Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sexe et politique — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sexe et politique
Chapitre 1
— Bon sang, je suis à la traîne dans les sondages.
Je ne relève pas la tête en direction de l'homme qui vient de pester, je connais Didier depuis plusieurs années maintenant, aussi je suis habitué à ses sautes d'humeur. Il fait les cent pas, son portable à la main, tandis que je continue de corriger son discours pour le lendemain.
Il s'exclame à nouveau en découvrant la suite des prévisions :
— Et ce couillon d'Yvan me devance toujours !
Je savais qu'en acceptant de travailler pour lui, nos chances de victoire étaient maigres, mais il est toujours frustrant de ne pas réussir à faire démarrer une campagne.
Didier n'est pas le fer-de-lance de la politique, mais il a beaucoup de contacts et une certaine influence, cependant, il est vrai qu'il ne semble pas faire le poids face à son principal adversaire, Yvan, et ce pour plusieurs raisons.
Didier n'est pas le fer-de-lance de la politique, mais il a beaucoup de contacts et une certaine influence, cependant, il est vrai qu'il ne semble pas faire le poids face à son principal adversaire, Yvan, et ce pour plusieurs raisons.
En premier lieu, Yvan est un politicien hors pair qui a travaillé sa campagne et bénéficie une solide réputation.
Ensuite, Yvan et Didier appartiennent au même parti. Didier avait été le premier à briguer le mandat, mais Yvan a pris tout le monde de court en se présentant en tant que candidat. De prime abord furieux, les cadres du parti se sont assagis en constatant sa popularité dans les sondages. Désireux de ne froisser personne, ils ont donc autorisé la double candidature, espérant que l'un des deux finisse par se retirer, provoquant l'ire de Didier, qui prend dès lors du retard chaque jour sur Yvan.
Enfin, les deux hommes ne sont pas des inconnus, ils avaient fait leurs armes dans la politique ensemble, jusqu'à ce qu'une brouille mystérieuse ne vienne brûler les ponts entre eux.
Didier achève sa course devant la fenêtre et se saisit d'un paquet de cigarettes posé sur le rebord.
— Bon, j'ai une idée.
Je ferme mon ordinateur, portant mon attention sur lui, sachant qu'il est difficile de lui faire entendre raison quand il a quelque chose en tête.
— Tu pourrais infiltrer l'équipe d'Yvan.
Je m'attendais à beaucoup de choses, mais pas à cela.
— Comment ça ?
— Tu rejoins son équipe de campagne et tu me fais fuiter des infos.
— Tu te crois dans un film d'espions ? Pour commencer, tout le monde sait que je travaille pour toi.
— Pour le peu que ça intéresse...
— Aïe.
— Bon, tu vois ce que je veux dire. Mais qu'importe, je suis sérieux, il y a des boules puantes à déterrer chez lui, crois-moi. Je sais exactement quoi et où chercher.
— Et après quoi, tu veux les faire fuiter dans la presse ?
— Tu rejoins son équipe de campagne et tu me fais fuiter des infos.
— Tu te crois dans un film d'espions ? Pour commencer, tout le monde sait que je travaille pour toi.
— Pour le peu que ça intéresse...
— Aïe.
— Bon, tu vois ce que je veux dire. Mais qu'importe, je suis sérieux, il y a des boules puantes à déterrer chez lui, crois-moi. Je sais exactement quoi et où chercher.
— Et après quoi, tu veux les faire fuiter dans la presse ?
Il soupire en ouvrant d'un geste rageur le paquet de cigarettes froissé :
— Non, ces petites fouines ne me serviront à rien. Si c'est moi qui fais fuiter les infos, ça finira par se savoir et je pense que le parti n'appréciera guère que je saborde le navire, je risquerais d'y laisser ma place. Déjà que ces couilles molles n'ont pas été fichues de tenir Yvan en laisse.
— Alors, à quoi bon récupérer ces preuves ?
— Alors, à quoi bon récupérer ces preuves ?
Il tire une longue bouffée sur la cigarette qu'il vient d'allumer.
— Tu es encore trop jeune pour comprendre, mais une campagne c'est comme faire une échappée dans un col de montagne, c'est beaucoup au mental. Pour le moment, Yvan est sur un petit nuage, mais si j'assombris suffisamment son paradis, je peux lui passer l'envie de se présenter en le menaçant de tout balancer.
— Et vous le feriez ?
— Et vous le feriez ?
Il écrase sa cigarette et, en bon politicien, esquive ma question.
— L'important c'est qu'il le pense. De toute façon, la question ne se pose pas, je n'ai pas ces foutues preuves. Mais justement, tu pourrais les obtenir en rejoignant son équipe.
— Et par quel miracle, ils vont m'accueillir à bras ouverts ?
— La campagne commence officiellement dans quelques jours, et les équipes seront formées définitivement, notamment la nomination du poste de directeur de campagne.
— Et par quel miracle, ils vont m'accueillir à bras ouverts ?
— La campagne commence officiellement dans quelques jours, et les équipes seront formées définitivement, notamment la nomination du poste de directeur de campagne.
C'est exact, c'est justement le poste dont j'allais bénéficier au sein de la campagne. Didier poursuit :
— Je sais qu'Yvan cherche à recruter, tu postules, tu te fais embaucher, tu m'aides à le miner de l'intérieur. Je gagne, je te nomme à un poste de choix sitôt élu, et tout le monde est content.
C'était abracadabrantesque, mais l'idée n'était pas complètement saugrenue, notamment du fait que j'avais considéré la possibilité de postuler dans le camp d'Yvan du fait de ses bons sondages, me ravisant uniquement de crainte de subir le courroux de Didier. Il est assez courant pour les petites mains de naviguer entre les candidats pendant la campagne afin d'espérer obtenir un poste intéressant en cas de victoire.
— Admettons, mais sans remettre en doute ta bonne foi, rien ne me garantit que tu me donneras un bon poste une fois élu.
— Allons, tu me connais assez pour savoir que je ne pratique pas ce genre de coups fourrés. Et puis dans l'histoire, c'est toi qui as tout à gagner ! Si on échoue, tu peux rester dans l'équipe d'Yvan et profiter de sa victoire, et si tu réussis, je t'offre un bon poste sur un plateau. Le pire des scénarios serait que Jacques l'emporte, mais c'est peu probable.
— Allons, tu me connais assez pour savoir que je ne pratique pas ce genre de coups fourrés. Et puis dans l'histoire, c'est toi qui as tout à gagner ! Si on échoue, tu peux rester dans l'équipe d'Yvan et profiter de sa victoire, et si tu réussis, je t'offre un bon poste sur un plateau. Le pire des scénarios serait que Jacques l'emporte, mais c'est peu probable.
Yvan et Didier ne sont en effet pas les seuls à concourir, le parti de l'opposition présente également son candidat, Jacques, un politicien âgé, mais compétent, en troisième place dans les sondages.
— C'est une grosse faveur que tu me demandes. Je mets en jeu ma crédibilité.
— Tu risques bien plus si on perd l'élection.
— Tu risques bien plus si on perd l'élection.
Il n'a pas tort, en politique, il est plus facile de dégringoler de l'échelle que d'y remonter. Son plan est un coup de poker qui peut me rapporter gros. Je soupire, pas encore tout à fait convaincu :
— Directement dans la gueule du loup donc. Bon, pour commencer, il faut qu'Yvan m'accepte dans son équipe, et ça ce n'est pas gagné.
I
Cela fait plusieurs minutes que je patiente dans un couloir en bois ancien au sein d'une superbe bâtisse dans le quartier des ambassades.
J'avais soumis ma candidature peu de temps après nos discussions avec Didier et j'avais été contacté dans l'heure par le secrétariat d'Yvan qui souhaitait me rencontrer pour le poste de directeur de campagne. Je ne pouvais pas rêver mieux, bien que j'aurais préféré être moins exposé.
Je n'ai encore jamais rencontré le personnage, seulement croisé en quelques rares occasions. Je suis nerveux pour des tas de raisons, commençant même à douter du bien-fondé de plan. Yvan fait irruption au bout du couloir, remontant dans ma direction.
C'est un homme de taille moyenne, je dirais la quarantaine, ou alors une cinquantaine heureuse, des cheveux noirs plaqués sur l'arrière du crâne, des traits anguleux et un long nez fin. Il n'a pas forcément une belle gueule, mais son visage viril et naturel, agrémenté d'un très léger bouc de poils gris, suffit pour rehausser son aspect masculin.
Ce qui me frappe en premier lieu, c'est sa contenance, je perçois dans son attitude, et dans le regard qu'il braque sur moi, qu'il n'a pas pour habitude d'être pris à la légère. Je remarque également qu'il porte un costume impeccablement ajusté, jusqu'à la cravate parfaitement nouée. Je me sens soudainement mal fagoté et impréparé.
Quand il atteint mon niveau, il n'a pas un sourire, une poignée de main ou un geste chaleureux. Il s'adresse à moi d'une voix grave :
— Suivez-moi.
Je lui emboîte le pas jusqu'à son bureau. C'est une grande pièce assombrie par des rideaux bleus épais et sobrement décorée de mobiliers et de chaises d'antiquaires.
Il vient s'adosser à un imposant bureau en chêne, finissant de répondre à un message sur son portable. Je suis un peu fébrile, je sais qu'il ne sera pas facile à duper.
— Bien. - Sa voix me fait redresser instantanément la tête alors qu'il range son téléphone. - Asseyez-vous.
Nous prenons place autour d'une petite table, dans des fauteuils tapissés d'un cuir coûteux.
Il me pose les questions d'usage, sur mon parcours et mes ambitions. Je reste prudent tout en essayant de mettre en avant les qualités qu'il attend.
C'est un exercice auquel je suis rôdé, mais il me pousse sans cesse dans mes retranchements. Il finit par m'expliquer le poste, pour lequel les missions ne diffèrent pas beaucoup de celles que j'exerce déjà pour Didier.
Tandis qu'il passe en revue les différents points, mon regard dérive sans raison vers ses jambes. Je suis frappé par la vision d'une braguette bombée, déformant son pantalon telle une péninsule de tissu recouvrant le cuir du fauteuil. J'en perds le fil de la discussion, assourdi par l'impression qu'un carillon résonne dans mes oreilles. Sa voix impérieuse me fait sortir de mon état second.
— Et vous travailliez pour Didier c'est ça ?
J'avais préparé une myriade de scénarios, d'explications de justifications, de la plus argumentée à la plus alambiquée, mais, déstabilisé, je me contente d'une simple affirmation.
— Oui.
Il me fixe un instant, puis se redresse en lissant sa cravate :
— Bien. Dans mon équipe on ne compte ni son temps ni son investissement, je n'accepte ni les excuses, ni les oublis, ni les pannes de réveil. Si cela vous convient, vous pouvez commencer demain, mon secrétariat vous donnera tous les détails.
Doublement surpris, j'approuve de la tête, serrant la main qu'il me tend, puis quittant les lieux quand il m'invite à partir.
Sitôt sorti du bâtiment, je marche sans but dans les rues. Malgré le succès, j'ai l'impression d'avoir sauté à pieds joints dans un gouffre, mais plus encore, je n'arrive pas à me sortir de la tête la vision volée de son entrejambe compact, provoquant chez moi un sentiment étrange que je ne m'explique pas.
II
Travailler pour Didier n'était déjà pas une sinécure, mais avec Yvan, je suis en plein supplice de tantale. Chaque tâche que j'effectue n'est pas suffisante ou pas assez bien, Yvan ne réclame rien d'autre que la perfection. Je suis très rapidement poussé dans mes retranchements et je lutte pour trouver l'énergie de tout réaliser.
Un autre point négatif est qu'Yvan travaille régulièrement avec Laurent. Il s'agit d'un entrepreneur extrêmement influent au sein du parti, possédant des liens très étroits avec de nombreuses personnalités.
C'est un homme d'une belle taille, trapu, ventripotent et affublé d'une calvitie galopante. Le courant n'était jamais spécialement passé entre nous, mais depuis que je travaillais ici, les choses avaient empiré au point de devoir l'éviter quand il venait rencontrer Yvan. Je ne sais pas ce que je lui avais fait, mais il m'en voulait.
Enfin, pour ne rien arranger, Didier s'est rapidement mis à me harceler de messages pour savoir si je progressais, ce qui n'est absolument pas le cas.
Il devait m'indiquer les éléments à lui transmettre sitôt qu'Yvan me ferait confiance, mais je n'avais, pour le moment, qu'un accès encore limité à ses dossiers. Et comme je suis désireux de me faire bien voir, j'accorde toute mon attention à mon travail.
Je dois avouer développer une certaine admiration de la ténacité et de la rigueur d'Yvan. Didier est un bon politicien, mais le travail est bien souvent bâclé, la forme prenant le pas sur le fond. Yvan exige les deux, parfaitement effectués. Je prends la mesure de l'écart qui sépare les deux hommes et une petite voix insidieuse commence même à me chuchoter qu'Yvan est au final un bien meilleur candidat.
Mais ce n'est pas la seule chose qui me fascine chez lui, pour une raison inexpliquée, je ne peux m'empêcher de détailler avec insistance sa physionomie. Ses chemises tendues par ses pectoraux et ses biceps me laissent à croire que l'homme est athlétique, en tout cas bien davantage que moi c'est certain, et ce alors qu'il a le double de mon âge.
Quant à son entrejambe, mon regard y revient inlassablement, magnétisé par la virilité conséquente dont il semble être doté.
Les semaines passent et mes performances sont saluées par mon entourage professionnel, à l'exception d'Yvan, plutôt avare en compliments. Je me retrouve alors pris dans un paradoxe, livrer à Didier les informations pour saborder mon propre travail ou renier mon engagement auprès de mon ancien mentor et subir ses foudres. Paralysé par le choix à faire, j'ignore ses appels et ses messages, qui deviennent de plus en plus insistants, voire virulents à mesure qu'il dégringole dans les sondages, ce dont je suis en partie responsable.
Un soir, mon portable ne cesse de vibrer du fait de ses innombrables appels.
Agacé, je décroche et s'en suit une discussion peu constructive entre Didier et moi. Je suis épuisé et sur la défensive, lui irrité et blessé dans son orgueil, le ton monte, nous échangeons des mots durs, si bien que je lui fais savoir que je ne saborderais pas Yvan et je lui demande de ne plus me contacter.
Je raccroche, le cœur battant, réalisant à peine le caractère définitif de ce que je viens d'accomplir. J'éprouve bien quelques regrets, mais le silence de Didier dans les jours qui suivent me conforte finalement dans mon choix, bien que je craigne qu'il n'en reste pas là.
Libéré de mon double engagement, je renchéris d'efforts dans la campagne, Didier devenant officiellement mon adversaire, en plus de Jacques.
Quelques jours plus tard, alors que je finis dans la soirée de clôturer le programme pour le lendemain, Yvan vient se placer devant son bureau et me fait signe de le rejoindre.
— J'ai besoin de mettre quelque chose au clair avec vous.
Je m'apprête à lui demander des précisions lorsqu'il renchérit :
— Je veux parler de votre relation avec Didier.
Je déglutis avec peine.
— Oui ?
— Est-ce que vous travaillez encore pour lui ?
— Non, non bien sûr que non.
— J'ai des raisons de croire le contraire, donc je vous le demande une dernière fois, travaillez-vous pour Didier ?
— Est-ce que vous travaillez encore pour lui ?
— Non, non bien sûr que non.
— J'ai des raisons de croire le contraire, donc je vous le demande une dernière fois, travaillez-vous pour Didier ?
J'ai l'impression d'être frappé par la foudre, mes muscles se ramollissent et je perds toute contenance. Est-ce que Didier m'a dénoncé pour se venger ? Je bredouille une réponse incompréhensible ce qui l'agace :
— Parlez clairement.
— Plus maintenant.
— C'est-à-dire ?
— Je travaillais pour lui, mais j'ai coupé les ponts.
— Qu'est-ce qui était convenu entre vous ?
— Plus maintenant.
— C'est-à-dire ?
— Je travaillais pour lui, mais j'ai coupé les ponts.
— Qu'est-ce qui était convenu entre vous ?
J'hésite, ce qui n'arrange pas mon cas et Yvan hausse le ton :
— Vous avez deux secondes pour me répondre avant que je ne vous mette à la porte.
Je déballe tout, penaud et paniqué :
— Je devais récupérer des informations, des moyens de pression pour vous forcer à retirer votre candidature.
Il a un demi-sourire à peine visible, mais il ne semble guère surpris, ce qu'il confirme :
— C'est bien ce que je pensais, j'ai longtemps côtoyé Didier, je connais ses tours. Et son manque d'imagination. Et alors, avez-vous œuvré contre moi pendant votre temps ici ?
— Non, je vous assure que ce n'est pas le cas.
— Non, je vous assure que ce n'est pas le cas.
J'essaye d'être aussi sincère que possible et j'ai l'étrange impression qu'Yvan me croit.
— Votre travail acharné tend à corroborer votre affirmation. Ainsi que le fait que je vous surveillais étroitement. Mais une question demeure, pourquoi ne pas l'avoir fait ?
— J'ai changé d'avis.
— Aussi simplement ? Quelque chose me fait dire que le caractère de Didier n'y est pas étranger.
— En effet, il était devenu trop... insistant. Mais il n'y a pas que cela, j'apprécie mon travail avec vous, pour vous. Je pense que vous méritez de gagner.
— J'ai changé d'avis.
— Aussi simplement ? Quelque chose me fait dire que le caractère de Didier n'y est pas étranger.
— En effet, il était devenu trop... insistant. Mais il n'y a pas que cela, j'apprécie mon travail avec vous, pour vous. Je pense que vous méritez de gagner.
Son visage demeure impassible, il cogite quelques secondes avant de rendre son verdict :
— Je vous garde à mon service pour le moment, mais sachez que je n'aurais aucun scrupule à vous remercier au moindre doute. Et je vous aurais à l'œil.
— Merci. Je suis désolé vraiment, je vais me rattraper. Mais, si vous aviez des doutes, pourquoi m'avoir recruté ?
— C'était un risque calculé. J'avais une assez bonne intuition à votre sujet. En parlant de ça.
— Merci. Je suis désolé vraiment, je vais me rattraper. Mais, si vous aviez des doutes, pourquoi m'avoir recruté ?
— C'était un risque calculé. J'avais une assez bonne intuition à votre sujet. En parlant de ça.
Yvan saisit avec désinvolture son entrejambe d'une main, offrant à ma vue une braguette bombée qu'il comprime autant que possible.
J'ai l'impression de ne plus avoir de salive, de tanguer face au tissu déformé. Impassible, il resserre sa prise, faisant ressortir davantage la bosse. Je ne sais ni quoi faire ni quoi dire. Il malaxe un instant ce qu'il a en main et prend enfin la parole :
— Vous apprendrez vite que rien ne m'échappe. Approchez.
Je déglutis et je m'avance jusqu'à me retrouver proche de lui. J'ai la sensation de ne plus contrôler mon corps. Je fuis son regard autant que je le cherche, submergé par l'assurance dont il exsude.
Yvan pose une main chaude sur mon épaule et fait pression jusqu'à me mettre à genoux face à lui. Je devrais être terrorisé, choqué, prendre la fuite ou m'exclamer, pourtant seules les palpitations de mon cœur résonnent dans ma tête tandis que mes jambes se plient.
Mon visage à présent à la hauteur de ce qu'il manipule, Yvan m'offre une perspective plus détaillée en laissant glisser son pouce le long de la courbure qui déforme le tissu jusqu'au début de sa cuisse. Une fois mon esprit gorgé de cette vision, il saisit la fermeture de sa braguette qu'il ouvre d'un geste lent, mais assuré.
Il enfouit sa main dans son pantalon et en fait émerger un long chibre épais surplombé d'un gland allongé et clair. Tétanisé, j'admire sa virilité démesurée, des tambours résonnant dans mon crâne.
Jacques glisse ses mains dans ses poches, laissant s'écouler plusieurs secondes avant d'avancer progressivement son bassin jusqu'à ce que son gland vienne effleurer mes lèvres. Le contact est chaud et lisse. Il n'est pas encore trop tard, je peux toujours me rétracter.
J'ouvre maladroitement la bouche et je laisse son sexe franchir mes lèvres. Le goût est fort, la sensation déroutante, je sens pulser le membre contre mes parois buccales.
J'ai un sursaut, je suis en train de prendre en bouche la verge d'Yvan. Sa voix grave résonne :
— Les mains derrière le dos.
J'obéis, les plaquant contre mon coccyx. Jacques vient ensuite porter à hauteur de ses yeux sa main ornée d'une large montre, tandis que l'odeur musquée de son sexe vient saturer mes sens.
Au bout de quelques instants, le regard toujours braqué sur sa montre, il vient tapoter la boucle de sa ceinture en argent du bout des doigts de son autre main, et me commande d'un ton neutre :
— Vous avez une minute pour plaquer votre nez ici. Allez-y.
La consigne est claire, je laisse le chibre pénétrer ma bouche, la remplissant d'un goût acide entêtant. Son gland épais vient buter à l'entrée de ma gorge et je tente de le faire avancer à la seule force des muscles de mon cou. Non seulement c'est la première fois que j'ai en bouche un membre masculin, mais le fait qu'Yvan soit monstrueusement bien monté ne me facilite pas la tâche.
Mes lèvres sont douloureusement étirées et je dois bien vite retirer son gland pour avaler ma salive, mais également le liquide qu'il sécrète. Je ressens une honte mêlée à un plaisir sauvage de subir une telle situation, mais malgré mes efforts, la majeure partie de son membre reste encore à l'extérieur de ma bouche.
Je réussis tout juste à faire entrer son gland au niveau de mon larynx quand Yvan retire son membre de ma bouche pour le remettre à l'intérieur de son pantalon.
— Ça sera tout pour ce soir. Vous pouvez disposer.
Je reste interdit un instant, me redressant.
Je tangue jusqu'à la table où j'ai laissé mes affaires et je sors de la pièce, décidant dans la foulée de rentrer chez moi à pied, laissant l'air nocturne remettre mon cerveau en état de processer ce qui venait de se passer. J'ai l'impression d'avoir basculé de l'autre côté d'une barrière, d'avoir brisé un interdit absolu, mais terriblement bon.
J'ai également échoué à atteindre l'objectif fixé par Yvan, mais il n'a pas semblé m'en tenir rigueur.
A travers les différentes émotions qui me parcourent, une prédomine, le plaisir éprouvé à prendre en bouche cet immense chibre et le désir violent de recommencer.
Le lendemain, Yvan m'accueille avec une montagne de tâches à effectuer et la journée se déroule comme toutes celles que j'ai connues auparavant. Je finis la journée sur les rotules, déposant le dernier dossier sur son bureau, l'esprit déjà occupé par le travail du lendemain. Je suis donc pris par surprise lorsqu'il se lève, ouvre sa braguette, m'ordonnant de me mettre à genoux tandis qu'il fixe sa montre.
— Une minute.
J'ai une seconde de flottement puis je prends en bouche le chibre tendu.
A compter de ce moment, Yvan me soumet aléatoirement à cette épreuve et plusieurs choses viennent à changer.
La première est que je gagne confiance en moi. Sans que je puisse me l'expliquer, céder à ses directives avilissantes me donne la force de réaliser des choses que je m'étais toujours interdites.
La seconde est l'obsession que je développe pour lui, j'ai la sensation de lui donner la juste récompense qu'il mérite pour son travail et son physique exceptionnel.
Et la troisième enfin est que, les jours passant, mes efforts se succédant, je finis par être plus à l'aise avec la chose.
Je suis à présent capable de lever les yeux dans sa direction, admirant ses pectoraux finement dessinés, sa cravate parfaitement nouée et son visage que j'adule tant.
C'est dans cette position, sa queue progressant avec difficulté dans ma gorge, que je sens le contact froid de sa ceinture contre mon nez. Je n'ai pas le temps de me réjouir, la main d'Yvan m'agrippe l'arrière du crâne et me maintient en place. Il fait aller et venir sa queue dans ma bouche et mon larynx, sans tenir compte de mes borborygmes d'étouffements.
J'ai à peine conscience de ce qui va suivre qu'il libère un jet chaud qui gicle au fond de ma gorge. Sous la surprise, je déglutis, découvrant la sensation d'être gavé de foutre. Yvan me gratifie d'un second jet puis d'une flopée d'autres que je peine à accueillir.
Voyant qu'il m'est difficile d'ingurgiter la totalité de son jus, il extrait quelque peu son membre, venant plutôt tapisser mon palais et ma langue. Son sperme fluide s'accumule et lorsque je me décide à l'avaler, c'est une quantité bien plus importante qui coule dans ma gorge, saturant mes papilles d'un goût âpre et pétillant. J'en ai la tête qui tourne de sentir cet homme finir de décharger dans mon estomac. Yvan m'offre encore quelques rasades avant que le flot ne se tarisse.
Il pousse à peine un soupir de soulagement et range son membre :
— Il était temps, je gardais cela de côté depuis votre entretien.
Je le dévore du regard et il doit percevoir mon état puisqu'il rajoute :
— Ne confondez pas plaisir et devoir, présentement j'ai besoin de quelqu'un de dévoué et d'efficace pour m'aider à gagner ces élections. Vous répondez à ces critères, mais si demain vous ne m'êtes plus utile, ou loyal, je n'aurais plus de raisons de vous garder. Voyez ces moments comme un baromètre de notre relation. Vous pouvez disposer pour ce soir, et je vous souhaite un bon appétit vu que vous avez déjà commencé.
III
Yvan et mon travail occupent chacune de mes pensées, je me lève chaque matin, espérant qu'il me laisse m'occuper à nouveau de sa personne.
Après mon succès, il a retiré la règle de la minute, si bien que la séance peut à présent s'étirer pendant presque une heure, où je finis la gorge endolorie et l'estomac rempli.
J'ai rapidement réalisé que ma prestation n'a pas grand chose à voir avec l'éjaculation d'Yvan, lui seul décidant de quand j'avais mérité le contenu de ses bourses. La seule constante est la position, lui debout, mains dans les poches ou les hanches, et moi à genoux.
Cependant, avec le temps, ces séances se font rares et finissent même par disparaître complètement à mesure que la campagne s'accélère. Les écarts entre les candidats se résorbent et il faut mettre les bouchées doubles.
Yvan multiplie ainsi les déplacements tandis que je gère la campagne depuis les bureaux. J'expérimente alors un manque d'un genre nouveau qui me ronge douloureusement.
Il me contacte un matin, alors qu'il est absent pour plusieurs jours, afin de me soumettre une demande particulière :
— J'ai une tâche à vous confier pendant mon déplacement. Durant mon absence, je veux que vous convainquiez Laurent de nous soutenir.
— Ce ne sera pas évident, il me déteste.
— Ce ne sera pas évident, il me déteste.
J'avais eu le fin mot de l'histoire concernant les raisons de l'inimitié de cet homme influent. Laurent avait promis au fil d'un de ses contacts le poste de directeur de campagne d'Yvan, certain que ce dernier suivrait ses conseils. Frustré de voir que c'est moi qui avais été choisi au final, et soucieux de ne pas être en froid avec le candidat en tête dans les intentions de vote, il avait reporté son insatisfaction sur ma personne.
— Laurent n'est pas un personnage subtil, flattez-le et vous arriverez à vos fins. Je vais vous donner une adresse, allez-y ce soir, vous pourrez le trouver dans un cadre moins formel. Je vous transmets les informations sur votre mail.
Le soir même, je me présente au lieu indiqué, un grand bâtiment discret dépourvu de fenêtres.
Je m'approche de l'unique porte, blindée, et munie d'un interphone très moderne qui détone par rapport à l'aspect vétuste du bâtiment. Je sonne et la porte s'ouvre aussitôt sur ce qui ressemble à un vigile à l'air peu commode.
Je lui tends mon portable sur lequel s'affiche un document envoyé par Yvan. Il le scanne, me fait entrer dans le sas, prend quelques secondes pour me fouiller, puis ouvre une seconde porte qu'il referme derrière moi.
Je me trouve dans une pièce sombre, sur ma droite de portes numérotées et en face de moi un guichet à la vitre teintée apparemment fermé.
Perplexe, je m'approche des portes ornées de numéros jusqu'à en trouver une ouverte. Je pénètre dans un petit vestiaire qui sent le propre et je referme la porte derrière moi sur laquelle est attaché un badge muni d'un élastique. Il y a un casier et un panneau qui rappellent ostensiblement les règles du lieu, notamment que tous les effets personnels sont interdits à l'intérieur, téléphone et vêtement compris.
Je réalise qu'une seconde porte est présente à l'autre extrémité de la pièce, qui doit donner accès au reste du mystérieux endroit, bien que je commence à me faire une idée assez claire du guet-apens dans lequel Yvan m'a jeté.
Je laisse donc tous mes effets sur place, puis je sors du vestiaire. La porte se verrouille automatiquement à mon départ, et lorsque j'approche le badge, elle s'ouvre à nouveau. Rassuré, j'attache l'élastique du badge à ma cheville et je m'avance dans un vaste couloir sombre.
Les rares lumières sont fixées au sol, éclairant si faiblement qu'il est seulement possible de distinguer les murs et le parquet en bois lisse. Je circule, peu à l'aise dans ma nudité.
Je discerne des silhouettes, sans pouvoir distinguer leur visage, ce qui va me compliquer la tâche pour trouver Laurent.
Avançant pas à pas, je suis rapidement soulagé de constater que les inconnus que je dépasse m'ignorent. Le couloir serpente dans le bâtiment, desservant des petites pièces en bois avec une luminosité à peine plus intense. Certaines sont vides, d'autres closes et enfin plusieurs sont occupées.
Dans l'entrebâillement d'une porte, j'aperçois, plongé dans une demi-pénombre, un homme âgé en train de s'en donner à cœur joie sur un jeune homme à quatre pattes. Je reste interdit un instant, hypnotisé par les bruits des corps qui se martèlent. L'homme tourne la tête dans ma direction et je pars précipitamment.
C'est une chose de savoir que cela existe, c'en est une autre de le constater par soi-même.
Dans une autre pièce, quatre silhouettes masculines se partagent du champagne et ce qui semble une femme au corps svelte qu'ils besognent à tour de rôle ou ensemble. Je crois reconnaître de grandes pontes de l'industrie et d'éminents politiciens. Je réalise également que les rouages des hommes comme de la politique sont plus complexes qu'escomptés.
J'ai de plus en plus de difficulté à détourner le regard et à m'empêcher de trouver cela terriblement appétant. Le départ d'Yvan depuis plusieurs jours a laissé un grand vide dans l'éveil de mes désirs et je me rends compte à présent de la virulence du manque que je ressens.
Un homme me croise alors, et à la faveur de la lumière de la pièce, je reconnais Laurent. Surpris, je réagis spontanément en le suivant jusqu'à ce qu'il pénètre dans une pièce un peu plus loin. J'attends plusieurs minutes, espérant qu'il ressorte, mais voyant que cela n'est pas le cas, je prends mon courage à deux mains et j'ouvre la porte. Laurent est dans une petite pièce en bois, assis sur un banc, levant la tête d'un air surpris lorsqu'il me voit refermer la porte derrière moi.
Il expose à mon regard des cuisses vigoureuses, une large bedaine musclée recouverte de poils grisonnants, ainsi qu'un torse développé aux formes larges.
— Hé bien alors ça pour une surprise, on vient s'encanailler un peu ?
Son ton badin me braque aussitôt.
— Je suis là pour le travail.
Il a un sourire.
— Mais moi de même.
Il doit percevoir sans difficulté que je suis loin d'être dans mon élément, contrairement à lui, et il s'affale sur le banc, écartant les cuisses.
J'échoue à ne pas descendre mon regard et je viens scruter sa verge pendante, courte, mais trapue, qui repose sur deux bourses épaisses et poilues. Suivant mon regard, il prend son sexe en main et l'affiche sans pudeur :
— Ça te plaît ?
Je préfère ne pas répondre. Cela ne le décourage pas, bien au contraire, il se met à astiquer son membre en me défiant d'un regard crapuleux.
— Ne sois pas timide, viens la sucer.
Je reste impassible, luttant contre l'envie de répondre. Sa verge a gonflé jusqu'à atteindre une taille modeste, mais une épaisseur certaine. Elle est bien moins impressionnante que celle d'Yvan, mais reste intimidante de virilité. Tandis que je soutiens son regard, il passe ses mains sur son torse et son ventre d'un air gaillard. Je sais que je devrais partir, mais je ne peux m'y résoudre.
Lui laisse libre court à son envie, me faisant profiter sans pudeur de toute son ardeur, m'adressant des regards avides, jusqu'à ce que, dans un râle puissant, il se contracte et libère un sperme épais qui ruisselle doucement le long de sa lourde verge. Il pousse un long soupir et s'adresse à moi d'une voix éraillée :
— Allez, viens nettoyer.
J'ai résisté autant que j'ai pu.
Décroisant les bras, je viens m'agenouiller entre ses jambes et je tends ma langue contre son membre pour laisser son sperme ruisseler dessus. Ses yeux s'écarquillent de surprise puis de contentement au contact de ma bouche. Ma langue est rapidement recouverte de son jus chaud que j'avale lentement. Il a un goût entêtant, puissant et presque agréable. Je recommence l'opération jusqu'à avoir récupéré l'intégralité de sa semence, puis je remonte le long de sa queue, finissant par lustrer vigoureusement son gland d'où s'écoule encore peu de son jus.
Laurent est abasourdi, secouant la tête d'incrédulité et de satisfaction, souriant face au spectacle que je lui offre. Je n'arrive pas à dissimuler le plaisir que je prends à sentir son sperme de salaud couler dans ma gorge. Je reste en position servile, lustrant son gland de mes lèvres.
Il profite un long moment de la situation, oscillant la tête dans une mimique virile, jusqu'à ce qu'il débande. Après avoir poussé un long soupir satisfait, il appuie sur ma tête pour me faire descendre au niveau de ses bourses poilues.
Il s'avance légèrement sur le banc de manière à faire pendre au-dessus de mon visage ses testicules compacts qu'il vient déposer sur mes lèvres. Il étale ensuite son chibre au repos sur mon visage tandis que j'accueille ses bourses dans ma bouche. Elles sont poisseuses d'une sueur acide qui recouvre ses poils drus.
— C'est bien, comme ça, bouffe les bien.
Laurent écarte mes lèvres pour les faire rentrer entièrement et m'agrippe l'arrière du cou d'une main épaisse pour me maintenir en place. Je ne le quitte pas des yeux, lui laissant ma bouche à disposition, et je sens sa verge se durcir à nouveau.
Il finit par retirer ses bourses et me laisse avaler ma salive imprégnée du goût de sa transpiration. De ma langue, je fais glisser son gland dans ma bouche et je recommence à le sucer.
Laurent pousse des grognements sourds, s'avançant pour plaquer mon visage contre sa bedaine chaude, faisant pression pour que j'avale toute la longueur de sa verge. Je le laisse me remplir comme il l'entend, sa queue trapue m'étouffant avec délice. Un mélange de salive et de jus ruisselle de ma bouche et Laurent finit par décharger une deuxième fois, faisant à nouveau gicler son foutre épais.
Je dépose son gland trapu sur mes lèvres pour laisser les jets de sperme remplir ma bouche et mon estomac. Il est moins prolifique que la première fois, mais suffisamment pour m'offrir une bonne quantité à avaler. Je lève les yeux vers lui, tandis que sa verge circule doucement sur mes lèvres. Il m'adresse un sourire franc, me tapotant le visage, tandis que je finis de nettoyer sa verge.
Je finis par me redresser, la tête confuse, la bouche et la gorge emplies des saveurs de cet enfoiré. Le retour à la réalité se fait peu à peu, bien que je reste encore perclus d'envie.
Lui semble évidemment ravi et m'invite à m'asseoir à ses côtés. J'hésite et je finis par m'installer. Il reste muet un moment, reprenant lui aussi ses esprits, puis se tourne vers moi :
— Hé bien si je m'attendais à ça.
Je ne réponds rien, aussi continue-t-il :
— J'imagine que tu n'es pas venu ici par hasard, mais j'ai l'intime conviction que tout cela n'était pas prévu au programme pour toi.
Je préfère aborder le sujet qui m'intéresse :
— C'est Yvan qui m'envoie.
— Évidemment, qu'est-ce qu'il veut encore ?
— Que tu le soutiennes.
— Évidemment, qu'est-ce qu'il veut encore ?
— Que tu le soutiennes.
Il a une mimique amusée.
— Rien que ça ? Et il croit que c'est toi qui vas me faire changer d'avis ? Cela dit, j'ai appris qu'Yvan ne laisse jamais rien au hasard et je dois avouer que ton introduction était plutôt convaincante. Qu'importe, je ne peux pas le soutenir et il se sait pertinemment. Je préfère ne prendre aucun risque et attendre de traiter avec le vainqueur, qu'il agisse de Didier ou Yvan, c'est du pareil au même pour moi.
— Sauf si c'est Jacques qui l'emporte. Je te vois mal traiter avec l'opposition.
— Pour l'instant tous les sondages sont favorables à Yvan.
— Tu sais qu'un sondage n'est jamais fiable, surtout avec le duel fratricide qui peut déraper à tout moment, et...
— Sauf si c'est Jacques qui l'emporte. Je te vois mal traiter avec l'opposition.
— Pour l'instant tous les sondages sont favorables à Yvan.
— Tu sais qu'un sondage n'est jamais fiable, surtout avec le duel fratricide qui peut déraper à tout moment, et...
Il me coupe, agacé autant qu'amusé :
— Punaise, je viens de te remplir deux fois d'affilée et tu es de nouveau d'attaque pour me baratiner, tu es fait pour la politique toi. Je te l'ai dit, je ne peux pas soutenir Yvan officiellement.
— Alors, soutiens-le en off. Mobilise tes relations, joue de ton influence pour qu'il gagne. Tu le sais, Yvan est bien plus raisonnable que Didier et je ne parle même pas de Jacques.
— Alors, soutiens-le en off. Mobilise tes relations, joue de ton influence pour qu'il gagne. Tu le sais, Yvan est bien plus raisonnable que Didier et je ne parle même pas de Jacques.
Il considère un moment la chose.
— Et qu'est-ce que j'y gagne ?
— Tu côtoies souvent Yvan, tu sais de quoi il est capable et à quel point il serait un allié de poids une fois élu.
— Tu sais, moi les promesses de politiciens... Mais ce que tu dis n'est pas complètement dénué de sens, j'ai vu trop d'élections imperdables être perdues, et une victoire de Didier comme de Jacques n'arrangerait pas mes affaires. Je crois qu'il est temps que je mette un peu les mains dans le cambouis. Allez, tu peux dire à Yvan que c'est d'accord, mais pas de trace écrite, pas de soutiens officiels, je ferais uniquement jouer mes soutiens indirectement.
— Tu côtoies souvent Yvan, tu sais de quoi il est capable et à quel point il serait un allié de poids une fois élu.
— Tu sais, moi les promesses de politiciens... Mais ce que tu dis n'est pas complètement dénué de sens, j'ai vu trop d'élections imperdables être perdues, et une victoire de Didier comme de Jacques n'arrangerait pas mes affaires. Je crois qu'il est temps que je mette un peu les mains dans le cambouis. Allez, tu peux dire à Yvan que c'est d'accord, mais pas de trace écrite, pas de soutiens officiels, je ferais uniquement jouer mes soutiens indirectement.
C'est déjà beaucoup, je n'en reviens pas de ce que j'ai accompli, et ce à plus d'un titre.
Je me lève pour quitter la pièce, mais Laurent se lève, s'approchant de moi et posant une main sur la porte. Une fois debout il me domine, sa large bedaine semblant prendre tout l'espace dans la pièce et son sexe lourd oscillant à chacun de ses pas.
— Encore une chose. Est-ce qu'Yvan t'a demandé de baiser avec moi ?
— Non.
— Et est-ce que tu es venu ici avec l'intention de baiser avec moi ?
— Non plus.
— Non.
— Et est-ce que tu es venu ici avec l'intention de baiser avec moi ?
— Non plus.
Je ne sais pas quelles conclusions il tire, mais il retire sa main et me laisse partir.
IV
Après cet épisode, tout s'accéléra, la campagne gagna en intensité et l'appui indirect de Laurent permit de creuser l'écart avec Didier.
Je n'ai pas fait mention à Yvan de ce qu'il s'était passé. Soit il s'en doutait, soit il n'en avait cure, seul le résultat semblait l'intéresser.
Le travail à abattre est à présent tel que je n'ai plus un instant à accorder à quoi que ce soit d'autre, et il en va de même pour Yvan que je vois peu, toujours par monts et par vaux.
Depuis l'épisode avec Laurent, mon désir a explosé de manière exponentielle. Je me refuse à le recontacter, de peur de céder une nouvelle fois. Si je peux concevoir les raisons qui me poussent à me livrer à un homme comme Yvan, il m'est difficile d'admettre le désir que j'ai pu ressentir avec un butor comme Laurent.
Yvan prend cependant conscience que lui comme moi sommes à cran, aussi me propose-t-il de me joindre à lui pour son entraînement de squash. Bien que parfaitement novice, j'accepte, espérant profiter de cette occasion pour me changer les idées.
Il loue fréquemment une salle privative non loin des bureaux, et, profitant d'une accalmie dans la journée, je me retrouve une raquette à la main, face à un mur blanc barré de deux lignes rouges. J'escomptais vaguement qu'il me ménage pour mon initiation, mais ce fut évidemment peine perdue. Il expédie la balle noire avec force, mais sans effort, la faisant rebondir à chaque extrémité de la salle, amusé de me voir courir après.
Lorsqu'il joue, ses émotions sont plus perceptibles et il déploie pleinement son physique, de ses avant-bras musclés à ses cuisses dessinées. Outre mon inexpérience, je suis parasité par l'odeur de sa sueur, ses expirations fortes pendant l'effort, et son short qui tangue à chacun de ses déplacements. Chaque moment m'enivre, faisant gronder en moi ce désir incontrôlé.
Après de nombreux échanges, la partie prend fin quand il devient évident que je sers davantage à Yvan de défouloir plus que de véritable adversaire.
Tandis que je reprends ma respiration, il s'immisce derrière moi, collant son bassin contre mes fesses.
Tandis que je reprends ma respiration, il s'immisce derrière moi, collant son bassin contre mes fesses.
— J'ai autre chose pour vous.
Je reconnais à peine sa voix et encore moins ce ton enfiévré, que je sens pour la première fois empli d'un désir.
Il plaque l'immense barreau qui tend son short contre mes fesses, ses mains enserrant mon torse avec force. Il me comprime puis d'une pression de ses reins me fait avancer jusqu'au mur lisse contre lequel il m'écrase. Il fait aller et venir avec ardeur son renflement, avant de le baisser mon short pour dénuder mes fesses. Je sens aussitôt le contact chaud de sa verge qui s'immisce dans ma raie.
Son dessein est clair, mais de sentir glisser entre mes fesses son gland trempé de sueur me fait réaliser l'imminence de la chose.
Il m'agrippe par les hanches, plaquant sa bouche contre mon oreille, faisant résonner sa lourde respiration dans mon crâne. Il a fracturé son attitude imperturbable, me laissant entrevoir pour la première fois le degré de pression qu'il doit subir actuellement, se traduisant par cette violente pulsion.
Il m'agrippe par les hanches, plaquant sa bouche contre mon oreille, faisant résonner sa lourde respiration dans mon crâne. Il a fracturé son attitude imperturbable, me laissant entrevoir pour la première fois le degré de pression qu'il doit subir actuellement, se traduisant par cette violente pulsion.
Son gland vient buter contre mon anus. Il force le passage sans me brusquer, mais suffisamment pour que j'ouvre la bouche dans un cri silencieux.
Ce n'est pas tant douloureux que déroutant de sentir cette intrusion pour la première fois. Il retire son gland, crache un filet de salive dessus et recommence.
Chaque fois il va un peu plus loin, chaque fois je perds un peu plus le contrôle entre ses mains. Je tiens bon jusqu'à ce qu'il finisse par entrer en entier son gland, provoquant des cris plaintifs évocateurs d'un plaisir douloureux, mais grisant.
Ce n'est pas tant douloureux que déroutant de sentir cette intrusion pour la première fois. Il retire son gland, crache un filet de salive dessus et recommence.
Chaque fois il va un peu plus loin, chaque fois je perds un peu plus le contrôle entre ses mains. Je tiens bon jusqu'à ce qu'il finisse par entrer en entier son gland, provoquant des cris plaintifs évocateurs d'un plaisir douloureux, mais grisant.
Il pose deux doigts de chaque côté de mon bassin et exerce une pression pour que je vienne m'enfoncer sur lui.
Je tente de pousser mes fesses en arrière, mais la sensation est telle que je vacille. Il me laisse encore plusieurs tentatives avant d'attraper le creux de mes hanches et me guide plus fermement le long de sa verge.
Je tente de pousser mes fesses en arrière, mais la sensation est telle que je vacille. Il me laisse encore plusieurs tentatives avant d'attraper le creux de mes hanches et me guide plus fermement le long de sa verge.
Je n'arrive même plus à formuler des phrases cohérentes jusqu'à ce que je sente son pelvis contre mes fesses. Il me prend en entier.
Il se met à bouger lentement, avec précaution, une main soutenant mon torse, l'autre mes hanches. J'ai les yeux révulsés et je me tiens à peine au mur, laissant mon corps à sa merci.
Son souffle rauque vibre contre mon oreille et je sens sa mâchoire se contracter à chaque mouvement. Je réalise alors qu'il lutte non pas pour me prendre, mais bien pour réprimer ses pulsions. Chaque fois qu'il s'enfonce en moi, il me fait bien comprendre que je dépends ici entièrement de sa volonté et qu'il pourrait m'emboutir sans ménagement.
Il se met à bouger lentement, avec précaution, une main soutenant mon torse, l'autre mes hanches. J'ai les yeux révulsés et je me tiens à peine au mur, laissant mon corps à sa merci.
Son souffle rauque vibre contre mon oreille et je sens sa mâchoire se contracter à chaque mouvement. Je réalise alors qu'il lutte non pas pour me prendre, mais bien pour réprimer ses pulsions. Chaque fois qu'il s'enfonce en moi, il me fait bien comprendre que je dépends ici entièrement de sa volonté et qu'il pourrait m'emboutir sans ménagement.
Craintif et reconnaissant, je fais alors de mon mieux pour m'empaler sur lui. Il a un très léger grognement de satisfaction face à mes efforts.
Je laisse mon corps aller et venir sur son manche, poussant des gémissements pathétiques de plaisir. Son membre m'écarte, son gland se décalotte en moi et sa chaleur me fait tourner la tête.
Il se met alors à bouger en opposition avec mes mouvements, si bien que sa queue est toujours stimulée. Nos respirations sont plus fortes, ma vue se brouille.
Je laisse mon corps aller et venir sur son manche, poussant des gémissements pathétiques de plaisir. Son membre m'écarte, son gland se décalotte en moi et sa chaleur me fait tourner la tête.
Il se met alors à bouger en opposition avec mes mouvements, si bien que sa queue est toujours stimulée. Nos respirations sont plus fortes, ma vue se brouille.
Il m'agrippe fermement et je sens sa queue se tendre, libérant sa semence chaude en moi.
Sous le plaisir, je manque de m'effondrer, mais il me retient, me plaquant contre son buste humide sueur. Il me maintient ainsi pendant qu'il jouit en moi, alors que des lumières dansent devant mes yeux.
Sous le plaisir, je manque de m'effondrer, mais il me retient, me plaquant contre son buste humide sueur. Il me maintient ainsi pendant qu'il jouit en moi, alors que des lumières dansent devant mes yeux.
Lorsqu'il se retire finalement, je me laisse glisser contre le mur, éreinté.
Il va chercher une bouteille d'eau qu'il vide à moitié puis me la tend. J'ai à peine la force d'y boire. La chose n'avait duré que plusieurs minutes, mais j'avais l'impression d'avoir couru un marathon.
Il va chercher une bouteille d'eau qu'il vide à moitié puis me la tend. J'ai à peine la force d'y boire. La chose n'avait duré que plusieurs minutes, mais j'avais l'impression d'avoir couru un marathon.
Il me garde à l'œil jusqu'à ce que je récupère.
— Yvan je...
Il me semble impérieux de dire quelque chose, de donner une réalité à ce qui venait de se passer, mais je ne trouve aucun mot pour exprimer mon ressenti. Il me laisse un instant, mais voyant que je ne poursuis pas, il prend la parole :
— Un conseil, ne laissez jamais quelqu'un prendre ce qu'il veut de vous, choisissez ce que vous lui donnez. Je retourne au bureau, vous pourrez fermer derrière vous.
Il quitte les lieux, me laissant seul avec les clefs, et je reste à terre jusqu'à ce que je trouve la force de me relever et de partir en direction des douches dont j'ai grand besoin.
V
Il ne s'écoule pas un jour sans que je repense à ce moment, au plaisir presque insupportable que j'avais subi. J'appréhende autant que je désire revivre à nouveau l'expérience, mais Yvan ne semble pas vouloir réitérer la chose.
Peut-être s'était-il suffisamment défoulé, ou il s'en voulait d'avoir perdu le contrôle de ses émotions. Le plus probable est qu'il n'a simplement plus le temps.
Le manque se fait à nouveau cruellement ressentir et même la montagne de travail n'arrive plus à détourner mes pensées. Je ne peux plus nier mon désir et mon plaisir, mais ils se transforment en frustration et en avidité sur lesquelles je n'ai aucune prise.
Le manque se fait à nouveau cruellement ressentir et même la montagne de travail n'arrive plus à détourner mes pensées. Je ne peux plus nier mon désir et mon plaisir, mais ils se transforment en frustration et en avidité sur lesquelles je n'ai aucune prise.
C'est en ruminant ces problématiques que je déambule dans un luxueux hôtel au sein duquel je viens de réserver une salle de conférence pour Yvan.
Au détour d'un couloir, je croise Laurent qui vient à ma rencontre. Je l'avais soigneusement évité jusqu'ici et il me fait très vite savoir que notre rencontre n'est pas fortuite.
Au détour d'un couloir, je croise Laurent qui vient à ma rencontre. Je l'avais soigneusement évité jusqu'ici et il me fait très vite savoir que notre rencontre n'est pas fortuite.
— Je te cherchais justement, j'étais en train de louer une chambre quand on m'a dit que tu étais dans le coin, ça tombe bien, j'avais à te parler.
— Ça peut attendre ? Je viens juste de finir ma journée, il est tard, je dois rentrer.
— Tu as bien le temps de boire un verre.
— Ça peut attendre ? Je viens juste de finir ma journée, il est tard, je dois rentrer.
— Tu as bien le temps de boire un verre.
Après une hésitation, j'accepte sa proposition, soucieux de préserver nos relations qui s'étaient considérablement améliorées depuis la dernière fois, Yvan ayant toujours besoin de son appui.
Nous nous installons au bar de l'hôtel, dans une petite alcôve à l'écart.
Lorsque je prends place sur le canapé, je suis comme pris de vertiges. J'ai la sensation d'émerger d'une tempête et de profiter d'une accalmie pour la première fois. Je remarque la verrière colorée au plafond, les moulures en bois finement ciselées sur les murs et les fleurs séchées qui ornent l'encadrure des portes. Je suis tellement happé par cette campagne que je ne remarque même plus les choses qui m'entourent.
Laurent semble noter mon état de fatigue :
Laurent semble noter mon état de fatigue :
— Dure journée ?
— Oui.
— Je te dirais bien de lever le pied, mais j'ai eu ton âge et ton ambition, je sais que seul le fait de se prendre un mur permet de réaliser qu'on est allé trop loin. Mais tu dois te ménager.
— Oui.
— Je te dirais bien de lever le pied, mais j'ai eu ton âge et ton ambition, je sais que seul le fait de se prendre un mur permet de réaliser qu'on est allé trop loin. Mais tu dois te ménager.
Je suis surpris de sa prévenance. Je le détaille un instant, il porte une chemise blanche ouverte sur son torse velu et un jean tendu par ses cuisses épaisses.
Il est plus souriant qu'à l'accoutumée et s'occupe de commander pour nous.
Il est plus souriant qu'à l'accoutumée et s'occupe de commander pour nous.
— Elle est si importante que ça cette campagne pour que tu t'investisses autant ?
— C'est une excellente passerelle pour la suite, gagner les élections c'est juste le début, une fois élu, Yvan devrait en principe me nommer à un poste important, ce qui me permettra d'ici quelques années de briguer une place dans un ministère. C'est ainsi que cela fonctionne.
— C'est une excellente passerelle pour la suite, gagner les élections c'est juste le début, une fois élu, Yvan devrait en principe me nommer à un poste important, ce qui me permettra d'ici quelques années de briguer une place dans un ministère. C'est ainsi que cela fonctionne.
Avachi sur le canapé, Laurent m'écoute d'un air attentif, un bras posé sur l'accoudoir et se rapproche peu à peu de moi.
Il retrousse à plusieurs reprises son pantalon jusqu'à laisser apparaître de manière ostensible ses bourses parfaitement dessinées dans le tissu de son jean.
Sa main vient tapoter la mienne, la caresse, puis la saisit pour la guider vers son entrejambe. Je suis gêné, car, bien qu'à l'écart, nous pouvons être vus, mais je me laisse faire.
Le contact du gonflement chaud entre mes doigts m'électrise tandis que je caresse sa bosse dure. Je peux sentir les formes de ses bourses à travers le tissu et je passe mon pouce sur ce que je devine être son gland.
Il retrousse à plusieurs reprises son pantalon jusqu'à laisser apparaître de manière ostensible ses bourses parfaitement dessinées dans le tissu de son jean.
Sa main vient tapoter la mienne, la caresse, puis la saisit pour la guider vers son entrejambe. Je suis gêné, car, bien qu'à l'écart, nous pouvons être vus, mais je me laisse faire.
Le contact du gonflement chaud entre mes doigts m'électrise tandis que je caresse sa bosse dure. Je peux sentir les formes de ses bourses à travers le tissu et je passe mon pouce sur ce que je devine être son gland.
— J'ai l'impression que tu as besoin de décompresser un peu.
Il se penche sur moi et tente de m'embrasser. Je suis surpris et je me redresse, apeuré d'avoir été vu.
— Désolé, ce n'est pas possible.
Je pars au bar régler la note et je m'engage dans les couloirs de l'hôtel en direction de la sortie.
Laurent me rattrape et me saisit par le bras. Je proteste :
Laurent me rattrape et me saisit par le bras. Je proteste :
— Qu'est-ce que tu fais ? Lâche-moi.
Il ne répond pas et ouvre une porte de service, nous isolant dans les escaliers réservés au personnel.
Je me dégage de son emprise et il me relâche aussitôt. Je lui fais face, fébrile alors qu'il s'adresse à moi d'un ton calme :
Je me dégage de son emprise et il me relâche aussitôt. Je lui fais face, fébrile alors qu'il s'adresse à moi d'un ton calme :
— Je sais que je n'ai pas toujours été très amical avec toi.
— C'est le moins qu'on puisse dire.
— Je peux être un vrai salaud des fois. Souvent même. Mais je peux aussi être très gentil si on me laisse une chance.
— C'est le moins qu'on puisse dire.
— Je peux être un vrai salaud des fois. Souvent même. Mais je peux aussi être très gentil si on me laisse une chance.
Il s'approche de moi, et vient saisir mes mains pour les déposer sur son torse, m'attirant doucement contre lui.
Je peux sentir son ventre dur et chaud pulser sous sa chemise. Il en profite pour faire passer ses doigts sur mes pectoraux et saisir un de mes tétons qu'il pince délicatement.
Je subis immédiatement une décharge de plaisir qui me laisse pantois entre ses bras. Il continue, me fixant du regard, jusqu'à ce que je pousse mon premier gémissement.
Je peux sentir son ventre dur et chaud pulser sous sa chemise. Il en profite pour faire passer ses doigts sur mes pectoraux et saisir un de mes tétons qu'il pince délicatement.
Je subis immédiatement une décharge de plaisir qui me laisse pantois entre ses bras. Il continue, me fixant du regard, jusqu'à ce que je pousse mon premier gémissement.
— Tu vois, je peux faire du bien aussi.
Il se penche sur moi, sa bouche à quelques centimètres de la mienne. Un nouveau pincement de ses doigts me fait céder et je viens goûter ses lèvres minces et dures.
Il m'embrasse doucement puis vient chercher ma langue avec la sienne. La sensation est délicieuse.
Il pose une main sur mon entrejambe pour constater avec plaisir que je bande fermement et m'invite à saisir son jean déformé par sa propre érection.
Je défais ses boutons, me mettant à genoux, retrouvant avec plaisir ses gros testicules poilus au goût sucré et piquant. Lorsque je prends enfin son gland puis sa queue en bouche, je pousse des gémissements serviles de plaisir et lui des grognements rauques d'extase.
Il m'embrasse doucement puis vient chercher ma langue avec la sienne. La sensation est délicieuse.
Il pose une main sur mon entrejambe pour constater avec plaisir que je bande fermement et m'invite à saisir son jean déformé par sa propre érection.
Je défais ses boutons, me mettant à genoux, retrouvant avec plaisir ses gros testicules poilus au goût sucré et piquant. Lorsque je prends enfin son gland puis sa queue en bouche, je pousse des gémissements serviles de plaisir et lui des grognements rauques d'extase.
Il me laisse me régaler un moment avant de poser une main sur l'arrière de mon crâne pour m'imposer un rythme, s'arrêtant cependant bien vite, grisé par la chose, il bande plus que de raison et me redresse.
Il me dévore du regard et de sa bouche, jusqu'à ce qu'une de ses mains agrippe mes fesses. Sa voix grave résonne dans la pièce :
— Viens avec moi.
Je n'ai plus vraiment le contrôle de ma raison, aussi je le laisse me conduire dans sa chambre.
Sitôt la porte close, il plaque son corps contre le mien, défaisant sa chemise et la mienne. Il offre à mes mains sa large bedaine ferme et imposante, recouverte de poils noirs épais, ainsi que ses pectoraux gigantesques, bien qu'un peu tombant à cause de l'âge.
Sitôt la porte close, il plaque son corps contre le mien, défaisant sa chemise et la mienne. Il offre à mes mains sa large bedaine ferme et imposante, recouverte de poils noirs épais, ainsi que ses pectoraux gigantesques, bien qu'un peu tombant à cause de l'âge.
C'est la première fois que je sens contre ma peau un corps d'homme et je n'aurais jamais cru bander à m'en faire mal de caresser la poitrine velue de Laurent.
Une fois nus, il m'embrasse longuement, chauffant à blanc mon désir, puis il me met à terre, enfonçant mon dos dans la moquette.
Il s'accroupit et prend mes mollets sur ses épaules pour exposer mes fesses. Là, il lubrifie de gel ses épaisses phalanges et vient doigter mon anus offert. C'est aussi déroutant que bon, la sensation d'intrusion est plus mesurée et j'expérimente un plaisir nouveau et terriblement agréable.
Une fois nus, il m'embrasse longuement, chauffant à blanc mon désir, puis il me met à terre, enfonçant mon dos dans la moquette.
Il s'accroupit et prend mes mollets sur ses épaules pour exposer mes fesses. Là, il lubrifie de gel ses épaisses phalanges et vient doigter mon anus offert. C'est aussi déroutant que bon, la sensation d'intrusion est plus mesurée et j'expérimente un plaisir nouveau et terriblement agréable.
Il prend le temps de jouer avec moi jusqu'à ce qu'il puisse introduire plusieurs doigts sans encombre. Il s'avance alors sur moi, son désir à peine contenu, écartant douloureusement mes jambes. Il plaque sa queue dans mon fessier et me pénètre.
Il va droit au but sans me causer la moindre douleur. J'agrippe ses cheveux noirs bordant sa calvitie, gémissant pendant qu'il commence à me défoncer.
A chacune de ses allées et venues, je sens sa masse m'écraser, son ventre musclé proéminent écartant mes cuisses. Sa respiration se densifie et se transforme peu à peu en grondement sourd tandis qu'il me pine plus durement.
A chacune de ses allées et venues, je sens sa masse m'écraser, son ventre musclé proéminent écartant mes cuisses. Sa respiration se densifie et se transforme peu à peu en grondement sourd tandis qu'il me pine plus durement.
Il s'enfonce largement moins loin qu'Yvan et pourtant la sensation reste toute aussi bonne.
Les frontières entre haine et plaisir se brouillent, je commence à jurer en déposant mes mains contre son ventre poilu dégoulinant de sueur que je caresse avec envie.
Cela semble particulièrement l'exciter, aussi il ralentit la cadence pour se pencher sur moi et m'embrasser à nouveau.
Nous jouons longuement avec nos lèvres et nos langues. Laurent a un sourire viril plaqué sur le visage, qui s'agrandit quand il me surprend de quelques coups de bassin bien sentis, me provoquant des contorsions de plaisir.
Les frontières entre haine et plaisir se brouillent, je commence à jurer en déposant mes mains contre son ventre poilu dégoulinant de sueur que je caresse avec envie.
Cela semble particulièrement l'exciter, aussi il ralentit la cadence pour se pencher sur moi et m'embrasser à nouveau.
Nous jouons longuement avec nos lèvres et nos langues. Laurent a un sourire viril plaqué sur le visage, qui s'agrandit quand il me surprend de quelques coups de bassin bien sentis, me provoquant des contorsions de plaisir.
— Nous aurions dû commencer par ça. – me glisse-t-il amusé.
Je l'attire contre moi, passant mes mains sur son dos pour accompagner ses lents mouvements de reins. Chaque coup de bassin semble être le dernier, mais ni lui ni moi ne souhaitons que l'instant s'arrête.
Il prend des pauses, m'embrassant ou jouant avec mes tétons avant de reprendre. Je l'abreuve de compliments, sur le plaisir qu'il me donne.
Cela finit par être trop pour lui, il se cambre et dans un concert de grognements, il vide ses couilles en moi. Le plaisir est décuplé de sentir son corps vibrer au-dessus de moi.
Il s'effondre, m'écrasant de tout son poids avant de redresser son buste pour me laisser respirer. Il est animé par un rire un court instant, puis vient m'embrasser en souriant, le temps que sa queue dégonfle.
Cela finit par être trop pour lui, il se cambre et dans un concert de grognements, il vide ses couilles en moi. Le plaisir est décuplé de sentir son corps vibrer au-dessus de moi.
Il s'effondre, m'écrasant de tout son poids avant de redresser son buste pour me laisser respirer. Il est animé par un rire un court instant, puis vient m'embrasser en souriant, le temps que sa queue dégonfle.
Il propose de me faire venir à mon tour, mais je refuse, craignant de ne plus profiter du moment si mon excitation venait à disparaître. Tout ce que souhaite présentement, c'est continuer de sentir son corps chaud contre moi et de sucer sa langue humide. Il semble ravi et impressionné.
— Tu es un sacré loustic dis donc.
Nous restons encore un moment à terre jusqu'à ce que les premières crampes nous saisissent.
Il s'en va prendre une douche et je m'installe sur la terrasse. Presque une heure s'est écoulée depuis qu'il m'avait entraîné dans les escaliers de service, et lorsqu'il revient, une serviette autour de la taille, il est temps pour moi de partir.
Il me retient cependant encore un instant.
Il s'en va prendre une douche et je m'installe sur la terrasse. Presque une heure s'est écoulée depuis qu'il m'avait entraîné dans les escaliers de service, et lorsqu'il revient, une serviette autour de la taille, il est temps pour moi de partir.
Il me retient cependant encore un instant.
— Avant que tu t'en ailles, j'ai quelque chose à te dire. Si je cherchais à te voir ce soir c'était pour une raison particulière, j'ai entendu un bruit de couloir et ça ne va pas te plaire.
Je l'écoute, intrigué.
— Voilà, j'ai entendu qu'Yvan cherchait à faire alliance avec Jacques.
J'ai un rire amusé, mais je constate qu'il est sérieux.
— Avec Jacques ? Avec l'opposition ? Tu m'aurais dit Didier encore, mais là...
— Justement, le torchon brûle entre les deux gugusses, tu es bien placé pour le savoir. Apparemment Yvan veut s'assurer la victoire, et pour cela il serait prêt à faire alliance avec Jacques, qui retirait sa candidature et le soutiendrait.
— Ça me paraît bien improbable.
— Tu trouves ? Jacques est à la peine dans les sondages et Yvan est plutôt connu pour mettre toutes les chances de son côté quand il s'agit de gagner.
— Justement, le torchon brûle entre les deux gugusses, tu es bien placé pour le savoir. Apparemment Yvan veut s'assurer la victoire, et pour cela il serait prêt à faire alliance avec Jacques, qui retirait sa candidature et le soutiendrait.
— Ça me paraît bien improbable.
— Tu trouves ? Jacques est à la peine dans les sondages et Yvan est plutôt connu pour mettre toutes les chances de son côté quand il s'agit de gagner.
Il n'a pas tort.
— Bon. Je lui poserai la question.
— C'est justement le problème. Apparemment, en contrepartie de son soutien, Jacques a exigé que certains de ses proches accèdent à des postes à responsabilités une fois Yvan élu.
— Quoi ?
— Oui. Et comme Yvan a dû déjà promettre pas mal de postes dans sa propre équipe, à toi notamment, ça veut dire qu'il va y avoir du monde qui va se bousculer au portillon et donc des sacrifiés. Comme tu es le dernier arrivé et que tu n'as pas de réel poids politique pour le moment, je crains qu'il ne se débarrasse de toi sitôt les élections remportées.
— C'est justement le problème. Apparemment, en contrepartie de son soutien, Jacques a exigé que certains de ses proches accèdent à des postes à responsabilités une fois Yvan élu.
— Quoi ?
— Oui. Et comme Yvan a dû déjà promettre pas mal de postes dans sa propre équipe, à toi notamment, ça veut dire qu'il va y avoir du monde qui va se bousculer au portillon et donc des sacrifiés. Comme tu es le dernier arrivé et que tu n'as pas de réel poids politique pour le moment, je crains qu'il ne se débarrasse de toi sitôt les élections remportées.
Je suis abasourdi par ce qu'il m'explique et surtout à quel point cette absurdité devenait de plus en plus crédible.
— Ce n'est qu'une rumeur, mais je voulais t'avertir.
— Merci.
— Je trouve que tu mérites mieux, je t'ai pourri la vie autrefois parce que j'étais furieux que tu aies obtenu le poste que je réservais à quelqu'un d'autre, mais force est d'admettre qu'il n'aurait jamais fait aussi bien que toi.
— Merci.
— Je trouve que tu mérites mieux, je t'ai pourri la vie autrefois parce que j'étais furieux que tu aies obtenu le poste que je réservais à quelqu'un d'autre, mais force est d'admettre qu'il n'aurait jamais fait aussi bien que toi.
J'aurais d'autant plus apprécié le compliment si mes rêves n'étaient pas en train de s'effondrer.
Je quitte la chambre de Laurent, le remerciant pour l'information. Il semblait sincèrement peiné d'avoir à m'annoncer une telle nouvelle, aussi je ne pense pas qu'il s'agisse d'une manœuvre de sa part. Si ce qu'il dit était vrai, je me retrouve dans une situation catastrophique.
Cette nouvelle vient presque éclipser le fait que Laurent m'avait piné avec le même brio qu'Yvan, et que j'y avais pris un plaisir équivalent.
On dit que la nuit porte conseil et pourtant le lendemain je reste aussi confus que la veille. Un malheur n'arrivant jamais seul, je reçois un message de Didier qui me propose un rendez-vous à l'heure du déjeuner.
On dit que la nuit porte conseil et pourtant le lendemain je reste aussi confus que la veille. Un malheur n'arrivant jamais seul, je reçois un message de Didier qui me propose un rendez-vous à l'heure du déjeuner.
Je ne lui avais pas reparlé depuis notre dernier échange, mais de l'eau a coulé sous les ponts, et ma situation ayant drastiquement changé en peu de temps, j'accepte d'écouter ce qu'il a me dire.
Je le retrouve dans un bistro pour un café. J'ai l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis la dernière fois que je l'avais croisé en personne, et je ne suis définitivement plus le même qu'alors.
Il est déjà là lorsque j'arrive et m'invite à le rejoindre à sa table quand il m'aperçoit :
Il est déjà là lorsque j'arrive et m'invite à le rejoindre à sa table quand il m'aperçoit :
— Assieds-toi, je t'en prie. Je voudrais commencer par m'excuser pour ce que je t'ai fait subir, mon comportement n'était pas correct et rien ne peut justifier la façon dont je t'ai traité.
Je ne m'attendais pas à des excuses aussi directes.
— Je te remercie. Désolé de t'avoir lâché pour Yvan.
— Justement, c'est le sujet que je voulais aborder. Je ne sais pas trop comment tu vas réagir, ne crois pas que c'est un stratagème, mais j'ai entendu une drôle de rumeur.
— Justement, c'est le sujet que je voulais aborder. Je ne sais pas trop comment tu vas réagir, ne crois pas que c'est un stratagème, mais j'ai entendu une drôle de rumeur.
Je secoue la tête de dépit :
— Te fatigue pas, je suis au courant.
Il a l'air à moitié surpris.
— Vraiment ?
— Laurent me l'a dit hier.
— Mince. Si un autre le confirme alors c'est qu'Yvan et Jacques vont vraiment s'allier. Ça sent le roussi pour toi comme pour moi.
— Ouais. Je me suis fait avoir en beauté.
— J'ai essayé de te mettre en garde, mais je m'y suis mal pris. On ne peut pas faire confiance à Yvan, seule lui importe sa propre satisfaction. Je l'ai appris à mes dépens.
— C'est qu'il semble en effet. – J'hésite, puis me décide à aborder un sujet qui me taraude depuis un moment. – Vous étiez proches auparavant, que s'est-il passé ?
— Laurent me l'a dit hier.
— Mince. Si un autre le confirme alors c'est qu'Yvan et Jacques vont vraiment s'allier. Ça sent le roussi pour toi comme pour moi.
— Ouais. Je me suis fait avoir en beauté.
— J'ai essayé de te mettre en garde, mais je m'y suis mal pris. On ne peut pas faire confiance à Yvan, seule lui importe sa propre satisfaction. Je l'ai appris à mes dépens.
— C'est qu'il semble en effet. – J'hésite, puis me décide à aborder un sujet qui me taraude depuis un moment. – Vous étiez proches auparavant, que s'est-il passé ?
Il se tortille sur son fauteuil.
— C'est un sujet délicat. L'histoire n'est connue que d'un petit nombre, dont Jacques d'ailleurs. C'est pour cette raison qu'il sait qu'un rapprochement entre Yvan et moi est inconcevable.
Il boit une gorgée de café puis se lance :
— Il y a plusieurs années, j'ai envoyé mon fils qui débutait en politique en stage auprès d'Yvan, persuadé que je pouvais lui faire confiance. Un soir j'ai décidé de passer chercher mon fils et... Et j'ai trouvé cette ordure d'Yvan en train de le prendre sur son bureau.
Je suis parcouru d'émotions très mitigées.
— Tu penses bien que j'étais fou de rage, j'ai vécu ça comme une trahison. Je n'ai pas à me mêler de la vie de mon fils, mais il était encore jeune et influençable, et je connais les méthodes de dépravés d'Yvan.
Je perçois une colère à peine contenue dans la voix de Didier, qui poursuit après une brève pause :
— J'ai envoyé mon fils à l'étranger, là il pourrait coucher avec qui il veut sans que je m'en préoccupe. Quant à Yvan ce fut la fin de notre amitié. Tu comprends que j'ai vécu une sorte de parallèle avec toi lorsque j'ai senti que je te perdais au profit d'Yvan, professionnellement j'entends, le reste je ne veux rien savoir.
Je ne réponds pas, sous le choc d'assister à l'effondrement du mythe que je m'étais lentement construit autour d'Yvan.
Cet homme admirable, autoritaire et exigeant n'était en réalité qu'un sale type amoral. J'y trouvais peut-être un plaisir coupable, mais l'exposé froid de ses actes me mettait face à mon propre comportement.
Didier me laisse un instant pour digérer tout cela et reprend la parole :
Cet homme admirable, autoritaire et exigeant n'était en réalité qu'un sale type amoral. J'y trouvais peut-être un plaisir coupable, mais l'exposé froid de ses actes me mettait face à mon propre comportement.
Didier me laisse un instant pour digérer tout cela et reprend la parole :
— Écoute, notre plan peut toujours fonctionner. Si Yvan s'allie avec Jaques, c'est fini pour toi comme pour moi, c'est le moment d'agir.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Trouver tes preuves ? Je ne sais même pas quoi chercher.
— Yvan a utilisé des subventions publiques pour financer sa campagne.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Trouver tes preuves ? Je ne sais même pas quoi chercher.
— Yvan a utilisé des subventions publiques pour financer sa campagne.
Je me redresse sur mon fauteuil, encaissant ce deuxième choc.
Si cela est vrai et venait à se savoir, c'était la fin pour lui. Je n'avais pas vraiment de difficultés à jouer avec les limites de la légalité, mais une violation aussi grossière me met mal à l'aise. Et était difficile à couvrir.
— J'imagine que tu comprends la gravité de la situation. Mais pour prouver cela, il me faut des documents qu'Yvan a en sa possession, des factures, des devis, des commandes. Si ça sort, ça va faire l'effet d'une bombe et éclabousser tout le parti, c'est pour cela que je ne peux pas me permettre de le faire fuiter en l'état.
— Dans ce cas, à quoi bon ?
— Comme je te l'ai expliqué, ça reste un moyen de déstabilisation, mais surtout je pourrais m'en servir pour faire voler en éclat son alliance avec Jacques. Je doute que ce dernier souhaite être mêlé à cette histoire.
— Mais si ça arrive aux oreilles de la presse ?
— Pour le moment le plus important c'est de mettre fin à cette alliance, tout le reste est sans importance. Je dis ça autant pour toi que pour moi.
— Dans ce cas, à quoi bon ?
— Comme je te l'ai expliqué, ça reste un moyen de déstabilisation, mais surtout je pourrais m'en servir pour faire voler en éclat son alliance avec Jacques. Je doute que ce dernier souhaite être mêlé à cette histoire.
— Mais si ça arrive aux oreilles de la presse ?
— Pour le moment le plus important c'est de mettre fin à cette alliance, tout le reste est sans importance. Je dis ça autant pour toi que pour moi.
Les arguments de Didier sont convaincants, mais quelque chose bloque en moi, serait-ce ma vénération pour Yvan qui m'empêche de sauter le pas ?
— Je... Je dois y réfléchir.
— Je comprends. Ne tarde pas trop cependant.
— Je comprends. Ne tarde pas trop cependant.
Didier s'occupe de la note et je quitte les lieux, bouleversé. Yvan n'est pas présent aujourd'hui, et heureusement, j'aurais été bien en peine de dissimuler mon état.
La solution la plus évidente serait de le confronter, mais je perdrais à tous les coups.
Si Yvan a bien l'intention de s'allier à Jacques, lui faire avouer la vérité ne changerait rien au fait que je serais évincé une fois l'élection gagnée. Et si la rumeur est infondée, je crains qu'Yvan ne prenne mes doutes pour un manque de loyauté et ne m'accorde aucun poste à l'issue de la campagne.
Si Yvan a bien l'intention de s'allier à Jacques, lui faire avouer la vérité ne changerait rien au fait que je serais évincé une fois l'élection gagnée. Et si la rumeur est infondée, je crains qu'Yvan ne prenne mes doutes pour un manque de loyauté et ne m'accorde aucun poste à l'issue de la campagne.
Je peux toujours tenter de fouiller l'ordinateur portable d'Yvan à la recherche de preuves sur cet accord, mais il est très précautionneux dans l'accès à ses données. Et plus encore il avait pris l'appareil avec lui pour son déplacement, ce qui n'allait pas me faciliter les choses pour trouver les preuves demandées par Didier.
Je suis dans une impasse et l'offre de Didier semble la seule porte de sortie valable.
Il me reste cependant une dernière option, folle, mais qui permettrait peut-être de savoir qui se joue véritablement de moi.
VI
J'ai demandé au taxi de me laisser en peu en retrait, et je m'avance dans la nuit chaude et étoilée.
Je fais face à une ancienne maison de maître aux allures de manoir, isolée dans une banlieue huppée, entourée de bois clairsemés. Très bien entretenue, elle est agrémentée d'un parterre de gravier qui s'étale jusqu'aux impressionnantes grilles noires qui ceignent le terrain.
Il s'agit de la demeure de Jacques, qui lui sert également de quartier général pour sa campagne.
J'ai cru comprendre qu'une fête devait avoir lieu avec les cadres du parti, mais si je me fie aux rares voitures garées devant les hautes marches de l'entrée, les convives se sont retrouvés en petit comité, ce qui n'arrange pas mes affaires.
Je connais quelque peu les lieux, je m'y suis rendu une fois lors de mes débuts en politique. Je sais ainsi que le bureau de Jacques se trouve à l'étage, et j'avais espéré de grandes festivités pour tenter de me fondre dans la masse afin de glaner des informations, voire même d'accéder à son ordinateur en catimini.
Je connais quelque peu les lieux, je m'y suis rendu une fois lors de mes débuts en politique. Je sais ainsi que le bureau de Jacques se trouve à l'étage, et j'avais espéré de grandes festivités pour tenter de me fondre dans la masse afin de glaner des informations, voire même d'accéder à son ordinateur en catimini.
Déterminé à ne pas laisser tomber de suite, je longe la maison, à couvert de la végétation.
Les étages supérieurs sont plongés dans le noir, seules les grandes fenêtres de la pièce principale sont illuminées, me permettant de distinguer des silhouettes assises ou mouvantes. Tous les invités semblent rassemblés au même endroit et ne pas en bouger. Peut-être était-ce là ma chance.
J'aperçois au fond du terrain un petit portillon dissimulé entre deux haies. J'observe autant que possible, mais je ne discerne aucune caméra ou système de sécurité. M'introduire chez Jacques peut avoir des conséquences désastreuses, mais je suis résolu à courir le risque.
Je m'approche et pousse le portillon qui s'ouvre, le pêne n'étant pas enclenché. Profitant de cette opportunité, je m'avance vers l'arrière de la maison.
Il s'agit d'une vieille bâtisse, le rez-de-chaussée, autrefois destiné au petit personnel, est dépourvu de fenêtres et à moitié enfoncé dans le sol. Le premier étage, qui sert en réalité de lieu de vie commun, est légèrement moins élevé que la normale.
Il s'agit d'une vieille bâtisse, le rez-de-chaussée, autrefois destiné au petit personnel, est dépourvu de fenêtres et à moitié enfoncé dans le sol. Le premier étage, qui sert en réalité de lieu de vie commun, est légèrement moins élevé que la normale.
Je remarque une fenêtre ouverte à hauteur d'homme par laquelle je me glisse.
J'atterris dans un couloir sombre que j'éclaire de la lumière de mon portable. Des tapis cotonneux recouvrent le sol, étouffant le bruit de mes pas. Au fond je distingue une large porte à double battants sous laquelle filtrent de la lumière et des bruits de conversations.
J'atterris dans un couloir sombre que j'éclaire de la lumière de mon portable. Des tapis cotonneux recouvrent le sol, étouffant le bruit de mes pas. Au fond je distingue une large porte à double battants sous laquelle filtrent de la lumière et des bruits de conversations.
Mon cœur bat la chamade, aussi je ne perds pas un instant et j'emprunte le large escalier en pierre marbrée qui me mène à l'étage.
Guidé par ma mémoire, je trouve le bureau de Jacques assez rapidement et ferme la porte derrière moi.
La pièce est plongée dans l'obscurité à l'exception de la lumière bleutée d'un écran de veille d'un ordinateur. Je m'approche et bouge la souris. L'écran de l'ordinateur s'efface pour me laisser accès au bureau. La chance sourit aux audacieux, dit-on.
Guidé par ma mémoire, je trouve le bureau de Jacques assez rapidement et ferme la porte derrière moi.
La pièce est plongée dans l'obscurité à l'exception de la lumière bleutée d'un écran de veille d'un ordinateur. Je m'approche et bouge la souris. L'écran de l'ordinateur s'efface pour me laisser accès au bureau. La chance sourit aux audacieux, dit-on.
J'ouvre l'application qui centralise les messages et les emails de Jacques et j'entame ma recherche. Je tape quelques mots-clés sans rien trouver. Mon rythme cardiaque est si élevé que le moindre bruit pourrait me faire dérailler.
Pris d'une fulgurance, je tape le numéro de Didier.
Un message récent apparaît aussitôt.
Un message récent apparaît aussitôt.
— Comme je l'avais anticipé, ce gros benêt de Laurent lui a fait passer le mot et il revenu vers moi la queue entre les jambes. Il me mange à présent dans le creux de la main et me donnera sous peu tous les éléments.
Je t'assure qu'une fois que tu auras contacté la presse, Yvan va connaître une descente aux enfers et ce petit merdeux qui m'a trahi sera un coupable tout désigné.
Ensuite que le meilleur gagne. “
Ensuite que le meilleur gagne. “
L'enfoiré. Ma main se crispe sur la souris et je me retiens de jeter l'ordinateur à terre. Je marche dans la pièce d'un pas rageur.
Ce salaud de Didier avait tout manigancé.
Les rumeurs d'un rapprochement entre Jacques et Yvan n'étaient que du vent, il n'avait pas supporté ma défection et s'était servi de Laurent pour véhiculer ce faux bruit de couloir. Et j'avais failli tomber dans le panneau.
Si j'avais joué mon rôle jusqu'au bout, j'aurais trahi Yvan en transmettant le dossier compromettant, mais c'est Jacques qui l'aurait récupéré, le faisant fuiter dans la presse. Ainsi Didier serait hors de cause, Yvan hors-jeu et j'aurais été en effet un coupable idéal.
Ce salaud de Didier avait tout manigancé.
Les rumeurs d'un rapprochement entre Jacques et Yvan n'étaient que du vent, il n'avait pas supporté ma défection et s'était servi de Laurent pour véhiculer ce faux bruit de couloir. Et j'avais failli tomber dans le panneau.
Si j'avais joué mon rôle jusqu'au bout, j'aurais trahi Yvan en transmettant le dossier compromettant, mais c'est Jacques qui l'aurait récupéré, le faisant fuiter dans la presse. Ainsi Didier serait hors de cause, Yvan hors-jeu et j'aurais été en effet un coupable idéal.
Il a pensé à tout, sauf à la personne que je suis devenue ces derniers mois.
Il est temps de partir et de réfléchir à une stratégie. Je retourne à l'ordinateur, je prends une photo de l'écran et ferme l'application.
Je sors du bureau et descends l'escalier.
La porte en bas est ouverte, aussi je fais attention de ne pas m'exposer, quand je sens quelqu'un derrière moi.
Je me retourne face à un grand chauve, surpris de ma présence.
Je sors du bureau et descends l'escalier.
La porte en bas est ouverte, aussi je fais attention de ne pas m'exposer, quand je sens quelqu'un derrière moi.
Je me retourne face à un grand chauve, surpris de ma présence.
— Mais qu'est-ce que...
Je cherche à m'enfuir, mais il m'attrape fermement par le bras et tente d'ameuter d'autres personnes.
— Hé ! Par ici, venez !
Je me débats, mais il est bien plus costaud que moi et me traîne en quelques pas dans la pièce où il me pousse.
Je me retrouve dans un vaste salon aux murs blancs, sobrement meublé à l'exception d'une cheminée en pierre et des canapés couleur crème desquels viennent de se redresser trois autres hommes.
Je me retrouve dans un vaste salon aux murs blancs, sobrement meublé à l'exception d'une cheminée en pierre et des canapés couleur crème desquels viennent de se redresser trois autres hommes.
Lutter ne ferait qu'aggraver mon cas, aussi je reste immobile, me massant le bras endolori.
— Qu'est-ce qui se passe Franck ?
— Il venait de l'étage, appelez la police.
— Il venait de l'étage, appelez la police.
L'un d'eux saisit son téléphone, mais un autre l'interrompt.
— Attends. - Il se tourne dans ma direction. - Je vous connais, vous êtes le directeur de campagne d'Yvan.
Celui qui s'est adressé à moi est un homme âgé au visage émacié, portant des lunettes rondes. Je reconnais Jacques, le leader de l'opposition.
Je n'aurais pas pu plus mal tomber.
Les hommes écarquillent les yeux quand ils découvrent mon identité. L'un d'eux s'exclame :
Je n'aurais pas pu plus mal tomber.
Les hommes écarquillent les yeux quand ils découvrent mon identité. L'un d'eux s'exclame :
— Mais oui bon sang, cet enfant de salaud nous espionne.
Le chauve qui m'avait saisi vient m'emprisonner à nouveau le bras, inquiet que je tente une nouvelle évasion.
Catastrophé de la tournure des événements, je panique :
Catastrophé de la tournure des événements, je panique :
— Non attendez ! Yvan n'y est pour rien, ça n'a rien à voir.
L'homme a un rire sardonique tout en finissant de composer un numéro :
— Bien sûr, tu étais là par hasard peut-être.
Jacques tend alors une main pour l'interrompre à nouveau.
— Raccroche s'il te plaît François.
— Quoi ?
— Quoi ?
Le dénommé François semble irrité de la demande, mais obéit tandis que Jacques semble prendre la situation en main très calmement :
— Je crois connaître la raison de la présence de notre intrus ici ce soir. - Il se tourne vers moi. - Vous n'étiez pas à la recherche d'informations sur moi, mais plutôt vous concernant, je me trompe ?
Il n'a pas fallu longtemps à Jacques pour discerner la vérité, aussi, je hoche la tête, saisissant tout espoir de me sortir de ce bourbier.
— Oui, c'est exact, je peux tout expliquer.
— Je crois pouvoir vous épargner une partie de l'histoire, vous êtes là à cause de Didier n'est-ce pas ?
— Didier s'est joué de moi, je voulais savoir la vérité sur vous et Yvan.
— Et qu'avez-vous découvert ?
— Je crois pouvoir vous épargner une partie de l'histoire, vous êtes là à cause de Didier n'est-ce pas ?
— Didier s'est joué de moi, je voulais savoir la vérité sur vous et Yvan.
— Et qu'avez-vous découvert ?
Je décide de jouer franc jeu :
— Je suis allé dans votre bureau, sur votre ordinateur. Je ne voulais rien faire de mal, j'ai simplement vu le message que Didier que vous a envoyé. Je voulais juste savoir ce qu'il en était. C'était stupide de ma part et je vous demande pardon.
Tandis que Jacques hoche la tête d'un air plutôt convaincu, les autres hommes s'interrogent :
— Jacques, qu'est-ce que ça signifie ?
— Pardonnez-moi de vous avoir tenu dans le secret, mais il s'avère que j'ai rencontré Didier il y a peu, qui proposait une opportunité de faire chuter Yvan.
— Pardonnez-moi de vous avoir tenu dans le secret, mais il s'avère que j'ai rencontré Didier il y a peu, qui proposait une opportunité de faire chuter Yvan.
Les hommes se regardent étonnés, constatant qu'aucun d'eux n'était au courant.
— En un mot comme en cent, nous aurions récupéré des éléments compromettants que j'aurais fait fuiter, et c'est ce garçon aurait porté le chapeau.
— Pas très fair-play. – Commente l'un des hommes.
— En effet. Quoi qu'il en soit, si Yvan avait eu vent de cette histoire, je ne pense pas qu'il se serait risqué à envoyer son directeur de campagne jouer les monte-en-l'air du dimanche, aussi je suis plutôt enclin à croire les dires de ce jeune homme.
— Pas très fair-play. – Commente l'un des hommes.
— En effet. Quoi qu'il en soit, si Yvan avait eu vent de cette histoire, je ne pense pas qu'il se serait risqué à envoyer son directeur de campagne jouer les monte-en-l'air du dimanche, aussi je suis plutôt enclin à croire les dires de ce jeune homme.
La pression semble retomber d'un cran, le chauve qui m'avait agrippé me relâche et celui qui avait brandi son téléphone finit par le ranger dans sa poche. Jacques se tourne vers moi :
— Bien que cela n'excuse pas votre intrusion de ce soir, je comprends vos motifs et j'ai ma part de responsabilité dans cette affaire. Répondez honnêtement je vous prie, avez-vous volé, détruit ou altéré quelque chose ici ?
— Non, j'ai simplement lu le message de Didier.
— Bien, je vérifierai cela, mais je peux me fier à votre parole pour le moment. Je pense que je peux vous révéler sans risque que je ne donnerais pas suite à la demande de Didier, j'ai l'intime conviction que ce plan malhonnête ne va apporter que des ennuis.
— Non, j'ai simplement lu le message de Didier.
— Bien, je vérifierai cela, mais je peux me fier à votre parole pour le moment. Je pense que je peux vous révéler sans risque que je ne donnerais pas suite à la demande de Didier, j'ai l'intime conviction que ce plan malhonnête ne va apporter que des ennuis.
Le fameux François semble en désaccord avec cette décision :
— Attends Jacques, on ne peut pas laisser passer une occasion en or d'évincer Yvan.
— Je comprends ta frustration, mais le jeu n'en vaut pas la chandelle, crois-moi. J'avais l'espoir qu'Yvan entraîne Didier dans sa chute, nous permettant ainsi de gagner, mais je crains au final de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Notre campagne est rythmée par les scandales, nous souffrons d'une image écornée auprès de nos électeurs, jeter en pâture nos adversaires à la presse est une lame à double tranchant.
— Je comprends ta frustration, mais le jeu n'en vaut pas la chandelle, crois-moi. J'avais l'espoir qu'Yvan entraîne Didier dans sa chute, nous permettant ainsi de gagner, mais je crains au final de scier la branche sur laquelle nous sommes tous assis. Notre campagne est rythmée par les scandales, nous souffrons d'une image écornée auprès de nos électeurs, jeter en pâture nos adversaires à la presse est une lame à double tranchant.
François ne semble pas franchement convaincu, mais n'ose pas s'opposer au chef du parti, il redirige donc sa colère vers une cible mitoyenne, moi, me désignant du doigt :
— Comme tu veux, mais lui, tu ne vas pas le laisser s'en tirer comme ça ?
— Hormis l'intrusion, il n'y a rien de grave.
— Hormis l'intrusion, il n'y a rien de grave.
François émet un grognement insatisfait tandis que Jacques invite tout le monde à s'asseoir, et je prends place à ses côtés sur le canapé tandis que les trois autres hommes prennent les fauteuils.
Je sens la pression retomber, réalisant à peine que j'ai frôlé le drame.
— Repartons d'un bon pied et laissez-moi vous présenter ces messieurs ici présents. Vous avez donc Franck, mon adjoint, qui vous a un peu rudoyé, vous l'excuserez.
Il me désigne le chauve qui m'avait attrapé, un homme à la stature impression et à la mine patibulaire, que j'aurais plutôt imaginé en gendarme ou en boxeur s'il ne portait pas un soigneux costume qui atténuait un peu son physique viril.
— Hervé, notre trésorier.
Le susnommé me fait signe. Il s'agit d'un quarantenaire au visage imberbe et bronzé faisant ressortir ses nombreuses rides d'expressions. Il a tout l'air d'un père de famille au look banal, de sa cravate rose délavée, à ses lunettes aux montures démodées, si ce n'est que je perçois dans son attitude une certaine malice.
— Et enfin François, notre forte tête.
Celui-ci a une moue de dédain à cet énoncé. C'est un petit homme aux oreilles décollées et aux traits anguleux. Il n'est pas franchement attirant ni notable, hormis la lueur farouche qui brille dans son regard.
Jacques ne se présente pas, mais je le détaille cependant. Il a au minimum la soixantaine comme le laissent à penser ses cheveux gris qui commencent à tirer sur le blanc. Il est plutôt grand, plus de que moi en tout cas, et masse des mains ridées et veineuses en me fixant derrière ses lunettes rondes. Son âge se fait ressentir sur son visage, et c'est le genre de personne qu'on a du mal à imaginer plus jeune.
Il termine sa présentation en se tournant vers moi :
— Dans votre malheur, vous faites preuve d'un peu de chance, car ces messieurs forment ma garde rapprochée, et si d'autres membres du parti avaient été présents, vous auriez été dans une situation bien plus délicate. Quoi qu'il en soit, je vous propose de nous quitter bons amis, ou du moins sans plus d'esclandres. Cette gracieuseté n'appelle aucune compensation, je vous l'offre libre de toute contrepartie. Cependant, j'aurais une proposition à vous faire afin de se quitter en meilleurs termes.
Jacques vient passer une main derrière moi sur le dossier du canapé, se rapprochant.
— Voyez-vous, nous nous sommes déjà croisés, mais je n'ai pas eu le temps de faire votre connaissance que vous étiez déjà parti.
Je fronce les sourcils, hermétique à ces sous-entendus. Il s'amuse de mon incompréhension et me distille d'autres indices.
— C'était fort dommage, car il me semblait que c'était votre première fois en ce lieu et je me serais fait un plaisir de vous faire découvrir l'endroit.
Et en un éclair, je me souviens du bâtiment au dédale obscur où j'étais venu pister Laurent, et je me remémore alors l'individu qui besognait un jeune homme dans la pénombre, réalisant que la silhouette correspond à celle de Jacques.
Je reste interloqué un instant, me questionnant dès lors sur la générosité de Jacques à mon égard. Je sens monter en moi des sentiments contraires, aussi je prends les devants pendant que j'ai encore tous mes esprits :
— Je crois deviner la suite de votre proposition, mais je ne suis pas un membre actif, plutôt un participant malgré moi.
— Bien entendu, vous êtes libre de partir quand vous le souhaitez, personne ne vous retient ici. J'ai commis des erreurs dans le passé, des erreurs que le présent me rappelle avec force aujourd'hui. Je crois fermement à l'égalité et au respect consenti, en politique comme toute autre matière.
— Bien entendu, vous êtes libre de partir quand vous le souhaitez, personne ne vous retient ici. J'ai commis des erreurs dans le passé, des erreurs que le présent me rappelle avec force aujourd'hui. Je crois fermement à l'égalité et au respect consenti, en politique comme toute autre matière.
Je devrais partir, mais je reste, laissant Jacques se rapprocher de moi, l'invitant par mon silence à continuer son discours :
— Il est difficile en politique de trouver des compagnons en qui avoir une pleine confiance. Quand j'ai rencontré ces messieurs, nous étions méfiants et individualistes. Puis, avec le temps, nous avons appris à nous connaître, et à partager certains moments, qui soudent une relation.
Jacques pose deux de ses doigts sur le haut de ma main qu'il caresse doucement tout en continuant de discuter :
— Chacun d'eux, chacun de nous, a des faiblesses, des vulnérabilités, qui, une fois exposées à l'autre, permettent de nouer une véritable confiance.
Je me décide à rejoindre son monologue.
— Pour le moment, j'ai plutôt l'impression d'être tombé dans un nid de vipères.
Il s'est rapproché de moi, son bras entourant mon épaule, ses yeux me fixant à travers ses lunettes rondes.
— Je vous assure que vous êtes ici en sécurité. Mais il faut parfois des échecs et des déceptions pour apprendre.
— Je crois que j'ai eu mon lot pour la soirée.
— En effet, aussi je vous propose de les oublier, pour un temps.
— Je crois que j'ai eu mon lot pour la soirée.
— En effet, aussi je vous propose de les oublier, pour un temps.
Nous restons un moment à nous fixer, puis je m'approche de lui pour le laisser m'embrasser, conscient que j'ai perdu la bataille il y a déjà plusieurs minutes de cela. Il se penche sur moi, déposant ses lèvres sur les miennes.
Il est tendre et délicat, je perds la notion du temps alors qu'il m'étreint délicatement.
J'oublie tout le reste, seuls comptent les baisers chauds de cet homme. Il pose une main sur ma joue tout en venant chercher ma langue de la sienne pour jouer un peu avant de la sucer. Il me parle d'une voix si douce que je ne suis pas certain que les autres entendent :
Il est tendre et délicat, je perds la notion du temps alors qu'il m'étreint délicatement.
J'oublie tout le reste, seuls comptent les baisers chauds de cet homme. Il pose une main sur ma joue tout en venant chercher ma langue de la sienne pour jouer un peu avant de la sucer. Il me parle d'une voix si douce que je ne suis pas certain que les autres entendent :
— C'est très agréable. Est-ce que ces messieurs peuvent rester ?
Je réponds dans un souffle :
— Ils peuvent participer.
Jacques a un sourire et vient murmurer à mon oreille :
— Que diriez-vous de leur donner un avant-goût ? Je dois confesser être impatient de voir vos belles lèvres sur une autre partie de ma personne.
J'échange un dernier baiser avec Jacques avant de me pencher entre ses cuisses tandis qu'il ouvre sa braguette. Il me présente une impressionnante verge, dont je remarque à peine les veines saillantes qui la parcourent, car je prends en bouche avec envie son gland violacé.
Sans me précipiter, mais répondant à un besoin impérieux, je ferme les yeux, laissant le membre glisser sur ma langue et dans ma gorge.
Pour une raison que j'ignore, sans doute les nervures, je suis particulièrement bruyant dans la gratification que j'offre à Jacques. Celui-ci a posé une main sur mon crâne et il accompagne tendrement mes mouvements.
Pour une raison que j'ignore, sans doute les nervures, je suis particulièrement bruyant dans la gratification que j'offre à Jacques. Celui-ci a posé une main sur mon crâne et il accompagne tendrement mes mouvements.
Il est doux et je sens qu'il apprécie mes gestes lorsque sa queue se tend fermement dans ma bouche.
Je ne m'interroge plus sur ce que je suis en train de commettre, désireux de profiter de l'instant, de la sensation d'assouvir mes besoins sur cet homme bien membré, qu'importe qui il est.
Jacques est incroyablement rigide pour un homme de son âge, si bien que j'insère son membre au fond de ma gorge sans difficulté, le recouvrant d'une copieuse couche de salive que j'avale à chaque passage.
Je ne m'interroge plus sur ce que je suis en train de commettre, désireux de profiter de l'instant, de la sensation d'assouvir mes besoins sur cet homme bien membré, qu'importe qui il est.
Jacques est incroyablement rigide pour un homme de son âge, si bien que j'insère son membre au fond de ma gorge sans difficulté, le recouvrant d'une copieuse couche de salive que j'avale à chaque passage.
Jacques finit par stopper mon mouvement :
— Gardons-en un peu pour ces messieurs qui, je crois, ont hâte de se joindre à nous.
Je me redresse, hagard, ayant presque oublié l'existence des trois autres hommes. Ils sont restés assis dans leur fauteuil, mais leurs visages, presque impassibles, trahissent pourtant qu'ils ne sont pas restés indifférents au spectacle.
Jacques me désigne Franck :
Jacques me désigne Franck :
— Que diriez-vous de commencer par ce charmant monsieur ?
Je me lève et me dirige vers son fauteuil.
Franck me regarde arriver d'un air narquois, comme pour me jauger. Je me mets à genoux et il fait la moue, feignant d'hésiter, finissant par ouvrir sa braguette.
Il fait émerger une queue en érection d'une taille très modeste que je prends en bouche. Je suis surpris de découvrir qu'un homme de sa stature ne soit pas mieux doté et je fais l'expérience de sa verge qui n'atteint même pas le début de ma gorge.
Franck me regarde arriver d'un air narquois, comme pour me jauger. Je me mets à genoux et il fait la moue, feignant d'hésiter, finissant par ouvrir sa braguette.
Il fait émerger une queue en érection d'une taille très modeste que je prends en bouche. Je suis surpris de découvrir qu'un homme de sa stature ne soit pas mieux doté et je fais l'expérience de sa verge qui n'atteint même pas le début de ma gorge.
La sensation se révèle extrêmement plaisante, j'expérimente de ne pas être étouffé à chaque va-et-vient, me permettant de satisfaire plaisamment son membre. Je joue avec son gland, l'enroulant de ma langue ou masturbant le sexe de mes lèvres.
Franck est affalé dans le canapé, les mains agrippées aux dossiers de sa chaise, rejetant sa tête en arrière dans une exclamation d'extase à chaque passage de ma langue.
Il est terriblement masculin dans ses expressions, et satisfaire sa courte verge me procure un plaisir fou. Lorsque je commence à m'occuper de ses bourses c'est en trop et il m'arrête, en nage, un sourire satisfait sur le visage.
Il est terriblement masculin dans ses expressions, et satisfaire sa courte verge me procure un plaisir fou. Lorsque je commence à m'occuper de ses bourses c'est en trop et il m'arrête, en nage, un sourire satisfait sur le visage.
Je jette un regard à Jacques qui m'indique Hervé comme le suivant.
Celui-ci a l'air parfaitement à l'aise et détendu, se levant en ouvrant sa braguette alors que je m'approche. Il me présente une longue queue qui pend jusqu'à mi-cuisse, mais c'est surtout l'énorme paire de testicules qu'il fait émerger qui m'impressionne, deux bourses imberbes pendantes qui doivent faire le triple des miennes.
Celui-ci a l'air parfaitement à l'aise et détendu, se levant en ouvrant sa braguette alors que je m'approche. Il me présente une longue queue qui pend jusqu'à mi-cuisse, mais c'est surtout l'énorme paire de testicules qu'il fait émerger qui m'impressionne, deux bourses imberbes pendantes qui doivent faire le triple des miennes.
Il m'invite à prendre sa place, m'asseyant dans le fauteuil et calant l'arrière de mon crâne contre l'appui-tête du dossier. Il se place derrière moi et sa grande taille lui permet d'arriver parfaitement à hauteur de ma bouche.
Il écarte mes lèvres de ses doigts et vient remplir gorge de sa verge, me gratifiant d'une petite moue amusée.
Je veux lever mes mains pour contrôler son intrusion, mais il me maintient les poignets derrière le fauteuil, pouvant ainsi s'activer à son aise.
Son objectif devient rapidement clair, s'introduire aussi profondément et fréquemment que possible au fond de ma gorge. Sa verge n'est pas très épaisse, mais sa longueur m'étouffe rapidement, et je le remercie vivement lorsqu'il se décide à me laisser respirer. Il tapote mon visage de son membre pour m'en faire tâter la vigueur avant de le réintroduire, m'offrant un sourire éclatant, comme si nous nous livrions à un acte tout à fait banal.
Il écarte mes lèvres de ses doigts et vient remplir gorge de sa verge, me gratifiant d'une petite moue amusée.
Je veux lever mes mains pour contrôler son intrusion, mais il me maintient les poignets derrière le fauteuil, pouvant ainsi s'activer à son aise.
Son objectif devient rapidement clair, s'introduire aussi profondément et fréquemment que possible au fond de ma gorge. Sa verge n'est pas très épaisse, mais sa longueur m'étouffe rapidement, et je le remercie vivement lorsqu'il se décide à me laisser respirer. Il tapote mon visage de son membre pour m'en faire tâter la vigueur avant de le réintroduire, m'offrant un sourire éclatant, comme si nous nous livrions à un acte tout à fait banal.
Je finis par me laisser prendre au jeu, abandonnant ma bouche à ses va-et-vient.
L'expérience est tout à fait différente de celle de Franck, mais terriblement excitante.
Je sens ses testicules rebondir contre le bas de mon visage et un mélange de salive et de jus ruisselle dans mon nez et sur mes paupières. Son visage affable de bon père de famille tranche obscènement avec le service sexuel qu'il m'inflige.
L'expérience est tout à fait différente de celle de Franck, mais terriblement excitante.
Je sens ses testicules rebondir contre le bas de mon visage et un mélange de salive et de jus ruisselle dans mon nez et sur mes paupières. Son visage affable de bon père de famille tranche obscènement avec le service sexuel qu'il m'inflige.
Il finit par se retirer, apparemment satisfait de son travail, et se saisit de son mouchoir de poche assorti à la couleur de sa cravate, qu'il me tend.
J'essuie ce que je ne peux pas avaler, puis je me dirige vers le dernier de ces messieurs, François.
Il semble m'attendre de pied ferme, mais contrairement aux autres, il ne défait pas braguette tandis que je m'installe entre ses cuisses.
Il me toise un instant et une main sur son entrejambe :
J'essuie ce que je ne peux pas avaler, puis je me dirige vers le dernier de ces messieurs, François.
Il semble m'attendre de pied ferme, mais contrairement aux autres, il ne défait pas braguette tandis que je m'installe entre ses cuisses.
Il me toise un instant et une main sur son entrejambe :
— Tu as de la chance que Jacques soit clément, tu n'aurais pas eu le même traitement de faveur avec moi.
Alors que je m'interroge sur la marche à suivre, il défait sa braguette d'un geste rageur et fait sortir avec difficulté une verge colossale.
Son gland est immense, mais c'est la largeur du membre qui est impressionnante, c'est à se demander comment son pantalon pouvait contenir une telle verge.
Je n'ai pas le temps de m'attarder sur les dimensions démesurées de son anatomie, qui détonent avec l'aspect banal de son physique, François m'attrape par la tête et m'invite fermement à me mettre au travail.
Son gland est immense, mais c'est la largeur du membre qui est impressionnante, c'est à se demander comment son pantalon pouvait contenir une telle verge.
Je n'ai pas le temps de m'attarder sur les dimensions démesurées de son anatomie, qui détonent avec l'aspect banal de son physique, François m'attrape par la tête et m'invite fermement à me mettre au travail.
Sucer ce membre me procure des sensations incroyables, mais il est brutal et ne me laisse que peu d'occasions de profiter pleinement du moment, violentant ma gorge et ma bouche.
Lorsque je lève le regard, je perçois une frustration à peine contenue, celle de compenser un physique qu'il vit comme un fardeau, avec son membre hors norme qui devient l'objet du désir à sa place.
Je me redresse et je m'approche alors de lui pour venir l'embrasser.
Il est surpris de mon geste, et me repousse, réfractaire, mais je persiste, venant chercher sa langue de mes lèvres.
Piqué par la curiosité, il finit par céder et m'ouvre sa bouche, restant passif un instant, puis finissant de m'étreindre contre lui tandis que nous échangeons des baisers fiévreux. Je défais sa cravate et je caresse ses pectoraux tout en l'embrassant et en le masturbant.
Lorsque je lève le regard, je perçois une frustration à peine contenue, celle de compenser un physique qu'il vit comme un fardeau, avec son membre hors norme qui devient l'objet du désir à sa place.
Je me redresse et je m'approche alors de lui pour venir l'embrasser.
Il est surpris de mon geste, et me repousse, réfractaire, mais je persiste, venant chercher sa langue de mes lèvres.
Piqué par la curiosité, il finit par céder et m'ouvre sa bouche, restant passif un instant, puis finissant de m'étreindre contre lui tandis que nous échangeons des baisers fiévreux. Je défais sa cravate et je caresse ses pectoraux tout en l'embrassant et en le masturbant.
Il quitte alors sa posture brusque pour devenir un amant apaisé, mais toujours aussi désireux.
Je lui murmure que je le trouve très excitant et il écarquille les yeux d'extase, percevant ma sincérité.
Il me déshabille pour venir attraper mes fesses dans ses mains, me maintenant à califourchon au-dessus de lui pour faire circuler sa verge dans le sillon de mes fesses.
Il m'aurait pris en cet instant si Jacques n'était pas intervenu :
Je lui murmure que je le trouve très excitant et il écarquille les yeux d'extase, percevant ma sincérité.
Il me déshabille pour venir attraper mes fesses dans ses mains, me maintenant à califourchon au-dessus de lui pour faire circuler sa verge dans le sillon de mes fesses.
Il m'aurait pris en cet instant si Jacques n'était pas intervenu :
— Je ne pensais pas voir François dans cet état un jour.
Le concerné me gratifie encore d'un passage de son membre, s'attardant sur mon anus, avant de me laisser partir, afin de répondre à Jacques.
— Je commence à me rallier à votre décision de magnanimité.
Il achève sa phrase par un grognement sourd, je me suis remis à genoux pour recommencer à lustrer son membre, avec plus de passion cette fois.
Jacques s'adresse à ses collègues :
Jacques s'adresse à ses collègues :
— Messieurs, je crois qu'il est à vous.
Franck et Hervé quittent leur fauteuil, se déshabillant. Je suis saisi par l'instant terriblement érotique, et je dois libérer un instant le membre de François pour lui permettre de se dénuder à son tour.
J'en profite pour capter les corps qu'ils offrent à mon regard.
Franck est massif et poilu, ses muscles épais forment un corps masculin bâti pour la domination. Plus encore, c'est l'assurance avec laquelle il affiche sa verge courtaude qui m'excite.
Hervé possède un très beau corps imberbe mis en valeur par son bronzage. Il n'est pas particulièrement musclé, il commence même à prendre un peu d'embonpoint, mais cela lui sied et sa longue queue pendante n'en est que plus attirante.
Franck est massif et poilu, ses muscles épais forment un corps masculin bâti pour la domination. Plus encore, c'est l'assurance avec laquelle il affiche sa verge courtaude qui m'excite.
Hervé possède un très beau corps imberbe mis en valeur par son bronzage. Il n'est pas particulièrement musclé, il commence même à prendre un peu d'embonpoint, mais cela lui sied et sa longue queue pendante n'en est que plus attirante.
François enfin est remarquablement plus désirable nu, son corps très légèrement poilu lui donne un côté plus viril, servant d'écrin à l'énorme chibre que je ne me lasse pas de prendre en bouche.
Les trois hommes viennent me présenter leurs verges que je prends simultanément ou de concert en bouche.
Je découvre avec étonnement la complicité dont ils font preuve, passant des mains aventureuses dans la toison de Franck, titillant les tétons de François et soupesant d'un air appréciateur les larges testicules d'Hervé.
Les trois hommes viennent me présenter leurs verges que je prends simultanément ou de concert en bouche.
Je découvre avec étonnement la complicité dont ils font preuve, passant des mains aventureuses dans la toison de Franck, titillant les tétons de François et soupesant d'un air appréciateur les larges testicules d'Hervé.
Ils échangent des sourires, puis des embrassades chargées de passion qui me font secouer la tête d'incrédulité. Hervé m'adresse un clin d'œil et se penche pour rejoindre ma bouche sur le gland de François.
Tandis que nous ne sommes pas trop de deux pour contenter le chibre, Franck se place derrière moi et vient écarter mes fesses pour y introduire une langue épaisse.
La sensation est aussi inédite que plaisante et je me laisse aller au plaisir partagé de cette fraternité.
Il ne faut pas longtemps à Franck pour m'ouvrir et il prend place derrière moi, s'introduisant sans peine dans mon intérieur.
Il commence en douceur et laisse rapidement libre cours à la puissance de son corps, martelant mes fesses de coups explosifs et de claques retentissantes.
En dépit de sa courte queue, il me donne de puissants orgasmes, mes hanches immobilisées entre ses mains calleuses et ma bouche gavée par le sexe de François, je suis à la merci des deux compères qui s'en donnent à cœur joie.
La sensation est aussi inédite que plaisante et je me laisse aller au plaisir partagé de cette fraternité.
Il ne faut pas longtemps à Franck pour m'ouvrir et il prend place derrière moi, s'introduisant sans peine dans mon intérieur.
Il commence en douceur et laisse rapidement libre cours à la puissance de son corps, martelant mes fesses de coups explosifs et de claques retentissantes.
En dépit de sa courte queue, il me donne de puissants orgasmes, mes hanches immobilisées entre ses mains calleuses et ma bouche gavée par le sexe de François, je suis à la merci des deux compères qui s'en donnent à cœur joie.
Il n'y a pas grand-chose que je puisse faire, hormis gémir de plaisir et subir les assauts dans un plaisant concert de cris et de gémissements.
Franck peine à se contenir, laissant libre cours à ses émotions et ses pulsions, m'agrippant avec férocité et poussant un long cri de plaisir tandis que son sexe jute à l'entrée de mes fesses. Il reste encore un instant derrière moi, enfonçant son gland et son jus dans mon intérieur avant qu'Hervé ne prenne sa relève.
Franck peine à se contenir, laissant libre cours à ses émotions et ses pulsions, m'agrippant avec férocité et poussant un long cri de plaisir tandis que son sexe jute à l'entrée de mes fesses. Il reste encore un instant derrière moi, enfonçant son gland et son jus dans mon intérieur avant qu'Hervé ne prenne sa relève.
Sa longue queue s'enfonce plus profondément en moi, et il me prend moins vigoureusement, mais avec fermeté. Franck et François en profitent pour venir m'embrasser et nous partageons un baiser à trois.
Hervé est bien plus doué que ce que j'aurais cru, ses testicules chargés me matraquant bruyamment, je comprends que j'ai à faire à quelqu'un qui n'en est pas à son coup d'essai. Il y a dans ses assauts une aisance mécanique qui dénote d'une certaine pratique de la chose.
Hervé est bien plus doué que ce que j'aurais cru, ses testicules chargés me matraquant bruyamment, je comprends que j'ai à faire à quelqu'un qui n'en est pas à son coup d'essai. Il y a dans ses assauts une aisance mécanique qui dénote d'une certaine pratique de la chose.
Il se tient très droit, mon bassin fermement en main, m'attirant contre son pelvis de manière méthodique, si bien que j'ai la sensation d'être un mauvais élève puni par son professeur.
Il est presque muet, hormis sa respiration saccadée, seule sa queue rigide qui me pilonne m'indique qu'il prend du plaisir à l'acte. Il décide d'agrémenter la chose de quelques claques bien senties sur mes fesses, puis il retire ses mains qu'il vient caler derrière sa tête.
Il est presque muet, hormis sa respiration saccadée, seule sa queue rigide qui me pilonne m'indique qu'il prend du plaisir à l'acte. Il décide d'agrémenter la chose de quelques claques bien senties sur mes fesses, puis il retire ses mains qu'il vient caler derrière sa tête.
C'est à mon tour de travailler et je m'enfonce sur sa verge.
Il semble apprécier de me voir gémir sous l'effort et le plaisir, car sa queue se rigidifie davantage.
Je la fais ressortir complètement pour la réintroduire d'un coup sec, lui arrachant une légère exclamation de satisfaction. Je joue du contact de mon anus contre son gland, me contorsionnant parfois pour venir prendre en main ses lourdes bourses.
Il semble apprécier de me voir gémir sous l'effort et le plaisir, car sa queue se rigidifie davantage.
Je la fais ressortir complètement pour la réintroduire d'un coup sec, lui arrachant une légère exclamation de satisfaction. Je joue du contact de mon anus contre son gland, me contorsionnant parfois pour venir prendre en main ses lourdes bourses.
Il reprend soudain le contrôle, m'enfonçant sur lui et jouissant sans pouvoir se retenir.
Les premiers jets de foutre viennent rejoindre ceux de Franck, mais Hervé retire précipitamment sa verge pour venir faire couler dans ma gorge un sperme clair et liquide.
La taille de ses bourses n'est pas simplement ostentatoire, ma bouche se remplissant d'un sperme piquant. J'avale tout avec délice, abasourdi de constater qu'à chaque déglutition, il réussit à juter de quoi m'offrir une nouvelle gorgée. Quand le flot finit par se tarir, je prends sur mes lèvres ses impressionnantes gonades pour les remercier de ce festin.
Les premiers jets de foutre viennent rejoindre ceux de Franck, mais Hervé retire précipitamment sa verge pour venir faire couler dans ma gorge un sperme clair et liquide.
La taille de ses bourses n'est pas simplement ostentatoire, ma bouche se remplissant d'un sperme piquant. J'avale tout avec délice, abasourdi de constater qu'à chaque déglutition, il réussit à juter de quoi m'offrir une nouvelle gorgée. Quand le flot finit par se tarir, je prends sur mes lèvres ses impressionnantes gonades pour les remercier de ce festin.
C'est au tour de François, et sans surprise il doit faire preuve de patience pour réussir à m'introduire.
Il reste assis dans son fauteuil tandis que je peine à accueillir son membre, à quatre pattes devant lui, luttant contre le réflexe d'expulsion.
Le gel que rajoute Hervé et Franck en abondance finit par faciliter la tâche, et François commence à aller et venir en moi, me clouant au sol.
Il s'écoule plusieurs instants avant que je ne réussisse à reprendre consistance. Sa queue commence à me donner un plaisir démesuré, et je ne retiens plus vraiment les éloges à l'égard de François.
Franck se saisit d'une cravate à terre qu'il noue autour du cou de François, tout en le félicitant pour la prestation qu'il offre. Hervé l'encourage en lui massant les épaules et en l'embrassant férocement.
Il reste assis dans son fauteuil tandis que je peine à accueillir son membre, à quatre pattes devant lui, luttant contre le réflexe d'expulsion.
Le gel que rajoute Hervé et Franck en abondance finit par faciliter la tâche, et François commence à aller et venir en moi, me clouant au sol.
Il s'écoule plusieurs instants avant que je ne réussisse à reprendre consistance. Sa queue commence à me donner un plaisir démesuré, et je ne retiens plus vraiment les éloges à l'égard de François.
Franck se saisit d'une cravate à terre qu'il noue autour du cou de François, tout en le félicitant pour la prestation qu'il offre. Hervé l'encourage en lui massant les épaules et en l'embrassant férocement.
Je gis à terre et seule la force de François soutient mon bassin qu'il remplit de toute sa verge. Il finit par quitter le canapé pour se positionner accroupi au-dessus de moi et me donner les coups de pine de ma vie.
Il se penche vers mon oreille pour m'ordonner dans un souffle de le supplier de continuer, tandis que la cravate nouée autour de son cou vient glisser contre ma colonne vertébrale.
Je scande son nom, l'implorant en effet de ne pas cesser son matraquage et de me bourrer selon son bon plaisir. Il s'enfonce aussi loin que possible et sa voix grave résonne dans mes oreilles :
Je scande son nom, l'implorant en effet de ne pas cesser son matraquage et de me bourrer selon son bon plaisir. Il s'enfonce aussi loin que possible et sa voix grave résonne dans mes oreilles :
— Je vais bien te remplir.
Sa queue se tend et je sens se propager en moi un foutre chaud qui vient rejoindre celui de ses trois compères.
Je suis en extase, accueillant dès que possible les lèvres de François sur les miennes, le remerciant dans un souffle. Il reste un moment à m'embrasser jusqu'à débander complètement.
Je m'affale contre le fauteuil, épuisé, frappé par un tournis qui m'étreint.
Les trois hommes reprennent également leur souffle, échangeant sourires, conversations et accolades.
Je les regarde, distants, se rhabiller. Hervé et Franck m'adressent un sourire satisfait avant de quitter de la pièce et François s'approche pour me tapoter la joue :
Je suis en extase, accueillant dès que possible les lèvres de François sur les miennes, le remerciant dans un souffle. Il reste un moment à m'embrasser jusqu'à débander complètement.
Je m'affale contre le fauteuil, épuisé, frappé par un tournis qui m'étreint.
Les trois hommes reprennent également leur souffle, échangeant sourires, conversations et accolades.
Je les regarde, distants, se rhabiller. Hervé et Franck m'adressent un sourire satisfait avant de quitter de la pièce et François s'approche pour me tapoter la joue :
— Tu as un bel avenir en politique qui t'attend.
Il sort de la pièce à son tour, et des bruits de voiture m'indiquent que les trois hommes ont même quitté la soirée.
Il ne reste plus que Jacques, qui me tend un verre d'eau que je vide d'un trait. Je ne suis pas complètement remis de mes émotions, mais en dépit de l'intensité du moment, mon désir reste toujours aussi prégnant.
Jacques s'approche, me félicitant :
Il ne reste plus que Jacques, qui me tend un verre d'eau que je vide d'un trait. Je ne suis pas complètement remis de mes émotions, mais en dépit de l'intensité du moment, mon désir reste toujours aussi prégnant.
Jacques s'approche, me félicitant :
— Superbe prestation mon garçon.
Il vient s'asseoir à côté de moi et pose une main sur mon torse perlant de sueur. Le contact de sa main me fait aussitôt bander.
Jacques caresse mon corps, l'apaisant de ses gestes assurés, stimulant chaque endroit, hormis mon sexe dur. Je l'embrasse, transi par le désir qu'il raffine de ses mains, et lorsque je suis entièrement à sa merci, il vient déposer ses doigts humides contre mon gland.
Jacques caresse mon corps, l'apaisant de ses gestes assurés, stimulant chaque endroit, hormis mon sexe dur. Je l'embrasse, transi par le désir qu'il raffine de ses mains, et lorsque je suis entièrement à sa merci, il vient déposer ses doigts humides contre mon gland.
Je pousse un gémissement qui tient plus du soulagement que du plaisir. Il me branle doucement, ses gestes sont agréables après la rudesse que j'avais subie.
Il se penche et prend ma verge en bouche. Je pousse une exclamation de plaisir alors que ses lèvres font grossir mon gland. Il alterne fellations, masturbation et baisers tendres. Je suis entièrement livré à lui.
Il se penche et prend ma verge en bouche. Je pousse une exclamation de plaisir alors que ses lèvres font grossir mon gland. Il alterne fellations, masturbation et baisers tendres. Je suis entièrement livré à lui.
Je sens que j'arrive à un point de rupture, une limite que je n'ai jamais franchie de peur de voir l'océan de désir dans lequel je baigne se retirer pour ne laisser qu'une plaine de honte.
J'ai peur, mais le regard doux de Jacques me rassure.
Je pose une main sur ses pectoraux et une autre agrippe son nœud de cravate tandis qu'il m'emmène doucement vers la jouissance.
Ma voix se fait plus forte, plus tremblante, et, mes yeux plongés dans les siens, je laisse jaillir mon plaisir.
Des jets puissants recouvrent sa main et mon torse de mon sperme. Je laisse le sentiment de contentement, de libération, d'enivrement me submerger puis me quitter.
Je ferme les yeux et je me laisse aller contre son torse chaud, restant un long moment à sentir la pièce tourner autour de moi.
Lorsque le sol cesse de tanguer, j'ouvre les yeux pour découvrir Jacques qui m'observe. Il me demande si je vais bien, et je hoche la tête, profitant du bonheur qui me parcourt. Je découvre que la jouissance n'est pas une fin, mais un recommencement.
J'ai peur, mais le regard doux de Jacques me rassure.
Je pose une main sur ses pectoraux et une autre agrippe son nœud de cravate tandis qu'il m'emmène doucement vers la jouissance.
Ma voix se fait plus forte, plus tremblante, et, mes yeux plongés dans les siens, je laisse jaillir mon plaisir.
Des jets puissants recouvrent sa main et mon torse de mon sperme. Je laisse le sentiment de contentement, de libération, d'enivrement me submerger puis me quitter.
Je ferme les yeux et je me laisse aller contre son torse chaud, restant un long moment à sentir la pièce tourner autour de moi.
Lorsque le sol cesse de tanguer, j'ouvre les yeux pour découvrir Jacques qui m'observe. Il me demande si je vais bien, et je hoche la tête, profitant du bonheur qui me parcourt. Je découvre que la jouissance n'est pas une fin, mais un recommencement.
Il m'embrasse et m'invite à me redresser. Je suis chancelant, aussi nous nous asseyons sur le canapé, moi encore nu, n'ayant pas encore la force d'enfiler mes vêtements.
Jacques soupire d'un air très satisfait, prenant la parole :
Jacques soupire d'un air très satisfait, prenant la parole :
— Voilà une soirée qu'aucun d'entre nous n'oubliera de sitôt, je pense. Vous pourrez prendre une douche ici si vous le souhaitez et je ferais en sorte que vous soyez ramené chez vous.
Je le remercie. Je me sens à nouveau moi-même, et je sais qu'une telle opportunité ne se représentera peut-être pas.
J'ai trouvé une partie des réponses que j'étais venu chercher, et peut-être même un peu plus, mais quelques zones d'ombres demeurent. Je profite donc du moment pour l'interroger :
J'ai trouvé une partie des réponses que j'étais venu chercher, et peut-être même un peu plus, mais quelques zones d'ombres demeurent. Je profite donc du moment pour l'interroger :
— Avant de partir, je voulais vous demander quelque chose. Didier m'a raconté le nœud de la dispute, qu'Yvan avait couché avec son fils et qu'il avait vécu cela comme une trahison.
Jacques ne semble pas gêné d'aborder le sujet, je pense qu'il comprend que cela est important pour moi. Il me répond simplement :
— C'est la vérité en effet.
Je ressens une drôle d'émotion, j'avais espéré que tout ce que m'avait raconté Didier ne soit que des bobards, qu'Yvan ne soit pas l'homme qu'il m'avait décrit, mais il semble qu'il n'a pas complètement menti.
Cependant Jacques poursuit :
Cependant Jacques poursuit :
— Mais il vous manque une partie de l'histoire. S'il est vrai qu'Yvan a bien eu des relations avec le fils de Didier, ce que je savais, c'est moi que Didier a surpris en train s'ébattre avec sa progéniture.
Je laisse paraître ma surprise tandis que Jacques poursuit :
— Fâché d'être surpris de manière si inconvenante et désireux de dévier la colère de Didier, je lui ai révélé que son ami était coupable de la même faute que la mienne. Didier a ensuite confronté Yvan, qui n'a pas pu nier.
Je suis abasourdi, me demandant si je saurais un jour tous les tenants et aboutissants de cette histoire. Je continue d'interroger Jacques :
— Didier avait laissé sous-entendre qu'Yvan avait abusé de sa position, mais s'il couchait avec vous également, c'est qu'il était consentant.
— Peut-être l'était-il oui. Ou peut-être s'est-il retrouvé dans une position où il ne pouvait que l'être. Après cet événement regrettable, j'ai été poussé à l'introspection de mon propre comportement et j'en suis venu à la conclusion qu'il est facile pour un politicien aguerri d'obtenir ce qu'il veut d'un jeune homme qui l'adule.
— Peut-être l'était-il oui. Ou peut-être s'est-il retrouvé dans une position où il ne pouvait que l'être. Après cet événement regrettable, j'ai été poussé à l'introspection de mon propre comportement et j'en suis venu à la conclusion qu'il est facile pour un politicien aguerri d'obtenir ce qu'il veut d'un jeune homme qui l'adule.
Ces mots résonnent étrangement en moi. Je décide de poser une autre question :
— Pourquoi Didier ne s'en est pris qu'à Yvan et pas à vous ?
— Sûrement car sa colère s'est reportée entièrement sur son ancien ami. Je pense pour ma part que ce n'était pas les coucheries du garçon qui inquiétaient son père, mais plutôt que le fiston commençait à lui faire de l'ombre sur le plan politique. Didier a simplement profité de l'occasion pour l'évincer. Même la famille n'est pas à l'épreuve de la politique.
— Sûrement car sa colère s'est reportée entièrement sur son ancien ami. Je pense pour ma part que ce n'était pas les coucheries du garçon qui inquiétaient son père, mais plutôt que le fiston commençait à lui faire de l'ombre sur le plan politique. Didier a simplement profité de l'occasion pour l'évincer. Même la famille n'est pas à l'épreuve de la politique.
Ainsi, si j'en croyais Jacques, les motifs de Didier n'étaient donc pas aussi chevaleresques qu'il l'affirmait.
Il n'en restait pas moins qu'Yvan avait cédé à la tentation du fils, trahissant la confiance de Didier. J'en venais à l'amère conclusion qu'Yvan n'était pas la perfection que je m'étais figurée, et que Didier, bien qu'un sale type, avait peut-être quelques raisons d'être devenu un homme aussi cynique.
Il n'en restait pas moins qu'Yvan avait cédé à la tentation du fils, trahissant la confiance de Didier. J'en venais à l'amère conclusion qu'Yvan n'était pas la perfection que je m'étais figurée, et que Didier, bien qu'un sale type, avait peut-être quelques raisons d'être devenu un homme aussi cynique.
— Je vois que je vous ai donné matière à cogiter. Vous avez eu une nuit agitée et vous avez de lourdes décisions à prendre, aussi il serait bon de vous reposer afin d'avoir les idées claires. Demain nous redevenons adversaires, mais qui sait ce que le futur nous réserve.
Je hoche la tête, mais il me reste une dernière chose à faire.
Je m'approche de Jacques et je viens lui caresser l'entrejambe avec envie. Il affiche une mine surprise, mais sa verge déjà dure dans ma main met fin à toute récrimination.
Je caresse sa cravate en soie que défais, puis je déboutonne sa chemise, écartant ses bretelles pour dévoiler un torse ridé.
Je l'enjambe, ses mains agrippant mes hanches tandis que je m'enfonce sur sa longue queue dure.
Il semble ébahi et aux anges, se régalant de mon corps et du plaisir que je lui donne. Il ne me faut pas longtemps pour atteindre les limites de ce vieux briscard et il jute en moi en poussant des exclamations d'intense bonheur, me souriant sans retenue.
Je m'approche de Jacques et je viens lui caresser l'entrejambe avec envie. Il affiche une mine surprise, mais sa verge déjà dure dans ma main met fin à toute récrimination.
Je caresse sa cravate en soie que défais, puis je déboutonne sa chemise, écartant ses bretelles pour dévoiler un torse ridé.
Je l'enjambe, ses mains agrippant mes hanches tandis que je m'enfonce sur sa longue queue dure.
Il semble ébahi et aux anges, se régalant de mon corps et du plaisir que je lui donne. Il ne me faut pas longtemps pour atteindre les limites de ce vieux briscard et il jute en moi en poussant des exclamations d'intense bonheur, me souriant sans retenue.
Il passe une main sur mon corps épuisé.
— Incroyable mon garçon, vraiment incroyable.
EPILOGUE
Je finis de gravir les marches et je m'engouffre dans l'immeuble en pierre blanche. Je salue l'hôte d'accueil, je passe mon badge au portique et j'appelle l'ascenseur pour rejoindre mon étage.
Yvan a remporté l'élection.
Une semaine auparavant, je lui avais présenté ma démission. Il l'avait accueillie sans manifester d'émotions et avait aussitôt cherché un remplaçant. Qu'il soit un sale type ou non n'avait pas d'importance au final, j'avais finalement pris la mesure de l'influence qu'il exerçait sur moi, et seul mon départ me permettrait de ne pas finir par lui céder tout à fait. Je n'avais jamais su le fond de l'affaire concernant le financement de sa campagne, et honnêtement, je m'en fichais à présent.
Une semaine auparavant, je lui avais présenté ma démission. Il l'avait accueillie sans manifester d'émotions et avait aussitôt cherché un remplaçant. Qu'il soit un sale type ou non n'avait pas d'importance au final, j'avais finalement pris la mesure de l'influence qu'il exerçait sur moi, et seul mon départ me permettrait de ne pas finir par lui céder tout à fait. Je n'avais jamais su le fond de l'affaire concernant le financement de sa campagne, et honnêtement, je m'en fichais à présent.
Il m'a dispensé de tout préavis et je suis parti dès le lendemain en vacances prolongées, loin de tout.
Je n'ai pas revu Didier. Il m'avait envoyé des messages de relance, amicaux d'abord, puis réalisant que je n'étais pas tombé dans le panneau, ses propos sont devenus moins courtois. Sa défaite et son attitude ont eu pour effet de le mettre au ban des membres du parti, j'ai entendu que son fils reviendrait d'exil pour prendre la place de son père déchu.
De retour de mon voyage, une invitation m'attendait sur ma messagerie. Intéressé par ma gestion de la campagne d'Yvan, le cabinet d'un ministère me proposait un entretien.
J'ai revu Laurent une fois, pour boire un verre. Il s'est platement excusé de s'être laissé berner. Je lui ai rapidement fait savoir que je ne lui tenais aucune rancune en l'invitant dans les toilettes du café, me mettant à genoux pour le rassurer vivement et longuement. Bien que très satisfait de délester Laurent, je ne comptais cependant pas renouveler l'expérience. Si nous étions amenés à réitérer ces moments de plaisir coupable, je craignais qu'il y trouve un sentiment trop fort que je ne saurais gérer, ce qui aurait fini par empoisonner nos relations.
L'entretien au cabinet ministériel se déroula sans accrocs, et je me suis retrouvé catapulté dans un poste que je n'imaginais pas obtenir avant plusieurs années, en contact direct avec le ministre.
J'ai revu plusieurs fois Jacques, pour son plus grand bonheur et le mien. Il partagea avec moi son réseau, me permettant de mêler travail et plaisir, et m'offrant quelques belles expériences, comme celle de supplier une des plus grosses fortunes du pays de continuer à me pilonner l'arrière-train.
Cela fait à présent plusieurs mois que je travaille au sein du ministère, et quand je repense à mon parcours, j'en ai presque le vertige.
L'ascenseur arrive et je m'introduis à l'intérieur. Alors que les portes s'apprêtent à se refermer, un nouvel arrivant approche me faisant signe de la main.
J'enfonce le bouton d'ouverture pour permettre au ministre de pénétrer dans l'ascenseur. Il me remercie, essoufflé et trempé de sueur. Il revient de sa course quotidienne dans le parc jouxtant les bureaux.
J'appuie sur le bouton de notre étage, ne pouvant m'empêcher de noter la bosse colossale qui déforme le lycra de son short lorsqu'il s'adosse à la paroi. Il m'adresse un sourire et l'ascenseur s'élance.
J'enfonce le bouton d'ouverture pour permettre au ministre de pénétrer dans l'ascenseur. Il me remercie, essoufflé et trempé de sueur. Il revient de sa course quotidienne dans le parc jouxtant les bureaux.
J'appuie sur le bouton de notre étage, ne pouvant m'empêcher de noter la bosse colossale qui déforme le lycra de son short lorsqu'il s'adosse à la paroi. Il m'adresse un sourire et l'ascenseur s'élance.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Vraiment merci beaucoup, je sens que je ne vais pas me lasser de la lire !