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Couverture de Leila & Adel, par Zixbal
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Leila & Adel — Chapitre 8 · Chapitre VIII, Leila : avril 2010

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Zixbal
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Leila & Adel

Chapitre 8 · Chapitre VIII, Leila : avril 2010

— Han, t'es trop bonne..., souffla Adrien, sa voix rauque résonnant dans la chambre.
— Baise-moi, allez ! répliquai-je, un sourire espiègle aux lèvres.
Nous étions dans un petit hôtel, loin de la ville et des regards indiscrets, juste pour nous retrouver. Ça faisait déjà quelques mois qu'on jouait à ça, à se retrouver plusieurs fois par semaine, parfois même par jour. Adrien se transformait en bête sauvage dès qu'on était ensemble. J'étais toujours impressionnée par cette capacité qu'il avait à me faire perdre la tête.
Je me cramponnai à la tête de lit, mes ongles s'enfonçant dans le bois, alors qu'il s'enfonçait profondément en moi. Son sexe énorme s'attaquait à chaque recoin, me faisant sentir comme jamais auparavant. C'était à la fois exquis et presque douloureux, et j'en redemandais sans arrêt.
— Putain... laissai-je échapper, ma voix trahissant le plaisir qui m'envahissait.
J'adorais cette sensation de mes chairs intérieures qui se dilataient sous la pression de son gland turgescent. C'était comme si ma chatte avait été modelée pour lui, et rien que pour lui. Adrien accéléra ses mouvements, et je sentis l'orgasme monter en moi. Mon corps se mit à trembler quand il se déchargea en moi, et sentir son foutre tapisser mon vagin me fit momentanément tout oublier.
Et pourtant, quelques secondes après, mes pensées me revenaient en tête. Ces derniers mois, ma vie avait pris un sacré tournant. Pour exorciser le chantage répugnant de Jacques, je prenais un malin plaisir à coucher avec son fils dans les mêmes endroits : chez moi, sur mon lieu de travail, dans ma bagnole, à l'hôtel, dans les cabines d'essayage… À chaque fois, j'adorais sentir son corps contre le mien, ce gamin avec sa queue incroyable et infatigable, qui me remplissait et m'aspergeait d'un foutre si abondant... Je me sentais femme et chienne à la fois, comme si je recollais les morceaux de qui j'étais vraiment.
Mais est-ce que c'était de l'amour ? J'en doutais. Même au sommet du plaisir que je prenais avec mon jeune amant, mon cœur se serrait en pensant à Jean. Notre relation n'était plus qu'un fantôme : on ne se parlait presque plus, et le sexe, n'en parlons même pas. Pourtant, je n'arrivais pas à l'effacer de mes pensées, ni à ignorer la culpabilité de cet adultère. Une part de moi voulait croire qu'il restait encore quelque chose à sauver, tandis que l'autre savait bien que c'était peut-être trop tard.
Après être sortis tous les deux de la chambre, alors que nous nous embrassions sur le petit parking glauque, mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Je la vis. La voiture de Jacques, qui passait lentement à quelques mètres de nous. Mon sang se glaça, et je me détachai brusquement d'Adrien.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il, surpris.
— Rentre chez toi, vite. Avant que ton père n'arrive, dis-je, essayant de masquer la panique dans ma voix.
Il fronça les sourcils, mais obéit. Je le regardai s'éloigner, priant pour que Jacques n'ait rien vu. Le trajet du retour me parut interminable, la peur ne me quittait pas. A la maison, le silence de Jean qui arriva quelques heures après moi n'arrangeait rien. Son regard distant, cette façon de m'ignorer comme si je n'existais plus m'enfoncèrent encore plus dans l'angoisse.
Dans la soirée, mon téléphone vibra. Je ne me faisais guère d'illusion sur qui essayait de me joindre. Je jetai un coup d'œil, et le message s'afficha : "Viens demain matin à 10h au commissariat. Habille-toi comme une pute."
Je passai la nuit à tourner en rond, incapable de trouver le sommeil. Chaque fois que je fermais les yeux, je voyais son regard lubrique, son sourire sadique. Au petit matin, après ces quelques heures de sommeil agité, je remarquai que Jean était déjà parti au travail. Tant mieux. Je n'aurais pas à affronter ses questions ou inventer une excuse pour la tenue que son sale porc de collègue m'obligeait à porter.
Je me dirigeai vers la commode, les mains tremblantes, et fouillai jusqu'à trouver ce qu'il entendait vraiment par « comme une pute ». Un string minuscule, qui ne couvrait presque rien et dont la ficelle se glissait entre mes fesses. Pas de soutien-gorge, pour que mes seins soient libres sous le tissu, à peine couverts. Ensuite, j'enfilai une jupe en cuir rouge, tellement courte qu'elle laissait voir l'élastique du string si je bougeais un peu trop. Pour le haut, je choisis un simple débardeur blanc laissant clairement transparaître mes tétons. Je me sentais affreusement exposée.
L'humiliation me serrait la gorge, mais je pris une profonde inspiration. À l'heure dite, je me présentai devant le modeste commissariat. C'était la première fois que Jacques me demandait de venir ici, et je n'osais imaginer la réaction de Jean s'il me voyait ici, dans cet accoutrement. Je me dirigeai vers l'accueil, derrière le guichet, une vieille dame à l'air revêche me dévisagea comme si j'étais un insecte. Son regard se posa sur moi, et je sentis ses yeux se plisser en remarquant l'absence de soutien-gorge sous mon top moulant. Mes tétons étaient durs et visibles à travers le tissu léger.
— Bonjour, mademoiselle. Qu'est-ce que vous voulez ? lâcha-t-elle d'une voix aigre, sans détourner son regard accusateur.
Je me penchai légèrement en avant pour lui parler, consciente de l'effet que cela pouvait avoir. Dans ce mouvement, ma jupe remonta dangereusement, exposant le bas de mes fesses potelées. Je déglutis, essayant de paraître à l'aise alors que je ne l'étais pas du tout.
— Euh… je viens voir Jacques.
La dame hocha la tête, son regard perçant me scrutant comme un juge implacable. Je me redressai rapidement, tirant sur ma jupe d'un geste désespéré, mais je savais que c'était peine perdue.
— C'est par là, grogna-t-elle en désignant un couloir sur la droite.
Je la remerciai brièvement et m'engageai dans le couloir. Un rapide coup d'œil autour de moi me rassura : il n'y avait pas grand monde à cette heure-ci. Je m'avançai, un peu surprise en découvrant que Jacques disposait de son propre bureau. En y réfléchissant, ça n'avait rien d'étonnant. Avec son ancienneté dans la maison, il avait dû se ménager un petit espace à lui. Je m'installai sur une chaise en plastique, les jambes croisées. Ma jupe, déjà bien courte, se souleva encore plus, dévoilant entièrement mes cuisses.
Quelques minutes passèrent. Alors que je tentais de me calmer, j'entendis des voix. Deux flics discutaient dans une salle un peu plus loin. Je n'y prêtais d'abord pas attention, jusqu'à ce que le nom de Jacques soit évoqué. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. L'occasion était trop belle… Peut-être allais-je enfin apprendre quelque chose sur ce salaud…
Je me levai sans bruit, m'avançant à pas de loup, les oreilles tendues. Les deux policiers parlaient, et je me glissai contre le mur, retenant mon souffle. Les deux policiers parlaient assez fort, et je pouvais ainsi distinguer sans peine chacun de leurs mots. L'un avait une voix grave, un ton d'habitué du métier, tandis que l'autre semblait bien plus jeune.
— La petite stagiaire, tu sais, celle qui est arrivée y'a un ou deux mois… commença le plus âgé. Eh bien, elle a craqué après une patrouille avec Jacques.
— Ah bon ? fit le jeune, surpris. Comment ça ?
— Pourquoi, tu crois ? Jacques, il a toujours les mains baladeuses, surtout avec les nouvelles, les secrétaires… Il en a fait craquer plus d'une.
— Sérieux ? Moi, je pensais qu'il était plutôt bien vu par la hiérarchie, répondit le jeune, l'air incrédule.
— Oh, pas du tout, ricana l'autre. Il avait des bons états de service à l'époque, mais c'était il y a des années. Maintenant, il n'en branle pas une, il traîne juste ici. Et puis, il paraît qu'il a un gros problème avec les jeux d'argent. Il passe ses journées à calculer des pronos pour des paris hippiques, et tout…
— Sérieux ? Je savais pas…
— Ouais, s'il perd son boulot, il est cuit, tu vois ? C'est vraiment son ancienneté qui le protège encore. Et si un jour ils le foutent dehors, il est ruiné.
— Ruiné ? Pourquoi ruiné ?
— Sa femme, c'est une directrice financière, expliqua le plus âgé. Elle doit pas savoir qu'il a foutu leur argent en l'air avec ses paris. Si elle le découvre, elle le largue direct. Et là, c'est sûr, il finit à la rue. Sans parler de son comportement avec les gonzesses…
Je n'en revenais pas. Leur révélation était tellement salvatrice à mes yeux que ça en devenait absurde, j'avais l'impression de me retrouver au milieu d'un film au scénario médiocre*. Tout le petit monde de Jacques ne tenait qu'à un fil, et ça, il ne le savait même pas. Un frisson d'excitation me parcourut. Il ne savait pas ce qui l'attendait.
Je fis demi-tour pour retourner vers son bureau, mais à peine avais-je fait quelques pas que je le vis apparaître au bout du couloir. Son regard s'accrocha aussitôt à moi, ou plutôt à mon corps. Je sentais ses yeux me détailler de haut en bas, comme s'il essayait déjà de m'imaginer nue sous ces fringues qu'il m'avait forcée à porter. Lorsqu'il arriva à ma hauteur, il me saisit sans un mot par les fesses, ses doigts s'enfonçant dans ma chair, et m'indiqua de rentrer dans son bureau. Je pris une grande inspiration et le suivis, sentant mon cœur battre plus vite que je ne l'aurais voulu. Derrière nous, il referma la porte d'un coup sec, puis s'installa derrière son bureau. Étonnamment grand, presque disproportionné pour un simple officier de police. Tout en me dévisageant, il semblait réfléchir à ce qu'il allait faire.
— Allez, montre-moi tes nibards, lança-t-il, son regard toujours planté sur moi.
Je le regardai droit dans les yeux. Une boule de colère monta en moi, mais quelque chose d'autre prit le dessus. Avec un sourire que je n'arrivais pas à réprimer, je répondis laconiquement :
— Non.
Jacques frappa violemment la table du poing, son visage déjà déformé par la colère.
— Je t'ai dit de me montrer tes putains de nibards ! cracha-t-il, sa voix plus grave, plus menaçante.
Mais je ne bougeai pas d'un centimètre. J'avais encore ce petit sourire en coin.
— Non.
Il écarquilla les yeux, furieux, puis se leva brusquement, contournant son bureau, prêt à me faire payer mon insolence. Mais avant qu'il n'arrive jusqu'à moi, je levai la main.
— Je sais, dis-je calmement.
Il s'arrêta net, méfiant, la fixant du regard comme s'il essayait de lire dans mes pensées.
— Qu'est-ce que tu sais, espèce de crétine ? grogna-t-il, tentant de masquer son inquiétude sous une couche de mépris.
— Je sais tout. Les jeux d'argent, la jeune stagiaire, toutes les autres femmes que t'as harcelées ici…
Un silence pesant s'installa. Jacques resta planté là, figé, comme si mes mots l'avaient frappé en plein visage.
— Il suffit que j'en parle, que je raconte ce que tu me fais depuis des mois, et tout s'écroule pour toi. Ta femme ? Elle te quitte sans hésiter. Les dettes que t'as accumulées, j'en parle même pas. Et toi, tu te retrouves sans rien. Rien du tout. Juste tes yeux pour pleurer, et des emmerdes jusqu'au cou.
Jacques tenta de garder sa contenance, mais je le voyais bien, il commençait à flancher. Puis, d'un coup, l'impensable se produisit.
Il craqua.
Il se laissa retomber dans son fauteuil, la tête basse, et des sanglots rauques montèrent de sa gorge. Je n'aurais jamais cru voir ça. Les dernières vingt-quatre heures paraissaient irréelles.
— Je suis désolé… Vraiment… Je te jure, j'arrête, je te laisserai tranquille... Mais, s'il te plaît, dis rien à ma femme...
Sa voix tremblait, pitoyable. Ça aurait pu m'attendrir, peut-être, si je n'avais pas encore en tête les stigmates de tout ce qu'il m'avait fait subir.
Il voulait voir mes nibards ? Il allait les voir. Sans dire mot, je fis glisser les bretelles de mon haut. Ma poitrine se découvrit sous ses yeux, et je vis la lueur d'envie mêlée de honte briller dans son regard. Mais il détourna la tête, incapable de soutenir ça.
— Non, regarde-moi, ordonnai-je.
Il s'exécuta, le visage ravagé par la défaite. Je pris mes seins entre mes mains, caressant doucement la peau, pinçant mes tétons jusqu'à les sentir durcir sous mes doigts.
— C'est la dernière fois que tu les verras. Profite bien, parce que plus jamais tes mains ne s'approcheront de moi.
D'emblée, je sus que je le provoquer ainsi ne me suffirait pas. Il méritait que j'aille plus loin, que je le rabaisse à son tour.
— Puisque t'as voulu que je m'habille comme une pute… Eh bien, c'est toi qui vas devenir la petite pute, maintenant. Allez, à poil.
Il bredouilla des excuses, pathétique, mais finit par obéir. Il se dévêtit, puis se remit aussitôt sur sa chaise, guettant au passage la porte du bureau. Je vis son regard glisser sur mon corps et, sans même qu'il s'en rende compte, il commença à se branler. C'était plus fort que lui.
— Rampe à mes pieds, ordonnai-je.
Il s'exécuta, avançant à quatre pattes comme un chien vers moi.
— Regarde-moi bien, regarde-moi. Tu vas me regarder sans toucher ta nouille flasque, t'entends ?
Évidemment, incapable de se contrôler, il recommença à se caresser. Sans prévenir, je levai mon talon et lui assénai un petit coup sec dans les parties. Il poussa un cri aigu, presque ridicule, comme un animal blessé. Je sentis un sourire naître sur mes lèvres. Lentement, je relevai ma jupe, dévoilant mon string transparent. Ses yeux s'écarquillèrent, et je vis à quel point il crevait d'envie à la vue qui s'offrait à lui.
— Tu vas sucer mes pieds, maintenant, lâchai-je, ma voix ferme, tandis que je faisais glisser lentement mes doigts vers mon intimité.
J'étais presque surprise de réaliser à quel point j'étais trempée. Moi qui n'avais jamais joué à ces jeux de domination, je me retrouvais à fond dedans, comme si ça avait toujours été là, caché quelque part en moi.
Jacques ne protesta pas. Il attrapa mes orteils un par un, les suçotant, tandis que je glissais mes doigts sur mon clito, à travers le tissu mouillé. Mais au bout d'un moment, je savais que ça ne me suffirait pas. Je voulais plus.
— Bouge pas.
D'un geste brusque, j'écartai le tissu de mon string, saisis Jacques par les cheveux et plaquai son visage contre ma chatte.
— Lèche-moi, lui intimai-je. Puisque t'as jamais pris la peine de me goûter, tu vas faire ça bien, maintenant.
J'écartai un peu mes cuisses, frottant ma vulve dégoulinante contre son visage. Jacques s'exécuta, sa langue glissant sur mes lèvres comme s'il savourait son fruit préféré. J'avais envie de rire tellement c'était grotesque, mais en même temps… il s'y prenait pas si mal, ce connard. Je me mordis la lèvre, me laissant aller un instant. Puis je vis sa main bouger encore, se branler comme un pauvre type.
— Putain, tu piges rien, toi !
Je me retournai et vint coller mon anus contre son visage, toujours en le maintenant par les cheveux.
— Allez, nettoie-moi bien ce petit trou, bien comme il faut…
Je sentis sa langue, hésitante d'abord, puis plus appliquée. Je n'avais jamais imaginé être dans cette position, mais, bon sang, l'allégresse de le voir à mes pieds, réduit à ça, c'était aussi jouissif que de sentir sa langue s'affairer autour dans mon cul.
Je sentais le plaisir monter, insidieux, alors qu'il continuait à me lécher. C'était absurde : ce con était en train de me faire jouir avec un anulingus. Non, je ne voulais pas lui donner cette victoire. Je le relâchai brusquement, et il resta là, hébété, toujours à mes pieds. Je m'avançai et me plaçai sur son bureau, écartant mes jambes, prête à me masturber devant lui.
— T'as le droit de te toucher, mais si tu jouis avant moi, je dis tout à ta femme, lâchai-je avec un sourire qui se voulait cruel.
Tout en me caressant, je le provoquai davantage :
— Je suis sûre que tu sais pour Adrien et moi… c'est pour ça que t'as voulu me faire venir ici, hein ? Tu voulais me le faire payer ?
Il ne répondit rien, mais je voyais bien que l'idée de savoir que son fils qu'il méprisait pouvait profiter de mon corps à volonté le blessait dans son amour-propre, sa fierté de mâle.
— Mais ça m'est bien égal, continuai-je ... Lui, au moins, il sait me faire jouir. Putain, si tu voyais sa bite ! J'adore quand il me prend dans la bouche, ou dans le cul… Et son sperme… si délicieux. Pas comme ta misérable semence… Il m'a tellement remplie, depuis des mois, peut-être même que tu vas être papi…
Les larmes aux yeux, Jacques continuait de s'astiquer maladroitement. Plus je parlais, plus je me sentais exaltée, presque ivre de pouvoir.
— Tiens, pour bien tout t'enlever, tout ce qui t'est cher, je devrais peut-être aller baiser ta femme… Je suis sûre qu'elle adorerait mes godes ceinture. Elle ne doit plus se souvenir de ce que c'est, le plaisir, avec toi…
Je riais intérieurement, sachant très bien que je n'avais aucun de ces objets, mais rien que l'idée de lui planter cette image me faisait jouir d'une délicieuse revanche.
— Ça serait une excellente idée… je viendrai m'installer chez vous, poser mon cul sur le canapé, et attendre que ta femme vienne me dévorer la chatte. Puis la nuit, je demanderai à Adrien de me baiser encore et encore…
Tout en déversant sur lui mon fiel, je continuais de me masturber sur son bureau. Je me mis à gémir sans retenue. Après tout, qu'est-ce que ça pouvait bien me faire ? Si quelqu'un m'entendait, ce n'était plus mon problème — ce serait à lui d'expliquer pourquoi une femme à moitié à poil se caressait sur son bureau, maculant ses dossiers de mouille.
— Ah... Adrien, mon Dieu… Vas-y, baise-moi comme ça… prends-moi…
Je n'ai pas pu m'empêcher de prononcer le prénom de mon jeune amant, le visualisant en train de me donner ce plaisir que Jacques n'avait jamais été capable de m'offrir.
— Tellement mieux que toi, tu sais... lui et sa grosse queue…
C'était plus fort que moi, les mots sortaient sans que je les contrôle, et dans ma tête l'image d'Adrien se superposait à celles d'autres hommes : Jean, les jeunes hommes sucés en boîte… et, au moment même où mon orgasme éclata, inattendu, je visualisai fugacement Adel. Je criai, le corps traversé par une vague d'extase. Et Jacques, incapable de se retenir plus longtemps, jouit à son tour, souillant le sol de son sperme.
C'était fini.
Tandis que je réajustai ma tenue, mon regard s'attarda une dernière fois sur Jacques, recroquevillé en position fœtale sur le sol. Une part de moi cherchait quelque chose à dire, une phrase pour clore cet enfer, mais rien ne vint. Je savais que désormais, il me laisserait tranquille.
Toute l'adrénaline de ce moment s'évanouissait déjà, me laissant vide, épuisée. Je n'aspirais plus qu'à une chose : rentrer chez moi, enfiler enfin des vêtements décents, retrouver une normalité que je n'étais plus sûre de mériter.
Je l'enjambai, ignorant ses gémissements misérables, et sortis du bureau. À peine dans le couloir, je tombai nez à nez avec les deux policiers dont j'avais surpris la conversation. Leur regard flottait entre mes habits provocants, et le bureau de Jacques, dont la porte était entrouverte.
— Bonjour messieurs, leur lançai-je d'un ton faussement innocent, un grand sourire aux lèvres.
Ils balbutièrent un salut, visiblement perturbés, ne sachant pas où poser les yeux pendant que je me dirigeai vers la sortie.
Sur le chemin du retour, je laissais mon esprit vagabonder sur ce qui m'attendait. Peut-être que Jean et moi, on pourrait recoller les morceaux, après tout… Ce chantage odieux que Jacques m'avait fait subir depuis presque un an, c'était sûrement ça qui avait détruit notre couple, non ? Et puis, il y avait aussi Adrien. À un moment donné, il faudrait bien mettre un terme à notre histoire, même si je savais déjà que ça serait difficile, autant pour lui que pour moi. Malgré tout, je gardais ce sourire collé aux lèvres, un sourire de victoire, alors que je garais la voiture devant chez nous. Enfin, un peu de calme.
Je m'installai à la table de la cuisine avec un grand verre de vin, espérant que ce moment de tranquillité durerait un peu. Mais mon portable vibra, affichant une série de messages de Jacques. Mon premier réflexe fut de les ignorer. Après tout, qu'est-ce qu'il aurait bien pu me dire d'utile ? Mais la curiosité finit par prendre le dessus.
Les messages s'enchaînaient, son ton oscillant entre des excuses minables et des promesses qui sonnaient creuses. Il prétendait être sincèrement désolé, qu'il ne me dérangerait plus jamais. Mais ce qu'il me glissa à la fin… "Jean n'est pas celui que tu crois."
Et juste après, des pièces jointes.
Des photos et des vidéos. Jean… mon Jean… avec Priscilla, notre voisine de toujours. L'ex d'Adel. Au restaurant, main dans la main en pleine rue, dans un parc, les bras l'un autour de l'autre, s'embrassant comme des amants passionnés.
La dernière vidéo fut celle qui m'acheva. On distinguait Jean à travers la vitre d'un hôtel Formule 1, le même où j'avais été avec Adrien la veille. Il était là, prenant Priscilla à quatre pattes dans un coït déchaîné.
Je restai figée, incapable de penser, de réagir. Les secondes et les minutes défilèrent. Je vidai mon verre de vin d'une traite, puis un autre, jusqu'à ce qu'il ne reste plus une goutte dans la bouteille. L'alcool ne faisait rien pour apaiser le flot de pensées qui m'envahissaient.
Quand Jean rentra enfin, je le regardai. Pas un mot ne sortit de ma bouche, juste un regard chargé de douleur et de colère. Il ouvrit la bouche :
— Alors, tu sais…
* : un peu comme ce chapitre, je l'avoue
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