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Couverture de Lucie : L'effet papillon, par Palavy
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Lucie : L'effet papillon — Chapitre 1

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Palavy
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Lucie : L'effet papillon

Chapitre 1

— Rhooo, tu exagères.
— Non, je t'assure. Ce type est un vrai con. Il cherche toujours à me rabaisser auprès des autres.
— Comment il le pourrait, tu m'as dit que tu es le meilleur commercial.
— Ouais, mais ça, il ne le voit pas. C'est seulement un chauffeur, il conduit sans se poser la question de qui lui a trouvé le travail.
— Pourquoi tu t'inquiètes si c'est : seulement un chauffeur ?
— Il est chiant, toujours en train de me chambrer sur ma taille et mon physique.
— Mais tu es beau, mon chéri. Il est jaloux, c'est tout.
— Il va l'être encore plus en te voyant à mon bras ce soir.
Je ne relève pas. Il est vrai que les compliments sur ma beauté pleuvent fréquemment. Moi, Lucie, proche de la trentaine brune, cheveux longs, yeux sombres, fais partie de ces femmes sur lesquelles le sexe masculin se retourne dans la rue. Mon mari a un physique plus commun, mais sa générosité, son attention et sa gentillesse m'ont fait dire oui. C'est un amour, même si j'avoue que ces derniers temps, il fait preuve d'un peu d'arrogance.
Damien de son prénom, a conclu un beau contrat avec un groupe international, ce qui l'a mis bien en vue dans son entreprise et ce semblant de célébrité lui monte inconsciemment à la tête.
La voiture rentre sur le parking de la société. C'est les dix ans de création de l'agence régionale et une grande soirée est organisée. Je descends et tire sur ma robe qui n'ira plus bas que la moitié des mes cuisses, ajuste un pan du haut pour réduire le décolleté, prends la main de Damien et nous nous dirigeons vers les lieux.
L'entrepôt a été aménagé et décoré en salle de réception, il doit y avoir deux cents personnes à cette fête. Deux grands buffets et de nombreuses tables d'un côté, une piste de danse improvisée de l'autre. Mais dans ce genre de réunion, on peut distinguer des groupes. Costumes d'un côté, jeans et tee-shirt de l'autre.
Damien m'entraîne côté costume et la séance de présentation commence.
— Bonsoir Monsieur Machin. Ma femme.
— Oh Damien, sacré veinard, elle est très belle.
Cela résume cette cérémonie et j'avoue qu'elle me vexe un peu. Sa main tenant la mienne pour bien montrer que nous sommes ensemble et me guidant vers les personnes, mon prénom jamais évoqué et cette appartenance soulignée, j'ai l'impression d'être un trophée plus qu'une personne. Les présentations se sont arrêtées à ce groupe, laissant de côté les tenues décontractées.
La soirée continue, j'ai réussi à lâcher la main pour pouvoir récupérer une coupe de champagne et j'écoute les discussions de travail des hommes. Des membres du Siège de l'entreprise sont présents, et c'est un nouveau moment de gloire pour Damien.
J'arrive à attraper quelques canapés qui passent à ma portée et une deuxième coupe de champagne, puis nous passons au dîner, où je me retrouve entourée de costume, dont un vieux à ma gauche voulant me faire la conversation, les yeux plongés dans mon décolleté et la main venant fréquemment effleurer ma cuisse. Mon mari ne fait plus trop attention à moi, savourant les flatteries qu'il reçoit.
Nous arrivons au dessert, pour échapper à mon admirateur, je trouve l'excuse d'un besoin pressant. En sortant des toilettes, je croise un grand gaillard, plutôt enrobé, le crâne rasé, des yeux bleus. Pas vraiment beau, mais de la prestance.
— Bonsoir, vous êtes la femme du petit homme ?
— Ah... euh, et vous, vous devez être ...
— Pierre. Vous me connaissez ?
— Je pense avoir entendu parler de vous. Vous êtes celui qui se moque de mon mari.
— Ah ? C'est ce qu'il vous a dit.
— Oui. Celui qui s'amuse à le rabaisser fréquemment.
— Merde alors, c'est comme ça qu'il me voit.
Il fait demi-tour et retourne dans la salle, je prends la même direction pour retourner à ma place, sa réaction me surprend.
En revenant vers ma table, j'entends que le Disc Jockey s'échauffe et certaines personnes ont déjà envie de se défouler sur la piste. Au bout du chemin, je trouve mon mari tout excité.
— Viens, on est invités à la table de la direction.
Il m'entraîne aussi vite vers une autre table où il n'y a que des cadres de l'entreprise, a priori leurs conjoints n'ont pas été du voyage. Deux femmes en tailleur chic, et six hommes en costume haut de gamme. Le responsable d'agence nous présente les membres du Siège, ayant tous un titre pompeux qui commence par Directeur. J'avoue ne pas trop comprendre ce que je fais là. Une conversation axée professionnelle reprend.
Au bout d'un petit quart d'heure, l'un des convives intervient.
— Je crois que votre femme s'ennuie un peu, permettez-moi de l'inviter à une danse.
— Oui, bien sûr. Vas-y chérie.
Je me sens prise au piège et ne peux refuser l'invitation. Le cavalier doit avoir la soixantaine, plutôt svelte, yeux marron, cheveux grisonnants et une absence de charme. Nous voilà sur la piste pour une danse en duo à rythme lent. Les quelques centimètres d'écart que j'ai laissés entre nous deux ont vite fondu. Il s'est rapproché, une main au milieu du dos, sa bouche proche de mon oreille.
— Votre mari a fait forte impression au Siège avec ce contrat.
— Il travaille beaucoup, c'est une belle récompense.
— J'espère qu'il ne vous délaisse pas au moins ?
Une interrogation que je laisse sans réponse.
— Non, mais c'est prometteur. Un bel espoir. Il ne faudrait pas grand-chose pour que sa carrière décolle vraiment.
— Un autre contrat ?
— Oui, mais plutôt un mentor au Siège. Une personne bien placée qui le prend sous son aile. Je l'aime bien, et en tant que Directeur financier du groupe, je peux vous garantir que j'ai de l'influence. Je pourrais être cette personne.
Ce disant, sa main est descendue au bas de mon dos, à la limite des fesses et je suis très mal à l'aise. Heureusement, la musique s'arrête pour repartir sur un rythme plus élevé. C'est l'occasion de le repousser. D'où je suis, je ne vois pas la table où est mon mari, et donc il ne peut me voir aussi, moi et mon embarras.
— Il fait chaud ici, tentais-je pour l'éloigner de la conversation.
— Je suis d'accord. Accompagnez-moi dehors. (il me prend par la main), nous prendrons un peu l'air. Ce sera l'occasion de m'adonner à mon autre vice, le tabac.
Il m'entraîne à sa suite vers la sortie avant que j'ai pu décliner. Je ne souhaite pas le vexer non plus, il est de l'équipe dirigeante. Il y a quelques personnes dehors, des fumeurs aussi. Le Directeur me pousse à l'écart et s'allume une cigarette.
— Qu'est-ce que je disais déjà. Ah oui, je pourrais être la personne qui fait décoller la carrière de votre mari. Une bonne place, un bon salaire, une nouvelle vie.
— Ah ? Ce serait une belle récompense pour Damien.
— Pour vous deux. Ce changement vous sera aussi profitable.
Sa main est venue caresser mon bras.
— C'est gentil.
— Oui la gentillesse, c'est la clé. Un échange de bon procédé. Etre gentil avec moi comme je pourrais l'être avec vous. Vous me comprenez ?
J'ai bien compris l'allusion et je ne sais comment y réagir. Mon envie serait une belle gifle pour cette proposition indécente. Mais s'il dit vrai, cet acte pourrait être préjudiciable pour mon mari. Je cherche un moyen plus diplomatique pour m'en sortir, mais mon cerveau bloque sur ma première idée et ne trouve d'autres solutions. Lui, doit voir dans l'inaction qui accompagne ma réflexion, un consentement ou bien décide-t-il d'être plus explicite. Il étire le pouce de sa main qui fait des allers-retours sur mon bras de façon à toucher ma poitrine au passage suivant.
Je me recule pour couper le contact.
— Pardon. Je ne vous ai pas laissé assez de temps de réflexion. Vous n'avez peut-être pas eu le temps d'évaluer les avantages ou les conséquences.
— Je ne ...
— Prenez votre temps, je n'ai pas fini ma cigarette.
Il se déplace légèrement pour venir s'appuyer contre le mur, le masquant de l'entrée, une main tenant la cigarette, l'autre se plaçant sur le devant de son pantalon. Je ne sais plus où me mettre ni comment réagir, prise au piège comme un animal dans les phares d'une voiture. Le silence est pesant, il ne parle plus, se contente de me regarder en se massant l'entrejambe.
Le soixantenaire tire une dernière fois taffe et se penche pour écraser son mégot dans un pot à fleurs derrière moi. Mais il ne se redresse pas, sa main s'évade sur ma cuisse, juste derrière le genou et commence à remonter. Je n'arrive plus à bouger, hypnotisée par la situation et ne sachant comment y réagir. La main a atteint ma jupe et il commence à se redresser, accompagnant sa main dans son ascension. Elle est arrivée sur mes fesses, palpe, presse.
— Ah, tu es là. Je te cherchais.
Je sursaute, la main se retire. Devant moi, il y a Pierre, le routier.
— Vous oubliez que vous m'aviez promis une danse, reprend-il.
— Allons, allons, intervient le Directeur. Vous ne voyez pas que nous sommes au milieu d'une conversation. Laissez-nous.
— Non, ça je ne peux pas.
— Comment ça ! Savez-vous qui je suis ?
— J'aimerais bien l'apprendre, Monsieur. Juste pour savoir qui je dois dénoncer au service des ressources humaines et aux syndicats pour harcèlement à caractère sexuel.
— Mais ... mais, ça ne va pas non. C'est n'importe quoi.
— Je vous ai entendu, j'étais juste de l'autre côté. La femme d'un collaborateur, c'est une honte. Si elle n'ose pas vous dénoncer, moi je n'hésiterais pas.
— Rhaaaa, ça suffit les affabulations.
Le vieux nous bouscule et s'enfuit.
— Merci.
— De rien. Vous auriez dû lui en retourner une.
— Je n'ai pas osé, vis-à-vis de mon mari. Heureusement que vous êtes arrivés, je ne savais pas quoi faire pour m'en sortir.
— Pas de problème, j'ai horreur de ce genre de type. Je crois que quelques secondes de plus et c'est moi qui le tabassais. Vous souhaitez que je vous raccompagne à l'intérieur ?
— Je crois que j'ai encore besoin d'une minute.
— OK.
Il fait demi-tour pour repartir.
— Je ne comprends pas.
— Quoi donc ?
— A priori, vous n'aimez pas mon mari, mais votre réaction de tout à l'heure et votre intervention maintenant.
— Mais c'est faux ! J'aime bien Damien. Pour moi, c'est un bon pote. Je pensais que se lancer des vannes était un petit jeu entre nous, mais a priori il ne voit pas les choses comme moi.
— Je pense aussi qu'il ne voit pas ça comme une plaisanterie.
— Quand vous me l'avez dit tout à l'heure, ça m'a fait réfléchir et je me suis rendu compte que le quotidien de l'entreprise est comme cette soirée. D'un côté les ouvriers, de l'autre l'exploitation. On ne se mélange pas. Ca doit être pour ça qu'il prend mes blagues pour des agressions. Je suis sûr que dans un autre contexte, ton mari et moi on rigolerait de nos joutes verbales. J'irais m'excuser lundi.
Je suis agréablement surprise par la réaction de Pierre. Il n'est finalement pas celui que mon mari croit. Nous retournons dans la salle. Damien est toujours avec les dirigeants, l'obsédé est retourné à leur table.
— Bon ben à plus, me lance le routier.
— Euhhhh, j'ai pas trop envie de retourner avec eux.
— Oui, je comprends. Viens avec nous alors, on va danser beaucoup et picoler un peu. Ou inversement.
— D'accord, merci.
Je me retrouve avec l'équipe des routiers. Je suis bien accueillie, Pierre en protecteur, ayant recadré rapidement un convive un peu trop familier, l'ambiance est bonne, enfin je m'amuse à cette soirée. Quelques danses au milieu de cette équipe constituée principalement des chauffeurs routiers et leurs femmes, une ou deux coupes de champagne qui me détendent en bavardant et apprenant à découvrir les femmes.
Je suis sur la piste, Damien vient me rejoindre.
— Ca va chérie ?
— Ah enfin, tu viens me rejoindre et t'amuser un peu.
— Désolé non, je peux pas. Mais là, y a du lourd.
— Des lourds tu veux dire.
— Non pourquoi ?
— Parce qu'il y en a un qui voulait me connaître plus intimement.
— Mais non, pas possible. Tu as du mal à comprendre. C'est la direction quand même !
— Je t'assure, je n'ai pas mal compris. Tu pourras demander à Pierre.
Il lance un regard dédaigneux vers le chauffeur.
— Tu parles d'une référence.
— Il n'est pas comme tu penses.
— Ben si. C'est un gros abruti. Aussi gros que con. Traîne pas trop avec ces losers. Bon, je dois y retourner. Y a du lourd, bébé. Je te raconterais.
Il fait demi-tour et retourne vers la table des dirigeants. Je suis vexée par son comportement, de ne pas m'avoir crue et par l'arrogance qu'il a eue envers les autres. Je pars de mon côté retrouver cette équipe de losers comme il a dit. Une nouvelle coupe de champagne, assise à table, je regarde cette équipe s'amuser, rire ensemble et je suis envieuse.
— Ben alors. Déjà fatiguée ? On ne tient pas le choc ? Une tisane et au lit ?
C'est Pierre qui vient me chambrer. Je le regarde et je lui trouve beaucoup de charme, trop peut-être, s'ajoute la déception de ce mauvais jugement de mon mari envers lui, la haine qui lui porte. Des idées grivoises me viennent en tête. J'avale d'une gorgée le restant de ma coupe de champagne, l'alcool commence à me griser.
— La musique devient assourdissante.
— Quoi ? Je ne t'entends pas.
— Non, j'étais en train de penser que c'est la première fois que je viens ici.
— Ah tu ne connaissais pas la boîte ?
— Ben non. Tu crois que tu peux me faire visiter.
— Pour sûr, viens.
Je me lève et le suis. On passe derrière un rideau qui a été installé pour la fête, traverse le reste de l'entrepôt et passe une porte qui donne dans l'accueil du bâtiment.
— Donc on était dans l'entrepôt et là c'est les bureaux. Mais tu as dû t'en douter. Tu veux que je te montre le bureau de ton mari ?
— D'accord.
— En bas, c'est les bureaux de l'exploitation. C'est eux qui gèrent les plannings de transport. Au premier, c'est la gestion des commandes et les commerciaux, ton mari par exemple. Au deuxième, c'est la direction, RH, finances, etc. Allez viens.
On prend l'escalier, suivons un couloir avec diverses portes donnant sur les bureaux. Il s'arrête, ouvre une porte et on rentre dans la pièce. Un mobilier simple, bureau, fauteuil, armoire. C'est relativement bien rangé, quelques dossiers traînent sur le bureau à côté du PC.
— Voilà, c'est ici que ton homme passe ses journées. Enfin, quand il n'est pas en clientèle.
C'est la première fois que je vois le lieu de travail de Damien, mais ce lieu m'importe peu. Mon esprit est ailleurs, tourné vers d'autres préoccupations. J'avance dans la pièce, passant devant le chauffeur et m'arrête devant le bureau. Je tourne la tête, lançant mon regard vers lui, jusqu'à ce que j'accroche le sien, maintiens la connexion quelques secondes, espérant avoir fait passer mon message, puis retourne la tête, passe une main par dessus ma tête pour rassembler mes longs cheveux et les faire passer sur un côté, dévoilant mon cou. Je ne bouge plus, ne le regarde plus, lui tournant le dos, face au bureau.
Il s'approche de moi. Sa bouche vient poser un baiser à la base de mon cou, j'incline la tête à l'opposée, l'invitant à continuer. Sa bouche remonte par petits baisers, arrive à mon oreille, lèche le lob, mordille, passe sur ma joue. Je tourne là tête vers lui, nos lèvres se rejoignent, s'entrouvrent, nos langues se mêlent.
Nous échangeons un baiser, tendre. Son corps se colle au mien et m'enflamme, son bras m'entoure, sa main passe dans le décolleté pour venir se poser sur mon sein libre de sous-vêtement.
Le baiser devient plus passionné alors que ses doigts érigent mon téton et me font frémir. Je pousse sur mon bassin pour incruster mon fessier contre son bas-ventre. J'arrive à sentir son sexe tendu dans son jeans.
Nos lèvres se séparent et j'en profite pour lui retirer sa main de ma poitrine. J'avance d'un pas et me courbe, posant les mains sur le bureau et faisant ressortir ma croupe. L'invitation ne peut être plus explicite et le routier l'a bien reçue. Ses mains se posent sur mes cuisses, remontent sur mes fesses en entraînant la robe. Il accroche mon string et lui fait faire le chemin inverse. Lorsqu'il est sur mes chevilles, je lève un pied après l'autre pour le dégager. Les mains remontent, repassent mes chevilles, mollets, cuisses, arrivent sur mes fesses, s'attardent un peu dessus, remontent encore vers mon dos. Une pression m'indique que je dois me courber encore plus, je m'incline franchement, posant les coudes sur le bureau, écartant les jambes pour lui donner libre accès à mon intimité.
Ses mains sont revenues sur ma croupe, caressent mes fesses et les écartent. Presque aussitôt, sa bouche se pose sur mon entrejambe, sa langue investit ma vulve, me laissant échapper un soupir. Il me fouille, lèche mon petit bouton, met le feu dans mes entrailles et me fait onduler du bassin pour aller au devant des caresses. De ses mains qui m'écartent les globes fessiers, un pouce s'infiltre entre pour venir titiller mon petit trou.
Un éclair de lucidité me traverse : le temps. Notre absence risque de se remarquer. Aussi bon que sont ces préliminaires, il faut accélérer.
— Vas-y, prends-moi.
Il s'arrête, se redresse. J'entends la ceinture cliquer, le moment arrive et je m'impatiente. Une main se pose sur ma hanche, une pointe vient glisser sur mes fesses et descend vers sa cible, je frissonne, prête à me laisser investir.
Le gland vient sur mes lèvres, tâtonne, trouve le bon angle et s'enfonce en moi d'une poussée me laissant échapper une onomatopée de satisfaction. Une deuxième main sur mes hanches et Pierre commence à s'agiter d'un va-et-vient, puissant à l'introduction, plus tendre à l'extraction.
— Putain, c'est bon, râle-t-il. Tu aimes ?
— Oh ouiii, c'est trop bon, hummm ... t'arrête pas.
Penchée, les coudes sur le bureau, la croupe relevée, ma robe remontée sur mon dos, je vis le moment présent, subissant avec délice les assauts du routier. Ses mains glissent de mes hanches sur mes fesses. Il caresse le globe, puis le claque, pas très fort, mais sonore. Il recommence deux ou trois fois sans s'arrêter de me labourer l'entrejambe, puis m'écarte les fesses.
— Hummm, ce cul. Une merveille. Très tentant.
Son pouce vient titiller mon anus, pousse pour le forcer sans succès.
— C'est serré.
— C'est inexploré.
— Je verrais bien mon sexe en être le premier spéléologue.
— Jamais tentée ... jusque-là.
— Tu veux que je t'encule ?
— Je ne suis pas contre, mais j'ai peur que ça fasse mal.
— C'est sûr que sans préparation, ça ne va pas être que du plaisir.
— Alors une autre fois peut-être. On manque de temps.
Son pouce s'est désintéressé de mon œillet et ses va-et-vient se sont faits plus rapides, si bien qu'il me fait atteindre l'orgasme.
— Oh c'est bon, t'arrête pas, je viens, je jouis.
Il m'écoute et continue tout le temps où je monte au septième ciel, haletante entre deux gémissements. D'un coup, il se retire de mon ventre en fusion, m'attrape par les épaules pour me redresser et me retourne. Ses mains passent sous les bretelles de ma robe et les font glisser sur mes bras, me dénudant la poitrine, remontent sur mes épaules et appuient. Je tombe à genoux devant lui. Une main passe dernière ma tête et l'attire vers son sexe, pendant que l'autre s'empare d'un sein et vient en pincer le téton. Je prends en bouche la tige tendue et m'applique à prodiguer le soin qu'il réclame.
— Vas-y, suce bien, je ne vais pas tarder à venir.
Sa main derrière ma tête impose le rythme, son bassin ondule, propulsant son gland au fond de ma gorge avant de le laisser ressortir. Je ne maîtrise plus rien, il me baise la bouche.
— Putain, ça y est.
Sa main lâche mon sein pour se saisir de son téléphone qui était posé sur l'étagère et le placer devant mon visage. Je n'ai pas le temps d'être surprise, il fait encore deux ou trois aller-retour dans ma bouche puis se bloque pour déverser son jus au fond de ma gorge. Je dois avaler une grande quantité, quelques gouttes s'échappent, coulant de ma lèvre sur mon menton, le tout sous l'objectif de son téléphone. Il me libère la bouche, passe son doigt sur mon menton pour récupérer le sperme qui s'est échappé et le remettre dans ma cavité buccale. Je suce le doigt machinalement, l'esprit ailleurs.
— Tu filmes ?
— Ben oui.
— Depuis quand ?
— Dès le début.
— Mais pourquoi ?
— Pour fermer la gueule au nain.
Je reste interdite, ne comprenant pas ce qu'il se passe.
— Pierre... Lucie !!!!
Un appel dans l'accueil, des pas qui claquent dans les escaliers. Pourtant je ne réagis pas.
— Mais ... mais, je croyais que tu l'aimais bien ?
— Tu rigoles ? Ton mec est un gros con pédant. Toujours à nous snober, à nous prendre pour des bouseux et le dire haut et fort. Il pue l'arrogance.
— Pourtant tu m'as dit...
— J'ai dit ce que tu voulais entendre.
— Alors tu ne m'aimes pas, moi aussi ?
— Rien à voir avec toi. T'es belle, super bonne, peut-être sympa, mais il faut que je lui fasse fermer sa gueule à ton con de mari. Je suis sûr que quand il verra que j'ai bien baisé sa super meuf, il va vite redescendre.
Bernard, un autre routier apparaît dans l'encadrement de la porte. Il éclate de rire en me voyant à genoux, les seins à l'air, les cheveux ébouriffés. Pas besoin de dessin pour comprendre ce qu'il vient de se passer. Ca me ramène à l'instant présent, je remonte ma robe pour masquer mes seins.
— Lucie, y a ton mec qui te cherche. Enfin ... ton mec ... l'autre, le cocu.
Et il se remet à rire. Je l'ignore, m'adressant à Pierre.
— Tu ne vas pas faire ça, tu ne peux pas.
— Ben tiens, je vais me gêner. La seule chose qui m'ennuie, c'est que du coup, tu vas être en colère et je ne pourrais pas te dépuceler le cul. J'aurais dû te le prendre tout de suite. Pfff, je suis trop gentil.
— S'il te plaît ...
— Dépêche-toi, ton mari te cherche.
Il fait demi-tour et avance vers la sortie du bureau, puis me regarde avec un sourire.
— Bon, je pars le premier, faudrait pas nous voir arriver dans la salle en même temps, ça risquerait de faire jaser.
Puis il sort de sa poche mon string.
Ah oui, j'oubliais. Je garde ça en souvenir, ça ne te dérange pas ?
Sans attendre de réponse, il passe la porte et disparaît. Son copain me regarde une dernière fois en rigolant et le suit. Je reste seule, anéantie.
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Alex74
14 juillet 2026 à 15:43
Et voilà, bien fait pour elle, effectivement elle lui reproche de ne pas l'avoir cru, mais elle.ne là pas écouter aussi quand il lui a dit de se méfier de lui.
Et maintenant ça petite vie tranquille risque de bien changer.
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Photo de profil de Palavy
Palavy
10 mai 2026 à 10:32
Merci pour vos retours.
La suite arrivera lorsque j'aurais réparé mes erreurs pour les validations.
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hinéros
8 mai 2026 à 22:08
L'effat papillon va entrainer une action en réponse. Quelle sera-t-elle ?
Voici une femme prise à son propre jeu et plusieurs scénari sont possibles.
Bravo pour cette introducion bien menée.
Soyez respectueux
Répondre
Mibou
8 mai 2026 à 16:43
Chouette histoire, bien écrite.
Elle s'est fait bien embarquer l'épouse joilie mais pas tellement fidèle. Curieux de connaître la suite des événements: quelle sera l'attitude du mari qui, à n'en pas douter sera humilié. La direction sera-t-elle mise au courant et prendra-t-elle des sanctions ? Pourquoi pas !
PS Je viens de publier une histoire sous le titre de "L'effet papillon". Curieux de voir comment cela va se passer dans ce couple.
Soyez respectueux
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