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✦ Grenade Un pas de côté XSTORY
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Gays Orientation principale dans ce chapitre

Un pas de côté — Chapitre 3

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Grenade
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Un pas de côté

Chapitre 3

Fait rare, la soirée se déroulait cette fois-ci chez l'un de nos amis, qui fêtait son anniversaire avec une quarantaine de personnes dans son appartement. J'étais arrivé un peu tard, taraudé par un sentiment que je n'arrivais pas à identifier, mais qui m'avait fait traîner des pieds au moment de me préparer, mettre un temps infiniment long à choisir ma tenue, puis tergiverser pendant de longues minutes concernant le pack de bières que j'allais acheter au supermarché. Maintenant que j'étais sur place, je me rendais compte que j'avais attendu cette soirée avec une impatience démesurée, et qui m'aurait fait peur si je me l'étais avouée plus tôt. Un peu secoué par l'irrationalité dont je faisais preuve, et que je n'appréciais pas, j'avais ouvert une bière sitôt les salutations faites, et je m'étais assis dans un coin de canapé pour me joindre à un groupe dont Théo ne faisait pas partie, décidé à l'éviter pour le moment.
Le salon était bondé de monde, le niveau sonore évidemment ridiculement élevé, les invités étaient assis sur des chaises, des canapés, des poufs, des accoudoirs et des rebords de fenêtre dans un joyeux bazar, et je ne connaissais pas la moitié des personnes présentes. Enchaînant les bières, je me laissai glisser dans une conversation d'une facilité bienvenue, où chacun parlait de "ce qu'il faisait dans la vie" et autres banalités qui ne m'avaient jamais parues aussi intéressantes. Après tout ce temps où chaque soirée me mettait les nerfs à vif et me rendait saoul d'excitation, je commençais presque à croire que cette fois-ci, j'allais pouvoir revenir à une normalité qui me paraissait de plus en plus lointaine. J'avais tout de même les plus grandes difficultés à ne pas jeter des coups d'œil discrets à Théo, debout avec des gens de notre formation quelques mètres plus loin, mais le niveau de la conversation en cours me permettait ces quelques minutes d'inattention.
J'écoutais avec bonne volonté un de mes interlocuteurs me parler de son dernier voyage en Italie quand une main se posa sur mon épaule. Je sentis l'électrochoc habituel, et sus immédiatement qui se tenait derrière moi.
La main toujours sur mon épaule, Théo se présenta au reste du groupe qui l'accueillit avec plaisir, tandis que je m'étais figé comme un lapin pris dans les phares. Je perdis soudain tout intérêt pour la conversation tandis que Théo s'asseyait sur le dossier du canapé derrière moi, la cuisse toute proche de mon visage, sa main qu'il ne retirait pas me frôlant le cou.
Pendant l'heure qui suivit, je me raccrochai mollement à des bribes de discussion, incapable de bouger, gardant à la main ma bière vide que je ne voulais pas remplacer de peur qu'à mon retour, Théo ait disparu. Sur mon cou, ses doigts se décalaient petit à petit, jusqu'à ce qu'ils me caressent doucement la peau de façon presque nonchalante. Une excitation irrépressible montait en moi, mais je ne pouvais me résoudre à me lever, et je finis par poser un coussin sur mes genoux pour cacher mon début d'érection. J'étais incapable de lever la tête vers Théo et je fixais d'un regard vide la table jonchée de bières, ou le visage de la personne assise en face de moi. Quand je sentis que mon sexe était douloureusement tendu dans mon boxer, soudain submergé par une honte écrasante, je me levai d'un coup en tirant sur mon sweat pour cacher mon entrejambe, et me précipitai aux toilettes.
Je refermai la porte derrière moi avec soulagement, et m'aspergeai immédiatement le visage d'eau froide en m'insultant dans un murmure. Quel crétin ! Se mettre à bander en pleine soirée entre potes, comme le premier des pervers, et tout ça à cause d'un mec qui n'était sans doute même pas intéressé. Et même s'il l'était ! J'étais en couple ! Je fixai mon reflet dans le miroir. J'étais un peu ivre, et fatigué par des semaines de tension constante. J'avais envie qu'on en finisse. Il fallait que je sorte de ces toilettes, et que je signifie clairement à Théo qu'il ne se passerait rien. Je me séchai le visage, ouvris la porte. Il était parti.
D'un pas décidé, je me dirigeai droit vers le maître des lieux et lui demandais où était Théo. Il me répondit qu'il était descendu dans la rue pour fumer et prendre l'air. Je le remerciai, et en m'interdisant de réfléchir davantage, je pris le long couloir de l'appartement, ouvris la porte d'entrée, et sortis dans les escaliers.
Le calme soudain me frappa comme une bouffée d'oxygène, et je fus brutalement sûr de moi et soulagé. Je descendis les escaliers quatre à quatre, certain que l'air frais de l'extérieur achèverait de me dégriser et me permettrait de mettre les choses au clair en quelques phrases bien senties. J'ouvris la porte de l'immeuble et me retrouvai sur le trottoir. Théo était là, une cigarette à la main. Il me regarda en souriant, et me lança d'un ton gentil, mais un peu moqueur :
— Je me demandais combien de temps tu mettrais.
Je restai muet, toutes les phrases que j'avais commencées à formuler soudain vides de sens.
— Je voulais juste prendre un peu l'air, grommelai-je en serrant les bras autour de mon corps, soudain transi de froid. Dans ma hâte, je n'avais pas pris mon manteau.
— Moi aussi.
Il avait parlé d'un ton calme, et souriait toujours.
— Tu as l'air frigorifié, continua-t-il en me regardant frissonner.
Et sa main chaude se referma sur mon poignet, comme pour sentir la fraîcheur de ma peau. D'un coup, son corps était tout proche du mien, ses doigts autour de mon bras me semblaient aspirer toute mon énergie, et je ne savais plus si je tremblais de froid ou d'anticipation. Je me souvins de ma décision, dans les toilettes, à peine quelques minutes plus tôt, et réussis à bredouiller :
— Tu sais que j'ai un copain.
De sa main libre, il tira une taffe de sa cigarette, puis la posa sur un rebord de fenêtre.
— Tu ne m'as pas donné l'impression que ça avait tellement d'importance, jusqu'à maintenant.
Ses yeux se plongèrent dans les miens, et je compris qu'il allait m'embrasser. Je ne fis aucun geste pour l'en empêcher. Il laissa sa main doucement refermée autour de mon poignet, la deuxième vint saisir délicatement ma nuque, et il posa ses lèvres sur les miennes.
J'eus l'impression que ma tête allait exposer. C'était le même choc que celui que j'avais vécu à chacun de ses contacts depuis des mois, mais décuplé à un point que j'étais incapable de gérer. Ses lèvres se pressaient contre les miennes, je sentais l'alcool et la cigarette dans son haleine alors que sa langue venait jouer avec la mienne. Une décharge d'excitation me vrilla le ventre, et je recommençai à bander immédiatement. Je me rapprochai de lui, posai mes mains sur sa taille et lui rendis son baiser avec ardeur. Je le sentis sourire sous mes lèvres. Quand nos hanches se touchèrent, son sexe durci dans son jean appuya contre ma cuisse. Il rompit le contact en premier.
— Content de voir que j'avais raison.
J'aurais aimé protester, mais cela n'aurait eu aucun sens, plus maintenant. Il lâcha mon poignet et poussa la porte de l'immeuble, et je le suivis, frustré d'avoir été arraché à ses lèvres. Je me demandai un bref instant s'il allait simplement remonter à la soirée, satisfait d'avoir confirmé sa théorie - mais au lieu de prendre l'escalier, il m'entraîna à la gauche de celui-ci, dans un recoin du hall sombre et un peu poussiéreux, qui ne menait nulle part.
— Je ne devrais pas faire ça.
Ma voix tremblait un peu et j'espérai qu'il ne s'en rendait pas compte. Il se retourna vers moi, s'adossa au mur, et me regarda sans ciller.
— C'est vrai.
Ses mains sur sa ceinture, qui la défont. Qui ouvrent la braguette.
— Je ne t'oblige à rien, conclut-il.
Et puis il se tût. Son sexe bandé tendait son boxer blanc. J'étais incapable d'en détourner les yeux. Sans un mot, je me mis à genoux, mon visage à quelques centimètres de sa queue en érection. Le présperme tachait le tissu d'une auréole plus transparente au niveau du gland. Si je regarde juste, me dis-je, ça ne compte pas. Mais mes mains se mirent en action malgré moi, et baissèrent l'élastique pour révéler son sexe tendu. Si je touchais quelques minutes, pas plus, sans doute que ça ne serait pas très grave. Je ne savais pas pourquoi je me mentais encore à moi-même. J'enroulai mes doigts autour de la hampe et commençai à le branler doucement. Il eut un petit rire silencieux en me regardant le caresser, mais ne dis rien. Je resserrai ma prise, accélérai le geste. Il avait une queue de bonne taille, déjà bien dressée et gorgée de sang. Je pouvais encore m'arrêter là, me dis-je.
Au lieu de quoi, j'ouvris les lèvres et pris son gland en bouche, et fis tourner ma langue autour avec un dévouement dont j'avais honte. Il gémit et murmura :
— J'étais sûr que tu étais un bon petit suceur.
J'étais mortifié, mais aussi terrassé d'excitation. Je continuai à le branler tout en léchant son gland avec application, et il me laissa faire en lâchant des petits gémissements discrets à intervalle régulier. Ma propre queue était horriblement comprimée dans mon pantalon, mais je me convainquais que la trahison était moins grave si je restais habillé. Malgré le plaisir que je lui procurais de façon évidente, il resta d'abord fidèle à sa promesse de me laisser entièrement responsable de ce qu'il se passait. Mais soudain, après quelques minutes, une porte s'ouvrit à l'étage, et une voix enivrée cria :
— Théo ? Benjamin ?
C'était Matthieu, dont c'était l'anniversaire, qui nous appelait. Une vrille de peur me parcourut soudain à l'idée d'être découverts, et je faillis tout arrêter, mais Théo au contraire me saisit les cheveux de ses longs doigts, et poussa doucement, mais fermement toute la longueur de sa verge entre mes lèvres d'un seul mouvement de hanches tout en me maintenant la tête. Son gland vint taper le fond de ma gorge, et je m'étranglai un peu, saisi par une nouvelle décharge d'excitation.
— Shhhh, murmura-t-il. Ne dis rien et concentre-toi sur ce que tu fais.
Je retins un gémissement de plaisir et obéis. A l'étage, Matthieu et un autre invité étaient toujours sur le palier, et je devinais qu'ils jetaient un œil dans l'escalier désert. Dissimulés dans l'ombre, nous étions invisibles, et la queue de Théo allait et venait entre mes lèvres, mon nez butant à intervalles réguliers contre son pubis alors qu'il me baisait la bouche, me coupant la respiration à chaque coup de bassin.
— Tu veux descendre voir ? demanda l'invité, dont je ne connaissais pas la voix. Ses doigts dans mes cheveux, mes lèvres et ma mâchoire qui me font mal alors que je les écarte autour de son sexe bandé. S'ils descendent maintenant, impossible de faire semblant que tout est normal - mais je ne bouge pas.
— Non, ils ont dû aller acheter des clopes, ils vont revenir.
La porte se referma. Son gland continuait de taper dans ma gorge alors que ses mouvements s'accéléraient et que ses mains se resserraient sur ma tête. Il murmura :
— J'espère que tu avales, histoire de rien salir.
J'en mourrais d'envie. Je lâchai un petit gémissement d'approbation, et d'une main je vins caresser ses bourses alors qu'il s'apprêtait à jouir. Soudain, je sentis sa queue qui pulsait sur ma langue, ses couilles qui se tendaient, et il se déchargea en trois longs jets de sperme que j'avalai sagement.
Son corps se détendit d'un coup. Il prit une grande inspiration.
— Fuck...
Je n'osai pas lui demander ce qu'il voulait dire par là - il était déjà en train de se rhabiller. Je me relevai. Nos regards se croisèrent, il eut un petit sourire entendu et me caressa la joue. Et puis soudain ce fut fini : il se détourna, pénétra dans la zone éclairée du hall et monta lentement les escaliers, comme si de rien n'était. Je le regardai en silence, le goût de sa semence encore sur la langue et le sexe douloureusement tendu. Je compris enfin qu'il n'y avait plus de retour en arrière possible.
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Utilisateur supprimé
13 janvier 2024 à 23:03
Il à fini par craquer pour Théo, va t'il quitter son copain pour lui, on attendra la suite
Soyez respectueux
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