Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Actes manqués — Chapitre 11 · La vie et la mort ne sont que deux soeurs jumelles
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Actes manqués
Chapitre 11 · La vie et la mort ne sont que deux soeurs jumelles
Bzzzzzzz Bzzzzzzzzzzzzz Bzzzzzzzzzz
Julien se réveille. Son portable vibre sur la table de nuit. Il tend le bras. Sur l'écran s'affiche "Sophie".
Il laisse sonner puis repose le tel. 30 secondes plus tard, le portable vibre de nouveau pour un message. Il interroge sa boite vocale.
"Julien... C'est moi. Je suis inquiète. Je suis chez toi et tu n'es pas rentré. Tu étais si mal que je n'ai pas pu dormir. Je suis revenu chez toi mais tu n'étais plus là. Ou es tu ? Réponds moi stp? Je t'aime et je m'inquiète. Je t'embrasse. "
Alors je me lève, prend mon portable et vais dans la salle de bain. Je la rappelle.
- "Sophie... c'est moi. Je viens d'avoir ton message. "
- "Ou es tu? J'ai eu peur."
-"Sophie, il faut que nous parlions. Je t'attends dans 20 minutes au café en face du théâtre. Tu y seras ? "
- "Oui. Mais... Que se passe il ? Tu m'inquiètes encore plus. On ne peut pas discuter chez toi ? Mais tu es où ? "
- "Je t'expliquerai tout à l'heure. Je t'attends là-bas. "
E tavant qu'elle ai pu répondre, je raccroche. Je me prépare doucement. Angie dort encore. Elle est belle quand elle dort. Entre nous... Quand elle ne dort pas... elle est magnifique. Je lui laisse un petit mot. <Je reviens dans une petite heure.>
Je sors. Le temps est encore un peu frais. J'arrive au café. Elle n'est pas encore là. Je commande deux cafés. Je sais qu'elle les aime. Je paye d'avance pour ne pas être obligé de rester si cela se passe mal. Elle arrive. Elle a les yeux rougis. Je sais qu'elle a pleuré.
- "Bonjour Sophie... "
- "Julien... Je t'aime. "
- "Je sais. Mais je ne sais plus si je t'aime toujours... "
- "Je m'en doutais... Tu étais avec elle alors... "
J'opine du chef.
Je vois les larmes qui coulent de ses grands yeux clairs. Je suis très ému mais je ne dois pas la consoler. Ça serait lui faire plus de mal encore.
- "Comment as tu pu me faire çà ? "
- "Ça ne s'explique pas. Je ne sais pas. Mes sentiments devaient sans doute être là depuis un certain temps... "
- "Mais... Comment as tu pu ? Avec cette trainée ? AVEC CETTE SALOPE !!! "
- "Ne crie pas. Ça n'arrangera rien."
- "Mais je t'aime moi !!!! JE T'AIME!!! QU'EST CE QUE JE VAIS DEVENIR SANS TOI ??? "
- "Tu trouveras sans doute un homme mieux que moi. Je suis désolé Sophie."
Je me lève. Je vois ses grands yeux baignés de larmes. Elle me supplie du regard.
- "Ne pars pas... Julien... "
Je m'éloigne. Je ne veux pas me retourner. Je pleure aussi. Elle ne mérite pas le mal que je lui fais.
Je rentre chez Angie. Elle est réveillée et prépare un petit déjeuner. je l'embrasse et lui explique ce que j'ai été faire. Elle me console un peu, me dit que c'était à faire et qu'elle est désolée pour Sophie mais qu'elle est heureuse pour nous. Puis nous nous attablons.
On sonne à la porte. Angie se lève et part ouvrir. Juste enveloppée de sa robe de chambre. La porte est bousculée. Sophie entre comme une furie.Une arme à la main
- "SALAUDS !!!! "
Puis se tournant vers Angie.
- "SALOPE !!! TU ME L'AS VOLE !!! C'ETAIT MON HOMME !!! TU VAS PAYER !!! TU NE POURRAS PLUS JAMAIS DANSER !!! "
Elle pointe son arme ( je reconnais le pistolet de service de son grand père, ancien gendarme) et tire. Deux fois.
Angie est touchée. La première balle vient traverser sa cuisse gauche juste au dessus du genou. La deuxième a traversé le bas de son ventre sur le coté gauche.
Angie s'écroule en hurlant de douleur.
Puis Sophie retourne l'arme contre elle-même et rentre le canon dans la bouche. Je me précipite et avant qu'elle ait pu tirer, je lui arrache l'arme des mains. Elle est hébétée et sort en courant... bousculant les voisins alertés par le bruit.
Julien se réveille. Son portable vibre sur la table de nuit. Il tend le bras. Sur l'écran s'affiche "Sophie".
Il laisse sonner puis repose le tel. 30 secondes plus tard, le portable vibre de nouveau pour un message. Il interroge sa boite vocale.
"Julien... C'est moi. Je suis inquiète. Je suis chez toi et tu n'es pas rentré. Tu étais si mal que je n'ai pas pu dormir. Je suis revenu chez toi mais tu n'étais plus là. Ou es tu ? Réponds moi stp? Je t'aime et je m'inquiète. Je t'embrasse. "
Alors je me lève, prend mon portable et vais dans la salle de bain. Je la rappelle.
- "Sophie... c'est moi. Je viens d'avoir ton message. "
- "Ou es tu? J'ai eu peur."
-"Sophie, il faut que nous parlions. Je t'attends dans 20 minutes au café en face du théâtre. Tu y seras ? "
- "Oui. Mais... Que se passe il ? Tu m'inquiètes encore plus. On ne peut pas discuter chez toi ? Mais tu es où ? "
- "Je t'expliquerai tout à l'heure. Je t'attends là-bas. "
E tavant qu'elle ai pu répondre, je raccroche. Je me prépare doucement. Angie dort encore. Elle est belle quand elle dort. Entre nous... Quand elle ne dort pas... elle est magnifique. Je lui laisse un petit mot. <Je reviens dans une petite heure.>
Je sors. Le temps est encore un peu frais. J'arrive au café. Elle n'est pas encore là. Je commande deux cafés. Je sais qu'elle les aime. Je paye d'avance pour ne pas être obligé de rester si cela se passe mal. Elle arrive. Elle a les yeux rougis. Je sais qu'elle a pleuré.
- "Bonjour Sophie... "
- "Julien... Je t'aime. "
- "Je sais. Mais je ne sais plus si je t'aime toujours... "
- "Je m'en doutais... Tu étais avec elle alors... "
J'opine du chef.
Je vois les larmes qui coulent de ses grands yeux clairs. Je suis très ému mais je ne dois pas la consoler. Ça serait lui faire plus de mal encore.
- "Comment as tu pu me faire çà ? "
- "Ça ne s'explique pas. Je ne sais pas. Mes sentiments devaient sans doute être là depuis un certain temps... "
- "Mais... Comment as tu pu ? Avec cette trainée ? AVEC CETTE SALOPE !!! "
- "Ne crie pas. Ça n'arrangera rien."
- "Mais je t'aime moi !!!! JE T'AIME!!! QU'EST CE QUE JE VAIS DEVENIR SANS TOI ??? "
- "Tu trouveras sans doute un homme mieux que moi. Je suis désolé Sophie."
Je me lève. Je vois ses grands yeux baignés de larmes. Elle me supplie du regard.
- "Ne pars pas... Julien... "
Je m'éloigne. Je ne veux pas me retourner. Je pleure aussi. Elle ne mérite pas le mal que je lui fais.
Je rentre chez Angie. Elle est réveillée et prépare un petit déjeuner. je l'embrasse et lui explique ce que j'ai été faire. Elle me console un peu, me dit que c'était à faire et qu'elle est désolée pour Sophie mais qu'elle est heureuse pour nous. Puis nous nous attablons.
On sonne à la porte. Angie se lève et part ouvrir. Juste enveloppée de sa robe de chambre. La porte est bousculée. Sophie entre comme une furie.Une arme à la main
- "SALAUDS !!!! "
Puis se tournant vers Angie.
- "SALOPE !!! TU ME L'AS VOLE !!! C'ETAIT MON HOMME !!! TU VAS PAYER !!! TU NE POURRAS PLUS JAMAIS DANSER !!! "
Elle pointe son arme ( je reconnais le pistolet de service de son grand père, ancien gendarme) et tire. Deux fois.
Angie est touchée. La première balle vient traverser sa cuisse gauche juste au dessus du genou. La deuxième a traversé le bas de son ventre sur le coté gauche.
Angie s'écroule en hurlant de douleur.
Puis Sophie retourne l'arme contre elle-même et rentre le canon dans la bouche. Je me précipite et avant qu'elle ait pu tirer, je lui arrache l'arme des mains. Elle est hébétée et sort en courant... bousculant les voisins alertés par le bruit.
L'ambulance roule à travers les rues... Pas trop vite pour ne pas trop bousculer Angie. Elle respire mal et tient la main de Julien qui lui dit de tenir bon. Elle a perdu pas mal de sang. Les infirmiers semblent réservés. Je vois les yeux d'Angi qui se ferment. Je lui dis "Non... Reste avec moi... "
Les yeux se ferment doucement sur un sourire. Je pleure. Je regarde les infirmiers, ayant peur de leur réponse.
- "Elle est encore vivante mais dans le coma. Il va falloir qu'on arrive vite sinon... "
Je presse sa main. Fort. J'ai peur. Nous arrivons. Je suis le brancard dans les couloirs aux néons blafards. Puis on me dit que je ne peux plus aller plus loin. Et je vois le brancard qui s'éloigne en l'emportant vers un futur incertain.
Je pleure et ne voit presque pas les flashs de deux paparazzis qui sont quand même là. Le service d'ordre les fait sortir et un policier m'accompagne dans une chambre pour m'interroger. Ceci ne dure que quelques minutes et j'apprends que Sophie a été arrêtée quelques minutes après son geste. Sans opposer de résistance. Elle pleurait sur un banc.
Plusieurs heures passent. L'attente est insupportable.
Le début d'après-midi est là quand un médecin rentre dans la chambre. Au début, il m'en dit le moins possible. je ne suis pas de la famille. Je lui apprends que je suis son concubin. Il me parle alors.
-"Elle est dans un sale état. Elle a perdu beaucoup de sang mais ses jours ne sont plus en danger. Elle devra rester en convalescence pendant plus de deux semaines. Nous avons cru à un coma mais il s'agissait d'une simple perte de conscience liée à la perte de sang. Elle devrait se réveiller demain matin. Elle est dans la chambre voisine. Si vous le souhaitez, une chambre pour les familles est libre en haut de l'hôpital. Elle pourrait vous etre affectée quelques jours afin aussi d'éviter la surmédiatisation de cette affaire. J'ai d'ailleurs appris que l'accueil de l'hôpital est assailli de vos fans ou de paparazzis et nous avons du renforcer nos équipes de surveillance. "
- "Je vous remercie. Je peux la voir ? "
- "Seulement une minute mais ne lui parlez pas. "
- "Merci Docteur"
Je croise alors une infirmière qui s'est occupée d'Angie. Elle ressort. Elle me demande gentiment un autographe et me dit qu'elle s'occupera d'Angie. Elle se prénomme Léa. Et semble très professionnelle et adorable.
Je regarde Angie. Elle dort doucement. Elle est belle et je suis amoureux.
Puis je ressors et la laisse se reposer.
Les yeux se ferment doucement sur un sourire. Je pleure. Je regarde les infirmiers, ayant peur de leur réponse.
- "Elle est encore vivante mais dans le coma. Il va falloir qu'on arrive vite sinon... "
Je presse sa main. Fort. J'ai peur. Nous arrivons. Je suis le brancard dans les couloirs aux néons blafards. Puis on me dit que je ne peux plus aller plus loin. Et je vois le brancard qui s'éloigne en l'emportant vers un futur incertain.
Je pleure et ne voit presque pas les flashs de deux paparazzis qui sont quand même là. Le service d'ordre les fait sortir et un policier m'accompagne dans une chambre pour m'interroger. Ceci ne dure que quelques minutes et j'apprends que Sophie a été arrêtée quelques minutes après son geste. Sans opposer de résistance. Elle pleurait sur un banc.
Plusieurs heures passent. L'attente est insupportable.
Le début d'après-midi est là quand un médecin rentre dans la chambre. Au début, il m'en dit le moins possible. je ne suis pas de la famille. Je lui apprends que je suis son concubin. Il me parle alors.
-"Elle est dans un sale état. Elle a perdu beaucoup de sang mais ses jours ne sont plus en danger. Elle devra rester en convalescence pendant plus de deux semaines. Nous avons cru à un coma mais il s'agissait d'une simple perte de conscience liée à la perte de sang. Elle devrait se réveiller demain matin. Elle est dans la chambre voisine. Si vous le souhaitez, une chambre pour les familles est libre en haut de l'hôpital. Elle pourrait vous etre affectée quelques jours afin aussi d'éviter la surmédiatisation de cette affaire. J'ai d'ailleurs appris que l'accueil de l'hôpital est assailli de vos fans ou de paparazzis et nous avons du renforcer nos équipes de surveillance. "
- "Je vous remercie. Je peux la voir ? "
- "Seulement une minute mais ne lui parlez pas. "
- "Merci Docteur"
Je croise alors une infirmière qui s'est occupée d'Angie. Elle ressort. Elle me demande gentiment un autographe et me dit qu'elle s'occupera d'Angie. Elle se prénomme Léa. Et semble très professionnelle et adorable.
Je regarde Angie. Elle dort doucement. Elle est belle et je suis amoureux.
Puis je ressors et la laisse se reposer.
* * *
* *
*
Julien, profondément ému de voir son amie couchée sur ce lit d'hôpital, sort de la chambre. Il est hébété. Il erre dans les couloirs de cette bâtisse, la journée semble ne plus vouloir se terminer. Il croise des gens sans les voir. Des bruits sourds résonnent dans sa tête. Il entend encore les détonations, le bruit sourd d'un corps qui s'écroule.Le visage de Sophie le hante. Il la revoit le canon du révolver dans la bouche. « Comment avons-nous pu en arriver là ? »
Ses pensées se bousculent. « Angi, mon Angi…Sophie, pourquoi ? »
Des questions qu'il se pose. Il frôle parfois les réponses… « Je n'aurais jamais dû la contacter », les remords le rongent, la douleur et la tristesse remplacent le bonheur, les instants merveilleux vécus quelques heures auparavant.
Il croise Léa, la jeune infirmière.
— Ça va ?
- …
— Ne vous inquiétez pas. On s'occupe d'elle. Et, si vous le souhaitez, au cas où cette nuit, elle se réveillerait, on vous appellera, comme ça vous pourrez lui parler. Je vais passer le mot à l'équipe de nuit. D'accord ?
— Merci…c'est très gentil à vous.
— Non, c'est normal. Allez vous reposer. Melle Lejeune préférerait certainement vous voir plus souriant. De plus, si vous êtes complètement épuisé, vous ne pourrez pas l'épauler quand elle se réveillera. Alors allez vous détendre un peu. Je vais passer la voir, j'ai encore des soins à lui prodiguer. On vous appelle dés qu'il y a du changement d'accord ?
Julien sourit devant tant de gentillesse et de compassion. Il prend la direction de l'ascenseur et au moment où celui-ci s'ouvre. Il tombe nez à nez avec François.
- "Julien !! Comment va-t-elle ? "
- "Elle se repose pour le moment. "
- "Sa chambre, où est sa chambre ? Je veux la voir. "
- "Pas longtemps, je t'accompagne. "
Les deux amis arrivent devant la chambre. Au moment où Julien pousse la porte, il est surpris de voir autant d'activités autour du lit d'Angi. Une infirmière leur demande de rester dehors. Aucune explication ne leur est donné. La panique se lit dans le regard des deux hommes. Deux hommes amoureux d'Angi, chacun à leur façon. Julien croise alors le regard inquiet de Léa qui lui fait signe de reculer.
Angi…seule…sur ce lit d'hôpital…lutte…
Son état s'est détérioré subitement. Les médecins sont passés à côté de quelque chose. Mais quoi ?
Les blouses blanches et vertes s'activent autour de ce lit. Le scope s'est emballé, et soudain le tracé devient plat. Elle a cessé de respirer. Une aide soignante la ballonne, Léa est au dessus d'elle, elle la masse énergiquement. Elles alternent leurs gestes. Le médecin tarde à venir.
La porte s'ouvre, le chariot d'urgence arrive poussé par une autre infirmière.
- "Vite, dépêche toi. "
- "Mais il est où le médecin ? "
- " Tant pis plus le temps !! Il faut la choquer où on va la perdre ! "
Les filles s'activent, leurs gestes sont précis. Le médecin arrive, essoufflé, bouscule au passage Julien et François inquiets, ne comprenant pas ce qu'il se passe.
Pendant que Léa expose le problème au médecin, Angi a le visage blême mais paisible.
Angi…
Ses pensées se bousculent. « Angi, mon Angi…Sophie, pourquoi ? »
Des questions qu'il se pose. Il frôle parfois les réponses… « Je n'aurais jamais dû la contacter », les remords le rongent, la douleur et la tristesse remplacent le bonheur, les instants merveilleux vécus quelques heures auparavant.
Il croise Léa, la jeune infirmière.
— Ça va ?
- …
— Ne vous inquiétez pas. On s'occupe d'elle. Et, si vous le souhaitez, au cas où cette nuit, elle se réveillerait, on vous appellera, comme ça vous pourrez lui parler. Je vais passer le mot à l'équipe de nuit. D'accord ?
— Merci…c'est très gentil à vous.
— Non, c'est normal. Allez vous reposer. Melle Lejeune préférerait certainement vous voir plus souriant. De plus, si vous êtes complètement épuisé, vous ne pourrez pas l'épauler quand elle se réveillera. Alors allez vous détendre un peu. Je vais passer la voir, j'ai encore des soins à lui prodiguer. On vous appelle dés qu'il y a du changement d'accord ?
Julien sourit devant tant de gentillesse et de compassion. Il prend la direction de l'ascenseur et au moment où celui-ci s'ouvre. Il tombe nez à nez avec François.
- "Julien !! Comment va-t-elle ? "
- "Elle se repose pour le moment. "
- "Sa chambre, où est sa chambre ? Je veux la voir. "
- "Pas longtemps, je t'accompagne. "
Les deux amis arrivent devant la chambre. Au moment où Julien pousse la porte, il est surpris de voir autant d'activités autour du lit d'Angi. Une infirmière leur demande de rester dehors. Aucune explication ne leur est donné. La panique se lit dans le regard des deux hommes. Deux hommes amoureux d'Angi, chacun à leur façon. Julien croise alors le regard inquiet de Léa qui lui fait signe de reculer.
Angi…seule…sur ce lit d'hôpital…lutte…
Son état s'est détérioré subitement. Les médecins sont passés à côté de quelque chose. Mais quoi ?
Les blouses blanches et vertes s'activent autour de ce lit. Le scope s'est emballé, et soudain le tracé devient plat. Elle a cessé de respirer. Une aide soignante la ballonne, Léa est au dessus d'elle, elle la masse énergiquement. Elles alternent leurs gestes. Le médecin tarde à venir.
La porte s'ouvre, le chariot d'urgence arrive poussé par une autre infirmière.
- "Vite, dépêche toi. "
- "Mais il est où le médecin ? "
- " Tant pis plus le temps !! Il faut la choquer où on va la perdre ! "
Les filles s'activent, leurs gestes sont précis. Le médecin arrive, essoufflé, bouscule au passage Julien et François inquiets, ne comprenant pas ce qu'il se passe.
Pendant que Léa expose le problème au médecin, Angi a le visage blême mais paisible.
Angi…
Angi avance dans un sombre couloir. Elle est seule et elle a froid. Elle n'a pas mal. Elle avance doucement toute vêtue de blanc. Le blanc lui va si bien. Blanc,comme la couleur des anges. Elle ne sent plus son cœur battre. Elle n'entend plus sa respiration. Elle perçoit un petit souffle sur son visage… la caresse du vent certainement. Le couloir est si sombre que l'espace d'un instant, elle prend peur. Elle s'arrête, regarde en arrière… Un visage apparaît. Il la regarde, lui sourit, s'approche d'elle. Le silence la berce en même temps que la voix. La voix de l'homme qui se présente à elle. Elle croit voir des formes dans son dos. Le visage flou au début devient plus net, plus doux. Serait-ce un ange ? L'idée la traverse. Elle se sent bien, légère, soulagée, apaisée. Il est tout prés…Il pose sa main sur son visage, la caresse. Angi se tourne à nouveau vers l'autre côté du couloir, du tunnel. Elle y voit la lumière, une lumière éclatante, chaude, intense et douce à la fois. Elle fait un pas…puis un deuxième. L'ange la saisit doucement par le bras. - Attends Angi…Es-tu sûre de ton choix ? - Je ne sais pas… Je suis si fatiguée…Je me bats depuis trop longtemps. Le bonheur…je n'y ai pas droit…L'amour n'est pas pour moi…
Angi, tout le monde a droit au bonheur. Toi encore plus que les autres. Réfléchis avant de franchir le pas, pense aux moments merveilleux que tu as passés, aux choses qu'il te reste encore à découvrir. Angi, tout n'est pas fini…au contraire, tu n'es qu'au début de ta vie. On a l'âge qu'on a dans le cœur, et le tien est jeune, tu dois te battre. La vie es tainsi faite, Angi, tu le sais, ne renonce pas… Angi pose à nouveau son regard sur cette lueur au loin. Son éclat est magnifique, doux, tentant. Elle avance, elle ne veut plus se retourner, elle ne veut plus se battre. Elle s'en va. Elle part rejoindre le monde dont elle a toujours rêvé. Son monde…doux, loin de la méchanceté des gens, loin du malheur et des guerres, loin des pleurs, loin des doutes…Loin de ceux qui l'aiment…loin de Julien… Julien… Son visage apparaît comme dans un songe, il lui sourit… Elle s'arrête et tend sa main pour le toucher, le caresser… Des larmes naissent, coulent le long de ses joues…Elle repense à tous ces instants merveilleux et inoubliables passés ensemble. Elle se revoit sur le lit, Julien lui apprenant à jouer de la guitare, sur la plage sous la pluie, ses sourires, sa voix, ses mots, ses caresses… Elle fixe un long moment le halo qui la tente. Le visage de Julien est en son centre… Angi hésite, une voix l'appelle…familière, douce à son cœur. Son visage est en larmes, elle se retourne et un homme lui tend une main…C'est Julien…Elle tend ses doigts, ils se frôlent puis se rapprochent. Julien la saisit, la serre, ne la lâche pas. Angi…
Dans la chambre, le calme est revenu. Léa range et surveille l'état d'Angi qui est revenue parmi nous. Elle jette un œil au scope, son cœur bat lentement mais régulièrement.
Angi, le visage apaisé, a quelques larmes qui ont perlé au coin de ses yeux. Ses paupières sont closes, si on y attarde le regard, on peut y percevoir une activité. Elle doit rêver. Oui, c'est ça…Elle rêve.
Julien et François sont à son chevet. Ils sont silencieux. Julien qui a remarqué les petites perles humides sur les joues d'Angi, les essuie. Il dépose un baiser sur ses lèvres froides, les réchauffe un peu. François est ému. Il a compris à quel point Julien pouvait l'aimer. Il le salue, lui dit de lui donner des nouvelles et il les laisse, tous les deux.
Julien passera la nuit prés d'elle. Il a failli la perdre par deux fois. Il a eu très peur. Il lui tiendra la main toute la nuit, il lui parlera, lui dira ce qu'il ne lui avait pas encore dit.
Les jours passent… Angi se réveille enfin. Quand elle ouvre les yeux, elle voit Julien endormi dans le fauteuil. Elle n'arrive pas à parler,sa gorge lui fait mal, sa bouche est sèche. Elle sent la main chaude de Julien, regarde autour d'elle, sourit et referme ses yeux.
Elle est vivante…Et compte bien le rester jusqu'au bout. Elle a encore beaucoup de choses à faire, et elle n'a pas fini d'aimer.
Une infirmière rentre dans la chambre et réveille doucement Julien qui est affalé dans le fauteuil, complètement épuisé par tout ce qu'il vient de vivre.
— On vous demande à l'accueil. C'est la police, ils vous attendent en bas. Allez y. Elle va bien maintenant, il lui faut du repos et du calme. Ne vous faites plus de souci, tout ira bien.
Angi, tout le monde a droit au bonheur. Toi encore plus que les autres. Réfléchis avant de franchir le pas, pense aux moments merveilleux que tu as passés, aux choses qu'il te reste encore à découvrir. Angi, tout n'est pas fini…au contraire, tu n'es qu'au début de ta vie. On a l'âge qu'on a dans le cœur, et le tien est jeune, tu dois te battre. La vie es tainsi faite, Angi, tu le sais, ne renonce pas… Angi pose à nouveau son regard sur cette lueur au loin. Son éclat est magnifique, doux, tentant. Elle avance, elle ne veut plus se retourner, elle ne veut plus se battre. Elle s'en va. Elle part rejoindre le monde dont elle a toujours rêvé. Son monde…doux, loin de la méchanceté des gens, loin du malheur et des guerres, loin des pleurs, loin des doutes…Loin de ceux qui l'aiment…loin de Julien… Julien… Son visage apparaît comme dans un songe, il lui sourit… Elle s'arrête et tend sa main pour le toucher, le caresser… Des larmes naissent, coulent le long de ses joues…Elle repense à tous ces instants merveilleux et inoubliables passés ensemble. Elle se revoit sur le lit, Julien lui apprenant à jouer de la guitare, sur la plage sous la pluie, ses sourires, sa voix, ses mots, ses caresses… Elle fixe un long moment le halo qui la tente. Le visage de Julien est en son centre… Angi hésite, une voix l'appelle…familière, douce à son cœur. Son visage est en larmes, elle se retourne et un homme lui tend une main…C'est Julien…Elle tend ses doigts, ils se frôlent puis se rapprochent. Julien la saisit, la serre, ne la lâche pas. Angi…
Dans la chambre, le calme est revenu. Léa range et surveille l'état d'Angi qui est revenue parmi nous. Elle jette un œil au scope, son cœur bat lentement mais régulièrement.
Angi, le visage apaisé, a quelques larmes qui ont perlé au coin de ses yeux. Ses paupières sont closes, si on y attarde le regard, on peut y percevoir une activité. Elle doit rêver. Oui, c'est ça…Elle rêve.
Julien et François sont à son chevet. Ils sont silencieux. Julien qui a remarqué les petites perles humides sur les joues d'Angi, les essuie. Il dépose un baiser sur ses lèvres froides, les réchauffe un peu. François est ému. Il a compris à quel point Julien pouvait l'aimer. Il le salue, lui dit de lui donner des nouvelles et il les laisse, tous les deux.
Julien passera la nuit prés d'elle. Il a failli la perdre par deux fois. Il a eu très peur. Il lui tiendra la main toute la nuit, il lui parlera, lui dira ce qu'il ne lui avait pas encore dit.
Les jours passent… Angi se réveille enfin. Quand elle ouvre les yeux, elle voit Julien endormi dans le fauteuil. Elle n'arrive pas à parler,sa gorge lui fait mal, sa bouche est sèche. Elle sent la main chaude de Julien, regarde autour d'elle, sourit et referme ses yeux.
Elle est vivante…Et compte bien le rester jusqu'au bout. Elle a encore beaucoup de choses à faire, et elle n'a pas fini d'aimer.
Une infirmière rentre dans la chambre et réveille doucement Julien qui est affalé dans le fauteuil, complètement épuisé par tout ce qu'il vient de vivre.
— On vous demande à l'accueil. C'est la police, ils vous attendent en bas. Allez y. Elle va bien maintenant, il lui faut du repos et du calme. Ne vous faites plus de souci, tout ira bien.
* * *
* *
*
Je ne peux rien faire pour Angi pour l'instant. Je retourne donc au théâtre ce matin là pour voir comment "avancent" les répétitions depuis l'absence de Sophie et Angie.
Je rentre dans le théâtre. Il est désert. Seule une personne de dos est là à attendre je ne sais quoi. Je me rapproche et il se retourne.
Le père de Sophie !!!!
- "Nous devons parler. "
- "Je le crois aussi."
- "Tout d'abord, le mariage est annulé. Je m'y oppose formellement. Ma fille n'épousera jamais un homme qui l'a trompé."
- "Je suis d'accord en ce qui concerne le mariage. Concernant la "tromperie"comme vous dites... "
- "SILENCE !!!! TAISEZ VOUS !!!VOUS AVEZ PRESQUE TUE MA FILLE !!! "
- ...
- "En ce qui concerne le spectacle, j'ai renvoyé tout le monde. Il n'y aura pas de spectacle. Et je vais pourrir votre réputation. Plus personne ne voudra travailler avec vous. !!! "
- "Je monterais un autre spectacle si vous voulez mélanger la vie privée et professionnelle comme celà ! "
- "Vous ne pourrez pas! D'ailleurs vous ne pouvez pas !!"
- "Pardon ?"
- "La clause d'exclusivité de notre contrat court toujours et vous ne pouvez pas monter un spectacle sans mon autorisation pendant encore 14 mois !!! Et dans 14 mois... tout le monde vous aura oublié !!! Et mes avocats sauront vous le rappeler si il vous prenait l'envie d'essayer... "
- "Vous m'avez licencié. Cette clause est caduque! "
-"Non si je continue à vous payer... Rappelez vous le contrat : le smic et 15% des bénéfices. En ce qui concerne les bénéfices, vous pouvez toujours les chercher. Et 14 mois de smic ne vont pas me ruiner mais cela ruinera votre carrière... "
Il se leva alors et sortit en me disant simplement :
- "Et ne fais pas le con!!! Sinon il t'en cuira !!! "
J'étais un peu sonné. Plutôt bien sonné même. Le soir même, mon avocat me confirmait la chose. J'étais coincé.
Tout s'écroulait autour de moi. Angi, ma carrière. Je devais réagir. Pour moi et pour Elle.
C'est quand on est au fond du trou qu'on peut rebondir.
Je rentre dans le théâtre. Il est désert. Seule une personne de dos est là à attendre je ne sais quoi. Je me rapproche et il se retourne.
Le père de Sophie !!!!
- "Nous devons parler. "
- "Je le crois aussi."
- "Tout d'abord, le mariage est annulé. Je m'y oppose formellement. Ma fille n'épousera jamais un homme qui l'a trompé."
- "Je suis d'accord en ce qui concerne le mariage. Concernant la "tromperie"comme vous dites... "
- "SILENCE !!!! TAISEZ VOUS !!!VOUS AVEZ PRESQUE TUE MA FILLE !!! "
- ...
- "En ce qui concerne le spectacle, j'ai renvoyé tout le monde. Il n'y aura pas de spectacle. Et je vais pourrir votre réputation. Plus personne ne voudra travailler avec vous. !!! "
- "Je monterais un autre spectacle si vous voulez mélanger la vie privée et professionnelle comme celà ! "
- "Vous ne pourrez pas! D'ailleurs vous ne pouvez pas !!"
- "Pardon ?"
- "La clause d'exclusivité de notre contrat court toujours et vous ne pouvez pas monter un spectacle sans mon autorisation pendant encore 14 mois !!! Et dans 14 mois... tout le monde vous aura oublié !!! Et mes avocats sauront vous le rappeler si il vous prenait l'envie d'essayer... "
- "Vous m'avez licencié. Cette clause est caduque! "
-"Non si je continue à vous payer... Rappelez vous le contrat : le smic et 15% des bénéfices. En ce qui concerne les bénéfices, vous pouvez toujours les chercher. Et 14 mois de smic ne vont pas me ruiner mais cela ruinera votre carrière... "
Il se leva alors et sortit en me disant simplement :
- "Et ne fais pas le con!!! Sinon il t'en cuira !!! "
J'étais un peu sonné. Plutôt bien sonné même. Le soir même, mon avocat me confirmait la chose. J'étais coincé.
Tout s'écroulait autour de moi. Angi, ma carrière. Je devais réagir. Pour moi et pour Elle.
C'est quand on est au fond du trou qu'on peut rebondir.
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