu lui as pas dit ?
‒ Oh, ben non ! Ce serait cuit pour vous, sinon. Elle tirerait les rideaux.
‒ C'est beaucoup mieux n'importe comment qu'elle sache pas. C'est bien plus excitant. C'est comme si on le lui volait, ce qu'on voit. Comme avec Angèle. Tu te rappelles ?
‒ Si je me rappelle ! Un grand moment.
‒ En douce qu'elle y arrivait pas à la cheville à ta copine. C'est de la balle une fille comme ta Clémence. À tel point que je passe ma semaine à attendre le vendredi soir suivant.
Ils se sont tus. Et je l'ai fait. J'avais trop envie. Je l'ai fait. Après tout j'étais pas obligée de savoir qu'il était là l'autre. Je pouvais croire qu'il y avait que Julien puisqu'ils se taisaient maintenant. Et j'ai déboulé, les seins à l'air. Juste un string. Le plus petit de tous ceux que j'avais emportés.
‒ T'as vu l'heure ? Mais fallait me réveiller, Julien ! Fallait me…
J'ai fait mine de découvrir la présence de Damien.
‒ Oh, pardon, je…
Et j'ai battu en retraite. Précipitamment. Pas trop quand même. Qu'il ait le temps de profiter un peu de mes fesses. Ils se sont remis à parler. Tout bas. Trop bas pour que je comprenne.
‒ T'as vu l'heure ? Mais fallait me réveiller, Julien ! Fallait me…
J'ai fait mine de découvrir la présence de Damien.
‒ Oh, pardon, je…
Et j'ai battu en retraite. Précipitamment. Pas trop quand même. Qu'il ait le temps de profiter un peu de mes fesses. Ils se sont remis à parler. Tout bas. Trop bas pour que je comprenne.
‒ Je savais pas qu'il était là, moi !
‒ Oh, la menteuse ! Non, mais quelle menteuse tu fais !
‒ Si, c'est vrai, hein !
‒ Et pourquoi t'avais changé de string alors ?
‒ C'est parce que… Oh, et puis zut ! J'ai bien le droit, si je veux. Tu lui as pas dit qu'on était de mèche au moins ?
‒ Tu me prends pour un idiot ?
‒ Mais alors cette Angèle dont vous parliez, c'est qui ?
‒ Une fille qu'on allait regarder, le soir, de chez un autre copain.
‒ Elle était bien ?
‒ Pas mal, oui.
‒ Mieux que moi ?
‒ Ça n'a rien à voir.
‒ Ouais ! Tu te défiles, quoi ! Et elle le faisait exprès de se montrer ?
‒ Alors ça, c'est le genre de truc comment tu veux savoir ?
‒ T'y retournes encore des fois ?
‒ Non.
‒ Mais t'aurais envie, je le vois bien. Tu sais ce que j'aimerais un jour ? C'est qu'on en regarde une ensemble de fille. Tous les deux. Que j'essaie de voir ce que ça vous fait. Ce serait possible, tu crois ?
‒ Évidemment que ce serait possible.
‒ Oh, la menteuse ! Non, mais quelle menteuse tu fais !
‒ Si, c'est vrai, hein !
‒ Et pourquoi t'avais changé de string alors ?
‒ C'est parce que… Oh, et puis zut ! J'ai bien le droit, si je veux. Tu lui as pas dit qu'on était de mèche au moins ?
‒ Tu me prends pour un idiot ?
‒ Mais alors cette Angèle dont vous parliez, c'est qui ?
‒ Une fille qu'on allait regarder, le soir, de chez un autre copain.
‒ Elle était bien ?
‒ Pas mal, oui.
‒ Mieux que moi ?
‒ Ça n'a rien à voir.
‒ Ouais ! Tu te défiles, quoi ! Et elle le faisait exprès de se montrer ?
‒ Alors ça, c'est le genre de truc comment tu veux savoir ?
‒ T'y retournes encore des fois ?
‒ Non.
‒ Mais t'aurais envie, je le vois bien. Tu sais ce que j'aimerais un jour ? C'est qu'on en regarde une ensemble de fille. Tous les deux. Que j'essaie de voir ce que ça vous fait. Ce serait possible, tu crois ?
‒ Évidemment que ce serait possible.
Bon, c'était pas tout ça, mais il y avait notre petit week-end à quatre. Il était peut-être temps d'y aller. Ils allaient nous attendre, les autres.
‒ Ce qui serait rigolo, c'est qu'on se pointe ensemble tous les deux.
‒ Oui, ben alors là on aurait pas fini d'en entendre. Il s'en remet pas, Pierre.
‒ Camille non plus.
Et je suis partie la première.
‒ Ce qui serait rigolo, c'est qu'on se pointe ensemble tous les deux.
‒ Oui, ben alors là on aurait pas fini d'en entendre. Il s'en remet pas, Pierre.
‒ Camille non plus.
Et je suis partie la première.
11 heures
Ils étaient déjà là, à l'appart, attablés devant un café, à parler des États-Unis.
‒ Ah, enfin ! Et Julien ? Qu'est-ce qu'il fout Julien ?
J'en savais rien, moi. Qu'est-ce qu'ils voulaient que j'en sache ? Ce qu'était prévu, c'était qu'il passe la nuit chez ses parents. Il devait y être encore.
‒ Enfin, je suppose !
Camille l'a vu par la fenêtre.
‒ Tiens, le v'là justement !
Bon alors maintenant qu'on était au complet on faisait quoi ?
Julien a proposé de faire un saut jusqu'à la mer.
‒ Avec ce temps !
Tout le monde était partant. Même Pierre.
‒ Le temps de passer chercher mon maillot.
Julien s'est discrètement penché à mon oreille.
‒ Prends le tien ! Mais t'en auras pas besoin
‒ Comment ça ?
‒ Tu verras. J'ai ma petite idée.
‒ Ah, enfin ! Et Julien ? Qu'est-ce qu'il fout Julien ?
J'en savais rien, moi. Qu'est-ce qu'ils voulaient que j'en sache ? Ce qu'était prévu, c'était qu'il passe la nuit chez ses parents. Il devait y être encore.
‒ Enfin, je suppose !
Camille l'a vu par la fenêtre.
‒ Tiens, le v'là justement !
Bon alors maintenant qu'on était au complet on faisait quoi ?
Julien a proposé de faire un saut jusqu'à la mer.
‒ Avec ce temps !
Tout le monde était partant. Même Pierre.
‒ Le temps de passer chercher mon maillot.
Julien s'est discrètement penché à mon oreille.
‒ Prends le tien ! Mais t'en auras pas besoin
‒ Comment ça ?
‒ Tu verras. J'ai ma petite idée.
Son idée, c'était une plage naturiste qu'il devait bien connaître puisqu'il nous y a emmenés tout droit. La tête de Pierre ! À mourir de rire. Il était terrorisé – et ça se voyait – à l'idée qu'au milieu de toutes ces nanas à poil, il allait pas pouvoir s'empêcher de bander. Et il s'est dépêché de s'allonger sur le ventre. Camille – on s'était mises côte à côte derrière eux toutes les deux – a soupiré.
‒ On aura au moins ses fesses. C'est toujours ça.
‒ Et puis peut-être aussi le reste. S'il arrive à se rassurer.
On était bien un peu connes de focaliser comme ça sur eux, non ? Parce qu'eux, on les avait sous la main quand on voulait. Alors qu'il y en avait plein d'autres, là, tout autour, avec quoi on pouvait se régaler tant et plus les yeux.
‒ On aura au moins ses fesses. C'est toujours ça.
‒ Et puis peut-être aussi le reste. S'il arrive à se rassurer.
On était bien un peu connes de focaliser comme ça sur eux, non ? Parce qu'eux, on les avait sous la main quand on voulait. Alors qu'il y en avait plein d'autres, là, tout autour, avec quoi on pouvait se régaler tant et plus les yeux.
‒ Vous allez où, les filles ?
‒ Chercher un hôtel. Avant que tout soit pris et qu'on se retrouve le bec dans l'eau.
‒ Vous voulez qu'on vienne avec vous ?
C'était pas la peine, non. On en avait pour deux minutes.
Elle m'a fait un clin d'œil.
‒ Et si on nous prenait une chambre avec deux grands lits ? On leur dirait qu'il y avait plus rien d'autre.
‒ Oh, génial ! Absolument génial !
‒ Chercher un hôtel. Avant que tout soit pris et qu'on se retrouve le bec dans l'eau.
‒ Vous voulez qu'on vienne avec vous ?
C'était pas la peine, non. On en avait pour deux minutes.
Elle m'a fait un clin d'œil.
‒ Et si on nous prenait une chambre avec deux grands lits ? On leur dirait qu'il y avait plus rien d'autre.
‒ Oh, génial ! Absolument génial !
23 heures.
On a dîné sur une terrasse avec vue sur la mer. D'huîtres. De moules. De muscadet. De sorbets. On a prolongé la soirée. Aussi longtemps qu'on a pu. Jusqu'à ce que, les unes après les autres, ils éteignent les lumières. Alors on s'est encore promenés, lentement, sur la jetée. Dans la vieille ville. Et puis on a regagné l'hôtel.
Les garçons se sont couchés les premiers. Ils nous ont regardées aller et venir en petite culotte dans la chambre. Disparaître dans la salle de bains. Réapparaître. Farfouiller dans nos sacs.
‒ C'est pas vrai que j'ai oublié mon dissolvant ! T'en as, toi, Clémence ?
J'avais.
‒ Ah, merci ! Tu me sauves la vie.
Assise au bord du lit, elle s'est absorbée dans la contemplation de ses ongles. Et Pierre dans la contemplation de ses seins. Je me suis glissée auprès de lui.
‒ Elle t'excite, hein, Camille !
Tout bas.
‒ Mais jamais de la vie enfin ! Qu'est que tu vas chercher !
J'ai passé la main sous les draps. J'ai vérifié.
‒ Menteur !
‒ C'est pas vrai que j'ai oublié mon dissolvant ! T'en as, toi, Clémence ?
J'avais.
‒ Ah, merci ! Tu me sauves la vie.
Assise au bord du lit, elle s'est absorbée dans la contemplation de ses ongles. Et Pierre dans la contemplation de ses seins. Je me suis glissée auprès de lui.
‒ Elle t'excite, hein, Camille !
Tout bas.
‒ Mais jamais de la vie enfin ! Qu'est que tu vas chercher !
J'ai passé la main sous les draps. J'ai vérifié.
‒ Menteur !
Elle a éteint. Dans la lumière du lampadaire du dehors, à travers les fentes des volets, on distinguait clairement la pièce. L'armoire, la petite table, les lits. Elle a murmuré quelque chose. Julien aussi. Des baisers ont claqué. Un soupir. Un autre. Ça s'est agité sous les draps. Son souffle s'est fait court. Pierre s'est appuyé tout raide contre ma cuisse. A pris la pointe de mon sein entre ses lèvres, emprisonné l'autre entre ses doigts. Elle a doucement gémi. Moi aussi. Ça a été plus vite. Plus fort. On a perdu pied. Et eu notre plaisir en même temps toutes les deux.
Ce qui m'a réveillée dans la nuit, c'est que le lit tremblait. Un tremblement léger, mais continu. Insistant. J'ai ouvert les yeux. Couché sur le côté, Pierre regardait Camille. Qui dormait nue sur le lit, les fesses tournées vers lui. Il la regardait et il y allait de bon cœur ! Et comment !
‒ Non, mais faut pas te gêner !
Il s'est brusquement retourné. Redressé.
‒ Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Tu le sais très bien ce qu'il y a ! Oui, oh, mais, bon, t'es un mec ! Et un mec, ça regarde. Ça peut pas s'empêcher de regarder. Dès que ça a l'occasion. Alors tu peux bien… J'm'en fous, moi ! À une condition : c'est que ce soit moi qu'en profite. Que ce soit en moi que tu viennes couler.
Je l'ai attiré vers moi, mis en moi. Il a joui tout de suite.
‒ Non, mais faut pas te gêner !
Il s'est brusquement retourné. Redressé.
‒ Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il y a ?
‒ Tu le sais très bien ce qu'il y a ! Oui, oh, mais, bon, t'es un mec ! Et un mec, ça regarde. Ça peut pas s'empêcher de regarder. Dès que ça a l'occasion. Alors tu peux bien… J'm'en fous, moi ! À une condition : c'est que ce soit moi qu'en profite. Que ce soit en moi que tu viennes couler.
Je l'ai attiré vers moi, mis en moi. Il a joui tout de suite.
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